Dossiers Survie — 05 mai 2013
Eau & Survie : Les bases

eau survie les basesSommaire

L’eau, la priorité en survie – Les bases

- L’économie de l’eau, avant tout !
* Les réflexes à avoir !
* Et l’hygiène dans tout ça ?!

– Détecter la présence d’eau
* Indice végétal
* Indice Animal
* En fonction des milieux

– L’eau sous toutes ses formes
* Eau de surface : lacs, rivières, mares
* Eau souterraine
* Eau de mer
* Eau de pluie et rosée
* Neige et glace
* Vapeur d’eau (nuage, brouillard)
* Eau animale et végétale

 

Le dossier complet eau et survie ici 

 

L’eau, la première priorité en survie – Les bases

 

Dénicher une source d’eau potable est en tête de vos priorités. C’est VITAL ! La seule difficulté ne réside pas à la localiser, mais aussi à la transporter. En raison de la quantité quotidienne consommée (avez vous retenu la leçon ? Combien ? 2 Litres !), même si vous possédez des récipients pour la stocker, il vous sera impossible d’en prendre suffisamment. La charge sera trop lourde et trop volumineuse. Augmenter de façon drastique le poids de votre équipement ne fera qu’accroître lors de vos longues marches la dépense d’énergie, la sudation et donc le besoin en eau ! (vicieux non !?). L’approvisionnement en eau est donc un problème récurrent et quotidien. Par conséquent, il vous faudra avant tout apprendre à économiser chaque goutte d’eau présente dans votre organisme, ce qui peut vous sauver la vie dans des situations difficiles.

 

L’économie de l’eau, avant tout !

transpiration eau economiser

Les réflexes à avoir !

L’eau s’échappe des êtres vivants par l’évaporation causée comme nous l’avons vu par l’effort et la chaleur.

L’évaporation se produit notamment lors de la sudation (transpiration) suite à un effort et provoque la perte de grandes quantités d’eau. Par conséquent, il est primordial d’éviter toute activité physique inutile et d’économiser son énergie. Des facteurs psychologiques tels que l’anxiété et la panique sont aussi à l’origine de transpiration excessive (avec sécrétion d’adrénaline) et d’actions incontrôlées (pleurs, cris, agitation physique) qui sont des causes de déshydratation accélerée. Le sommeil et le repos sont les meilleurs moyens pour supporter un rationnement en eau !

L’évaporation de la salive constitue également une perte d’eau et est à l’origine de la sensation de soif. Un principe simple permet de diminuer ce phénomène : il suffit de fermer la bouche et de respirer par le nez. Si vous êtes accompagné parler le moins possible.

Ayez des réflexes logiques, comme éviter les zones trop ensoleillées et privilégier les coins d’ombre. S’il n’y en a pas, construisez un abri pour vous protéger du soleil! Ecoutez votre instinct !

Ne buvez JAMAIS d’alcool et ne fumez pas ! (j’espère pour vous que c’est évident…)

Dernier point, en cas de déshydratation, mangez le moins possible, notamment tout ce qui est protéines (viande, graisse, poissons, algues). Le corps prélève du liquide des organes vitaux pour assurer le processus de digestion, ce qui n’arrangera pas votre cas ! Donc préférez les glucides, contenu notamment dans le sucre (fruits frais).

 

Et l’hygiène dans tout ca !?

hygiene survie odeurSi vous n’avez pas de source d’eau et que les averses sont espacées, vous ne pouvez pas vous permettre de gaspiller votre eau pour votre confort personnel. Ce serait du gâchis ! Et la saleté n’a jamais tué personne !

Une astuce néanmoins pour ceux qui ne supporte pas les mauvaises odeurs : Etalez le soir un chiffon ou une serviette (ou tout autre bout de tissu) par terre sur de la végétation ou sur des buissons. La rosée recueillie au matin vous offrira un tissu humide et frais pour votre toilette… que demander de plus ! La technique peut également s’appliquer à vos vêtements, pour les laver. Et tout cela sans toucher une seule goutte de vos réserves perso !

Vous reportez au dossier dédié aux soins et à l’hygiène.

