Actu Survie Dossiers News Survie — 17 novembre 2013
Cours de survie en ligne Module 4 Cours 2

Module 4 Cours 2

Dans le deuxième cours du Module 4, le Docteur Christopherson discute ce qui arrive à nos relations et à notre compréhension  les uns des autres quand le jugement glisse, comme dans les quatre types majeurs de menaces à nos identités sociales.

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“Nous allons continuer avec notre théorie de l’identité sociale. Les sciences sociales travaillent dur pour comprendre et débarrasser la société des stéréotypes. Les stéréotypes émergent quand nous sautons directement aux conclusions. Nous pouvons nous tromper et cela nous entraîne à faire des stéréotypes, et nos généralisations peuvent interférer avec notre compréhension des autres. Selon Rupert Brown dans son excellent livre sur la psychologie sociale du préjugé, un stéréotype est une association cognitive de caractéristiques de groupe social. Stephan et Renfro trouvaient que ces préjugés servaient une variété de fonctions dans nos relations au sein du groupe. Ils simplifiaient le contexte social et impliquaient des normes de comportement. Les stéréotypes, bons ou mauvais, sont indésirables, ils nous empêchent de comprendre les gens, de les voir comme des individus uniques. C’est l’idée que notre groupe est mieux que votre groupe. C’est ce qui arrive quand nous tirons notre estime de nous-même de notre appartenance au groupe. C’est aussi la source d’ethnocentrisme, de voir notre culture comme supérieure aux autres, plutôt que leurs contextes. Dans des conditions normales, nous sommes motivés à prendre le temps nécessaire pour nous interdire les associations négatives et de les remplacer par des attitudes socialement acceptables. Devine disait que cette stéréotypie était automatique, et que nous devions faire un effort pour nous interdire ces stéréotypes. Le préjugé est un comportement actif sur nos stéréotypes, donc rappelez-vous qu’un stéréotype est une attitude, mais qu’un préjugé est un comportement. Gilbert et Hixson comme la charge mentale de nos meilleurs amis. Rupert Brown utilisait le terme de vertige cognitif pour expliquer comment nous sautons sur une catégorisation, une généralisation. Ceci arrive quand nous sommes occupés, et concentrés sur une tâche, en fonction de cette situation, nous prenons un raccourci et sautons sur la catégorisation pour simplifier les choses. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose à moins que nous prenions un raccourci pour un stéréotype négatif. Une des façons dont cela arrive est lorsqu’une situation est très chargée émotionnellement. Alors, nous allons étudier les 4 menaces qui portent sur l’identité sociale. Donc laissez-moi vous donner une situation très chargée émotionnellement : vous êtes menacés. Pour nos survivants, ils sont sous la menace des zombies, donc qu’arrive-t-il ? Et bien, selon Renfro, il y a 4 types de menaces : menace réaliste, menace symbolique, anxiété inter-groupes et stéréotypie négative. Voyons d’abord la menace réaliste telle que le bien-être du groupe incluant sa sécurité physique, habituellement associée au manque de ressources, et nous le voyons dans la série entière mais un bon exemple est entre Rick et Guillermo. Chacun d’entre eux fait face à une menace réaliste, rien de subtil ou de symbolique ici. Quelqu’un va être blessé s’ils n’arrêtent pas. Voyons ensuite la menace symbolique, une menace sur les valeurs du groupe, ou sur leur vue du monde. Nous le voyons dans les nombreux arguments entre Rick et Shane sur la façon de commander. Nous le voyons aussi dans les arguments entre Rick, Hershel et Shane sur les règles à la ferme. Dans la scène au bar, Hershel sait maintenant que les zombies sont une menace réelle et sans espoir. Puisque la menace zombie est réelle, ils doivent tous changer leur vue du monde et leurs valeurs sont mises en doute constamment. La troisième menace est l’anxiété inter-groupe, quand il y a des conflits entre les personnages et qu’ils ressentent malaise, dégout, et peur et que la cohésion dans le groupe est un risque. Daryl fait un commentaire perspicace quand la bataille contre les survivants éclate, en disant que le groupe est cassé. Bien que Dale essaie de rester optimiste sur la cohésion du groupe, il tombe finalement d’accord avec Daryl quand le groupe ne peut pas se mettre d’accord sur la façon de traiter leur prisonnier