Arts Culture Z Evenements Magoyond Projets — 02 novembre 2013
28 heures plus tard au théâtre, on y était!!!!

 Titre: 28 Heures plus tard

 Auteurs: Claire Toucour, Sébastien Desmots et Damien Dufour

 Acteurs: Claire Toucour, Sébastien Desmots et Damien Dufour

Régisseur: Francis Dufour

Maquillage: Blush and Crush

Musique: Magoyond

Le 29 juillet 2013 avait lieu le premier showcase privé de 28 Heures Plus tard. Au dernier sous-sol du Dernier Bar avant la Fin du Monde, quelques trente invités professionnels ont pu assister à l’avant-première de ce concept inédit et unique en France : une pièce zombie.

Forts de ce succès Damien Dufour, Claire Toucour et Sébastien Desmots, les trois auteurs-comédiens de 28 Heures Plus Tard, ont choisi le très beau théâtre de La Reine Blanche pour les deux premières représentations publiques. Figurants zombies, ambiance sonore et effets visuels, tout sera mis en oeuvre pour plonger les spectateurs au cœur de l’histoire de John, Jack et Jess, les trois survivants de 28 Heures Plus tard.

photos par Boris Gasiorowski

 

Pitch

Plongez au cœur d’une apocalypse zombie en accompagnant John, Jack et Jess, trois survivants que rien ne prédestinait à se rencontrer. Partagez leur détresse, leurs peurs et leurs espoirs alors qu’ils se retrouvent barricadés dans un lieu sans eau ni nourriture, une horde de goules les attendant à l’extérieur et qui ne pensent qu’à une chose : les dévorer. Dans un monde infesté de morts-vivants, un seul mot d’ordre : survivre !28 heures plus tard : que feriez-vous à leur place ?

 http://www.dailymotion.com/video/x14l5o3

 

Avis de Mel

Je n’ai pas eu la chance d’assister à la première représentation de la pièce 28 heures plus tard qui a eu lieu au Dernier Bar, il y a déjà de cela quelques temps. Par contre, July, elle n’a pas loupé le coche !!! Je me suis juré de ne lire ni sa review sur le site (très difficile, vu mon énorme curiosité), ni de lui poser la question (*se mord la langue*).

 
Je suis donc arrivée au Théâtre de la Reine Blanche ce Mercredi 31 Octobre complètement vierge…. d’informations ( vous vous en doutez bien, l’autre ayant disparue depuis très TRES longtemps) ! Donc pas de retours ni d’avis externes qui auraient pu biaiser mon jugement ou m’imprégner de préjugés… Nickel !
 
Le théâtre (d’environ 200 places) est déjà presque plein, et nous asseyons, en rang d’oignons sur les quatre places attribuées du 3e rang. Les lumières s’éteignent…. et une bande sonore inquiétante annonce que les zombies sont parmi nous !! Les trois acteurs incarnent Jack (Sébastien Desmots), John (Damien Dufour) et Jesse (Claire Toucour), trois rescapés du début de la fin du monde, qui se réfugient bon gré malgré, dans un théâtre déserté. CE théâtre. 
 
 
J’ai été réellement époustouflé par la mise en scène. Les comédiens ne se contentent pas que de la scène (l’estrade), mais investissent véritablement tout le théâtre. Des courses poursuites dans les allées, au barricades des portes de sortie de la salle, en passant par les coulisses et la régie, ils tirent profit de chaque petit recoin et espaces, propulsant immédiatement le spectateur dans l’histoire. Nous sommes au cœur de l’action, et tout comme eux, coincés dans cette foutue pièce sans issue possible…. Tournez la tête à droite, à gauche, ou regardez derrière vous, car le spectacle est partout. Un pari très risqué mais exécuté avec brio ! Il n’y a rien à redire. L’étincelle prend tout de suite et les rebondissements nous entrainent dans 90 minutes de pur plaisir avec Jesse, une psychologue féministe au fort caractère, John, un geek chômeur – elfe level 80 – passionné de zombies, et Jack un Bear Grylls en herbe prêt à tout pour survivre.
 
