Risque NRBC, virus zombiesque, comment s’en protéger ?
Article ecrit le 29 11 2011 par EsmeraldaTags: abris antiatomique, accueil aux familles, administrations civiles, agent chimique, agents chimiques, agents infectieux, antibiotiques, anticorps, antidote, bactériologiques, bénévoles, biologique, Biotox, bombe sale, cellule de crise, Chambre individuelle, chercheurs, chimique, chimiques, circulation automobile, civile, civilo-militaire, colmatant, consultations, contagion, contamination, Coordination, cutané, d'eau, décontamination, défense, des produits radioactifs, desorganisation, domicile, école, élimination des déchets, entreprise, estimation, établissemen, être sauvé, formation, France Info, gardiennage renforcées, gaz moutarde, hôpitaux, hospitaliers, hygiène, impact sanitaire, incubation, infection, infection zombie, ingestion, inhalation, inter humaine, interventions chirurgicales, isolement, kit de survie, la radio du service public, laboratoire, les malades, lieu public, malades contagieux, médecin trieur, média, mediatique, médicaments, militaire, militaires, nrbc, nucléaire, origine, particules radioactives, personnels volontaires, Piratome, Piratox, plan blanc, Plan Piratome, Plan Piratox, postes sanitaires mobiles, prélèvements d'air, présence militaire, processus, prophylaxie, protection des populations, Quelle conduite adopter en cas de contamination, radioactive, radiologique, radiologiques, réseau national d'alerte, Risque NRBC, risques nucléaires, rna, sanitaires mobiles, sas, seconde guerre mondiale, secours, sécurité, sécurité civile, sécurité d'urgence, sirènes, situation d'épidémie, situation normale, social, surveillance, symptomatiques, une bombe, urgence, vaccin, vaccins, victime, Vigipirate, virus, virus zombie, virus zombiesque, ypérite, zombi, zombie, zombies, zombification, zone, zone 51
Les Risques NRBC sont connus depuis longtemps, en particulier dans le domaine militaire mais aussi pour leur implication civile. Depuis plus de 10 ans sont parus des textes règlementaires régissant les risques NRBC quelle que soit leur nature. Ils sont très différents selon leur origine et leur cinétique, leur mode de détection et leur prise en charge médicale, cependant, ils ont des conséquences communes redoutables : un nombre important de victimes supposées et avérées, un impact sanitaire qui devra déclencher des actions “réflexes”, un impact médiatique et social et une totale désorganisation.
Si l’émergence du virus zombiesque n’est pas prévisible, on sait au moins qu’il émanera d’un risque NRBC (nucléaire, radiologique, biologique ou chimique). Selon son origine, la contagion se répandra selon des courbes différentes : contamination faible au départ si l’origine est biologique puis augmentant de façon exponentielle sans s’arrêter, gros pic de contamination au moment de l’évènement avec chute brutale puis réaugmentation exponentielle plus tardive si l’origine est radio-nucléaire.
1) L’infection pourrait naître d’une irradiation provenant d’une source radioactive égarée ou d’une bombe sale. La contamination peut-être externe au niveau cutané et vestimentaire par contact direct et interne par inhalation, ingestion des particules radioactives ou à partir d’une plaie. En cas de bombe sale, il y aura explosion donc projection de particules métalliques, dégagement de chaleur, destruction de l’environnement, entrainant des traumatismes et des brûlures. Les particules nucléaires entraineront une contamination interne et externe et une irradiation. Ce sont probablement ces particules qui pourraient initier la zombification.
2) L”infection pourrait naître d’un agent chimique, comme celle de l’ypérite (gaz moutarde) qui amorçait un processus comme celui de la zombification :
Chaque zone de défense est placée sous la responsabilité du préfet de zone, délégué des ministres chargés des administrations civiles et du délégué de zone de défense désigné par arrêté, représentant de son ministère auprès du préfet de zone.