Randall, et il va vers Daryl et lui dit “tu as raison, le groupe est brisé”. La dernière menace, ce sont les stéréotypies négatives, dont nous avons déjà parlé, qui poussent les gens à anticiper certains comportements. Nous voyons cela chaque fois que Merle entre dans la dynamique de groupe, sur le toit, puis plus tard à l’extérieur de Woodbury, et encore à l’intérieur de la prison. La seule façon pour le groupe de négocier avec sa perturbation est de l’isoler du reste du groupe. En 1941, le fameux psychologue social Kurt Lewin et ses collègues ont trouvé que quand les enfants sont frustrés, ils régressent en comportement. C’est encore plus prononcé quand la situation est émotionnelle et que les enfants rencontrent une barrière pour atteindre leur but. Ils se sont aussi rendus compte que quand l’obstacle impliquait une tension émotionnelle, la stéréotypie pouvait en résulter. Plus tard, Barthel et Kew ont montré que les adultes faisaient aussi cela et régressaient à des comportement antérieurement appris, primitifs. Rappelez-vous que nos catégories sociales sont socialement construites et acquises culturellement, donc quand nous sommes émotionnellement stressés, nous revenons à ce que nous avons appris en premier, et nos attitudes éclairées s’envolent. Aaron Whitman a montré que plus nous avions besoin de structures dans nos vies, plus les incertitudes causent des ravages. Ceci peut expliquer quelques comportements incohérents de Rick, son rôle social d’officier de police requiert un comportement discipliné et organisé, mais le stress de la menace l’effiloche et il prend quelques décisions pauvres pour un leader. L’une fut l’expulsion de Tyreese et Sasha hors de la prison, ils auraient éventuellement pu rejoindre le groupe et joindre leurs forces, mais ce fut une décision émotionnelle. Il n’y a pas eu de grand changement dans sa façon de commander depuis sa rencontre avec Guillermo dans l’épisode 4. Donc cela nous amène à notre point final. Nous conformons-nous à des stéréotypes ? L’idée de la menace d’un stéréotype comme une prophétie d’auto-accomplissement surgit dans les recherches du fameux sociologue Robert K. Merton en 1948. Il l’applique pour tester l’anxiété, les échecs bancaires, et la discrimination. Les recherches les plus courantes ont mis ce phénomène en évidence chez les filles adolescentes, les jeunes mères, les athlètes féminines, et les membres de gang. Le point de repère de la recherche sur cela était fait avec les attentes des professeurs concernant leurs étudiants. Si les professeurs disent que certains étudiants sont très doués même s’ils ne le sont pas, les étudiants feront mieux que des étudiants similaires pour lesquels les professeurs n’ont pas ces attentes. Donc, cela nous ramène à Guillermo. Rick s’attend à ce qu’il agisse comme un gangster, et Guillermo agit en tant que tel, même si c’est contre ses buts. Il a pris de gros risque pour adopter ce personnage. Regardez l’article de Jussim sur comment cela a commencé. Guillermo était-il auto-accompli ? Bien, nous voyons que notre identité sociale et nos rôles sociaux sont une façon d’organiser officiellement le monde mais nous commettons des erreurs et nous sommes souvent capables et soucieux de nous interdire des sentiments négatifs, mais parfois, nous sommes menacés, la situation devient incertaine et nous retournons à nos comportements primitifs, et nous sommes souvent remplis de stéréotypes, spécialement quand nous sommes soumis à une menace et dans une situation émotionnellement chargée. Il est important de passer du temps à en apprendre sur les comportements humains et comment ils changent dans différentes situations. Nous voulons avoir des attentes réalistes des autres et de nous-mêmes.”

Auteur

Mary

Mère de 2 enfants, passionnée de survie, experte en techniques de combat de spray et en maniement de seringue, se dresse contre la bêtise, l'égocentrisme, et... les zombies, parce que, sans déconner, July a raison, ça va nous tomber dessus !

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1 Commentaire

  1. En utilisant les bons leviers dans notre vie quotidienne, nous pouvons évaluer et anticiper une menace potentielle, mais sans vouloir faire de l’alarmisme stéréotypé, la menace est omniprésente et ces connaissances peuvent nous permettre d’y faire face, alors merci pour ton travail, c’est vraiment passionnant.

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