Culture Z Films Interviews Vidéos — 08 avril 2014
Deuxième mi-temps de l’interview de Benjamin Rocher et Tristan Shulman…avec Alban Lenoir!!!!

Parfois la vie peut être merveilleuse! Comme quand vous en êtes déjà à trois rhums-coca et que Benjamin Rocher et Tristan Shulman, respectivement co-réal et scénariste de Goal of the Dead vous font l’honneur de ramener à votre table Alban Lenoir!!!!! Force Mustang est dans la place, PIIIIINAAAAGEEE! Donc voici, rien que pour vous, la suite de cette folle interview qui part un peu en cacahuètes pour notre plus grand plaisir!

 July : Quelles scènes ont été les plus dures à tourner ou à contrario la plu fun ?

 Benjamin Rocher : Il y a eu des moments dures pendant le tournage, qui n’était pas dû aux scènes elle-même, mais au rythme de travail. Quand tu cours continuellement après le temps en serrant les fesses, c’est très douloureux d’être obligé d’arrêter de tourner alors que ta séquence n’est pas encore finie… Mais il faut que tu fasses avec les contraintes, et que tu te démerdes au montage pour faire tenir la séquence quand même. (…) La séquence de nu avec Alban n’était pas des plus confortables non plus…

D’un autre côté, chaque jour était une fête. Je ne fais pas ce métier pour souffrir. J’ai eu, à nouveau, la chance de faire un film! J’en avais bien conscience sur le plateau. A chaque nouveau jour de tournage, c’était un peu Noël pour moi.

 July : C’est plus dur de faire un film à deux réalisateurs ou un dytique où chacun a sa partie tout en gardant une unité?

 Benjamin Rocher : C’était très très différent, avant tout parce qu’il s’agissait d’un deuxième film pour moi. J’ai pris plus de plaisir à bosser sur «Goal of the dead» parce que je connaissais déjà la réalité d’un tournage de film. J’étais moins frustré, beaucoup plus conscient des contraintes, prêt à composer avec.

   July : Pourquoi l’avoir sortie de cette manière ?

 Alban prend la parole : Ben c’était mon idée ! (rire) J’aimais bien Benjamin, j’aimais beaucoup Thierry et j’ai fait « Attendez les gars ! Vous battez pas pour moi ! On scinde ça en deux après vous vous débrouillez pour savoir qui fait le un ou le deux ! »

Benjamin Rocher   : Ça n’a jamais été fait auparavant, dans le fond comme dans la forme. La comédie d’horreur en France: on ne connait pas, surtout pas en une histoire coupée en deux ça. Il était hors de question de faire payer 2 fois le spectateur pour une même histoire. On a donc décidé de les sortir ensemble. Les DVD ne sortiront pas séparément, en salle ils sont projetés ensemble. On s’est associé à Luminor (foncez voir leur catalogue!) qui a tenu le pari de sortir les films comme ça. Dès le début on voulait faire comme une tournée de rock avec des dates à Paris, une tournée en Province et une sortie de « l’album » en Juin.

 

 July: Peux-tu nous dire pourquoi tu as mis les courts métrages au début et non au milieu comme ça se fait dans les Grindhouse ?

 Alban Lenoir:C’est comme la première partie d’un spectacle  !

 Benjamin Rocher  : Quand tu finis de voir la première mi-temps, normalement, si je n’ai pas trop foiré mon boulot, tu n’as qu’une envie: voir la deuxième mi-temps tout de suite. C’est la place traditionnel chez Rodriguez et Tarantino parce que leurs deux films racontent deux histoires différentes. J’avais envie de laisser une place à part à Mathieu Berthon (deux courts excellents!)que j’apprécie énormément. Je voulais pas que son travail soit déprécié de par la place entre les deux films. J’utilise son talent à mon avantage car il met le spectateur dans un état d’esprit à se fendre la gueule, ça met dans un mood grindhouse !

July :P etite question pour Alban. On te voit pas assez à l’écran…

 Alban Lenoir: : Ça commence….

 July : : Même dans les courts-métrages comme Chroniques des survivants, tu es excellent ! Même dans Nouveau Monde (Mathieu Lalande, Thibault Mombellet, Morgan S. Dalibert en 2004)

 Alban Lenoir: : Ho t’as vu Nouveau Monde ? Premier long métrage fait avec 20 000euros avec un défi jeune, BIM ! Aux états-unis, 7 mecs camping-car, boumbadaboum ! Quand ils m’ont dit « T’es bilingue hein ? » j’ai dit « Sure ! » Voilà le seul mot que je connaissais ! Je les ai bien niqué sur ce coup-là, j’ai bien niqué les scènes en anglais dans le film aussi. (rires, beaucoup) Je suis Frenchie, je la joue frenchie ! Autant les américains ont adorés le film, autant les français…c’était moyen.

 Là par exemple, j’ai décroché un rôle principal. Le financement du film a fait qu’ils ont eu carte blanche pour le casting, ça n’aurait pas été le cas, je n’aurais surement pas fait le film. Tout ça pour dire que je pense que c’est en grande partie grâce à Goal, grâce au directeur de casting, qui semblait vraiment croire en moi pour ce rôle, a dit « ce mec vient de faire deux films, même si ça reste un film chorale, il porte le truc, il peut porter un film ». Tu construis ces choses petit à petit et Goal c’est un pas de plus qui m’a amené autre chose.

 Benjamin Rocher  : Moi ce qui me réjouis des retours que l’on a pour le film, c’est que tout le casting a été salué et c’est une vraie satisfaction d’avoir pu proposer une nouvelle donne. C’est un des avantages de faire des films a tout petit budget, c’est que t’as pas de contrainte de castings. L’avantage Thierry et moi que l’on a c’est d’avoir fait deux films avant, on a non seulement une expérience mais aussi du crédit par rapport aux acteurs. Quand je vais voir Alban pour lui proposer de faire des essais, il sait que c’est un film avec le co-réal de La Horde et le co-réal d’Atomik Circus, du coup il a plus de curiosité que si c’est un premier film.

 July : : Le casting est très intéressant…

 Benjamin Rocher : Ce qui me réjouis le plus, dans les retours que l’on peut avoir sur le film, c’est l’accueil dithyrambique réservé aux casting. C’est une vraie satisfaction d’avoir pu proposer une nouvelle donne. C’est un des avantages de faire des films de cette taille: tu n’as pas d’obligation sur la distribution des rôles. Alors tu t’autorise à aller chercher des gens que tu n’as pas vu avant, des acteurs dont c’est peut être le premier rôle au cinéma mais qui sont en adéquation totale avec le rôle et le projet. Et je dois reconnaître qu’on a eu énormément de chance sur ce coup là… De la chance et un bon directeur de casting.

 July: un grand merci à toute l’équipe…On finit nos verres vite fait et on part relayer sa nounou…..qu’est-ce qu’elle fait chier celle là quand même!

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Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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