La mission de la zone de défense est :
A) En situation normale
- Préparation et exécution des mesures non militaires de défense
- En matière de sécurité civile, préparation et mise en œuvre de l’ensemble des mesures de prévention, de protection et de secours
- Coordination de l’élaboration des plans départementaux
- Articulation entre le niveau national et les services déconcentrés de la zone
- Élaboration d ’un plan de formation zonal
- Coordination civilo-militaire
- Organisation d ’exercices
B) en situation d’épidémie
- Appliquer les plans zonaux de défense et de sécurité
- Coordonner l ’ensemble des opérations
- Mettre à disposition du ou des départements concernés de la zone :
* les moyens existant au sein de la zone
* les moyens projetés depuis l ’extérieur de la zone
- Assurer l ’interface entre le niveau national et les services déconcentrés
- Assurer la coordination civilo-militaire
- Transmettre des bilans de situation
2) Chaque zone de défense possèdera un hôpital référent avec mise en place du plan blanc hospitalier
L’activation du plan blanc est décidée par le directeur de l’établissement. Les mesures prises par l’établissement comprennent :
- la mise en place d’une cellule de crise
- le maintien sur place des équipes de personnels volontaires
- le rappel gradué des personnels volontaires en repos
- un transfert des patients des services impliqués vers des services moins impliqués, d’autres établissement,
- une déprogrammation des activités non urgentes (consultations, interventions chirurgicales) ;
- l’inventaire de moyens disponibles à l’instant par les services médico-techniques
- renforcement des moyens de communication ; le standard est renforcé, les communications sont réservées au seul plan blanc ;
- renfort si nécessaire par des postes sanitaires mobiles
- En cas d’afflux massif aux urgences, l’organisation triage médical strict sous la responsabilité d’un médecin trieur, distincte de l’accueil classique des urgences

- mise en place d’un point d’accueil aux familles et aux média
- organisation de la circulation automobile sur le site
- mise en place d’une signalétique et d’un fléchage supplémentaire pour faciliter la circulation en interne, recours à des mesures de surveillance et de gardiennage renforcées ;
- éventuellement, le recours à des civils bénévoles
Le flux des nouveaux arrivants est maîtrisé afin de prévenir la contamination de tout l’établissement en cas d’accident nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique. En cas de virus zombiesque une présence militaire sera instaurée autour des laboratoires de recherche, des hôpitaux, des postes sanitaires mobiles, etc…
3) Vigipirate
A) Plan Biotox
Il répond au risque biologique. Il s’agit à la fois d’un plan de veille et d’un plan d’urgence. Il s’articule autour des points suivants :
- veille et alerte sanitaire
- surveillance des laboratoires susceptible de produire des agents infectieux ;
- surveillance des épidémies par déclaration obligatoire des maladies contagieuses par les médecins
- gestion de crise
- formation des personnels non-médecins intervenant en amont: pompiers, militaires etc…
- disponibilité en permanence de laboratoires (hospitaliers ou militaires) permettant d’analyser les prélèvements suspects ;
- établissement d’une organisation de gestion de crise, basée sur les établissements hospitaliers (qui gèrent déjà en permanence des agents infectieux et sont rompus aux mesures d’hygiène et d’isolement) ;
- disponibilité en permanence de produits d’urgence en nombre suffisant : vaccins médicaments
B) Plan Piratox
Il répond au risque chimique et s’articule autour de la décontamination :
- mise en place d’un cordon militaire pour éviter que les victimes ne s’égarent ; ceci permet d’une part de les prendre en charge, et d’autre part d’éviter de propager la contamination, notamment aux urgences des hôpitaux où les victimes risqueraient d’être amenées ;
- exploration par des équipes formées et équipées de tenues étanches dites NRBC (protection contre les risques nucléaires, radiologiques, bactériologiques, chimiques) ;
- décontamination précoce des victimes, essentiellement par des douches mises en place à proximité du lieu de contamination ;
- traitement des victimes au poste médical avancé ( près de la zone de contamination) après décontamination
Les zones de décontamination doivent être étanches, la pression de l’air doit augmenter lorsque l’on progresse vers la zone suivante (ventilation forcée des zones) afin que les vapeurs, poudres et gouttelettes contaminantes soient rejetées.
Les urgences vitales ne sont traitées qu’après décontamination. Les victimes sont évacuées, en théorie, vers un seul hôpital afin de limiter le risque de contamination.
C) Plan Piratome
C’est un plan de sécurité d’urgence concernant les risques radioactifs et notamment de bombe radiologique, c’est-à-dire une bombe classique qui servirait à disséminer des produits radioactifs.
Le plan présente de nombreux points communs avec le plan Biotox : en effet, si les effets sont différents, la contamination et la décontamination suivent les mêmes principes.
Les principales mesures sont :
- la détection d’une bombe sale : les intervenants doivent pouvoir distinguer une bombe classique d’une bombe sale et faire une estimation réaliste des dangers encourus
- la protection des populations, par des mesures de confinement : alerte aux populations, mesures à prendre, diffusées par les médias (s’enfermer, calfeutrer les ouvertures, couper les dispositifs de ventilation et de climatisation, ne pas consommer d’eau du robinet) ;
- la protection des intervenants, par une combinaison NRBC
- la création d’une chaîne de décontamination : découpage des vêtements, douche.
