Dead Island: Riptide – Le Test

 

Dead Island a enfin un petit frère qui répond au doux nom de : Dead Island Riptide. Alors que les influences nanardesques du premier sont encore une fois assumées,  nous pouvons nous demander pourquoi le jeu ne s’appelle pas Dead Island 2? Peut-être parce qu’il ne s’agit pas vraiment d’ un numéro 2…

  

Allez simple pour l’enfer sur fond de carte postale

 

Good bye Banoï

 

Enfin! Rappelez vous, il y a un peu plus d’un an sortait Dead Island qui constituait une véritable petite révolution dans l’univers zombiesque. Exit les jeux où le zombie incarnait un ennemi de seconde zone, où le héros anéantissait des armées de morts vivants à coups d’armes surdimensionnées, l’oeil alerte, juste pour le fun et le scoring, s’éloignant à chaque fois un peu plus de la peur. Dead Island incarnait alors un retour aux sources de l’horreur vidéo ludique. En effet, depuis Resident Evil 1, Alone in the Dark ou Koudelka (suis-je le seul à me rappeler de ce jeu?) les zombies ne faisaient plus vraiment peur, peu à peu changés en chair à canon pour joueurs en mal d’hémoglobine. Mais tout cela avait bel et bien pris fin avec le jeu incontournable de Deep Silver qui nous plaçait sur l’île de Banoï, où l’enfer est semblable au paradis. Sous les tropiques nos survivants devaient affronter la menace zombie à grand renfort de tuyaux, pelles, masses et battes, puisque le jeu favorisait grandement le corps à corps. La grande idée dans ce fps en monde ouvert résidait dans ce constat tout simple: les zombies doivent redevenir une menace. Effroyablement dur, le jeu avait séduit par son ambiance, sa violence et la peur que les premières heures de jeu savaient instiguer aux joueurs. Concrètement, tous les joueurs avançaient en marchant, guettant le moindre râle pour ne pas se faire surprendre. Passer d’un héros qui court à un héros qui marche, voila le tour de force du premier Dead Island. Alors oui, une fois équipé et connaissant un peu mieux le jeu, nous retournions à nos mauvaises habitudes, courant et traversant les zones sans plus trop ressentir de peur, mais peu importe, le charme avait opéré: Dead Island avait su nous surprendre. Après des DLC assez moyens, nous regardions Dead Island Riptide avec méfiance. Cette suite allait elle nous surprendre ? Allait elle céder aux sirènes call of dutesques d’un fps bourré d’armes à feu sans feeling et sans âme comme l’avait fait la campagne supplémentaire de Ryder White? En clair, Riptide est elle une bonne suite ? Réponse maintenant !

Nous quittons donc l’île de Banoï pour un porte-avion, rapide étape, forte en émotions, qui servira à introduire un méchant et un nouveau survivant. Très rapidement le navire aura quelques soucis, et c’est les poches pleines d’armes à feu que nous y ferons face. Alors oui, le tout est très plaisant mais bon sang, cela rappelle VRAIMENT la première mission de Modern Warfare lorsque nous quittions un navire en perdition. Heureusement cela n’est qu’une mise en bouche puisque très rapidement nous rejoignons Palanaï, notre nouvelle aire de jeu, notre nouveau cauchemar.

 

Ces zombies lancent leurs tumeurs sur vous… si si

 

Hello Palanaï

 

Vous voilà donc de nouveau la tête dans le sable, les pieds dans l’eau et l’âme en peine sur une nouvelle île, à la topographie légèrement différente puisque non prévue pour le tourisme de masse comme Banoï. Ici vous aurez affaire à des jungles mais surtout à des marécages qui seront autant de pièges grouillants et humides pour le joueur. Puis vous explorerez les tréfonds de l’île,  un camp militaire ou encore une grande ville sur pilotis. Dépaysement ? Pas vraiment puisque le tout ressemble un peu aux différents environnements du premier Dead Island. Il y a tout de même quelques subtilités puisque le nouveau véhicule, un bateau, vous permettra de vous déplacer à travers les mangroves sinueuses, cela n’est néanmoins pas suffisant pour parler d’originalité. C’est d’ailleurs le principal reproche fait à cet opus justement nommé Riptide et non Dead Island 2. Presque un aveu du développeur de nous offrir une version 1.5, une sorte de stand alone extrêmement généreux mais pas vraiment un nouveau jeu.

Niveau gameplay, c’est la même chose, les anciens ne seront pas dépaysés.  Même gameplay,  toujours aussi immersif, bien que parfois un peu raide (ce qui est un peu difficile à pardonner lorsqu’ on voit ce que les rpg à la première personne (Skyrim, Borderland 2 ou même Farcry 3) proposent actuellement). Nous serons emmenés de quêtes en quêtes à mesure que nous rencontrons de nouveaux personnages. Si les missions de la trame principale sont très intéressantes, le jeu propose une tripotée de quêtes annexes parfois prenantes, parfois drôles (celles du cinéaste d’horreur qui met en scène des attaques en vous filmant par exemple) mais le plus souvent nous avons droit a des quêtes du type “vas livrer ça” ou “rapporte moi ça”, ce qui fait de vous une sorte de postier de luxe en zone apocalyptique. Ce n’est guère passionnant à la longue. Heureusement que le tout est ponctué de quelques missions particulièrement bien senties qui viennent rythmer l’ensemble, le plus difficile pour un jeu en monde ouvert. Une chose est sûre, pas de quoi s’ennuyer!

