Actu Survie Dossiers News Survie — 10 novembre 2013
Cours de survie en ligne Module 3 : Cours 1 et 2

Cours de survie en ligne Module 3 : Cours 1 et 2

Cours 1

Dans ce premier cours du Module 3, le Dr Christopherson fournit une vue d’ensemble de la façon d’étudier les divers modèles de société avec la philosophie d’Aristote, de Thomas Hobbes et d’Adam Smith.

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“Bienvenue dans un nouveau module de Sciences Sociales. Nous allons étudier quelques modèles de société, ce qu’il arrive si notre société devait s’éteindre, ce qu’il va arriver dans The Walking Dead, comment vont-ils commencer à reconstruire, quels vont être leurs leaders, qui devraient être les leaders, quelles seront les bases de leur société, quelle attitude les membres auront-ils les uns avec les autres, comment se mettront-ils d’accord.

Nous allons étudier les réponses de quelques philosophes et sociologues aux questions de comment nous pouvons vivre et qui décide : Aristote, Thomas Hobbes, Adam Smith, Karl Marx, Émile Durkheim et Max Weber. Les théories occidentales de sociétés se réfèrent naturellement toutes à la Grèce, et nous allons commencer par Aristote qui a été le premier à faire une description écrite systématique sur comment opère une société. Hobbes préconise l’utilisation de la force. Les 3 autres théories sont plus pacifiques Karl Marx, Émile Durkheim et Max Weber et sont les 3 grandes théories en sociologie. Celle de Smith est importante pour comprendre les marchés. Un avertissement toutefois, il y a des biais dans ces modèles, ce sont tous des théories occidentales. Cependant, cette citation de Gandhi, qui est ma citation favorite dit ” Je pense que ce serait une bonne idée” à la question de “Que pensez-vous des civilisations occidentales ?” C’est superbe, non ? A la base, nous sommes nés dans une société ou nous avons migré vers elle.  Nous devons être liés d’une certaine façon et pas être seulement un étudiant universitaire ou un membre d’un club ou juste être un adversaire. Ces petits groupes impliquent seulement une dimension de notre monde social. Notre société implique notre vie entière. Notre société a des interactions ordonnées. Nous sommes d’accord avec des comportements, des interactions, dans des bases régulières et continuelles. Nous avons une localisation commune, partageons une culture commune. Chaque théorie a une définition très précise de cela. Pour Hobbes, vivre en paix, pour Durkheim l’ordre morale de chaque membre, pour Marx une collection de relations sociales. Pour chaque modèle, nous allons étudier la vue de la nature humaine de chaque sociologue. De ceci découlera leurs idées de comment une société peut être organisée, quel gouvernement peut être préféré et ce que nous attendons de nos leaders. La communauté d’Aristote est idéaliste et fonctionne seulement pour des petites sociétés. Il est important de comprendre le contexte historique pour Hobbes, Marx et Smith. Beaucoup de leurs idées surgissent des sociétés qu’ils aiment. Durkheim et Weber ont des idées opposées sur comment la société est formée. Donc, nous allons les étudier dans ce contexte. Et finalement, comme nous avons seulement 3 minutes par théorie, ce sera juste un bref sommaire des pensées philosophiques les plus profondes.

