Eau & Survie : Dossier complet – tout savoir !

 

survie eau


Un des besoins fondamentaux de l’être humain est l’eau, il est donc normal que celui-ci figure dans les priorités en matière de survie. Ce chapitre vous enseignera les besoins physiologiques de notre organisme (apports, pertes, etc), et vous apprendra à économiser votre eau, à connaître et repérer les signes naturels indiquant sa présence, à identifier les différentes sources existantes, à utiliser des méthodes de collecte avancées, ou encore à purifier et filtrer votre eau. Toutes les connaissances nécessaires pour vous permettre d’être complètement autonome et organisé pour votre survie.

Ce dossier est très long, pour faciliter l’accès aux grandes parties, cliquez sur l’une des quatres grandes sections ci-dessous; sinon consultez sur cette page la totalité de l’article ! Enjoy :)

 

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Sommaire

 

L’eau, un élément clé pour notre corps

      – Introduction
      – Régulation de la balance hydrique
            * Les pertes d’eau journalières
            * Les apports d’eau journaliers

      – Les risques de la déshydratation
             * Les symptômes
             * Que faire ?!
      – Conclusion

 L’eau, la priorité en survie – Les bases

     - L’économie de l’eau, avant tout !
            * Les réflexes à avoir !
            * Et l’hygiène dans tout ça ?!

     – Détecter la présence d’eau
             * Indice végétal
             * Indice Animal
             * En fonction des milieux

     – L’eau sous toutes ses formes
              * Eau de surface : lacs, rivières, mares
              * Eau souterraine
              * Eau de mer
              * Eau de pluie et rosée
              * Neige et glace
              * Vapeur d’eau (nuage, brouillard)
              * Eau animale et végétale

 

L’eau, la priorité en survie – Collecter de l’eau

- Les pièges à pluie
             * Bâche suspendue
              * Trou à eau
              * Entonnoirs naturels

- Les pièges à rosée
              * Condensation végétale
               * Condensation solaire / Distillateur Solaire / Puit Solaire

- Faire fondre la glace et la neige

 

L’eau, la priorité en survie – Filtration et purification de l’eau

- Les risques : A quoi s’expose t’on au juste ?
               * Les risques biologiques
               * Les risques chimiques
               * Conclusion des dangers

- La filtration de l’eau
               * Filtre à eau suspendu
               * Filtre à eau sur trépied

- La purification de l’eau
               * Purification par ébullition
               * Purification par les rayons UV (SODIS)
               * Purification chimique
- Conclusion

La Méga Conclusion… Buvez…

Matériel

Formation survie

Annexes
- Eau & Survie Urbaine

 

 

 

L’eau, un élément clé pour notre corps

 

Avant de nous lancer dans un discours purement “survie”, il est crucial de comprendre les besoins de notre organisme,  les apports nécessaires pour notre bien être et les risques encourus si nous n’y répondons pas.

 

Introduction

corps humain eau survie

L’eau est le principal constituant du corps humain et représente entre 60% et 70% de notre poids total, en fonction des différentes morphologies. L’eau est essentielle au fonctionnement de multiples organes et tissus (notez que le sang, les reins et les muscles sont constitués à plus de 80% d’eau suivi de près par le cerveau, donc pour vous dire… ) et indispensable à de nombreux processus physiologiques :

Par exemple, l’eau maintient le volume et la fluidité du sang qui véhicule les nutriments, les hormones et les déchets métaboliques. Elle constitue donc le solvant permettant l’élimination de ces déchets par les reins et la production d’urine. Elle assure également la régulation de la température corporelle par le processus de sudation : l’évaporation de la sueur permet la dissipation de la chaleur excédentaire du corps.

 

 

Régulation de la balance hydrique

Sous ce nom barbare se cache un principe simple, qui coule de source. Le corps ne peut pas stocker d’eau pour prévenir d’un futur manque. Par conséquent il est impératif de remplacer toute l’eau que nous perdons. Une statistique n’est plus à prouver  : L’espérance de vie sans apport d’eau s’élève en moyenne à trois jours

balance hydrique besoin eau survie

 

Les pertes d’eau journalières

En moyenne, un adulte perd environ 2,6 Litres d’eau par jour. A noter que les conditions environnementales (températures extrêmes) et les efforts physiques élevés peuvent changer ce chiffre de façon conséquente. 2,6 Litres d’eau, et ben… mais comment  les évacue-t-on?

perte eau deshydratation sueur survie

Heu non… je parlais pas forcément de ça  !

 

Quatre phénomènes conduisent à la perte d’eau  :

  • Les reins (excrétion d’urine) : Environ 1,5 Litre d’eau par jour
  • La peau (transpiration) : Environ 0,5 Litre d’eau par jour
  • Les voies respiratoires (évaporation de la salive) : Environ 0,4 Litre d’eau par jour
  • Le système gastro-intestinal (matières fécales) : Environ 0,2 Litre d’eau par jour

 

Source : http://www.h4hinitiative.com/fr/academie-h4h/lacademie/eau-et-hydratation-bases-physiologiques-chez-ladulte/equilibre-hydrique 

Lors d’exercice physiques inhabituels et/ou un environnement chaud, la transpiration (cf tableau) peut conduire à la perte de plusieurs litres dans la journée. L’intensité de l’exercice et la chaleur et l’humidité de l’air ambiant augmente la quantité de sueur produite. Il faut donc adapter sa consommation d’eau à sa situation. Dans une situation de survie, le stress, l’anxiété, les efforts physiques excessifs vous obligeront à boire plus qu’au quotidien. Tablez donc sur une perte totale au minimum de 3 Litres par jour.

Les taux de sudation observés pour différents sports varient de façon significative. Voici un tableau indicatif de la perte supplémentaire en eau que génère une activité physique en fonction de la température ambiante. Un bon indicatif, il me semble pour estimer vos besoins (même si à mon humble avis, vous devrez voir ces chiffres à la baisse en situation réelle)

 
perte eau activité physique

 

 Il est important aussi de savoir que les diarrhées, les fièvres et les vomissements (maladie, etc) provoquent des pertes très excessives en eau. Réagissez vite !

 

Les apports d’eau journaliers

Notre organisme doit donc compenser toutes ces pertes (2,6 litres de perte, rappelons le, en situation normale). Pour les curieux, un tableau détaillé des besoins en eau journaliers en fonction de l’âge, résultat d’une étude des Autorités de Santé Européennes (EFSA – European Food SafetyAuthority)  de 2010 :

Source : http://www.h4hinitiative.com/fr/hydratation-et-sante/nos-besoins-quotidiens-en-eau 

Les trois sources d’approvisionnement en eau sont la consommation d’aliments (légumes, viandes, etc), la consommation de liquides (soda, eau, etc), et la production d’eau métabolique. Cette dernière est négligeable puisqu’elle représente moins de 0,3 litre d’eau par jour. Alors c’est simple, nos apports viennent des aliments et des boissons. Jusque là aucune révélation divine ou spirituelle. Détaillons un peu chaque point !

 

Apport d’eau alimentaire

apport eau fruit frais L’EFSA a établi que la contribution des aliments dans les apports en eau journalier représentait environ 20 % chez l’adulte. Attention cependant : l’apport d’eau par les aliments est variable puisqu’il dépend du type d’aliments consommé. Un petit tableau qui catégorise les aliments par rapport à l’eau qu’ils fournissent.

 

apport eau par aliment

 

Pour ceux qui ont la flemme de lire ce tableau, les aliments les plus intéressants sont entre autres, les fruits frais , les légumes frais et le poisson frais .

 

Apport d’eau par les boissons

apport eau boisson survie

 

Toutes les boissons contribuent à l’hydratation du corps humain, que cela soit les boissons sucrés type soda, les jus de fruits, le café, le thé, les boissons alcoolisées diluées comme la bière ainsi que bien évidemment l’eau pure ou l’eau gazeuse. Il a été prouvé que la caféine présente dans le café, le thé ou certains sodas, n’a pas d’effet déshydratant. Notez cependant que  les infusions type thés et tisanes sont beaucoup plus rafraîchissantes et apaisent plus la sensation de soif qu’un café.

Attention aux fétards : Les boissons alcoolisées qui contiennent 10 % d’alcool ou plus, comme les vins ou les alcools forts  entraînent des pertes d’eau et sont donc déshydratantes ! En situation de survie il est donc déconseillé de picoler si l’eau se fait rare… même si dans ce genre de situation on en a particulièrement besoin psychologiquement xD !

