Culture Z Livres Papiers — 23 mars 2013
Cellulaire de Stephen King, la critique !

 Titre : Cellulaire

Titre Original : Cell

Auteur : Stephen King

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 1 octobre 2007

Nombre de pages : 533

Prix : 7,60€

 

Synopsis

Et s’il y avait de bonnes raisons pour que cellulaire rime avec enfer ?

1er octobre. Dieu trône au paradis, le marché des changes est stable, les avions à peu près à l’heure et Clayton Riddell, un auteur de bandes dessinées, sur un petit nuage. Il vient de décrocher un contrat et l’avenir lui sourit. Mais en quelque seconde, tout bascule dans l’horreur. La cause ? Un phénomène de destruction que déclenche le téléphone portable. Tous les portables… Et qui va plonger le monde dans le chaos, le carnage et les ténèbres. C’est bien dans les affres de la destruction du monde contemporain par les outils de ce même monde que Stephen King nous plonge ici, dans un récit au rythme effroyable qui ne laisse aucun répit au lecteur avant de le conduire au paroxysme de la terreur. Pourtant, malgré l’apocalypse, Cellulaire nous fait rencontrer des personnages attachants, notamment ceux d’adolescents adeptes de la culture informatique qui séduiront de très nombreux lecteurs.

 

Critique

On est mis au parfum dès le départ car l’auteur dédie ce livre à Richard Matheson « Je suis une légende » et à Georges Romero « La nuit des morts vivants ».

L’histoire est originale, basée sur une épidémie qui se déclenche et se propage via les ondes des téléphones portables. Toutes les personnes ayant effectué une communication téléphonique, se retrouvent brutalement transformées en êtres déments, aliénés et psychopathes ! C’est plausible et effrayant ! Les premiers chapitres sont efficaces, et je suis entrée directement dans le vif du sujet.

Comme vous vous en doutez, face à un tel fléau, les autorités se sont retrouvées débordées en quelques heures à peine… La ville de Boston est en proie à un chaos spectaculaire et les personnes encore saines d’esprit essaient par tous les moyens de survivre pour ne pas être transformées en chair à pâté par les « siphonnés »…

Je tiens à ce que ce soit bien clair, on ne parle pas ici de « zombies » dans le pur sens du terme, même si les dommages qu’ils causent sont assez similaires. Ici nous parlons plutôt d’humains toujours vivants cliniquement mais qui ont été mentalement transformés en monstres sanguinaires complètement tarés.

Au niveau des personnages, je les ai trouvés attachants et sympathiques mais sans plus. Ils subissent plus qu’ils ne vivent cette apocalypse… Stephen King qui nous apporte généralement des portraits psychologiques assez poussés, se révèle incapable de les approfondir ici afin de les rendre plus attrayants. C’est vraiment dommage !

Je regrette aussi le fait que malgré une histoire rythmée et plausible (au début), on n’ait finalement aucune réponse à nos questions. Comment et par qui sont apparues ces ondes téléphoniques détruisant le cerveau de leurs utilisateurs ? Personne n’en saura rien, malheureusement… De plus, il y a quelques répétitions assez embêtantes et des passages un peu trop longs, sans oublier les détails qui n’apportent absolument rien à l’histoire. Je vous laisse le « plaisir » de découvrir le fameux bébé-Nike ;-)

Sans en dire trop, je tiens quand même à préciser que j’ai trouvé la fin assez décevante, comme dit plus haut, on n’apprends rien de nouveau, mais surtout, on n’y comprend rien. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteur l’a bâclée et je dois l’avouer, je suis restée sur ma faim !

Mais finalement, malgré ces quelques défauts, cette histoire se laisse lire et elle vaut le coup d’être lue. Il y a quelques moments de suspense assez intéressants et l’histoire est accrocheuse. Elle contentera parfaitement les fans de contaminés et autres zombies ^^

Bonne lecture !

note7

Auteur

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8 Commentaires

  1. J’ai pas trop bien compris le principe , ils font quoi les telephones ?

    • Ils rendent les gens fous/psychopathe.
      Pour ce qui est de la fin, Stephen King est un professionnel dans l’art de laisser sur la faim les gens, histoire de leurs laisser libre court à leurs imaginations. ^^

  2. Je l’ai lu l’année de sa sortie et j’avoue avoir été déçu. Le livre commence vraiment fort avec une épidémie fulgurante et dévastatrice. Puis lentement mais sûrement, le rythme s’enlise et donne l’impression que l’auteur ne sait pas trop vers quoi se tourner.

    Je n’en dis pas plus, je ne veux pas spoiler pour les futurs lecteurs potentiels, mais c’est un mauvais livre pour moi malgré le début excellent.

  3. Le problème chez King (à mon humble avis) c’est que généralement l’histoire met à peu près deux siècles à commencer. Mais au vu de la critique et des commentaires, visiblement l’action commence dès le début, alors je me laisserai sûrement tenter ;)

  4. Tout est dit là :”dédie ce livre [...] à Georges Romero « La nuit des morts vivants ».”
    Evidemment qu’il n’y a pas d’explication sur le phénomène (alien ? ou Wanadoo qui vient se venger avec Lycos !)
    Cependant, c’est un roman efficace, mais pas un bon Stephen King. Il maîtrise mieux le fantastique à mon avis. A lire malgré tout, les bons romans Z adultes ne sont pas légion.

  5. King est mon maître. Je lis ce bouquin en ce moment. Il ne peut être que bien : Stephen king est un génie.

  6. je pense avoir trouvé mon prochain Stephen King à lire…..

  7. Pingback: Cellulaire de Stephen King en tournage, première photo dévoilée

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