Aristote était le premier scientifique politique, le premier à étudier systématiquement la vie politique. Il a largement voyagé, a été un tuteur pour Alexandre le Grand, qui a envoyé les écrits d’Aristote partout dans le monde. Il est dit qu’Aristote savait tout ce qu’il y avait à savoir à son époque, ce qui est également dit pour Isaac Newton. Aristote croyait que la communauté était un arrangement naturel pour les humains, et que notre nature humaine est à la base amicale. La base de la communauté est donc une coopération entre amis, et l’unité de base sociale est la famille. L’état est responsable de l’éducation et de la sécurité. L’éducation dont il parle comporte deux pôles : le développement intellectuel qui peut être appelé habileté de pensée et le développement moral, des bons traits de caractère qui s’acquièrent dans les écoles d’état. Notre développement moral est important pour nous aider à contrôler nos émotions et notre comportement. Aristote croit que nous sommes des animaux sociaux ou des animaux politiques pour reprendre ses propres termes. Nous sommes naturellement coopératifs et capables d’un jugement éthique et d’un comportement adapté. Aristote croyait aussi que ces capacités intellectuelles et morales, ces vertus comme il les appelait, étaient importantes pour la découverte de nous-mêmes et de notre but dans la vie. En fait, il soutenait que c’était la responsabilité de la société de fournir les fixations et les outils pour favoriser l’excellence et le bonheur. Si nous trouvons notre but dans la vie, nous serons heureux. Nous réalisons notre bonheur en réalisant nos buts. Quel type de gouvernement est le mieux adapté à ce modèle ? Une république, une démocratie représentative selon Aristote. Il ne croie pas en une démocratie pure, principalement parce qu’il ne voit pas tout le monde égaux et capable d’être un leader et de prendre les bonnes décisions. Les exceptions à la règle sont malheureusement les femmes, la moitié de la société, et les esclaves, un quart de la société. Donc il voyait seulement le quart de la société comme étant qualifié. L’homme modérément riche, ni riche, ni pauvre, au milieu. C’est un modèle idéaliste agréé par Aristote, ce n’est pas vraiment applicable dans des sociétés complexes, mais si nous devions recommencer, est-ce un modèle que nous pourrions désirer ? Sur cette diapo, nous avons quatre communautés que les survivants ont trouvé relativement sûres: une dans un camp, une à la ferme où ils font un dîner pour remercier Hershel de les avoir accueillis, une à leur arrivée dans la prison, dehors et qu’ils se sentent en sécurité et une dans la charmante communauté de Woodbury, dont nous ne savons pas si elle était charmante mais qui le paraissait et paraissait normale.

Thomas Hobbes n’était absolument pas d’accord avec Aristote sur à peu près tout. Il ne pensait pas que le modèle d’Aristote pouvait fonctionner dans une société. Il vivait en Angleterre au XVII ème siècle et durant sa vie entière, l’Angleterre était en guerre. C’est important pour comprendre sa théorie. Il partit en exil pendant 11 ans parce qu’il savait que sa vie était en danger du fait de ses écrits politiques. La société dans laquelle il vivait était instable et il croyait qu’un stress constant poussait les gens à poursuivre leurs buts. Pour lui, la nature humaine, qu’il appelait l’état naturel, est que les gens sont égoïstes et avides et cherchent à assouvir leurs besoins même si cela implique une incivilité envers les autres. Il voyait une société comme rien d’autre qu’une façon d’assouvir ses besoins. Les humains sont universellement effrayés par la mort. Nous sommes au moins égaux au regard de cela. La vie humaine est une lutte constante pour assouvir nos besoins et rester en vie. Au regard de cela, nous sommes presque des machines vivantes. Psychologiquement, nous sommes prêts à utiliser nos aptitudes intellectuels, notre intelligence personnelle, pour déterminer la meilleure façon d’obtenir ce dont nous avons besoin. Ainsi, nous avons une sorte de déterminisme psychologique. Notre psychologie détermine comment nous vivons, nous voyons le monde différemment des autres, mais nous ne voyons aucune raison de coopérer pour un bénéfice mutuel. Le déterminisme psychologique souvent appelé égoïsme psychologique, a été rejeté par certains théoriciens mais la plupart pensent que Thomas Hobbes a raison sur le fait que l’auto-préservation individuelle passe avant tout en cas de menace sur nos vies. Hobbes avait une phrase célèbre : “La vie est solitaire, pauvre, méchante, brutale et courte”. Et cela résume tout. La vie n’est pas une course mais une bataille sans aucune règles ou contraintes, et à la fin personne ne gagne. C’est une vue assez dure de la nature humaine et une vue du monde pessimiste mais rappelez-vous de son contexte social.  Donc pensons à cela, la fin d’une société, où commencerions-nous ? Pour Hobbes, nous devons construire une société pour nous protéger nous-mêmes. La paix et la coopération sont-elles même possibles ? Nous ne pouvons pas aller plus loin mais nous avons besoin les uns des autres pour survivre. Hobbes suggère que les gens créent un contrat social, et installent le pouvoir, ses termes étaient un souverain, pour être sûr que le contrat est forcé. Ce contrat est ce que nous renoncerons à nous défendre nous-mêmes et que nous nous mettrons entre les mains d’un arbitre nos disputes. Hobbes pensait que nous devions croire que nous avions une forte autorité, reconnue et acceptée pour nous empêcher de nous tuer les uns les autres. Les peuples doivent élire leur souverain mais ils doivent le faire avec précaution. Le pouvoir du souverain est absolu. Il a le pouvoir d’imposer et de faire respecter ses jugements et tous observeront. La position du souverain est à vie. Pour Hobbes, la société commence par le contrat social où les individus restreignent leur nature humaine, et redonne la self défense à la société. Bien regardons de nouveau nos survivants, est-ce comme cela que la société commence ? Nos survivants sont sous la menace constante pour leur sécurité physique à cause des zombies et sur cette diapo nous avons Rick, Shane, Hershel et le Gouverneur et tous croient en un leader non démocratique. Est-ce qu’Hershel est assez fort pour être seul le leader ? Vont-ils s’installer eux-mêmes dans le modèle de Hobbes ? Rappelez-vous Rick avant qu’ils rentrent dans la prison. Il a dit “ce n’est désormais plus une démocratie”. Rick et le Gouverneur disent tous les deux que leur communauté ne sont pas des démocraties, mais leurs communautés sont-elles semblables ?

Notre troisième théorie essaie de mélanger celle d’Aristote et celle de Hobbes. Adam Smith observa le début de la révolution industrielle en Angleterre, où la richesse changeait de mains et passait de la noblesse aux marchands. La population urbaine explosait, la base de la fortune passant de la terre à l’argent. Les propriétés privées se développaient. Les gens n’étaient plus destinés par leur naissance à rester pauvres et sans privilèges. Smith a écrit deux livres importants : La théorie des sentiments moraux et La fortune des nations qui était un livre sur les points de repères économiques. Son héros scientifique était Newton et il pensait que la société était une machine basique qui opérait selon la loi de Fitt, un système social, et selon les lois économiques, les lois du marché opérant de la même façon que les lois naturelles. Il est d’accord avec Hobbes sur le fait que les gens sont égoïstes, avides et compétitifs, et motivés tout d’abord par leurs propres intérêts, mais il est optimiste sur la nature humaine. Il y a ici une grosse différence. Smith croit que les gens sont capables de freiner leur avidité afin que cela n’interfère pas avec l’activité économique, nous sommes compétitifs mais nous sommes capables de nous contrôler. Comment ? Avec sympathie, avec compassion. Nous ne retrouvons pas ceci dans la théorie de Hobbes. La définition de Smith sur cela est d’imaginer ce que nous ressentirions à la place des autres. “Marcher un mile dans leurs chaussures” est une façon populaires de décrire cela. Il n’exige pas d’empathie en ressentant ce que ressentent les autres. mais juste une projection dans une autre situation, ce qui nous permet d’être d’accord avec des règles et des normes sociales qui rendent la vie possible, et nous n’avons pas besoin d’un monarque fort pour forcer des règles sociales. Nous sommes en compétition pour nos ressources mais nous faisons attention aux autres et nous sommes compatissants. Les lois économiques du marché et les intérêts personnels des citoyens mènent à la prospérité pour tous. Il savait qu’il y aurait de la pauvreté dans la société, et qu’il y aurait de la richesse mais il croyait qu’elles pourraient s’équilibrer. Il décourageait les accumulations de richesses et recommandait que les entreprises personnelles réinvestissent leurs profits pour qu’elles grandissent et emploient plus de travailleurs. Sa conception du gouvernement était une liberté naturelle où chacun pourrait poursuivre ses propres buts à sa propre façon. Il recommandait une démocratie, il était contre un gouvernement qui interfèrerait dans la poursuite des buts personnels et donc contre la régulation par le gouvernement de l’économie et des entreprises. Il pressentait que les lois du marché s’auto-réguleraient. Les démocraties se focalisent sur les droits individuels et les réalisations individuelles. Il pensait que nous apprenions la moralité en portant des jugements moraux et que le peuple ferait de bonnes choses s’il était livré à lui-même. Il avertissait que le capitalisme était vulnérable à l’avidité, aux gens qui abusent du système. Ceci arrive quand nous ne sommes pas compatissants. Il n’aurait pas été surpris par le scandale d’Enron mais il aurait été très déçu. Revenons à nos survivants. Hershel était un capitaliste que Smith prévoyait, il avait de la fortune, les survivants avaient besoin de nourriture, et il a été généreux en partageant. Il n’avait pas de pensées démocratiques. Il voulait instaurer des règles à la ferme. Donc, si nous voulons recommencer une société, voulons-nous une propriété privée où chacun prendra soin des autres ? Dans la seconde partie, nous étudierons la théorie de Karl Marx et lui dit que non.”

Cours 2

Dans ce deuxième cours du Module 3, le Dr Christopherson présente les avis de trois théoriciens qu’elle discute : Karl Marx, Emile Durkheim et Max Weber.

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” Nous allons continuer avec nos modèles et étudier nos 3 derniers théoriciens.

Karl Marx vivait aussi pendant la révolution industriel mais il a vécu dans la pauvreté la plus grande partie de sa vie. Marx était un scientifique social et un révolutionnaire et était d’accord avec Adam Smith sur le fait que les facteurs économiques avaient façonné le cours de l’histoire. Marx est probablement la figure la plus influente dans la gamme entière des sciences sociales. Il y a probablement 5 livres de Marx pour chaque livre de Smith. Donc il nous est impossible de couvrir plus qu’un bref sommaire du travail de Marx et dans cette brève leçon, nous discuterons juste de sa critique du capitalisme. Marx est en désaccord avec Smith en grande partie. Il hait le capitalisme. Il prétendait que le capitalisme ne pouvait se supporter lui-même, et devrait éventuellement être remplacé par le communisme. Il proposait une société sans classes, sans conflits, et créative. Malheureusement, il n’a pas exposé de lignes directrices spécifiques sur comment le communisme devait fonctionner. Avec l’émergence de la propriété privée, les relations humaines sont devenues des luttes de classe. Rappelez-vous, Hobbes disait que les conflits se situaient entre les individus, mais pour Marx, ils se situent entre les classes économiques : les travailleurs et les industriels, les capitalistes.Marx était plus optimiste que Hobbes. Il avait une vision utopique d’une communauté en paix, quelque chose en commun avec Aristote, mais seulement après une révolution où les travailleurs gagnent le contrôle de la production. Comment nous vivons et existons dépend de comment nous satisfaisons nos besoins de nourriture, d’abri et de sécurité, et de quel contrôle nous avons sur ce que nous produisons. Par exemple, des gens travaillent 4 heures pour faire un produit. Cela couvrent les salaires des travailleurs mais ne dégage pas de profit personnel pour le propriétaire. Alors, les travailleurs travaillent le reste de la journée pour enrichir le propriétaire. Marx appelle cela de l’extorsion de surplus de labeur. Tout le profit est généré par le surplus de labeur. C’est la source de conflit et de tension majeure entre les travailleurs et les capitalistes. Sous le communisme où les travailleurs possèdent les moyens de production, et ne s’inquiètent pas du profit, les humains peuvent se développer librement et et poursuivre avec créativité leurs buts. Les humains sont rationnels et capables de subvenir à leurs besoins par eux-mêmes, même en temps de pénurie. Même si les capitalistes se sentent coupables de cela, il leur est nécessaire de tirer des profits et les travailleurs n’ont pas d’autre choix que d’accepter le travail. Marx est d’accord avec Aristote sur le fait que les gens sont capables d’être généreux mais le système économique dans lequel nous sommes nés change cela et nous expérimentons les conflits. Et il s’élève contre la théorie de l’intérêt personnel de Hobbes. Marx dit que les peuples sont opprimés, donc sa théorie est une sorte de déterminisme social. Notre classe détermine nos relations sociales et la loi des économistes prévoit comment marchent les sociétés. De cette lutte émergent toutes les structures sociales : l’éducation pour les riches, la moralité et la religion (un outil des riches pour garder le contrôle sur les pauvres), la justice pour les riches. La fonction de l’état est de protéger la classe capitaliste. Marx n’envisageait pas de réformer le capitalisme lui-même et il ne voyait pas que la révolution n’était pas inévitable. Un sociologue a suggéré que les zombies étaient des capitalistes et que les survivants étaient des Marxistes. Êtes-vous d’accord avec cela ? Voudriez-vous de cette société si nous devions recommencer, pas de propriété privée, chacun travaillant pour le bien de tous, les travailleurs et le gouvernement possédant les moyens de production?

Émile Durkheim a fait une brillante carrière de scientifique social et il est avec Marx et Weber un des principaux fondateurs de la sociologie. En fait, il fut la première personne à tenter de faire de la sociologie une science. Son but était des précisions quantitatives dans les théories des sciences sociales et il croyait que la meilleure façon de comprendre une société était au travers des sciences. Comme nous le verrons, il a complètement redéfini le concept de société et rejeté totalement la théorie de Hobbes. Il était aussi en complet désaccord avec Max Weber, notre dernier théoricien, sur comment se structure et s’organise une société.  Ce sont deux écoles de pensées en sciences sociales sur la société, si l’individu forme la société, où la société forme l’homme… Pour Durkheim, la société ne peut être comprise ou étudiée au niveau individuel. Il l’approche comme une réalité organique indépendante, avec ses propres lois, son propre développement, et sa propre vie séparés. Durkheim ne pense pas que les individus soient naturellement résistants à la société comme Hobbes le dit. Il pense que ces contraintes viennent de la société, pas de l’individu et surgissent de la vie collective d’une société. Donc, il n’étudie pas du tout l’individu mais la société dans son entier. Il ne parle même pas de la nature humaine, il ne la sépare pas de la société. Tout ce qui caractérise l’être humain, le langage, la moralité, la religion, l’activité économique est attribuable à la société. L’individu est un produit de la société, et il n’y a pas d’intérêt individuel rationnel selon lui. Le groupe social est la cause et le résultat des caractéristiques individuelles. Ceci est dû à une conscience collective, des idées que les membres individuels ont en commun, des buts communs. C’est un consensus. La société est déterminante dans le sens où elle régule la vie. Donc il est plus important dans ce modèle que les citoyens soient intégrés dans la société, qu’ils aient des liens sociaux forts avec le groupe et un attachement aux valeurs et aux croyances communes. Donc, qu’arrive-t-il quant ils ne peuvent pas s’adapter ou ne s’adaptent pas ? Pour y répondre, nous allons devoir étudier le suicide. Durkheim pensait que le taux de suicide était une bonne façon d’étudier scientifiquement une société. Pour lui, les suicides indiquent un manque d’intégration dans la société. Quand les gens sont incapables de s’intégrer, incapable de se lier à la société, la société ne peut pas les réguler et un état d’anomie s’installe pour ces individus. L’anomie est causée par une rupture de la société, comme des changements économiques ou sociaux drastiques, bons ou mauvais. La société se rompt et les règles et les normes ne fonctionnent plus correctement. Pour l’individu, l’anomie est basiquement un état d’aliénation par la société, avec une société incapable de réguler les désirs et les besoins de ses citoyens. Durkheim décrit 3 types de suicides, dont deux sont des indicateurs d’un manque d’intégration sociale. Le premier est le suicide anomique. Il résulte du fait que la société est incapable de satisfaire les besoins de l’individu. L’individu ne se sent pas accepté, il se sent évité. Dans ce cas, la société rejette l’individu. Le second est le suicide égoïste. Il résulte d’un rejet individuel de la société, et l’individu se détache lui-même du groupe. Il est caractérisé par une réflexion excessive sur ses problèmes personnels et un retrait. Cela se produit quand l’individu est trop fort et les liens avec le groupe trop faibles. Le troisième est le suicide altruiste. Dans ce cas, l’individu se sacrifie lui-même pour le bénéfice du groupe. Des exemples sont les personnes vieilles et malades, les pertes humaines militaires, ou perdre sa vie en faisant son devoir. Dans notre série, nous voyons un certain nombre de suicides. Dans le pilote, Rick vient d’une famille entière qui s’est suicidée. En quoi le désir de suicide d’Andréa est-il différent de celui de Jim ou de Jacqui ? Jacqui et Andréa étaient ensemble au CDC et voulaient y rester, mais pour des raisons différentes. Et qu’en est-il pour T-Dog ? Comment la mort finale d’Andréa est-elle différente de celle qu’elle aurait eu si elle était restée dans le CDC ?

Notre dernier théoricien, Max Weber, est le principal théoricien social du XXème siècle. avec Durkheim et Marx, ce sont les 3 grands architectes des sciences sociales modernes. Il avait nombre de théories importantes dont la plus connue est son traité de la dissémination rapide du capitalisme en occident. La théorie de la société de Weber est l’opposée de celle de Durkheim. Il pensait que l’individu formait la société et non l’inverse, et que la seule façon de comprendre une société était d’analyser les différents modèles d’actions humaines. Pour Weber, comprendre la signification que les individus attachent à leurs actions sociales quelles qu’elles soient est la seule façon de comprendre la société. Nous allons donc parler de la signification des interactions sociales, pas seulement des comportements qui peuvent être mécaniques mais aussi des actions sociales qui ont une signification, où nous avons conscience de ce que nous faisons, avec les intentions, les motivations et les sentiments qui y sont attachés. Toujours selon Weber, nous devons prendre en compte les actions des autres, et la signification qui y est attachée. Il y a 4 types d’action. Le premier est l’action rationnelle orientée vers un but. Cela signifie un calcul de la plus grande efficacité et de la signification d’un désir, et en considérant cela, nous mesurons l’impact de cette action sur nos autres buts. Des exemples de cela : Carole pratiquant de la chirurgie sur un zombie, ou Milton continuant systématiquement ses recherches dans le laboratoire. Le second est l’action rationnelle orientée vers une valeur. Ces actions sont inspirées par notre système de valeurs mais nous utilisons également les mêmes méthodes efficaces pour réaliser ces buts. Nous poursuivons quelque chose parce que nous lui attribuons une valeur. Par exemple, Rick laisse plusieurs fois le groupe pour porter secours, Maggie risque sa vie pour nourrir le bébé. Le troisième est l’action émotionnelle. Dans ce cas, nos actions sont dominées par nos sentiments, elles ne sont pas rationnelles, et il n’y a pas de plan méthodique associé. Nous voyons cela chez Andréa quand elle décide de tuer le gouverneur, ou quand Hershel garde les zombies dans sa grange. Le quatrième est l’action traditionnelle où Weber a l’habitude d’inclure notre routine, nos habitudes, notre respect de l’autorité. Ces actions entre dans la définition des actions sociales parce qu’elles sont souvent automatiques et ne véhiculent pas de signification mais qu’elles sont cependant intentionnelles. Donc d’après Weber, si nous comprenons la signification que les gens attachent à leurs actions, il est plus facile de les comprendre. Pour Weber la société surgit selon comment les individus suivent ces 4 modèles d’action. Les quatre sont incorporés dans notre vie sociale et la société diffère selon la façon dont ses membres suivent ces modèles. Sur cette diapo, nous avons des figures d’autorité de notre série : André, Rick, Shane, Hershel, Glenn et le Gouverneur. Tous ne sont pas des leaders mais tous sont des personnages forts. Quelle sorte de modèle d’action nous montrent ces leaders et ces personnages forts et comment aident-ils à former la société qui est en train de se former ?

Et bien nous avons certainement matière à penser dans cette leçon. La plupart des sociétés modernes sont un mélange de ces théories mais il est intéressant de penser à une société qui débuterait. Comment voulons-nous vivre ? Revenons à notre principale question : si notre société devait prendre fin et que nous ayons à tout recommencer, comment voudrions-nous le faire ? Laquelle de ces théories nous serait la plus utile ? Quelle serait la première chose que nous devrions considérer ?

Auteur

Mary

Mère de 2 enfants, passionnée de survie, experte en techniques de combat de spray et en maniement de seringue, se dresse contre la bêtise, l'égocentrisme, et... les zombies, parce que, sans déconner, July a raison, ça va nous tomber dessus !

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