Autre point à connaître : Le Sel ! Le sel au même titre que l’eau est évacué par la transpiration. Il favorise l’absorption et la rétention d’eau et maintient le volume sanguin. Il est fréquent qu’après un long effort physique, si une grande quantité d’eau est ingérée que la plupart de l’apport soit évacué par les urines. Pourquoi ? L’afflux soudain d’une telle quantité d’eau dilue le liquide sanguin et par conséquent le taux de sel. (moins de rétention d’eau…) Vous suivez ? Donc !!! Vous marchez en montagne toute la journée sous le soleil, littéralement désséché et n’ayant pas bouffé de la journée, et la, aléluya ! Vous tombez sur une rivière ! Ne vous jetez pas stupidement le ventre vide dessus ! Ajouter un peu de sel dans l’eau pour préserver l’hydratation ou manger un brin avant de boire. A noter que la diminution du taux de sel peut provoquer rapidement des effets secondaires désagréables comme des crampes, une fatigue excessive, etc.

 

Bilan

Au final ? Le calcule est simple :

- Au minimum 2,6 Litres d’eau consommé par jour = Au minimum 2,6 litres d’eau a apporter à notre organisme 
Apport d’eau par les aliments : Maximum 1 Litre par jour

Donc ?

- Apport d’eau par les boissons : 1,6 Litres par jour (tablez au minimum sur 2L en cas de situation de survie)

TADAAAAM ! Vous avez donc le chiffre magique ! :)

Mais écoutons Mr Julien Venesson, qui va faire un petit récapitulatif de tout ce qu’on a dit, avec beaucoup moins de chiffres, puisque lui c’est “buvez en fonction de votre soif !”

 

Vidéo sur combien doit-on boire d’eau ?

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 Les risques de déshydratation

La déshydratation survient lorsque la balance hydrique n’est plus équilibrée. Traduction en français courant : lorsque les pertes en eau sont supérieures aux apports. Plus l’écart est grand, plus la déshydratation est grave. Le volume de sang de notre corps dû au manque d’eau va diminuer drastiquement ce qui entraînent une mauvaise irrigation en oxygène et en nutriment. Même s’il est difficile d’évaluer avec exactitude la sévérité de votre déshydratation, certains symptômes pourront vous renseigner sur votre état, c’est pourquoi il est important de les connaître.

 

 

 

Les symptômes

Déshydration légère  (Perte liquidienne de 1% à 5%)

- Fatigue, maux de tête, somnolence, nausées
- Sensation de soif
– Bouche sèche et collante.
- Réduction légère de l’élasticité de la peau, peau rouge
- Réduction de la sudation (transpiration) ce qui peut conduire rapidement à une hyperthermie (donc fièvre)
- Réduction de la production d’urine. Urine de couleur jaune foncée (en temps normal, émission d’urine claire toutes les 3 ou 4 heures)
- Creusement des yeux, pas de production de larmes
- Constipation, Crampes musculaires

 

 Déshydratation modérée (Perte liquidienne de 6% à 10%)

- Vertiges, maux de tête
- Difficulté respiratoire
– Absence de salivation
- Discours confus
- Grande difficulté à marcher

 

Déshydratation sévère (Perte liquidienne de 11% à 20%)

- Langue gonflée, impossibilité d’avaler
– Affaiblissement de la vision
– Grande faiblesse musculaire
- Vertiges et sensation de perte de conscience imminente (diminution de la pression artérielle)
- Délires, Confusion, trouble de la conscience
- Evanouissement, convulsions

 

Que faire ?!

deshydratation eau survie

 Boire…. boire… boire… et BOIRE !!!

L’idéal en cas de déshydratation et de posséder des soluté de réhydratation oraux (SRO) comme Oralyte, Adiaril, Gallialite ou GES45. Ou de reproduire leur composition si vous n’en avez pas. Pour les curieux, un descriptif complet de la composition d’oralyte ici.

Sinon pour résumé, les solutions d’hydratation sont composées :

  • d’eau (haha ! facile !)
  • d’électrolytes pour compenser les pertes (sodium, potassium, bicarbonates, etc)
  • de glucides pour un apport énergétique en parallèle

C’est beau la théorie…. Mais le système D (Démerde) ? La solution efficace est de mélanger dans un litre d’eau une cuillère à café de sel, et six cuillères à café de sucre. (vous faites à la louche hein !).

Privilégiez des aliments riches en amidon et en sel, comme par exemple du riz, des pâtes bien salés (mais ça c’est la théorie, car en paumé en plein milieu de la brousse vous pouvez toujours rêver !) Rappel : ces éléments permettent une meilleure absorption et rétention de l’eau (vous allez finir par le retenir !) .

 

Conclusion

 Heu… Boire !? …. Rappelez vous, 1,6 litres en situation normale, 2 litres au minimum lors d’efforts physiques ! Un petit mindmap sympa (en anglais hélas) qui récapitule les 10000 lignes ci-dessus :

bilan eau survie

 

 

L’eau, la première priorité en survie – Les bases

 

Dénicher une source d’eau potable est en tête de vos priorités. C’est VITAL ! La seule difficulté ne réside pas à la localiser, mais aussi à la transporter. En raison de la quantité quotidienne consommée (avez vous retenu la leçon ? Combien ? 2 Litres !), même si vous possédez des récipients pour la stocker, il vous sera impossible d’en prendre suffisamment. La charge sera trop lourde et trop volumineuse. Augmenter de façon drastique le poids de votre équipement ne fera qu’accroître lors de vos longues marches la dépense d’énergie, la sudation et donc le besoin en eau ! (vicieux non !?). L’approvisionnement en eau est donc un problème récurrent et quotidien. Par conséquent, il vous faudra avant tout apprendre à économiser chaque goutte d’eau présente dans votre organisme, ce qui peut vous sauver la vie dans des situations difficiles.

 

L’économie de l’eau, avant tout !

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Les réflexes à avoir !

L’eau s’échappe des êtres vivants par l’évaporation causée comme nous l’avons vu par l’effort et la chaleur.

L’évaporation se produit notamment lors de la sudation (transpiration) suite à un effort et provoque la perte de grandes quantités d’eau. Par conséquent, il est primordial d’éviter toute activité physique inutile et d’économiser son énergie. Des facteurs psychologiques tels que l’anxiété et la panique sont aussi à l’origine de transpiration excessive (avec sécrétion d’adrénaline) et d’actions incontrôlées (pleurs, cris, agitation physique) qui sont des causes de déshydratation accélerée. Le sommeil et le repos sont les meilleurs moyens pour supporter un rationnement en eau !

L’évaporation de la salive constitue également une perte d’eau et est à l’origine de la sensation de soif. Un principe simple permet de diminuer ce phénomène : il suffit de fermer la bouche et de respirer par le nez. Si vous êtes accompagné parler le moins possible.

Ayez des réflexes logiques, comme éviter les zones trop ensoleillées et privilégier les coins d’ombre. S’il n’y en a pas, construisez un abri pour vous protéger du soleil! Ecoutez votre instinct !

Ne buvez JAMAIS d’alcool et ne fumez pas ! (j’espère pour vous que c’est évident…)

Dernier point, en cas de déshydratation, mangez le moins possible, notamment tout ce qui est protéines (viande, graisse, poissons, algues). Le corps prélève du liquide des organes vitaux pour assurer le processus de digestion, ce qui n’arrangera pas votre cas ! Donc préférez les glucides, contenu notamment dans le sucre (fruits frais).

 

Et l’hygiène dans tout ca !?

hygiene survie odeurSi vous n’avez pas de source d’eau et que les averses sont espacées, vous ne pouvez pas vous permettre de gaspiller votre eau pour votre confort personnel. Ce serait du gâchis ! Et la saleté n’a jamais tué personne !

Une astuce néanmoins pour ceux qui ne supporte pas les mauvaises odeurs : Etalez le soir un chiffon ou une serviette (ou tout autre bout de tissu) par terre sur de la végétation ou sur des buissons. La rosée recueillie au matin vous offrira un tissu humide et frais pour votre toilette… que demander de plus ! La technique peut également s’appliquer à vos vêtements, pour les laver. Et tout cela sans toucher une seule goutte de vos réserves perso !

Vous reportez au dossier dédié aux soins et à l’hygiène.

 

Détecter la présence d’eau

 L’eau est présente partout sur notre planète. Là où il y a de la vie, il y a de l’eau ! Et il y a TOUJOURS un moyen d’en trouver ou d’en récolter, même en plein désert par 50°C. Donc pas de panique. Il faut prendre le temps de regarder autour de vous, d’identifier les signes naturels qui indiquent sa présence et de connaître les différente sources existantes sur lesquelles se rabattre si l’eau ne se montre pas en grande quantité. Il est aussi primordial de s’adapter aux différents milieux, avoir en tête leurs spécificités et les chances qu’ils offrent en terme d’eau.

 

Indice Végétal

Cela coule de source (haha ! le jeu de mot…), donc nous n’allons pas tergiverser pendant 150 ans. Dans les paysages arides ou semi-arrides, les plantes vous indiquent la présence d’eau à proximité. Donc cherchez ! Cherchez à leurs pieds pour dénicher une source souterraine, dans leurs feuillages qui peut contenir quelques millitres de liquide salvateur, ou utiliser leurs racines pour en extraire l’eau !