 

Détecter la présence d’eau

L’eau est présente partout sur notre planète. Là où il y a de la vie, il y a de l’eau ! Et il y a TOUJOURS un moyen d’en trouver ou d’en récolter, même en plein désert par 50°C. Donc pas de panique. Il faut prendre le temps de regarder autour de vous, d’identifier les signes naturels qui indiquent sa présence et de connaître les différente sources existantes sur lesquelles se rabattre si l’eau ne se montre pas en grande quantité. Il est aussi primordial de s’adapter aux différents milieux, avoir en tête leurs spécificités et les chances qu’ils offrent en terme d’eau.

 

Indice Végétal

Cela coule de source (haha ! le jeu de mot…), donc nous n’allons pas tergiverser pendant 150 ans. Dans les paysages arides ou semi-arrides, les plantes vous indiquent la présence d’eau à proximité. Donc cherchez ! Cherchez à leurs pieds pour dénicher une source souterraine, dans leurs feuillages qui peut contenir quelques millitres de liquide salvateur, ou utiliser leurs racines pour en extraire l’eau !

 

Indice Animal

eau survie traces animalesLes animaux ont les mêmes besoins que nous en terme d’eau. Ils constituent donc une excellente boussole de l’eau. Nos amis les bêtes se repaissent de ce précieux liquide à l’aube et au crépuscule. Les traces convergentes de gibiers mènent généralement à l’eau. Attention cependant aux traces d’animaux carnivores, qui absorbe de l’eau de leurs proie et peuvent tenir plus longtemps sans apport d’eau. De la même façon, lorsque un vol d’oiseaux est bas et en ligne droite, il est fortement probable qu’ils se dirigent vers la source d’eau la plus proche. Même avertissement que tout à l’heure : les échassiers, les faucons, aigles et oiseaux de proies tirent beaucoup d’eau de leurs proies et ne doivent pas être considérés comme un signe.

Les insectes sont également un très bon indicateur. Les fourmis sont très dépendantes de l’eau et une colonne de fourmis conduisent généralement à une petite réserve d’eau. Les ruches d’abeilles indique un point d’eau à moins de 6500 mètres, donc n’abandonnez pas, vous n’êtes pas loin ! De la même façon, les mouches ne s’éloignent pas à plus de 90 mètres d’une source d’eau.

N’oublions pas les traces humaines ! Petit chemin, traces de pas en milieu dépeuplé vous conduiront probablement à un ancien puit, une source ou un trou d’eau !

A noter que les reptiles (serpents, varans, etc) ne doivent pas être pris en compte, puisqu’ils peuvent se passer très longtemps d’eau et boivent celle de la rosée principalement.

 

En fonction des milieux

En montagne

eau survie montagneDans ces terrains escarpés et comme l’eau est soumis à la loi de la gravité comme nous tous, il faut en tout logique chercher au fond des vallées, où elle s’amasse.

D’autres possibilités reste à votre disposition : guettez les amas de végétation luxuriante pouvant indiquer une source souterraine et creusez dans les lits et les fossés à sec, au point le plus bas, cela peut se révéler fructueux.

Cherchez également les crevasses et autres cavités naturelles entre les rochers, qui peuvent pendant longtemps contenir de l’eau.

Bref… les pistes sont nombreuses… Ouvrez les yeux !

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Dans le désert

eau survie desertQuelques chiffres pour vous donner une idée de la difficulté de l’environnement : Dans les déserts avec une température supérieure à 30°C, les experts s’accordent à dire que l’apport d’eau minimum devrait s’élever à 4,5 Litres d’eau. Avec une température de 50°C, la consommation passe à plus de 13 Litres, soit environ un litre par heure en pleine journée ! Bien plus que ce que milieu peut vous offrir… Il va donc falloir économiser et se rationner et surtout s’ABRITER ! C’est à dire trouver de l’ombre et réduire ses efforts. Marcher la journée est un pur suicide, donc déplacez vous de nuit, et dormez le jour dans un que vous aurez construit à l’aube avant que le soleil ne devienne trop meurtrier.