Dans tous les cas, et quel que soit le mode de contamination inter humaine, seuls les sujets malades symptomatiques sont contagieux, pas ceux en période d’incubation. La durée de la période d’incubation, aujourd’hui encore inconnue, peut aller de quelques heures à quelques semaines. Or, cette durée est fondamentale car c’est le temps que possède des chercheurs pour mettre en place une prophylaxie spécifique : antibiotiques, vaccin, anticorps, antidote, détection du type de rayonnement, du type de toxique chimique…
La détection se fera donc par prélèvements d’air, d’eau, portiques de détection de radioactivité, appareil de détection des agents chimiques dans l’air,analyses sur les malades
Il convient ensuite d’isoler les patients malades contagieux donc symptomatiques
– Chambre individuelle avec sas
– Signalisation sur la porte de l’isolement respiratoire
– Tenue complète d’isolement du personnel soignant, matériel à usage unique
- Circuit spécifique d’élimination des déchets à risque infectieux
Quelle conduite adopter en cas de contamination
Si vous êtes contaminés, merci de vous diriger vers l’hôpital de votre zone ou le poste médical avancé le plus rapidement possible. Si vous êtes en période d’incubation et que la cause de la zombification est connue, vous pouvez encore être sauvé. Dans le cas contraire, vous serez remis entre les mains des militaires.
L’ alerte aux populations se fera via le réseau national d’alerte (RNA). Il s’agit d’un réseau constitué d’environ 4 500 sirènes réparties sur le territoire ; il est hérité de la seconde guerre mondiale. Les signaux actuels ont été définis par l’arrêté du 23 mars 2007 relatif aux caractéristiques techniques du signal national d’alerte. Ce signal consiste en trois cycles successifs d’une durée de 1 minute et 41 secondes chacune et séparés par un intervalle de 5 secondes, d’un son modulé en fréquence.
Lorsque le signal d’alerte retentit, les personnes non contaminées doivent
- se confiner dans l’endroit clos le plus proche (domicile, lieu public, entreprise, école…) en colmatant les ouvertures, en coupant les ventilations, climatiseurs et chauffages, et en restant loin des fenêtres ;
- s’abstenir de faire des flammes, de fumer, d’ouvrir les fenêtres ;
- s’abstenir de téléphoner (ni téléphone fixe, ni téléphone mobile) sauf détresse vitale, afin de laisser les lignes libres pour les secours ;
- écouter la radio : France Inter sur grandes ondes (1 852 m, 162 kHz) : il s’agit de la radio du service public et en cas de destruction de l’émetteur FM le plus proche, l’émission en grandes ondes peut toujours être captée ; à défaut, écouter France Info ou toute radio locale. La radio fournira les consignes à suivre
Dans le cadre de la prévention de ce risque l’idéal serait de se construire un abris antiatomique. En tout état de cause vous devez absolument posséder un kit de survie.
Le kit de survie
- un papier d’identité et une photographie des proches
- penser à une monnaie d’échange (cigarettes)
- sac à dos imperméable
- carte de la région et une boussole
- jumelles
- masque à gaz
- couteau suisse
- grand couteau à lame mixte
- machette
- lampe (torche à manivelle ou solaire)
- radio (manivelle ou solaire)
- piles
- briquets
- miroir
- corde et mousquetons
- comprimés purificateur d’eau
- sac de couchage étanche
- gourdes (stock d’eau)
- kit de pêche
- quelques sous vêtements, et polaire / K-way, et porter gants, cagoule, chaussures de marche et vêtements épais type cuir
- nourriture non périssable (conserves, ration, barre énergétique…)
- boule quies
- trousse de premier secours
- Couvertures de survie
- Pince à écharde
- Ciseaux
- Désinfectant
- Compresses / Pansements
- Bandes compressives type Cohéban
- Kit de suture
- Comprimés d’iode (si apocalypse d’origine radio nucléaire)
- Antibiotiques et antalgiques
J’espère ne rien avoir oublié. Bonne chance à tous…















le 21/12/12 une epidemie ? pourquoi pas , avec le terrorisme et tt ses labo qui teste tout et n’importe quoi , les prediction annonce un changement dans l’humanité et non la fin du monde
Boule Quies pour le kit de survie? Mais comment faire, on ne va plus entendre les zombies alors!
Passionnant ton article , pour l’abri anti-atomique je m’y mets avec ma pelle et ma pioche mais je vais devoir sacrifier le potager, damned!!