 

Indice Animal

eau survie traces animalesLes animaux ont les mêmes besoins que nous en terme d’eau. Ils constituent donc une excellente boussole de l’eau. Nos amis les bêtes se repaissent de ce précieux liquide à l’aube et au crépuscule. Les traces convergentes de gibiers mènent généralement à l’eau. Attention cependant aux traces d’animaux carnivores, qui absorbe de l’eau de leurs proie et peuvent tenir plus longtemps sans apport d’eau. De la même façon, lorsque un vol d’oiseaux est bas et en ligne droite, il est fortement probable qu’ils se dirigent vers la source d’eau la plus proche. Même avertissement que tout à l’heure : les échassiers, les faucons, aigles et oiseaux de proies tirent beaucoup d’eau de leurs proies et ne doivent pas être considérés comme un signe.

Les insectes sont également un très bon indicateur. Les fourmis sont très dépendantes de l’eau et une colonne de fourmis conduisent généralement à une petite réserve d’eau. Les ruches d’abeilles indique un point d’eau à moins de 6500 mètres, donc n’abandonnez pas, vous n’êtes pas loin ! De la même façon, les mouches ne s’éloignent pas à plus de 90 mètres d’une source d’eau.

N’oublions pas les traces humaines ! Petit chemin, traces de pas en milieu dépeuplé vous conduiront probablement à un ancien puit, une source ou un trou d’eau !

A noter que les reptiles (serpents, varans, etc) ne doivent pas être pris en compte, puisqu’ils peuvent se passer très longtemps d’eau et boivent celle de la rosée principalement.

 

En fonction des milieux

En montagne

eau survie montagneDans ces terrains escarpés et comme l’eau est soumis à la loi de la gravité comme nous tous, il faut en tout logique chercher au fond des vallées, où elle s’amasse.

D’autres possibilités reste à votre disposition : guettez les amas de végétation luxuriante pouvant indiquer une source souterraine et creusez dans les lits et les fossés à sec, au point le plus bas, cela peut se révéler fructueux.

Cherchez également les crevasses et autres cavités naturelles entre les rochers, qui peuvent pendant longtemps contenir de l’eau.

Bref… les pistes sont nombreuses… Ouvrez les yeux !

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Dans le désert

eau survie desertQuelques chiffres pour vous donner une idée de la difficulté de l’environnement : Dans les déserts avec une température supérieure à 30°C, les experts s’accordent à dire que l’apport d’eau minimum devrait s’élever à 4,5 Litres d’eau. Avec une température de 50°C, la consommation passe à plus de 13 Litres, soit environ un litre par heure en pleine journée ! Bien plus  que ce que milieu peut vous offrir… Il va donc falloir économiser et se rationner et surtout s’ABRITER ! C’est à dire trouver de l’ombre et réduire ses efforts. Marcher la journée est un pur suicide, donc déplacez vous de nuit, et dormez le jour dans un que vous aurez construit à l’aube avant que le soleil ne devienne trop meurtrier.

Que nous parlions de désert de sable, des déserts montagneux ou des déserts salés, le problème reste le même : pas une goutte d’eau à l’horizon, ni dans le ciel (moins de 25 centimètres de pluie par an), ni par terre, puisque celle-ci s’évapore à vitesse grand V. Les principales sources d’eau sont les oasis qu’avant toute aventure dans le désert, il est bon de localiser et de mémoriser. Sinon, il reste la rosée avec les pièges de condensation qui fonctionnent extrêmement bien grâce à la froideur des nuits et à la chaleur des journées et les sources souterraines (identifiables par des touffes de végétation, ou des lits asséchés).

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Quelques conseils de Bear Grylls : couvrez vous la bouche, comme les Bédouins votre perte d’eau par évaporation au niveau de la bouche sera fortement diminuée. Il recommande aussi d’utiliser une méthode d’un peuple mexicain appelé les Tarahumara, qui avec une quantité d’eau ridicule peuvent marcher des dizaines et des dizaines de kilomètre : ils conservent une petite quantité d’eau dans la bouche en marchant, sans avaler, donc l’air respiré par le nez est constamment humide.  Le plus dur est de résister à la tentation d’avaler… car sous une chaleur ardente, assoiffé, c’est plus dur que le pot de nutella sous le nez ! Donc tenez le plus longtemps possible.

 

Dans la jungle

eau survie jungleL’eau est omniprésente dans la jungle. Le fort taux d’humidité (entre 80% et 90%) sera un désagrément, et même un ennemi, puisque l’humidité favorise la transpiration et l’infection des plaies. La problématique n’est pas de trouver de l’eau… puisqu’il y en a PARTOUT ! Mais de l’obtenir sous une forme potable. Partez du principe que toutes sources d’eau (exceptée celle de récentes averses) est infectée / contaminée. L’environnement chaud et humide est idéal pour la reproduction de microbes, parasites, algues toxiques et plein d’autres petites bestioles que je préfère ne pas connaître !

Bref, donc privilégiez l’eau de pluie, en la récupérant à l’aide des techniques décrites plus bas : Collecter l’eau > Pièges à pluie ou en scrutant les différentes cavités naturelles (feuilles, cavité de tronc, champignons, etc). L’autre source pure, qui ne nécessitera pas de purification sera les plantes, comme les lianes, les bambous, les bananiers, les palmiers ou les baobabs ! Décris plus bas dans la section L’eau sous toutes ses formes > Eau animale et végétale

 

 

En pleine mer

eau survie radeau pleine merSi vous vous retrouvez en pleine mer, la priorité sera de minimiser vos pertes d’eau. Si vous transpirez trop, imbibez vos vêtements à l’eau de mer, ou sautez à l’eau si vous êtes attaché à l’embarcation (mais gaffe aux requins et autres joies de l’océan !). Attention cependant, le sel peut vite devenir irritant. Et vous ne pouvez pas imaginer à quel point ! Pour info, je suis restée 48 heures après une baignade en mer, sans me laver, dans des vêtements qui n’avaient pourtant pas été touché. Les dernières heures avaient été juste horrible, et la sensation de brulûre et de démangeaisons m’avaient empêcher de dormir de la nuit (en même temps je dormais à l’avant d’une petite voiture…). Bref ! Bear Grylls, lui, conseille pour éviter ces désagréments d’utiliser sa propre urine pour rafraîchir ses vêtements et limiter la transpiration. Il précise que l’urine est un excellent antiseptique !

 

Pour la boire, la seule solution est de la distiller, soit par un distillateur solaire, soit par un osmoseur, généralement présents dans tous les kits d’urgence de bâteaux.Un seul de ces engins ne vous permettra pas de survivre. L’idéal est d’en fabriquer d’autres vous même, en lisant la partie Collecter l’eau > Distillateur solaire. Les résidus de sel après la distillation pourront vous servir pour conserver la viande et le poisson.

eau survie distillateur solaire eau mer

Utilisez toutes les autres sources d’eau, comme la pluie, la rosée ou l’eau animale (yeux de poissons, sang de poisson, etc) qui seront indispensables comme apports pour survivre en pleine mer.

Une autre technique est également recommandé en dernier recours… mais ATTENTION accrochez vous ! Cette technique a été utilisé par les Robertson, une famille qui pendant 40 jours ont dû survivre sur un gonflable en pleine mer. 6 personnes dont 3 enfants, livrées à eux même en pleine mer ! Et ils ont survécu… grâce à des lavements rectaux ! Et oui le lavement rectal peut vous hydrater ! Car messieurs et mesdames, votre rectum peut “boire” (je ne sais pas si c’est le terme adapté) les liquides que votre bouche ne supporterait pas. L’urine et l’eau salée en font partie ! Je ne classerais pas cette méthode dans “collecter l’eau”, donc je m’empresse de vous la décrire ci-dessous le Lavement de réhydratation !

Il suffit de lubrifier avec les moyens du bord (huile, graisse animale, etc) un tuyau ou un tube et d’insérer environ 8 centimètres de celui-ci ( Oo’ – oui oui vous avez bien lu…) dans… enfin vous savez où ! Le mieux est d’être allongé et d’avoir fixé l’autre extrémité du tube à une gourde ou un récipient placé au dessus de vous. Par lavement, envisagez environ un demi litre d’eau et restez allongé après la procédure au minimum 10 minutes.

 

Vidéo d’un lavement de réhydratation (Bear Gryll)

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L’eau sous toutes ses formes

Le cycle hydrologique (cycle de l’eau) est un échange continu de l’eau entre l’atmosphère, l’eau souterraine, l’eau de surface et les plantes (brillamment illustré ci-dessous).

cycle eau condensation liquefaction

L’eau liquide est retrouvée dans différentes sources d’eau telles que les océans et mers, mais aussi l’eau de surface douce comme les lacs, les fleuves, les rivières, les torrents ou les étangs mais aussi sous forme souterraine. L’eau est également présente dans l’atmosphère en phase liquide et vapeur comme les nuages, mais aussi sous forme solide (neige, glace). Il faut être conscient de l’existence de ces différentes formes et apprendre à en tirer profit et à les récolter.