 

Il faudra défendre vos bases à plusieurs moments de la campagne.

 

 

Quoi de neuf docteur ?

 

Mais s’agit il d’un copié-collé sans âme ? Non! Qu’on se le dise, malgré un manque de nouveauté,  Deep Silver nous offre néanmoins exactement ce que les joueurs avaient aimé : au bout de dix minutes nous voilà à nouveau dans le bain (ou plutôt le marécage) et il sera difficile de lâcher le jeu. Addictif, il joue encore le mixe entre un rpg à la Fallout 3 avec un arbre de compétences qui permettra de rendre peu a peu votre avatar de plus en plus puissant. Le système de “level scaling” (qui adapte le niveau des adversaires au vôtre) est lui aussi inchangé,  ce qui permet de conserver une progression intransigeante qui avait fait le charme, parfois frustrant, du jeu. Vous ne serez jamais à l’abri d’une mort si vous foncez tête baissée dans l’action face à trois ou quatre zombies. Malgré tout votre personnage aura droit à de légers, mais efficaces, petits atouts. Pour en profiter pleinement, nous vous conseillons de ne pas charger votre personnage de Dead Island premier du nom et d’opter pour Morgan, le nouveau survivant. Ce dernier est le seul qui vous offrira un nouvel arbre de compétences. Expert au corps à corps, le bougre se révèle diablement efficace. Petite nouveauté,  si vous êtes en hauteur, vous pourrez désormais sauter sur vos ennemis pour en tuer un d’un seul coup (impossible sur les spéciaux, faut pas pousser). Cela peut paraître anodin,  mais Palanaï est particulièrement riche en points en hauteur. Échelles,  pilotis, falaises, cabanes… Ce simple petit ajout, couplé avec les diverses charges de Morgan, vous permet d’attaquer des groupes, s’échapper, prendre de la hauteur, ressauter dans le tas etc. En clair les combats gagnent en dynamisme en offrant des “spots” et suggérant au joueur d’utiliser son environnement. Bon, ce n’est pas non plus le système de tram de Bioshok Infinite, mais cela fait son petit effet.

Les autres nouveautés sont assez maigres: quelques armes (dont l’excellentissime éventreur du dlc blood bath arena) et quelques mods. Un nouveau véhicule que nous avons évoqué plus haut, une sorte de jet, permettant de traverser les zones inondées, ce qui donnera lieu a des affrontements marins puisque les zombies aqueux tenteront de monter sur l’embarcation. Il faudra gérer intelligemment la jauge d’accélération pour démembrer les assaillants sans tomber en rade.

Enfin, la dernière nouveauté sera les quelques phases “horde” où vous devrez retrancher votre position avec des barbelés et des tourelles pour repousser des vagues de zombies. Soit vous adorerez la tension inhérente de ces phases et la violence sans borne de la chose, soit vous détesterez la longueur des assauts et le fait qu’elles ont tendance à briser le rythme de l’aventure.

 

Le nouveau venu est expert au combat au corps à corps.

 

En bref

 Techniquement, si le soft n’est pas au niveau de ses concurrents directs (Far Cry 3 en tête) le titre reste beau avec une modélisation de zombies toujours aussi impeccable. Il n est pas rare d’être bluffé par le level design et quelques beaux panoramas. Plus que jamais vous prendrez plaisir à traverser Palanaï puisque  les environnements sont très vastes et propices à l’exploration, bien qu’inégaux dans leur réalisation. Si vous avez aimé le premier, nul doute que Riptide  vous comblera, cependant ce sont les nouveaux joueurs qui seront les plus enchantés car la découverte de ce Dead Island plus complet, avec sa finition de haute volée,  devrait ruiner la vie sociale des néophytes pour quelques nuits. Finalement, le seul vrai grand regret que nous avons une fois la manette en main, c’est d’ avoir joué au premier car nous sommes maintenant privés du plaisir de la découverte.

Riptide n’est pas à la hauteur de nos attentes, la faute à un vrai manque d’ambition. Malgré tout, en s’ appuyant sur des mécaniques bien huilées et un background toujours aussi prenant, nul doute que vous ne regretterez pas l’ achat, que vous aillez adoré le premier ou que vous soyez néophyte. Si vous optez pour la partie en ligne avec des amis en coop, vous obtenez là ce qui se fait de mieux en matière de zombie sur console.

 

note7

 

 Trailer  du jeu

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Auteur

Baltorg

Chroniqueur Jeux vidéo

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4 Commentaires

  1. Effectivement, si on a joué au premier, il n’y a rien d’extraordinaire … Par contre pour les nouveaux joueurs, vous allez avoir quelques frayeurs !!!

    • Même en temps qu’ancien joueur j’ai toujours quelques frayeurs xD

  2. J’ai trouvé le 1er super, ce second volet promet d’être au moins aussi bien de par son action qui je trouve a été revu à la hausse :D

  3. Oui le second a plus de punch, ce qui est plaisant

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