Que nous parlions de désert de sable, des déserts montagneux ou des déserts salés, le problème reste le même : pas une goutte d’eau à l’horizon, ni dans le ciel (moins de 25 centimètres de pluie par an), ni par terre, puisque celle-ci s’évapore à vitesse grand V. Les principales sources d’eau sont les oasis qu’avant toute aventure dans le désert, il est bon de localiser et de mémoriser. Sinon, il reste la rosée avec les pièges de condensation qui fonctionnent extrêmement bien grâce à la froideur des nuits et à la chaleur des journées et les sources souterraines (identifiables par des touffes de végétation, ou des lits asséchés).

eau survie trouver eau desert

Quelques conseils de Bear Grylls : couvrez vous la bouche, comme les Bédouins votre perte d’eau par évaporation au niveau de la bouche sera fortement diminuée. Il recommande aussi d’utiliser une méthode d’un peuple mexicain appelé les Tarahumara, qui avec une quantité d’eau ridicule peuvent marcher des dizaines et des dizaines de kilomètre : ils conservent une petite quantité d’eau dans la bouche en marchant, sans avaler, donc l’air respiré par le nez est constamment humide. Le plus dur est de résister à la tentation d’avaler… car sous une chaleur ardente, assoiffé, c’est plus dur que le pot de nutella sous le nez ! Donc tenez le plus longtemps possible.

 

Dans la jungle

eau survie jungleL’eau est omniprésente dans la jungle. Le fort taux d’humidité (entre 80% et 90%) sera un désagrément, et même un ennemi, puisque l’humidité favorise la transpiration et l’infection des plaies. La problématique n’est pas de trouver de l’eau… puisqu’il y en a PARTOUT ! Mais de l’obtenir sous une forme potable. Partez du principe que toutes sources d’eau (exceptée celle de récentes averses) est infectée / contaminée. L’environnement chaud et humide est idéal pour la reproduction de microbes, parasites, algues toxiques et plein d’autres petites bestioles que je préfère ne pas connaître !

Bref, donc privilégiez l’eau de pluie, en la récupérant à l’aide des techniques décrites plus bas : Collecter l’eau > Pièges à pluie ou en scrutant les différentes cavités naturelles (feuilles, cavité de tronc, champignons, etc). L’autre source pure, qui ne nécessitera pas de purification sera les plantes, comme les lianes, les bambous, les bananiers, les palmiers ou les baobabs ! Décris plus bas dans la section L’eau sous toutes ses formes > Eau animale et végétale

 

 

En pleine mer

eau survie radeau pleine merSi vous vous retrouvez en pleine mer, la priorité sera de minimiser vos pertes d’eau. Si vous transpirez trop, imbibez vos vêtements à l’eau de mer, ou sautez à l’eau si vous êtes attaché à l’embarcation (mais gaffe aux requins et autres joies de l’océan !). Attention cependant, le sel peut vite devenir irritant. Et vous ne pouvez pas imaginer à quel point ! Pour info, je suis restée 48 heures après une baignade en mer, sans me laver, dans des vêtements qui n’avaient pourtant pas été touché. Les dernières heures avaient été juste horrible, et la sensation de brulûre et de démangeaisons m’avaient empêcher de dormir de la nuit (en même temps je dormais à l’avant d’une petite voiture…). Bref ! Bear Grylls, lui, conseille pour éviter ces désagréments d’utiliser sa propre urine pour rafraîchir ses vêtements et limiter la transpiration. Il précise que l’urine est un excellent antiseptique !

 

Pour la boire, la seule solution est de la distiller, soit par un distillateur solaire, soit par un osmoseur, généralement présents dans tous les kits d’urgence de bâteaux.Un seul de ces engins ne vous permettra pas de survivre. L’idéal est d’en fabriquer d’autres vous même, en lisant la partie Collecter l’eau > Distillateur solaire. Les résidus de sel après la distillation pourront vous servir pour conserver la viande et le poisson.

eau survie distillateur solaire eau mer

Utilisez toutes les autres sources d’eau, comme la pluie, la rosée ou l’eau animale (yeux de poissons, sang de poisson, etc) qui seront indispensables comme apports pour survivre en pleine mer.