La bande son est d’une qualité exceptionnelle (et on reconnaît bien là, la touche Magoyond) et contribue grandement au réalisme de la pièce et à l’immersion du spectateur. Pendant toute la durée de la pièce, nous pouvons entendre des mugissements de zombies, des cris, des bruits inquiétants, des hurlements, des explosions… bref, un bon fond apocalyptique qui ne peut que nous ravir nous aficionados du genre Z, et influencer le comportement des survivants. 
 
Saupoudrer par dessus cela, de l’action (je n’en dirais pas plus), des courses poursuites, des scènes dans l’obscurité, des guns et des dialogues ping pong d’une rare qualité. Car même si la mise en scène suffit à séduire, les dialogues en quelques minutes nous font définitivement adhérer à leur show. Ceux-ci sont frais, modernes, pertinents et apportent régulièrement un trait d’humour parfaitement dosé. Entre le stress intense, la souffrance née des proches perdus et le choc de cette fin du monde, nos amis ont parfois besoin de décompresser, et les répliques fusent. C’est un régal ! Ajoutez à cela quelques références Z bien placées qui feront décrocher un sourire à tout fan qui se respecte – sans trop d’excès pour que la pièce reste grand public – et la présence INDISPENSABLE du Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks (vers lequel je me dirige actuellement, étant à l’heure actuelle dans le train en direction du festival UTOPIALES de Nantes).
 
Quant au jeu d’acteurs, je n’ai rien à redire. Les mouvements et galipettes de John font mouche et sa bonté naïve attendrie. Jesse oscille entre une femme forte au visage stricte que l’on admire et la femme désespérée au regard fragile que l’on désire protéger. Jack, pour sa part, déverse un ras le bol colérique et un égocentrisme exacerbé qui cependant laissent brièvement entre-apercevoir un homme choqué et brisé. Ils sont tous les trois à fond et fournissent une énergie formidable à leur public sans pourtant en faire trop ou rentrer dans la caricature. Un très bon dosage, un investissement totale, une présence impressionnante. Je n’ai qu’un mot : RESPECT !
 
 
28 Heures plus tard, est une pièce de théâtre POUR TOUS ! Je tiens à le préciser. Et non destiné à un public geek, un public fan de Z ou autre sous genre geek post apocalyptique. En témoigne Virginie, mon amie, qui DETESTE les zombies (elle les porte vraiment en horreur et en a très peur). 
 
En résumé, Claire, Damien et Sébastien nous offrent leur passion, leur débordante motivation, leur créativité en perpétuelle ébullition, une énergie intarissable et surtout UNE BONNE GROSSE DOSE DE RIRE ! Et putain qu’est ce que cela fait du bien !
 
Honnêtement, c’est des projets artistiques comme celui, qui nous font confirmer encore une fois la réelle vocation de Zombies World : Notre cœur, notre énergie à nous, c’est d’aider les indépendants et leur projet Z à voir le jour. Et les voir se produire est notre récompense. Car certains sont de véritables joyaux.
Et 28 Heures plus tard en est un.
 
 
note9
 
 
 
 

Avis grand public d’une anti-Z (Virginie)

 

Bon voilà, quand Mel m’appelle et me demande de venir voir une pièce de théâtre sur le thème des zombies, ma première réaction est celle-ci :

“Ah désolée mais j’ai piscine là !!…. Rhaaaaaa j’ai peuuuuuur en fait !

Sur ce, Mel me dit qu’il n’y a pas de zombies dans cette pièce de… zombies. C’est vrai après tout, traiter ce sujet sans avoir à faire intervenir l’objet de mes pires cauchemars,ça me tente ! Mais elle m’a à moitié caché la vérité car au final, il y en avait !!!! Et pas des moindres, rho la vache, j’aurais jamais du annuler mon cours de piscine. xD

En toute objectivité, c’est une pièce très réussie. Dès le départ nous nous retrouvons en plein cœur d’une situation tout à fait réaliste. Ce trio de survivants est même tellement sympathique qu’on aurait envie de monter sur scène pour les soutenir… 

Enfin, j’ai savouré les moments les plus drôles, car je laisse volontiers ma place à ceux qui peuvent regarder un zombie dans les yeux (quand il leur en reste…. des yeux).

Au fil de l’histoire, l’oppression monte dans la salle. La présence des zombies juste derrière les murs de ce théâtre nous rappelle que nous sommes nous-mêmes prisonniers et donc tous des survivants potentiels… Ou pas ;)

La mise en scène, la scénographie, la bande-son, les maquillages, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment. J’ai beaucoup rit, et j’ai eu peur aussi.

Merci pour l’expérience, elle en valait le coup.

Bon, j’y vais maintenant…. mon cours de natation m’attend !!

 

 
note8

 

 

Avis de July

Pour ma part, je l’avais déjà vu. Mais alors que penser d’une pièce où l’effet de surprise joue pour beaucoup dans sa réussite, où le lieu de la première représentation était idéal, des blagues que l’on voit venir puisqu’on les a déjà entendues? Je m’apprêtais à avoir la dent dure ,en bref je les attendais au tournant les loulous!
La mise en scène était primordiale, fallait pas la louper! Ils ont réussi à la sublimer, ils ont encore une fois tourner les choses à leur avantage, adaptant le texte aussi afin qu’il correspond au lieu. Quelques répliques ont changées et c’est encore meilleur. Les clins d’œil aux séries, films, jeux sonnent très juste car tout le monde les emploie, celles là ou d’autres.
Ils ont gagnés en force dans leur jeu d’acteur, chacun semble vraiment être le personnages, ils peuvent même se permettre quelques digressions et tout semble couler naturellement.Mention spécial à Damien Dufour que j’ai trouvé particulièrement extraordinaire ce jour là!
 
 
 
 
J’ai déjà chanter leur louange en tout point dans ma précédent critique aussi je ne m’attarderais pas trop la dessus.
Je vais plutôt me lancer dans un appel aux spectateurs, producteurs et autres gens de théâtre. J’admets que je ne suis pas une fan de théâtre, j’ai trop subi de Molière et autres vaudevilles pourris pour l’aimer encore. Ce spectacle à lui seul a su me réconcilier et me redonner espoir en la création française. Oui c’est possible de faire des pièces sur autre choses que des histoires de coucheries, meurtres, ou critique ethnique.
Le fait est que 28 heures plus tard est la seul pièce dans cette veine et elle s’annonce comme précurseur d’un mouvement qui va prendre de l’importance (en tout cas je l’espère): Le Théâtre Bien Écrit et Bien Joué!
 
 
 
 
Il faut que ce genre de création explose et se repend comme un virus Z.
Les personnes qui n’aimeraient pas les zombies ou pire! qui s’en ficheraient, aimeront aussi ce spectacle car il n’est pas question de morts-vivants mais bien de vivants face à la pire des situations. On peut y voir comme une étude du comportement humain. C’est à la fois drôle et tragique, haletant et immersif, touchant sans être mièvre, tout y est, la palette des émotions humaines en moins d’une heure. On en ressort chamboulés avec un fort besoin de rire, de réfléchir et les questions qui suivent: qu’est-ce que j’aurais fait, comment j’aurais réagi, qu’est-ce qu’il m’aurait manqué?
 
La compagnie des Arts Filants doit continuer à jouer cette pièce, nous les encourageons à chercher des financements par Ullule, Kiss Kiss BankBank ou autres plateformes et à Zombies World nous les soutiendrons car on croit fort à ce genre de projet!
 
Et un grand merci Boris Gasiorowski pour ces magnifiques photos!
 
 
note10
 
 
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Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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3 Commentaires

  1. trop déçus de ne pas avoir pu venir, j’ai manquer un grand moment… Merci pour votre critique c’est exactement ce que je m’imaginais, ce qui n’est pas pour me réconforter.

  2. Intéressant tout ça ! merci pour ce bel article !

  3. Un grand merci pour cet article, ça donne vachement envie d’y aller ….

    Bravo à eux pour nous proposer une si belle initiative Z :o …. Comme quoi, on peut encore innover :)
    Je compte sur vous pour nous informer des nouvelles dates et j’irai les voir avec grand plaisir si j’ai la possibilité de monter à Paris
    Sur leur site ll n’y a aucune date annoncées … J’espère que ce n’est que provisoire

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