A titre d’information, le volume total de l’eau sur terre est réparti comme suit :

- 97,2% se trouvent dans les océans
1,8% se trouvent dans les glaciers et calottes glaciaires
0,9% se trouvent sous la terre (eaux souterraines)
0,02% sous forme d’eau douce de surface
- 0,001% d’eau liquide sous forme de vapeur (soit environ 13 000 km3)

 Parcourons ensemble chaque forme d’eau, et apprenons la base pour chacune d’entre elles.

 

Eau de surface : lacs, rivières, mares

eau survie riviere torrent fleuve mare

L’eau de surface est ce que l’on cherche en premier lorsqu’on est assoiffé. Rivières, torrents, mares, lacs, ruisseaux ou simples flaques, ces sources d’eau sont les plus évidentes et les plus simples à trouver. Utiliser tous vos sens ! L’ouïe pourra vous aider à trouver des petits torrents invisibles à l’oeil nu, mais audibles ! Le tumulte des flots (cascades, etc) peuvent vous indiquer une source à plusieurs centaines de mètres !  

Les sources agitées sur lit rocheux sont les plus sûres puisque l’eau est oxygénée et l’environnement aide à sa filtration naturelle. Choisissez l’eau toujours au plus proche de sa source. Plus vous serez en amont (altitude), plus elle sera saine. N’ayant pas stagnée, elle risquera moins d’être contaminée par les différents micro-organismes comme les parasites.

Avant de boire une eau, vérifiez toujours la présence de végétation et scrutez les bords à la recherche de cadaves d’animaux. Ces signes pourront vous indiquer la présence d’une eau polluée. Bear Grylls par exemple remonte pendant cinq minutes les cours d’eau qu’il rencontre, pour prendre l’eau plus en amont et vérifier qu’un os ne traîne ! Si vous êtes du genre zéro risque à ce moment la faite la bouillir au moins 8 minutes ou utiliser un mécanisme de purification/filtration en votre possession (cf section du même nom :p)

Dans la Jungle, partez du principe que toute source d’eau est par défaut contaminée et que seule l’eau des averses récentes est potable !

 

Eau souterraine

eau survie souterraine grotte cavite

Si l’eau n’est pas visible, ce n’est pas pour autant qu’elle n’existe pas ! Les crevasses ou cavités rocheuses peuvent cacher une eau fraîche et salvatrice ! En paysage montagneux, pensez donc à vérifier entre les rochers. Si vous êtes dans un paysage semi-aride ou aride, recherchez les touffes de végétation qui indique généralement une eau proche de la surface. Sur les terrains plus meubles, si la terre est humide comme dans les lits asséchés ou avec une forte présence de végétaux, creusez un trou. Il se peut que de l’eau boueuse s’invite à la fête !

Un mot : Observez ! Détectez les signes… pesez le pour et le contre avant de creuser. Vous devez toujours mesurer le gain potentiel et la dépense physique dans ce genre d’entreprise.

 

Eau de mer

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Quelle amère ironie que de se retrouver au milieu d’une étendu d’eau presque infinie… sans pouvoir jouïr de ses bénéfices hydratant ! En réalité les océans sont aussi arides que les déserts… Car l’eau de mer ne peut être bue. Beaucoup ont succombé à la tentation de se rincer la bouche ou d’avaler. Mais l’eau de mer est trois fois plus salée que notre sang, ce qui conduit inévitablement à une insuffisance rénale et surtout à des délires et hallucinations. On pense que la forte concentration en sel réduit de façon drastique le liquide échangé par les neurones, et provoque de graves délires. Ne JAMAIS la boire !

Notez que l’eau de mer, même si elle ne peut pas être bue telle quelle, peut être employée à la cuisson des aliments.

 Si vous n’êtes pas en situation de pleine mer, mais sur le littoral (île, etc) sans autres sources à proximité, vous pouvez tenter de creuser juste au dessus de la limite supérieure de la marée, ou quelque millilitres d’eau douce filtré par le sable pourront être trouvés. Même si le goût est particulièrement mauvais, cela peut toujours dépanner !

 

Eau de pluie et rosée

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L’eau de pluie et la rosée sont potables, vous pouvez donc directement la boire. Contrairement aux premières sources d’eau décrites, il va falloir trouver des subterfuges pour la capturer ! Mais elles resteronts vos meilleures alliées sans eau de surface à proximité ! Tous les mécanismes de collecte sont expliqués pour vos beaux yeux, plus bas, dans la partie Collecter l’eau > Piège à Pluie et Collecter l’eau > Piège à Rosée.

Une astuce cependant, ou plutôt un dicton : L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Levez vous vite, avant que le soleil ne fasse disparaître votre amie du matin : la rosée !

 

Neige et glace

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Même dans les endroits où cela caille (genre les pôles, par exemple), nous avons besoin d’eau. Au moins un litre par jour à priori, de ce que disent les experts. Le challenge contrairement à l’eau de pluie, n’est pas de la collecter, puisque présente partout sous forme solide… il suffit juste de la ramasser ! La complexité (car il en faut toujours…) réside dans la forme ! Dans les milieux froids, l’enjeu est d’obtenir une eau sous forme buvable donc liquide et potable !

Règle par défaut : Ne JAMAIS sucer de la glace ou de la neige. Outre les éventuelles blessures à la bouche que vous pourrez vous occasionner, cela vous obligera à dépenser votre propre chaleur corporelle qui dans ce type de milieu est plus précieux que tout ! Toujours peser la perte VS le gain. Et clairement dans le contexte où vous luttez chaque seconde contre le froid, vous n’êtes pas gagnant dans le rapport perte d’énergie / quantité produite. Une exception cependant : lorsque vous marchez ou effectuez un effort physique soutenu, vous pouvez garder un peu de neige dans votre bouche. Celle-ci fondra avec le surplus de chaleur produit par l’effort et limitera la transpiration excessive (effet frais).

Entre neige et glace que choisir ? C’est très simple, la glace produit beaucoup plus d’eau que la neige ! Pourquoi ? Parce que la neige est constituée d’air et de glace. Selon Bear Grylls, sept parts d’air pour une part d’eau. Super isolant, mais niveau production d’eau potable, il y a mieux ! Surtout quand on sait que il faut seulement 50% d’énergie en plus pour transformer une même quantité de neige en eau que de glace en eau. Bref, un mot pour résumé : il n’y a pas photo, la GLACE !

Cependant si par malheur vous n’avez pas de glace à portée de main, choisisser la neige enterrée, plus compacte et granuleuse. Elle produira plus d’eau que la poudreuse tant rêvée par nous autres snowboarders !

Il se peut également (dieu sait où vous pouvez vous trouver) que vous soyer en pleine mer. Par conséquent, la glace type iceberg n’est pas potable puisque… salée ! Si vous prélevez de la  glace marine à leur surface, vous serez donc obligé de la distiller. Néanmoins, une astuce permet d’éviter ce long et fastidieux procédé. Plus la glace vieillie, moins elle contient de sel. Si vous avez la possibilité de collecter de la glace très ancienne vous aurez donc seulement besoin de la faire fondre ! Elle est reconnaissable par sa couleur bleue caractéristique avec des bords arrondis (contrairement à la récente plutôt grise ou laiteuse). Un conseil, avant de jouer les experts et de la faire bouillir inutilement… goûtez ! Si elle est salée, étape distillation… si elle est douce… yehaaa reste plus qu’à la faire bouillir !

 

Vapeur d’eau (nuage, brouillard)

eau survie nuageLes végétaux s’alimentent en partie en eau grâce au brouillard et aux nuages. Comment ? Le procédé est simple, lorsque la vapeur d’eau rentre en contact avec les feuilles, elle se condense, coulent le long de celle-ci et tombe sur le sol. Le sol l’absorbera et la plante pourra alors tirer profit du liquide. Un scarabée appelé Onymacris unguicularis (ténébrion du désert), utilise également le brouillard pour s’hydrater. Il s’expose face à la brume tête baissé et avec les aspérités de sa carapace récupère de précieuses goutelettes qui vont couler le long de son corps pour finir… dans sa bouche ! Ah ! Que la nature est bien faite !

Les humains ont copié ce procédé en tendant des filets en haute altitude avec à leur base des gouttières chargées de récupérer l’eau et de les amener à différents réservoir. Appelés des “attrape-brouillard“, ils sont indispensables à certains peuples des terres désertiques.

