Evenements Festivals L Etrange Festival — 11 septembre 2012
Dead Sushi

Dead Sushi AfficheRéalisation et scénario : Noboru Iguchi
Titre original : Deddo Sushi

Genre : Comédie, Horreur
Année de production : 2012
Durée : 1 heure 31 minutes

Vu lors de L’Étrange Festival 2012

 

 

Synopsis

Fille d’un grand chef sushi renommé, Keiko, 21 ans, fugue, incomprise et éprouvée par les entraînements de son père. Elle se réfugie dans un hôtel où un groupe de clients issu du milieu pharmaceutique organise son séminaire. Mais un ancien collègue à eux, tombé dans l’oubli, répand par vengeance un sérum de sa création qui transforme les sushi en créatures affamées, avides de sang.

 

Sushi Typhoon

Avant de vous communiquer mon avis, parlons un peu du genre “Sushi Typhoon“. Le label “Sushi Typhoon” a été créé par la Nikkatsu, une des plus anciennes compagnies de production cinématographique japonaise (fondée en 1912). Il faut savoir que cette société de prod a toujours innové pour s’adapter à l’évolution du cinéma et des spectateurs. Ce label a été apposé suite au flagrant succès de The Machine Girl (2008 – Noboru Iguchi) et de Tokyo Gore Police (2008 – Yoshihiro Nishimura) qui se différenciaient de tout ce qui pouvait exister. Ces films gore étaient peuplés d’effets spéciaux extrêmement exagérés, utilisés à des fins humoristiques qui tournent la plupart du temps au grotesque ! Sans compter les répliques ou situations décalées qui peuvent y avoir lieu ! Ces splatters complètement déjantés étaient bien évidemment des projets low budget. Ces deux films ont posé les bases de ce nouveau genre. En deux mots, “Sushi Typhoon” peut se résumer à “too much” :p

Je ne suis absolument pas une aficionado de ce genre de films. Bien qu’à plusieurs reprises j’ai désiré voir Tokyo Gore Police, je n’en ai jamais eu l’occasion. Ce qui amène au point suivant : je rédige une chronique d’un film estampillé “Sushi Typhoon“, sans en connaître les précurseurs. Je manque donc de…. point de comparaison ! Mais let’s go !

 

Critique

Noboru Iguchi n’a clairement plus ses preuves à faire dans le cinéma japonais et répond à tous les critères susmentionnés. Absurde, grotesque, dément, déjanté. Il n’en est pas a son premier essai en matière de Z ou “pseudo Z”, car il a déjà une parodie zombiesque à son actif Zonbi asu (2011) (que je chroniquerais, si un jour j’ai le courage de la regarder, mais pour le moment, Gribbsie qui l’a vu dans la nuit de samedi à dimanche vous en parle ICI). 

Que dire ?

Pour les occidentaux moyens comme moi qui ne connaissent de la culture nipponne que les manga et animés (bah oui…), j’ai particulièrement apprécié dans ce film la présence de toutes les petites choses que nous aimons dans ces ouvrages : les expressions faciales exagérées, les poses corporelles grotesques, les mises en scènes et répliques typiques, etc. Et pour ce point là, j’avoue avoir pris plusieurs fois plaisir à “reconnaitre” cet univers. Quelques exemples : le combat de Keiko contre son père et les effets de scènes figées ou ralenties, les scènes de l’egg sushi qui devient le pet de Keiko ou encore les interpellations qui ont lieu entre Keiko et les clients. De ce côté là j’ai plutôt était ravie. Sans compter les scènes de combat très bien ficelées.

Dead Sushi Zombie

Mais ensuite ?

Ce côté grotesque et exagéré, signature indiscutable de Iguchi peut très bien passé lorsqu’il est encore faiblement dosé. J’avoue avoir particulièrement ri lorsque Keiko utilise les vêtements des clients pour les frapper (je n’en dis pas plus). Mais Mr. Iguchi tombe volontairement et très vite dans le lourd dingue. Ce qui a plutôt tendance à me refroidir, ne trouvant pas cela hilarant et je dirais plus parfois ennuyant. En une heure et demie, j’ai dû rire deux ou trois fois et je me suis souvent entendue penser “Non, mais c’est vraiment n’imp“… Réaction normale d’une amatrice et contestée des aficionados ? Ou réaction majoritaire qui n’est que justifiée et voulue de ce genre de film ? Aucune idée.

Bon en même temps, laissez-moi vous résumer le pitch : un clodo par vengeance qui ranime un poulpe qui sodomise les sushi pour les rendre cannibales, qui eux-mêmes bouffent et infectent (ou les deux) les humains pour les transformer en zombies crachant du riz par la bouche (non non je déconne pas…) qui (là le qui c’est pour le clodo) se réincarne à la fin en thon géant… Alors admettez…. j’étais prévenue !

dead sushi attaque

Ok. Trop de “too much” et d’aberrations. Pourtant… pourtant…. je ne l’oublierai pas ! Il y a des scènes qu’aucun réalisateur sain d’esprit n’oserait porter sur écran (ou même penser !). “Mais où est il aller chercher cela ?!!!”. Entre les sushi qui copulent sur les arbres, le thon avec sa hache qui poursuit les victimes comme nos anciens monstres que combattaient les Power Rangers et les attaques buccales de maki… Ce mec est complètement fou. Comment oublier ces scènes !

Dead Sushi marque donc. Par son originalité et ce côté trash japonais que nous aimons tant. Je lui confère un 6. Pourquoi pas plus ? Car je ne suis visiblement pas la plus sensible à ce genre d’art, tout simplement. Ou alors, avec quelques substances (légales bien entendu xD) pour faciliter la digestion !

Si vous n’êtes pas d’accord, n’hésitez pas à crier au scandale et à argumenter ! :)

 

note6

Auteur

Admin

.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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