Une autre technique est également recommandé en dernier recours… mais ATTENTION accrochez vous ! Cette technique a été utilisé par les Robertson, une famille qui pendant 40 jours ont dû survivre sur un gonflable en pleine mer. 6 personnes dont 3 enfants, livrées à eux même en pleine mer ! Et ils ont survécu… grâce à des lavements rectaux ! Et oui le lavement rectal peut vous hydrater ! Car messieurs et mesdames, votre rectum peut “boire” (je ne sais pas si c’est le terme adapté) les liquides que votre bouche ne supporterait pas. L’urine et l’eau salée en font partie ! Je ne classerais pas cette méthode dans “collecter l’eau”, donc je m’empresse de vous la décrire ci-dessous le Lavement de réhydratation !

Il suffit de lubrifier avec les moyens du bord (huile, graisse animale, etc) un tuyau ou un tube et d’insérer environ 8 centimètres de celui-ci ( Oo’ – oui oui vous avez bien lu…) dans… enfin vous savez où ! Le mieux est d’être allongé et d’avoir fixé l’autre extrémité du tube à une gourde ou un récipient placé au dessus de vous. Par lavement, envisagez environ un demi litre d’eau et restez allongé après la procédure au minimum 10 minutes.

 

Vidéo d’un lavement de réhydratation (Bear Gryll)

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L’eau sous toutes ses formes

Le cycle hydrologique (cycle de l’eau) est un échange continu de l’eau entre l’atmosphère, l’eau souterraine, l’eau de surface et les plantes (brillamment illustré ci-dessous).

cycle eau condensation liquefaction

L’eau liquide est retrouvée dans différentes sources d’eau telles que les océans et mers, mais aussi l’eau de surface douce comme les lacs, les fleuves, les rivières, les torrents ou les étangs mais aussi sous forme souterraine. L’eau est également présente dans l’atmosphère en phase liquide et vapeur comme les nuages, mais aussi sous forme solide (neige, glace). Il faut être conscient de l’existence de ces différentes formes et apprendre à en tirer profit et à les récolter.

A titre d’information, le volume total de l’eau sur terre est réparti comme suit :

- 97,2% se trouvent dans les océans
1,8% se trouvent dans les glaciers et calottes glaciaires
0,9% se trouvent sous la terre (eaux souterraines)
0,02% sous forme d’eau douce de surface
- 0,001% d’eau liquide sous forme de vapeur (soit environ 13 000 km3)

Parcourons ensemble chaque forme d’eau, et apprenons la base pour chacune d’entre elles.

 

Eau de surface : lacs, rivières, mares

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L’eau de surface est ce que l’on cherche en premier lorsqu’on est assoiffé. Rivières, torrents, mares, lacs, ruisseaux ou simples flaques, ces sources d’eau sont les plus évidentes et les plus simples à trouver. Utiliser tous vos sens ! L’ouïe pourra vous aider à trouver des petits torrents invisibles à l’oeil nu, mais audibles ! Le tumulte des flots (cascades, etc) peuvent vous indiquer une source à plusieurs centaines de mètres !

Les sources agitées sur lit rocheux sont les plus sûres puisque l’eau est oxygénée et l’environnement aide à sa filtration naturelle. Choisissez l’eau toujours au plus proche de sa source. Plus vous serez en amont (altitude), plus elle sera saine. N’ayant pas stagnée, elle risquera moins d’être contaminée par les différents micro-organismes comme les parasites.

Avant de boire une eau, vérifiez toujours la présence de végétation et scrutez les bords à la recherche de cadaves d’animaux. Ces signes pourront vous indiquer la présence d’une eau polluée. Bear Grylls par exemple remonte pendant cinq minutes les cours d’eau qu’il rencontre, pour prendre l’eau plus en amont et vérifier qu’un os ne traîne ! Si vous êtes du genre zéro risque à ce moment la faite la bouillir au moins 8 minutes ou utiliser un mécanisme de purification/filtration en votre possession (cf section du même nom :p)

Dans la Jungle, partez du principe que toute source d’eau est par défaut contaminée et que seule l’eau des averses récentes est potable !

