Bientôt du sang neuf dans State of Decay !

State of Decay

Le point sur State of Decay

Sorti début juin sur Xbox 360 (XBLA), State of Decay est un open world zombie-survival game ou jeu d’action et de survie dans lequel on gère un groupe d’individus tentant d’échapper à une invasion de zombies. Uniquement jouable en solo pour l’instant, la prochaine version (nom de code Class 4), prévue on ne sait quand dans un an ou deux, ajoutera toutefois un mode multi (du coop probablement, ou du MMO light).

Le jeu dans sa version actuelle est très amusant mais encore un peu brouillon. Une extension, Breakdown, va arriver prochainement. D’abord sur Xbox, puis sur PC. Coté PC pour l’instant Undead Labs finit l’adaptation de l’interface, afin que l’on puisse utiliser correctement un clavier et une souris (pour l’instant le jeu est « jouable » soit avec un pad, soit avec les touches par défaut, ce qui n’est pas très pratique du tout, même si on s’y fait vite).

Le premier DLC va ajouter un tas de choses, des nouvelles armes, de nouveaux personnages à choisir en début de partie (au lieu des 2-3 par défaut, Ed Marcus et Maya), et surtout la possibilité de jouer indéfiniment. C’est à dire, une fois la mission principale terminée (s’échapper de la vallée …), au lieu d’avoir fini le jeu et de devoir recommencer la même histoire à zéro, on pourra « continuer » dans une nouvelle ville. Ce sera la même carte (donc la même vallée), mais tout son contenu sera recréé aléatoirement, sauf le groupe de six personnages qui est parvenu à s’échapper. L’intérêt étant alors que la difficulté monte à chaque fois d’un cran. De base, dès qu’on a compris la logique du jeu, et en restant prudent, State of Decay n’est pas très difficile ; avec le DLC Breakdown, la difficulté va donc sérieusement augmenter. Toutefois cela se fera par étapes (à chaque « nouvelle » ville), sans donc forcer trop vite les joueurs ne voulant pas non plus une difficulté trop élevée. Libre à vous de passer rapidement de villes en villes, pour donc affronter des zombies de plus en plus coriaces, ou de prendre votre temps.

Faute de nouveau scénario, il faudra donc imaginer qu’on va de petites villes de campagnes en petites villes de campagnes, et vu que la carte offre pas mal d’options différentes pour s’installer (les emplacements des bases où se réfugient les survivants), on pourra donc jouer dans le même contexte, mais en l’abordant autrement. Il y aura aussi plus de sites différents (7 initialement, sans l’extension) où installer sa base, chaque site ayant divers défauts et avantages au niveau des ses installations. Dans Breakdown les règles seront en outre un peu améliorées, concernant la gestion des ressources (ex : pour l’instant l’essence est relativement inutile), certaines missions ou évènements, etc. Une présentation plus détaillée de State of Decay devrait être faite par Undead Labs prochainement.

Undead Labs étant un petit studio (une bonne vingtaine de personnes, semble-t-il ; à titre de comparaison GTA 5 aurait nécessité le travail de plus de 1 000 développeurs, tout confondu), et State of Decay étant un très ambitieux projet, toutes ces améliorations n’ont donc pas pu être faites avant. Heureusement pour le studio, depuis sa sortie et malgré de nombreux défauts de jeunesse, le jeu connait un franc succès. Il est loin d’être parfait techniquement, mais très prometteur, et fun. Tout simplement.

En quoi le jeu est-il ambitieux ? Par exemple dans sa manière d’aborder les bâtiments. Qui sont tous ouverts au joueur. A de rares exceptions près comme quelques ruines ou une école, inaccessible à cause d’un bug majeur de la carte. D’où le fait que la carte ne soit pas si « grande » que ça, et d’où le fait qu’on ait accès au mieux qu’à une petite ville. Une plus grande ville, avec des immeubles de plusieurs étages, entièrement explorables, et incluant en général des objets utiles (armes, munitions, soins, nourriture, etc.), représenterait a priori quelque chose de trop lourd pour les Xbox actuelles. State of Decay utilise une version modifiée du Cry Engine, un moteur graphique très efficace mais gourmand. On a rien sans rien. Et si les graphismes de State of Decay sont moins fins que ceux de Crysis, c’est d’une part un choix artistique (le jeu n’est pas aussi photo-réaliste que Dead Island par exemple), ce qui ne l’empêche pas d’être assez beau quand même sur PC, et d’autre part que la première version de State of Decay sortie cet été était aussi limitée en taille (2 Go), XBLA oblige. De plus le moteur gère aussi beaucoup d’autres choses en arrière-plan (le nombre de voitures dans la région, leur état, leur emplacement, d’où la limite actuelle à juste 10 modèles différents de voitures ; la vie dans votre base, les missions des PNJs, …), ce qui limitait les possibilités des développeurs au début.

Dans l’ex The War Z, les villes étaient plus « grandes », mais les bâtiments en général vides … Dans State of Decay c’est la logique inverse. On peut rentrer (quasiment) partout, fortifier un lieu, y trouver un tas de choses (très souvent utiles), les ramener à sa base, les utiliser tout de suite, appeler un PNJ pour qu’il vienne en prendre une partie, etc.

Vu le succès actuel de State of Decay, plus d’un million d’exemplaires écoulés avec son arrivée en septembre sur Steam Early Access (en bêta jouable donc), on peut raisonnablement espérer avoir un second DLC, dans quelques mois (voire à Noël, espérons). Cela n’a pas été encore été confirmé, mais vu le temps que va nécessiter la suite, State of Decay 2 ou Class 4, le studio avait dit qu’il ajouterait encore d’autres choses au jeu. Sans qu’on doive attendre un an ou plus …

Undead Labs va d’ailleurs recruter plus de développeurs, et l’avenir semble donc radieux pour State of Decay. Comme pour les amateurs de jeux mêlant survie et zombies. La version PC sortira bientôt de la bêta, probablement juste après la sortie du premier DLC, Breakdown. Les deux conjugués devraient en faire un jeu plus complet. Et encore plus amusant. Les animations des combats sont relativement variées et bien faites, le scénario propose divers évènements simples pour donner un peu vie à la région ou vous laisse à peu près libre de vous occuper (en ignorant certaines missions clés), l’IA tant coté zombies que pour vos PNJs est moyenne mais suffisante dans la plupart des cas pour l’instant. Si vous cherchiez un bon jeu de zombies, pas trop cher, et original, pour vous occuper cet hiver, patientez encore un tout petit peu, et State of Decay + Breakdown devrait vous ravir. Et si vous avez des questions posez-les dans les commentaires, j’y répondrais.

Pour en découvrir un peu plus sur State of Decay, je vous propose aussi de voir un nouveau site à part que je lui ai dédié, site où vous trouverez une sélection de captures d’écrans, des actus et liens utiles, et dans quelques temps des récits en images des aventures que l’on peut vivre dans ce jeu. 

Auteur

Arpenteur du wasteland et chroniqueur de jeux vidéo.

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3 Commentaires

  1. Un très bon article merci :)

  2. Et on sait désormais quand Breakdown sortira : le 29 novembre :)

  3. Bonjour

    Savez vous si il y aura d autre dlc après breakdown et lifeline car j adore se jeux
    Je suis sur xbox 360

    Merci

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