Culture Z Films Vidéos — 21 janvier 2013
Dead Line, la contre-critique de Renaud !

dead line emylia

Il y a de longs mois de cela, j’ai rédigé une critique de Dead Line… un peu piquante ! Jetez si vous avez envie un coup d’oeil sur la critique de Dead Line en question, mais pour résumé j’avais magnifiquement attribué un 2/10 au film. Un lecteur sous le pseudonyme de Renaud avait exprimé son mécontentement à l’époque. Malgré un problème persistant de boîte email, j’ai vu qu’il m’avait envoyé un email contenant sa CONTRE CRITIQUE ! La voici, pour vos beaux yeux, car l’avis de tous est important !

Réalisateur : David Aboucaya

Acteurs : Manuel Gonçalves, Christian Perrette, Natale Naccari

Date de sortie du DVD : 7 février 2012

Durée : 1 heure et 28 minutes

 

 

 

 

Synopsis

Suite à des recherches sur une nouvelle molécule, une négligence de laboratoire pharmaceutique va entrainer la propagation d’un fléau fulgurant transformant les hommes en morts-vivants. Un petit groupe de survivants, oubliés dans une ville évacuée et mise en quarantaine, va tenter de survivre dans cet environnement hostile. Parmi eux Martin et Frank, deux flics, Éric et Fabrizio, deux jeunes malfrats, Alice, dont le mari Thomas est suspecté d’infection, Jérémie et sa fille Jade, François, un alcoolique fataliste, et le docteur Varda, chercheur spécialisé dans l’étude de la molécule. Malgré les tensions qui règnent au sein du groupe, tous vont tenter d’unir leurs forces pour sortir de cet enfer.

 

 Avis de Renaud

Un film de zombies de plus à se mettre sous la dent. Monsieur Romero pourra se vanter d’avoir ouvert la porte à une quantité apparemment inépuisable de péloches entièrement dédiées à ces cadavres déambulant dans nos contrées.

Au premier coup d’œil sur une jaquette franchement très moche, j’y suis allé à reculons, et encore plus lorsque j’ai découvert qu’il s’agissait d’une production 100% tricolore ,ou plutôt d’une autoproduction indépendante, comme le décrit dans le commentaire audio le réalisateur David Aboucaya, apparemment coutumier du fait puisqu’il s’est déjà attaqué aux films de guerre et de mafia dans les mêmes conditions.

J’ai donc abordé ce film avec quelques réticences, mais aussi avec curiosité lorsque j’ai découvert que quelques blogs et sites spécialisés s’étaient penchés de façon assez positive sur l’objet.

La première séquence ne m’a pas vraiment emballé, mais dès le générique quelque chose s’est produit. Je me suis dit que l’éditeur nous avait en fait refilé un film estampillé années 80 tant la musique m’a immédiatement rappelé les nappes lancinantes d’un Carpenter. Du coup, mon intérêt s’est trouvé subitement relancé. Tour au long des séquences, cet « hommage » à cette période bénie des soirées VHS toutes droit sorties du videoclub du coin est bien présent. Malgré les lacunes inhérentes aux petits budgets (2000 euros pour celui-là), l’ambiance, la bande originale et nos zombies lents et animés uniquement par l’instinct de nourriture sont omniprésents.

Chose intéressante, une tentative d’explication est ici développée, ce qui devient assez rare dans les productions actuelles du genre. Ce qui n’empêche malheureusement pas un manque total d’originalité dans un scénario vu et revu d’une banalité qui pourrait en rebuter certains. Mais pour ma part, je préfère être en terrain connu plutôt que de faire face à des essais d’originalité qui donnent parfois de pures catastrophes filmiques (zombie wars en est pour moi le parfait exemple), ou à cette nouvelle mode du mélange comédie et zombies.

Mais revenons à Dead Line. Côté maquillage, rien de révolutionnaire, mais là aussi, un côté un peu rétro qui n’est pas sans rappeler certains facies simples mais efficaces à la Romero, premières heures. Le film est dans l’ensemble fauché comme les blés mais on n’y trouve malgré tout une réalisation soignée et parfois même musclée dans la dernière partie, sans tomber dans le piège très en vogue de la caméra amateur filmant ses potes se faire dévorer, éclairés par une lampe torche aussi lumineuse qu’une bougie, ce qui personnellement me hérisse les poils… Côté rythme, c’est un peu inégal, avec une partie plutôt creuse en milieu de film, qui vous permettra de prendre le temps d’un petit raid pour aller dévaliser votre frigo. Mais on revient très vite à nos moutons dans la dernière partie avec une véritable bataille rangée contre une horde de mort-vivants, avec une partie action plutôt soutenue, le tout accompagné par une BO encore une fois pour moi tout à fait dans l’esprit, agrémenté même de quelques bons riffs heavy. La fin, un peu inattendue et cynique est assez sympathique.

Côté acteurs, soyons très honnêtes, on n’est pas devant du lourd, mais après tout c’est plutôt chose commune dans la série Z et les dialogues sont parfois très plats donnant parfois l’impression de remplissage. Mais les comédiens ne font pas non plus chavirer ce bateau, et certains sont même je trouve assez à l’aise comme les deux jeunes, les deux flics et le père de famille. Mention par contre plus que passable pour le scientifique et la jeune fille qui sonnent plutôt faux. J’ai bien aimé aussi la petite touche d’humour amené par le personnage du vieux bourru surarmé et son accent à couper au couteau.

Pour conclure, avec les 10 euros dépensés pour ce DVD, on ne se retrouve bien sur pas devant un chef d’œuvre (on en est même à des années lumière), mais on ne s’ennuie pas vraiment à suivre ces personnages qui comme dans «the crazies » sont pris au piège entre nos chers zombies et les militaires encerclant la ville. Une petite série z fauchée 100% underground et surtout sans aucune prétention (ce qui est suffisamment rare dans l’hexagone pour être souligné) qui, à mon avis est à découvrir malgré ses très nombreux et ratages.

 

Renaud

Auteur

Admin

.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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1 Commentaire

  1. j’espère que ça encouragera certains lecteurs à intervenir et commenter nos critiques!

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