 

Eau souterraine

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Si l’eau n’est pas visible, ce n’est pas pour autant qu’elle n’existe pas ! Les crevasses ou cavités rocheuses peuvent cacher une eau fraîche et salvatrice ! En paysage montagneux, pensez donc à vérifier entre les rochers. Si vous êtes dans un paysage semi-aride ou aride, recherchez les touffes de végétation qui indique généralement une eau proche de la surface. Sur les terrains plus meubles, si la terre est humide comme dans les lits asséchés ou avec une forte présence de végétaux, creusez un trou. Il se peut que de l’eau boueuse s’invite à la fête !

Un mot : Observez ! Détectez les signes… pesez le pour et le contre avant de creuser. Vous devez toujours mesurer le gain potentiel et la dépense physique dans ce genre d’entreprise.

 

Eau de mer

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Quelle amère ironie que de se retrouver au milieu d’une étendu d’eau presque infinie… sans pouvoir jouïr de ses bénéfices hydratant ! En réalité les océans sont aussi arides que les déserts… Car l’eau de mer ne peut être bue. Beaucoup ont succombé à la tentation de se rincer la bouche ou d’avaler. Mais l’eau de mer est trois fois plus salée que notre sang, ce qui conduit inévitablement à une insuffisance rénale et surtout à des délires et hallucinations. On pense que la forte concentration en sel réduit de façon drastique le liquide échangé par les neurones, et provoque de graves délires. Ne JAMAIS la boire !

Notez que l’eau de mer, même si elle ne peut pas être bue telle quelle, peut être employée à la cuisson des aliments.

Si vous n’êtes pas en situation de pleine mer, mais sur le littoral (île, etc) sans autres sources à proximité, vous pouvez tenter de creuser juste au dessus de la limite supérieure de la marée, ou quelque millilitres d’eau douce filtré par le sable pourront être trouvés. Même si le goût est particulièrement mauvais, cela peut toujours dépanner !

 

Eau de pluie et rosée

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L’eau de pluie et la rosée sont potables, vous pouvez donc directement la boire. Contrairement aux premières sources d’eau décrites, il va falloir trouver des subterfuges pour la capturer ! Mais elles resteronts vos meilleures alliées sans eau de surface à proximité ! Tous les mécanismes de collecte sont expliqués pour vos beaux yeux, plus bas, dans la partie Collecter l’eau > Piège à Pluie et Collecter l’eau > Piège à Rosée.

Une astuce cependant, ou plutôt un dicton : L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Levez vous vite, avant que le soleil ne fasse disparaître votre amie du matin : la rosée !

 

Neige et glace

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Même dans les endroits où cela caille (genre les pôles, par exemple), nous avons besoin d’eau. Au moins un litre par jour à priori, de ce que disent les experts. Le challenge contrairement à l’eau de pluie, n’est pas de la collecter, puisque présente partout sous forme solide… il suffit juste de la ramasser ! La complexité (car il en faut toujours…) réside dans la forme ! Dans les milieux froids, l’enjeu est d’obtenir une eau sous forme buvable donc liquide et potable !

Règle par défaut : Ne JAMAIS sucer de la glace ou de la neige. Outre les éventuelles blessures à la bouche que vous pourrez vous occasionner, cela vous obligera à dépenser votre propre chaleur corporelle qui dans ce type de milieu est plus précieux que tout ! Toujours peser la perte VS le gain. Et clairement dans le contexte où vous luttez chaque seconde contre le froid, vous n’êtes pas gagnant dans le rapport perte d’énergie / quantité produite. Une exception cependant : lorsque vous marchez ou effectuez un effort physique soutenu, vous pouvez garder un peu de neige dans votre bouche. Celle-ci fondra avec le surplus de chaleur produit par l’effort et limitera la transpiration excessive (effet frais).

Entre neige et glace que choisir ? C’est très simple, la glace produit beaucoup plus d’eau que la neige ! Pourquoi ? Parce que la neige est constituée d’air et de glace. Selon Bear Grylls, sept parts d’air pour une part d’eau. Super isolant, mais niveau production d’eau potable, il y a mieux ! Surtout quand on sait que il faut seulement 50% d’énergie en plus pour transformer une même quantité de neige en eau que de glace en eau. Bref, un mot pour résumé : il n’y a pas photo, la GLACE !

