Culture Z Livres Papiers — 29 mai 2013
Comment j’ai cusine mon père, ma mère et retrouvé l’amour. La critique!

 Titre: Comment j’ai cuisiné ma mère, mon père et retrouvé l’amour.

 Titre Vo: Breathers. A Zombie’s lament

 Auteur: S.G. Brown

 Éditeur: Mirobole éditions

 Prix: 20,50 euros

 Nb de pages: 378

 Page Facebook de l’auteur

 

On vous avait annoncé la sortie de ce livre il y peu, voici la critique!

Synopsis

“Si vous ne vous êtes jamais réveillé après un accident de voiture pour découvrir que vous êtes un cadavre animé en putréfaction alors vous ne pouvez pas comprendre.” C’est donc par là que commence le récit de la non-vie d’Andy, trentenaire sans histoire jusqu’à ce qu’il meurt. Car si sa vie était plutôt calme, sa résurrection va vite devenir un cirque de tous les diables.

Le parcours d’Andy démarre dans la cave sordide de ses parents, jusqu’aux plateaux de télé en passant par plusieurs séjours à la SPA (pareil que pour les animaux mais pour les zombies) dans une lutte pour les droits civiques qui n’est pas sans rappeler les combats des afro-américains il n’y a pas si longtemps.

Pour vous faire une idée, vous pouvez lire le début du roman ici.

 

Avis

Alors je vais pas vous mentir, j’ai absolument adoré ce livre. Donc ne vous attendez pas à ce que je sois objective mais je vais essayer d’avoir un minimum de sens critique.

Commençons par l’histoire. Il est difficile ces derniers temps de faire du roman zombie pour adulte qui ne reproduise pas ce que l’on a déjà vu mille fois. C’est d’ailleurs à ça que l’on reconnait un bon livre, il peut traiter d’un sujet éculé et pourtant le réinventer. Il y a pleins de manières de se réapproprier une histoire de zombie, nous vous en avons même proposé quelques uns dans ces pages. 

Ici, la formule consiste à créer une dystopie où les zombies sont rares mais intégrés à la société depuis des centaines d’années. Enfin “intégrer” est un bien grand mot quand on voit le traitement infligé à Andy et ses amis. Les réactions de peur et de racisme primaire des “respirants” ne sont  pas sans rappeler des épisodes peu glorieux de notre passé. Le conflit entre vivants et morts n’est pas le point de départ du livre mais s’installe au fur et à mesure qu’Andy part à la reconquête de ses droits élémentaires.  On est avec lui même quand il fait des trucs pas joli-joli et on ne peut que comprendre son comportement. Traiter les gens comme des bêtes et ils finiront par se comporter comme tels.

Le ton n’est pourtant pas dramatique, on lit le journal des journées d’un presque-mort. Il y a du cocasse, du loufoque et même…de l’amour. Ouai je sais d’habitude je dis que ça fait gerber mais là c’est entre zombies donc ça va.

Le livre est bien rythmé. On commence par la fin sur un chapitre. Puis ça repart du début et on revoit tous les éléments qui vont conduire à cet fin pour mieux la comprendre. Les 100 premières pages se lisent d’un traite. Je dois admettre qu’il y a comme un temps mort ensuite et j’ai franchement eu peur que l’idée de l’auteur s’essouffle d’elle-même pour ne faire que se répéter pendant le reste du bouquin. Or il n’en n’est rien, ce passage à vide permet au lecteur d’emmagasiner les infos et la mise en place ainsi que la mythologie que l’auteur met en place puis on bascule dans un roman d’amour et d’aventure sauce Z. Et de très bonne qualité en plus….

L’écriture est fluide, il y a des gimicks, comme Si vous ne vous êtes jamais….alors vous ne pouvez pas comprendre.… qui rythment les chapitres. Un de mes préférés est

Si vous ne vous êtes jamais fait arracher le bras par des Frat Boys bourrés qui vous giflent ensuite avec votre propre main, alors vous ne pouvez pas comprendre.

Comme vous l’aurez compris, le quotidien de Andy et ses potes morts n’est pas de tout repos! D’ailleurs chaque personnage est succulent. Ils sont porteurs d’histoires qui mériteraient d’être traiter sous forme de nouvelle.

Je suis presque déçue de ne pas pouvoir vous en dire plus sur l’histoire car ça gâcherais votre plaisir mais sachez que les rebondissements sont multiples et vraiment surprenants. Là où pas mal d’histoires se perdent dans des twists qui n’ont ni queue ni tête, ici j’ai été surprise de voir qu’ils étaient toujours très bien calculés et orchestrés pour tenir en haleine le lecteur.

Pour finir, je vous dirais que c’est une tuerie, que c’est un des livres que j’ai préféré lire ces derniers temps, que j’attends déjà la suite mais tout ça ne servira à rien, qu’il est traduit dans 6 langues. Alors je vous dirais juste : Foncez l’acheter, vous me direz merci après!

 Pour votre plus grand plaisir, le tome 2 est annoncé fin 2014 sous le titre : Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël.

 

note10

 

Bande Annonce

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Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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6 Commentaires

  1. Mon tout dernier achat ! Je suis pressée de le dévorer !

  2. C’est sympa les petites vidéos bande annonce.

  3. J’ai hâte de le lire !

  4. Je viens de le recevoir ! Je suis pressée de le lire, rien que le titre j’aime déjà.

  5. Fini de le lire !
    Ouais, bien sympa ! Une histoire de Zombie qui sort de l’ordinaire ;) Zombies amateurs de vin !!
    Bon, y’a quand même quelques trucs un peu bizarres (le bras du zombie)… mais finalement, ça se lit avec plaisir, calé dans un fauteuil, un verre de vin, et quelques nuggets :)

  6. Pingback: Le jour où les zombies ont dévoré le Père noël, un roman z pour la rentrée!

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