Bon… vous vous doutez bien… qu’il est possible de reproduire ce mécanisme plus ou moins bien avec une bâche. Mais comparé à un piège à pluie ou à rosée, il est plutôt fastidieux à mettre en place et moins fiable. Cette partie est donc plus pour votre culture G que pour de réels cas pratiques.

 

Vidéo d’Attrape-brouillard au Népal

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Eau animale et végétale

 

Eau Animale

eau survie eau animale

Alors, alors… qu’avons nous de ce côté là ? Mwè… rien de très ragoutant ! Mais quand faut y aller, il faut y aller !

Les animaux tout comme nous, contiennent en grande partie dans leur organisme de l’eau. Alors pourquoi ne pas la leur voler quand on a l’occasion ?

Il y a très peu de parties réellement hydratante dans nos chers amis les beytes ! Tous les jus organiques sont très riches en protéines et en graisse, et comme vous l’avez appris, leur digestion nécessite énormément de liquide. Ce qui au final vous en volera plus que vous en apportera au stade où vous en êtes. Car je suppose que si vous commencez à becter des yeux à droite à gauche, c’est que vraiment, ça urge !

Que reste il ? Deux choses : Les yeux et le liquide contenu dans la colonne vertébrale, notamment chez les poissons. Le sang peut aussi dans les cas extrèmes vous sauver la vie… Je vous l’avez dis… vraiment pas fantastique…

 

 Eau Végétale

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Certaines plantes et arbres sont réputés pour retenir une certaine quantité d’eau. Plus généralement toute plante ou arbre à feuilles avec des cavités entre les branches sont de bons prétendants !

Le but n’est pas de TOUT connaître. Et de toute manière vous ne pourrez pas, vu la diversité et complexité de notre écosystème végétal. Le but est d’avoir quelques bases et notions, qui peut être pourront vous sauver la vie à l’issu d’un camping foireux, ou d’une apocalypse Z…

 

Les tiges grimpantes (lianes, etc)

Les pousses d’au minimum 5 centimètres de diamètre peuvent être une bonne source d’hydratation. Attention cependant, certaines possèdent de la sève très vénéneuse, il faudra donc apprendre à les distinguer. Généralement le sève laiteuse, rouge, jaune, collante ou amère est à éviter ! Le reste, s’apprendra avec l’expérience… et oui la théorie possèdent des limites !

Petite indication très utile. Une fois que vous avez trouvé la plante grimpante de vos rêves, comment récolter efficacement de l’eau ? Le réflexe de débutant, consiste à couper seulement l’extrémité basse de la plante… ERREUR !!!

Allez, je suis sympa, voici la marche à suivre, en image !

eau liane vegetale survie

1) Il faut tout d’abord entailler profondément la liane le plus haut possible. Pas le choix, vous devrez escalader quelques mètres ! Attention, il ne faut pas la couper, mais seulement l’entailler !

2) Redescendez de votre perchoir (mouhaha, je pense qu’en étape un on doit se sentir seul au monde) et trancher complètement cette fois ci la liane le plus bas possible.

3) L’eau / La sève s’écoulera. Attention il peut y avoir parfois un très bon débit donc poser à proximité un récipient ou votre bouche si vous n’avez rien pour ne pas perdre trop de quantité. Attention cependant à ce que votre bouche ne touche pas la liane. Certaines provoquent des allergies ou irritations !

4) Quand le liquide s’arrête de couler répéter les étapes 2 et 3 quelques centimètres plus haut (10 centimètres au minimum). Coupez la liane et buvez ! Reproduisez ce geste jusqu’à l’entaille si vous en avez la possibilité !

 

Bananiers, plantain, bambous et figuiers

eau survie bambouGrosse source de liquide, puisqu’un seul de ces arbres peut vous fournir en eau pendant plusieurs jours. Il suffit de couper le tronc et de creuser une cavité à l’intérieur. Celle-ci se remplira d’eau progressivement. N’oublier pas de couvrir votre source pour éviter que les insectes n’y viennent y déposer leurs oeufs. Vous pouvez également simplement tenter de percer le tronc, notamment celui du figuier, et ne restera plus qu’à vous servir !

Les bambous, notamment les vieux de couleur légèrement jaune contiennent souvent beaucoup d’eau. En les agitant, si ceux-ci contiennent du liquide, vous entendrez son clapotis. Vous avez la possibilité de percer le tronc, section après section, ou carrément d’emporter avec vous plusieurs sections en réserve.

 

 

Les racines

survie eau racineCertaines racines, après les avoir déterrées et écorcées, peuvent vous donnez du précieux jus en les sucant et en les machant. Certaines petites brindilles visibles en surface peuvent cacher des bulbes de la taille d’un ballon de foot. Le gros bémol est qu’il faut connaître les différentes espèces et que vous l’ayez vu de vos yeux vus, sur le terrain avec des guides locaux. Sinon pour les amateurs c’est une perte de temps et d’énergie, je vous conseille donc de vous rabattre sur des sources d’eau plus classiques.

Néanmoins quelques informations en vrac, que j’ai pu trouvé par ci par là :

Le baobab, le filao et le niaouli conservent de l’eau sous leurs écorces. Les racines de baobab, de kurrajong, de l’acacia, une fois coupées peuvent être stockée en petite lanière à la verticale dans un récipient pour que l’humidité s’en écoule lentement. Mieux vaut ne rien mettre dans la bouche plutôt que de s’intoxiquer. Pour illustrer mes propos, en France, il y a environ 12000 espèces de plantes  et environs 1200 comestibles.  Cela fait 90% de non-comestibles. Donc imaginez pour les racines…

 

Les palmiers

eau survie tropical palmier cocotierLes palmiers, cocotiers, etc proposent du liquide sucré délicieux ! Il suffit de recourber une palme en fleur et d’en couper l’extrémité. En coupant tous les jours un nouveau bout, il est possible de récolter presque un litre d’eau au quotidien.

Le lait de coco contient beaoup d’eau. Attention cependant, celui des noix de coco bien mûres peut être un puissant laxatif et au final vous risqueriez de perdre plus d’eau que d’en gagner. L’eau de noix de coco est une boisson qui a le même niveau d’équilibre électrolytique que celui que nous avons dans le sang (source : FAO – l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture). C’est en quelque sorte le liquide de la vie !

Point culture : durant la guerre du Pacifique de 1941-1945, les deux camps en conflit utilisaient régulièrement de l’eau de coco extraite directement de la coque pour faire des transfusions de plasma d’urgence aux soldats blessés.

L’arbre du voyageur, de la famille du bananier peut contenir jusqu’à deux litres d’eau à la base de l’éventail de palmes.

 

Les cactus

Si vous êtes dans le désert, les cactus peuvent être une grande source d’eau, mais de la même façon, il faut un peu s’y connaitre !

Pour ma part, ayant un peu voyagé et à une époque cultivé mes petits cactus et mes plantes grasses, (cela m’est toujours resté, puisqu’à chaque passage à Jardiland &co je ne peux m’empêcher d’en acheter un !) voici les conseils que je peux vous donner :

Ne tester pas tout et n’importe quoi et rabattez vous sur trois espèces, très facilement reconnaissables : Le cactus tonneau appelé Echinocactus Grusonii, l’Opuntia et ses fameux fruits de barbarie et l’agave.

eau survie agave opuntia echinocactus

1) L’Opuntia, les spatules comme les fruits sont chargés de liquide que vous pourrez facilement récupérer en les machants. Notez aussi au passage que les fruits appelé fruits de barbarie comme les spatules sont comestibles et qu’on peut manger la chair crue. J’en ai personnellement mangé. Les fruits sont blindés de pépins mais très raraichissant et la chair cuite est très bonne !

2) L’Echinocactus Grusonii principalement présent en Amérique possède une peau très épaisse. Il suffit de trancher la partie supérieure, de récupérer des bouts de chair et de les sucer, ou d’écraser la chair à l’intérieur et d’en extirper le jus.

3) L’Agave. Il y a énormément d’espèce d’agaves. Deux sont majoritaires et présentes en Amérique, appelées Agava Tequilana et l’autre, à justre titre Agava Americana. Lors de mon voyage au Mexique j’ai été impressionnée par la quantité d’eau que pouvait donner cette plante. Il suffit de couper la hampe florale ou l’excroissance centrale (une feuille beaucoup plus épaisse et large que les autres, qui pousse à la verticale) pour que le liquide coule à flot, riche en fructose et en glucose, très amer. Mais je vous assure, cela se boit plutôt bien, surtout quand on a pas le choix !

eau survie cactus cereus giganteusDernière petite information, le cactus nommé Cereus Gigantus facilement identifiable,(à gauche) est également très répandu en Amérique. Il peut atteindre plus de 5 mètres de haut et contient énormément de sève. Elle est TOXIQUE. Mais si vous n’avez pas d’autre choix, il peut vous sauver la vie ! Pour cela, récupérez le liquide toxique et utiliser un des mécanismes de distillation / purification proposée dans la section plus bas. Ce qui rendra la sève inoffensive et comestible !

 

 

 

L’eau, la priorité en survie – Collecter de l’eau

 

Les pièges à pluie

Contrairement aux autres sources d’eau, l’eau de pluie est potable quelque soit l’endroit où vous vous trouvez (forêt, pôle, ville, etc). Les pièges à eau de pluie sont juste… évidents ! Pas besoin d’être Einstein pour comprendre. Utilisez le plus de réceptacles possible sur une surface aussi grande que possible pour récupérer l’eau. Sceaux, bassines, bâches, récipients divers… tout peut servir ! Ce qui n’est pas imperméable s’imbibe et en essorant vous obtiendrez aussi le précieux liquide.

eau survie piege pluie urbain

Héhé, ce mec vous dit quelque chose non ? Même s’il a obtenu une place dans le top 10 des morts les plus stupides en territoire Z, Môssieur avait compris le principe des pièges à pluie : Sors tout ce que tu as dans ta baraque, pose tout sur le toit, et guette la pluie (en croisant les doigts) !

En milieu naturel vous aurez beaucoup moins accès à la magie de notre monde industriel fait de plastiques divers et variés. Faites avec les moyens du bord ! Utilisez tout ce qui est sur vous. Récipients, vêtements de rechange, chaussettes tout ce qui peut contenir ou imbiber de l’eau est bon à prendre !

Observez la nature autour de vous. Où que vous soyez, de nombreux cavités naturelles existent et peuvent après une bonne averse conserver de l’eau de pluie ! Quelques exemples ci-dessous.

survie eau pluie piege naturel

 Autre bonne technique précaunisée par Wiseman ainsi que Bear Grylls : Entourez vos jambes et chevilles de vêtements propres pour que pendant votre marche à travers la végétation, les tissus s’imbibent d’eau de pluie ou de rosée encore sur les feuilles !

 Concernant les pièges à pluie un peu plus élaborés, deux techniques reviennent régulièrement : la bâche suspendue et le trou à eau.

 

Bâche suspendue

eau survie piege pluie bache

Si vous possédez une bâche il suffit de tendre celle-ci entre quatre arbres et de l’y attacher. Laisser un peu de mou pour qu’elle soit concave, quite à apposer au centre, comme dans le cas du puit solaire une petite pierre.

 

Trou à eau

eau survie piege pluie trou eau

Une autre méthode très efficace et très simple consiste à creuser un trou dans le sol et de tapissez le fond d’une bâche. Si vous n’en avez pas, il est aussi efficace de recouvrir le fond d’argile, d’une grande feuille type palmier, ou d’un tissue quelconque. Le but est seulement d’empêcher que la terre absorbe l’eau !

 

Entonnoirs naturels

eau survie entonnoir naturel vegetalMatez moi la taille de ces feuilles… Imaginez les récipients que vous pouvez faire avec ces engins !

En milieu tropical, les grandes feuilles type palmier peuvent servir d’entonnoirs naturels. Lors d’averses, placer vos récipients sous celles-ci augmentera la quantité d’eau capturée. De la même façon, vous pouvez augmenter la surface de récupération des petits récipients en enroulant une de ces grandes feuilles sur elle même et en la plaçant dans le récipient (entonnoir).

 

Les pièges à rosée

Un peu de thermodynamique ! La condensation, étape fondamentale du cycle de l’eau (vu en début de chapitre) est le phénomène à l’origine des nuages, de la rosée, de la pluie, mais aussi des goutelettes d’eau sur le miroir de votre salle de bain lorsque vous prenez une douche, nue… oups ! Je m’égare !

Ce changement d’état se produit lorsque de la vapeur d’eau rentre en contact avec une surface froide. Pour ceux qui tentent le prochain Question pour un champion (oui car pour Secret Story ou The Voice l’intérêt est limité…), on appelle “liquéfaction” le procédé qui enclenche le passage de l’état gazeux à liquide ! Et c’est bien celui la qui nous intéresse !

La rosée provient des vapeurs d’eau chaudes qui se condensent grâce à la fraîcheur du sol qui se refroidit très vite à la nuit tombée. Plus la différence de température est élevée, plus la quantité produite est grande !

Super, de la vapeur d’eau, inexploitable pour nous, qui BOUM devient liquide sous nos yeux ébahis. Comment en tirer profit ? Comment l’exploiter ? Comment ce petit processus miraculeux peut-il nous venir en aide ?

Nous allons donc utiliser deux choses : les plantes et le soleil.

 

Condensation végétale

survie eau condensation piege vegetaux solaire

Heu… Mel… Un sac plastique sur une branche… tu m’expliques !?

Oups, je suis allée un peu trop vite ! Alors, explications. Nos amis les végétaux sont beaucoup plus armés que nous pour récupérer des potentielles sources souterraines (nappes phréatiques) et s’en goinfrer. A l’aide de leurs racines, ils peuvent atteindre plus de 15 mètres de profondeur, une distance impossible pour nous autres fugitifs, paumés au milieu de la forêt ! Le concept de ce piège est simple… laissons les bosser à notre place ! (l’espèce humaine est super douée pour ca d’ailleurs…)

Les végétaux, comme nous, perdent de l’eau par évaporation. Ce piège à condensation végétale permet simplement de “chauffer” les feuillages qui se mettent alors à “transpirer” (évaporation), de garder prisionnère cette eau évaporée et de provoquer sa condensation sur le plastique. Pas bête l’astèque !

Entourez  de sacs en plastique les branches, feuilles, buissons, très exposés au soleil. Le sac doit être le moins en contact possible avec les feuillages (sinon cela freine le processus), et la végétation doit être très abondante ! Notez que même les végétaux coupés produisent de l’eau. C’est pas formidable, ça !?

Piquez le fond du sac pour boire sans démonter le piège et nouer le après coup. Il est inutile de le laisser en place plus de deux heures, car les feuilles cesseront de produire. Donc à ce moment là recommencer ailleurs !

 

Condensation solaire / Distillateur Solaire / Puit Solaire

Le distillateur solaire reprend exactement le principe juste au dessus. Pourquoi l’appelle-t-on un distillateur alors et pas un condensateur ?  Car cette technique d’évaporation / condensation (vu dans le piège de condensation végétale) permet AUSSI de distiller l’eau salée ou souillée (urine, eau de mer), ce qui élimine toutes les impuretés en séparant les métaux, minéraux et micro-organismes du liquide. Mais nous n’en tirons pas profit dans le piège à condensation végétale. Pas réellement. Il existe trois types de distillateurs (le puits, la boite et la pyramide). Le plus simple à réaliser est le puit, c’est pourquoi nous ne verrons que celui-ci.

 

eau survie distillateur solaire puit solaire piege condensation alambic solaire

Selon les conseils de Wiseman, il faut creuser un trou d’environ 90 centimètres de large sur 45 centimètres de profondeur. Placez n’importe quel récipient au centre et recouvrez votre oeuvre d’une bâche plastique que vous fixerez au sol grâce à de la terre ou des roches pour éviter qu’avec le poid de l’eau elle ne s’affaisse. Poser de petits cailloux ou une petite roche au centre de la bâche pour former un cône dont la pointe se situe au dessus de votre conteneur. Et maintenant attendez !

N’hésitez pas à ajouter de la végétation pour accélérer le processus. L’urine augmente également le taux d’humidité, dont dépensez là astucieusement (urinez sur un chiffon et ajoutez le dans votre trou)!

Réexplication du mécanisme, même si normalement vous devez avoir compris le truc : Le soleil en chauffant le sol et l’air sous le plastique provoque de la vapeur d’eau (évaporation) qui se condense sur le plastique froid (plus froid que l’air) pour couler dans votre récipient ! TADAAM ! Ce processus est particulièrement efficace dans le désert où les différences de température jour / nuit sont énormes.

 

Exemples de réalisations :

eau survie distillateur solaire puit solaire alambic solaire

 

Et le tuyau me direz vous ? Il est simplement utile pour vous permettre de boire sans démonter tout le piège ! Une méga paille en somme… Mais perso, je doute de trimballer cela sur moi le jour J…

Au passage votre puit solaire peut piéger des insectes, serpents et autres petits animaux qui pourraient tomber dans le trou sans pouvoir remonter après. Une pierre deux coups, comme on dit !

Bon, et comment distiller l’urine et l’eau de mer avec ce truc me demanderez vous ? Ben… pas comme cela ! La on va se rabattre vers une vraie distillation ! Donc reportez vous à la partie Purification, Filtration et autres préparations. (ben oui, dans la même section cela aurait été trop facile…)

L’eau distillée n’a aucun goût. N’hésitez pas à leur redonner un peu de goût en les reoxygénant (en reversant le liquide plusieurs fois de suite dans un récipient). Des infusions avec un charbon de bois ou des épines de pins dans l’eau bouillante apporte de la saveur !

 

Faire fondre la glace et la neige

Inutile de bourrer de neige votre casserole, et d’attendre béatement que le miracle se produise, car ce n’est clairement pas la méthode la plus efficace. La neige trop compacte va s’évaporer par le bas créant un “trou” entre la neige restante et le fond du récipient. La neige nouvelle neige fondue ira s’écraser contre le métal brulant pour immédiatement s’évaporer. Donc au final… pas probant ! Choisissez plutôt la méthode méticuleuse : faites réchauffer de petits morçeaux, et ajouter en au fur et à mesure. Vous obtiendrez beaucoup plus de liquide au final !

La meilleure méthode, qui vous permet ET de cuire votre diner ET de récolter de l’eau liquide consiste à empaler sur un bâton une boule de glace (ou si vous n’en avez pas de neige compacte) et de planter celui-ci au sol à proximité du feu. Il suffit de positionner un conteneur en dessous pour récupérer votre précieux butin et les flammes s’occuperont du reste !

 

eau survie fondre glace neige feu de camp

Hey, il est pas beau mon montage ? Ok… en vidéo :

 

Vidéo Survie – Faire fondre la glace / neige

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Ne le mettez pas trop près, sinon la neige risque de se détacher par paquet plutôt que de fondre lentement, ce qui ne vous avancera pas ! Une méthode pour éviter ce problème consiste à accumuler la neige dans un bout de tissu, comme une chaussette et d’accrocher celle-ci au baton. Comme cela, aucun risque de chute !

En absence de feu, utilisez l’excès de chaleur que votre corps produit lors d’un exercice physique (déplacement, travail, etc). Recueillez la glace ou la neige dans un sac et placez le entre vos couches de vêtements (pas directement contre la peau). Les endroits dégageant le plus de chaleur sont l’aine et les aisselles. Ne faites surtout pas cela au repos ou pendant le sommeil, cela puiserait dans vos ressources pour lutter contre le froid.

 

 

L’eau, la priorité en survie – Filtration et purification de l’eau

 

Un mot d’ordre : Eviter les risques inutiles ! Boire de l’eau contaminée peut devenir rapidement dramatique. Diarrhées chroniques, maux de ventre ignonbles, déshydratation extrême, bref… vraiment pas beau à voir ! Et même les torrents les plus limpides et tumultueux peuvent contenir des parasites… Donc ne jouez pas aux experts de la nature ou aux héros surtout si vous êtes un bon parisien qui n’a jamais bu autre chose que de l’Evian !

 

Les risques : A quoi s’expose t’on au juste ?

Il existe plusieurs voies de contaminations :
- les directes : en cas d’absorption d’eau contaminée, en cas de contact type baignades ou inhalation.
les indirectes : par le biais d’aliments souillées comme les coquillages, les poissons, etc. (par digestion mais aussi par contact)

Deux types de contaminations existent :
les contaminations biologiques : dans la plupart des cas provenant de déchets ou d’excréments (peril fecal)
les contaminations chimiques : plus répandus qui proviennent généralement de l’accroissement de la teneur d’un composé particulier dans l’eau (plomb, fluor, etc). Des législations encadrent ce type de risque par les normes de Concentration Maximum admissible (CMA)

Listons rapidement, en fonction du type de contamination, les risques et maladies qui en découlent. Ce n’est absolument pas pour vous aider à préparer votre concours de médecine, mais simplement pour vous ouvrir les yeux et être sûre que vous mesurez chacun de vos actes avant de prendre une décision.

 

Les risques biologiques

Les bactéries

maladie bacterie eauLes bactéries constituent la première cause de maladies suite à l’ingestion d’eau non potable (j’entend par là souillée). Les principales maladies qui découlent d’une infection bactérienne par l’eau sont :

- Le Choléra qui provoque une diarrhée majeure avec des déshydratations extrêmes (pertes de 10 à 20 litres d’eau par jour recensées). Les symptômes apparaissent très rapidement, un à cinq jours après l’ingestion de la bactérie. Les dernières épidémies recensées sont à Kaboul en 2005 et à Haïti en 2010. Tout sur le Choléra (OMS).

La fièvre Typhoïde : Les principales zones concernées sont l’Amérique du Sud, l’Afrique et l’Asie. D’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), cette maladie entrainerait plus de 200 000 décès annuels, par l’ingestion de boissons ou d’aliments contaminés. Comme le choléra des symptômes de diarrhée arrivent très vite, suivi par des maux de tête, insomnie, fièvres, saignements du nez, douleurs abdominales. La destruction des bactéries libèrent une toxine qui provoque des perforations et des hémorragies digestives qui conduit dans 30% des cas sans traitement à la mort. Tout sur la fièvre typhoïde (OMS).

La Dysenterie : Connue sous le nom commun de tourista. Très répandue dans les pays en voie de développement. C’est une maladie infectieuse du colon qui est caractérisée par  des diarrhées souvent mêlée de sang et accompagnées de douloureuse crampes abdominales. Tout sur la dysenterie (OMS).

Salmonelloses, Yersinioses, Cyanobactéries…  Ils existent énormément de bactéries transmissibles par l’eau souillée ou les déjections animales. A noter que les cyanobactéries sont facilement détectables puisqu’elle provoquent des altération de la couleur (eau verte, rouge, odeurs désagréables, etc). Tout sur les cyanobactéries (OMS).

 Par seul contact de l’eau, deux types de pathologies sont à craindre concernant les bactéries :
La leptospirose : Une maladie provenant des rongeurs qui infectent les sources d’eau par leur urine. (un seul cas mortel de recensé). Tout sur la leptospirose (OMS).
La légionellose : Une maladie pulmonaire qui se développent dans les conduits de climatisation ou l’eau chaude, ou seul un “aérosol” suffit à faire pénétrer la bactérie. Tout sur la légionellose (OMS).

 

 La plupart de ces pathologies se traduisent pas des diarrhés et déshydratations excessives, à cause desquelles 6000 personnes succombent par jour. Même si certaines pathologies s’avèrent moins graves que d’autres, n’oubliez pas que ces symptômes de forts affaiblissements… et lorsque vous êtes seul… livré à vous même cela peut être très rapidement fatal !

 

 Les virus

eau virusIl existe de nombreux virus transmissibles par voix acqueuse. Certains sont particulièrement résistants dans le milieu extérieur comme c’est le cas du virus de l’hépatite A, le virus de Norwalk ou celui de la dingue. Je vous propose un tableau récapitulatif de l’OMS, et si vous désirez aller plus loin, l’étude complète de l’OMS sur les virus humains dans l’eau usée est ici !

 

survie eau souillee virus

 

 

 

Les parasites

eau parasiteLe risque parasitaire est très important en particulier dans les pays en voie de développement. Ces parasites microscopiques vous contaminent par simple contact. C’est pourquoi, il est précaunisé aux touristes de ne jamais se baigner en eau douce, ou toujours moins de 10 minutes (pour ma part à la 6eme minute je sors !) Les plus répandus sont entre autres :

- Le paludisme, la première parasitose au classement mondial, avec 225 millions de personnes malades et 781 000 décès recensés en 2009. Les symptômes sont une fatigue généralisée, une perte d’appétit, des vertiges, des diarrhées et des vomissements, mais la caractéristique du paludisme  reste “les crises” durant lesquelles une sensation de froid, de frissons et de fièvre de matérialisent subitement, et de façon cyclique. Dans les cas les plus grave, on recense 20% de mortalité même avec des soins importants. Tout sur le paludisme (OMS).

- La bilharziose ou schistosomiase, classé comme deuxième endémie parasitaire  après le paludisme avec environ 180 millions d’individus affectés, pour environ 280 000 décès chaque année qui provoque des éruptions ou des démangeaisons cutanées. Deux mois après l’infection, de la fièvre, des frissons, une toux et des douleurs musculaires peuvent apparaître alors que les parasites atteignent leur maturité. Les infections non traitées peuvent entraîner l’apparition de sang dans les urines et les selles.

- L’onchocercose ou cécité des rivières, contrairement aux deux premières ne tue pas… mais rends aveugle puisque les parasites migrent vers les tissus oculaires. Tout sur l’onchocercose (OMS).

- La gardiasis ou lambliase peut provoquer des diarrhées jaunâtres, des ballonnements et des maux de ventre (giardiose). La contamination se fait par de l’eau souillée ou des mains sales. Cette affection existe dans de nombreux pays tempérés (en Europe et Amérique du Nord). Tout sur la gardiasis (Wiki)

- Le cryptosporidium qui provoque des diarrhées aqueuses et sanglantes, des maux de tête, crampes abdominales, nausées, vomissements et une légère fièvre ainsi que de graves problèmes hépatiques. Tout sur le cruptosporidium (OMS).

Le détail de toutes les parasitoses est disponible sur le site de l’OMS.

 

Les risques chimiques

eau pollution chimiqueL’eau est de plus en plus polluée par les différentes substances humaines (radioactivité, pesticide, etc, etc) créent lors de processus industriels ou agricoles. A noter que les pesticides sont la cause d’un quart des eaux polluées chimiquement et servant d’alimentation à la population. Les autres causes de pollution chimique proviennent du nitrate et des métaux lourds comme le plomb, le mercure, le cadmium, le manganèse ou l’arsenic. Les métaux lourds proviennent essentiellement des fonderies, de la métallurgie et des incinérateurs d’ordures.

Les métaux lourds

Il faut savoir que les métaux lourds  sont des substances très toxiques qui ne sont pas éliminés de l’organisme. Elles s’y accumulent en provoquant de intoxications et maladies (cancers, etc). Le plomb par exemple, atteint le système nerveux et et conduit à des troubles comportementaux (éncéphalopaties), des insuffissances rénales et de l’infertilité. La maladie du plomb est communément appelée le saturnisme.

 

Les nitrates

 Les nitrates ne sont pas nocifs en soit pour la santé mais sous l’action d’une bactérie présente dans le corps humain, ils se tranforment en nitrites – qui intéragissent avec l’hémoglobine du sang qui ne peut plus fixer l’oxygène et perturbe le processus de respiration. Les nitrates entrainent donc un empoisonnement du sang appelé méthémoglobinémie ou encore maladie bleue. A forte dose ils sont très toxiques et provoquent des pathologies sévères et immédiates alors qu’à infimes doses et à long terme ils engendrent le cancer, notamment celui de l’estomac.

 

Les pesticides et xhénohormones

Les pesticides sont constitués de plusieurs centaines de molécules très diverses qui une fois libérées provoquent diverses réactions chimiques. Par conséquent très peu sont connues et leurs effets à long terme n’ont pas été statués.

 

Conclusion des dangers

Alors ?! Toujours envie de jouer les héros ?! Moi perso… je trouve que cela refroidit vachement…. Bref ! Il était important que vous mesuriez les dangers de boire une eau stagnante. Et pour tout avouer… ils sont énormes ! Notamment en zones tropicales et équatoriales. Donc, avant de vous jetez dessus, vous savez qu’il faut… la rendre potable ! Et donc la filtrer ou la purifier ! Mais quelle est la différence ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

 

La filtration de l’eau

La filtration vous permet d’obtenir un liquide clair et de meilleur goût en éliminant les petits débris et dépôts en suspension dans l’eau. Mais ATTENTION, les meilleurs filtres sur le marché vont jusqu’à la nanofiltration, ce qui permet le blocage des virus et des grosses molécules, mais ceux-ci ne garantissent pas la filtration des agents pathogènes plus petits comme les bactéries. Donc classons la filtration là ou elle doit être mise : Elle constitue juste l’étape de commencement du processus de purification de l’eau et certainement pas une garantie d’eau saine.

Ce n’est donc absolument pas le procédé recommandé dans les zones à risques… mais les risques… nous les avons déjà vu il me semble !

Comme vous l’avez sans doute vu dans ce chapitre, nous partons du principe que nous avons le moins de matériel possible. C’est pourquoi je ne vous parlerais pas ici des super méga pailles filtrantes de la mort qui tue. Un chapitre “Matériel” y sera dédié dans un second temps.

Alors, comment peut on créer un filtre efficace avec les moyens du bord ?

Il existe principalement deux variantes, celle du filtre à eau suspendu et créé à l’aide de bouteille ou sac en plastique, et celui posé grâce à un trépied, composé de tissu.

 

Filtre à eau suspendu

survie eau filtre maison suspendu

 

Un petit screencast vous montrera comment procéder, mais cela reste assez simple. Il faut juste se souvenir de l’ordre des couches, qui de haut en bas est : Gravier / Sable / Charbon ou Mousse / Sable / Charbon. Il existe bien entendu plusieurs variantes… à vous de faire vos essais, mais généralement chaque couche doit faire environ 5 centimètres d’épaisseur !

 

Video Survie – Création d’un filtre suspendu

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Filtre à eau sur trépied

survie eau filtre maison trépied

Construisez un trépied à l’aide de trois bâtons et créez trois vases à l’aide de tissu (plus simple à dire qu’à faire) et remplissez les des différents éléments pour constituer le filtre.

 

La purification de l’eau

Vous l’avez compris, la filtration n’est qu’une étape. Seule la purification peut vous prévenir des micro-organismes indésirables comme les bactéries et les parasites. Passons en revue les différentes options de purification disponibles.

 

 Purification par ébullition

survie eau purification ebullitionOn rabache un peu : La méthode la plus simple pour purifier une source d’eau est de la faire bouillir pendant…. 8 minutes ! (bien il y en a qui suivent… ou pas…). L’eau bout à 100°C, mais gaffe à l’altitude ! Plus vous êtes haut, plus l’eau boue à basse température et moins les bactéries sont tuées !  Exemple, le mec en haut de l’Everest ne doit pas appliquer ce principe… Ajoutez dedans des aiguilles de pin, des cynorrhodons pour lui donner un peu de goût !

 

 

 Purification par les rayons UV (SODIS)

survie eau purification rayon uv sodis

L’utilisation des UV pour purifier l’eau est un processus simple et efficace lorsque le soleil est au rendez vous. Le seul bémol de cette méthode est qu’elle ne permet pas de purifier de grandes quantités d’eau et qu’elle est beaucoup plus longue comparée aux autres méthodes. MAIS, il ne suffit, comme l’indique brillamment l’illustration que de trois choses : de l’eau dans un conteneur transparent (bouteille, sac à eau, pochette plastique, etc) exposé au soleil et à ses rayons lumineux… et du temps ! 6 heures seront nécessaires pour permettre une purification totale par grand soleil. Si le temps est un tout petit peu nuageux, ajoutez deux ou trois heures pour être sûr, mais si le temps ne s’y prête pas, n’insistez pas et rabattez vous sur une purification par ébullition.

Attention, une fois l’eau purifiée, celle-ci ne doit pas être transvasée dans un autre conteneur ! Cela la contaminerait et il faudrait tout recommencer !

 

Vidéo Survie – Méthode SODIS (en anglais non sous titré)

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Purification chimique

survie eau purification chimiqueLa majorité des agents de traitement de l’eau sont des composés oxydants.  Plusieurs procédés de stérilisation chimique sont possibles :

- Javel / Iode :  : Ajoutez deux gouttes de javel non parfumée à 6% ou de teinture d’iode à 2% par litre. Si l’eau est trouble, doublez la dose. Il est également possible d’utiliser des pastilles javellisées achetable en pharmacie.

- Le permanganate de potassium : Ajoutez 4 à 5 gouttes par litre. L’eau prendra une coloration légèrement violette qui disparaîtra en moins d’une heure

- L’hydroclonazone : Vendu sous forme de comprimés, il suffit d’en ajouter un par litre d’eau (ou deux si l’eau est trouble). Il faut ensuite attendre une heure avant de pouvoir utiliser l’eau

- Les sels d’argent (Micropur), qui fonctionnent de la même façon que l’hydroclonazone (sous forme de comprimés, un comprimé par litre, attendre une heure pour l’utilisation), mais qui contrairement aux précédentes méthodes ne confère aucun goût chimique à l’eau ! Ils protègent plusieurs moins contre une réinfection. Donc parmis toutes les pastilles de purification, il est conseillé d’utiliser les sels d’argent.

 

Conclusion

Ne prenez pas de risque inutile… et vive l’ébullition ! Privilégiez cette option qui reste la plus simple, la plus rapide et très efficace ! Comme j’ai la flemme de tout vous résumer, je laisse notre ami le Prof dans le Bois nous synthétiser toutes les méthodes de filtration et purification, de façon complète et drôle ! Enjoy :)

 

Vidéo du Prof dans le bois – Purification et filtration

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La Méga Conclusion… Buvez…

Une fois que vous avez localisé, collecté et purifié votre eau… vous l’avez bien mérité… vous pouvez BOIRE !!

 

Vidéo – Boire de l’eau ce n’est pas facile !

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Dernier conseil : Lorsque vous êtes déshydraté (ou lorsque vous vous rationnez), ne vous jettez pas goulûment, à grande lampées… vous risquez de tout régurgiter ! (ce serait dommage…). Bref, pour accentuer la sensation d’hydratation, mouillez les lèvres, la lanque et la gorge. Et surtout, buvez a petites gorgées, très lentement pour limiter les dangers du vomissement.

 

 

Matériel

Consultez nos deux articles connexes !

 

 

Formation Survie (avec Fred)

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Annexes (à venir)

Eau & Survie Urbaine

 

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