Cependant si par malheur vous n’avez pas de glace à portée de main, choisisser la neige enterrée, plus compacte et granuleuse. Elle produira plus d’eau que la poudreuse tant rêvée par nous autres snowboarders !

Il se peut également (dieu sait où vous pouvez vous trouver) que vous soyer en pleine mer. Par conséquent, la glace type iceberg n’est pas potable puisque… salée ! Si vous prélevez de la glace marine à leur surface, vous serez donc obligé de la distiller. Néanmoins, une astuce permet d’éviter ce long et fastidieux procédé. Plus la glace vieillie, moins elle contient de sel. Si vous avez la possibilité de collecter de la glace très ancienne vous aurez donc seulement besoin de la faire fondre ! Elle est reconnaissable par sa couleur bleue caractéristique avec des bords arrondis (contrairement à la récente plutôt grise ou laiteuse). Un conseil, avant de jouer les experts et de la faire bouillir inutilement… goûtez ! Si elle est salée, étape distillation… si elle est douce… yehaaa reste plus qu’à la faire bouillir !

 

Vapeur d’eau (nuage, brouillard)

eau survie nuageLes végétaux s’alimentent en partie en eau grâce au brouillard et aux nuages. Comment ? Le procédé est simple, lorsque la vapeur d’eau rentre en contact avec les feuilles, elle se condense, coulent le long de celle-ci et tombe sur le sol. Le sol l’absorbera et la plante pourra alors tirer profit du liquide. Un scarabée appelé Onymacris unguicularis (ténébrion du désert), utilise également le brouillard pour s’hydrater. Il s’expose face à la brume tête baissé et avec les aspérités de sa carapace récupère de précieuses goutelettes qui vont couler le long de son corps pour finir… dans sa bouche ! Ah ! Que la nature est bien faite !

Les humains ont copié ce procédé en tendant des filets en haute altitude avec à leur base des gouttières chargées de récupérer l’eau et de les amener à différents réservoir. Appelés des “attrape-brouillard“, ils sont indispensables à certains peuples des terres désertiques.

Bon… vous vous doutez bien… qu’il est possible de reproduire ce mécanisme plus ou moins bien avec une bâche. Mais comparé à un piège à pluie ou à rosée, il est plutôt fastidieux à mettre en place et moins fiable. Cette partie est donc plus pour votre culture G que pour de réels cas pratiques.

 

Vidéo d’Attrape-brouillard au Népal

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Eau animale et végétale

 

Eau Animale

eau survie eau animale

Alors, alors… qu’avons nous de ce côté là ? Mwè… rien de très ragoutant ! Mais quand faut y aller, il faut y aller !

Les animaux tout comme nous, contiennent en grande partie dans leur organisme de l’eau. Alors pourquoi ne pas la leur voler quand on a l’occasion ?

Il y a très peu de parties réellement hydratante dans nos chers amis les beytes ! Tous les jus organiques sont très riches en protéines et en graisse, et comme vous l’avez appris, leur digestion nécessite énormément de liquide. Ce qui au final vous en volera plus que vous en apportera au stae où vous en êtes. Car je suppose que si vous commencez à becter des yeux à droite à gauche, c’est que vraiment, ça urge !

Que reste il ? Deux choses : Les yeux et le liquide contenu dans la colonne vertébrale, notamment chez les poissons. Le sang peut aussi dans les cas extrèmes vous sauver la vie… Je vous l’avez dis… vraiment pas fantastique…

 

Eau Végétale

eau vegetation asurvie

Certaines plantes et arbres sont réputés pour retenir une certaine quantité d’eau. Plus généralement toute plante ou arbre à feuilles avec des cavités entre les branches sont de bons prétendants !

Le but n’est pas de TOUT connaître. Et de toute manière vous ne pourrez pas, vu la diversité et complexité de notre écosystème végétal. Le but est d’avoir quelques bases et notions, qui peut être pourront vous sauver la vie à l’issu d’un camping foireux, ou d’une apocalypse Z…

 

Les tiges grimpantes (lianes, etc)

Les pousses d’au minimym 5 centimètres de diamètre peuvent être une bonne source d’hydratation. Attention cependant, certaines possèdent de la sève très vénéneuse, il faudra donc apprendre à les distinguer. