Evenements Festivals PIFFF PIFFF 2012 — 04 décembre 2012
Crave de Charles de Lauzirika

crave charles de lauzirika

 

Ecrit et réalisé par Charles de Lauzirika
Long métrage américain

Genre : Drame, Thriller
Durée : 1 heure et 53 minutes
Année de production : 2012

Vu au PIFFF 2012

 

 

 

 

Synopsis

Aiden, un photographie spécialisé dans les scènes de crime plonge progressivement dans la violence de son quotidien et sombre dans la paranoïa la plus totale.

 

Critique

Vous l’avez compris, nous suivons l’histoire d’un jeune photographe qui voue une fascination secrète (et malsaine ?!) pour les meurtres qu’il photographie, plus odieux les uns que les autres. Un marginal, au caractère doux, qui vit plus dans sa tête que dans la réalité. Ce qui donne deux tons au film, le quotidien glauque et morne du jeune homme confronté aux “films héroiques” qu’il se fait, clichés et désopilants. Le réalisateur joue avec la réalité et les fantasmes du photographe et prend le partie de traiter les deux alternatives de la même façon. Le spectateur doute, et ne sait donc pas ce qui est vrai ou inventé. Cette recette, parsemée de clins d’oeil humoristiques confère un côté adolescent et naïf  au récit. (un de mes plus beaux souvenirs, le Tshirt “je me suis rasé les couilles pour ca !”)
Un très bon démarrage, mais un “This movie will be great” un peu trop vite échappé dans ma tête, hélas. (oui je me parle souvent à moi même… et alors ?!)

Même si les premières bouchées de l’oeuvre furent très appréciables, le reste de la soupe est beaucoup moins digeste. Le protagoniste principal passe du côté obscur de la force lorsqu’il récupère le flingue d’une scène de crime et s’imagine en héro. L’intrigue stagne, et sa “descente aux enfers” est mal gérée. Le réalisateur n’éffleure qu’une surface insipide à mon goût du personnage, sans jamais creuser, explorer la profondeur de sa détresse et de son craquage psychologique.
Un milieu de film avec de grosses longueurs en somme, mais heureusement quelques scènes marquent les esprits (je n’en dirais pas plus)grâce à notre superman improvisé qui s’emmêle les pieds dans sa nouvelle cape !

 

crave film

 

La dernière partie du film le catégorise définitivement de “passable”. A partir du moment où Mr Speed Grapher commence à lorgner le petit copain de la nana qu’il met dans son lit (oui c’est un peu compliqué, en plus d’être un peu manchot, superman est cocu), la tambouille de Charles de Lauzirika se tranforme en bouillie infâme et le spectateur décroche. Le réalisateur joue jusqu’au dernier moment la carte du “réalité” VS “délires psychotiques” sauf que l’effet ne prend plus et la fin du film est fade et sans grand intérêt. Dommage, l’idée originale était bonne, mais le dénouement passable, les personnages creux et une fin baclée. Vraiment dommage.

note5

 

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Auteur

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.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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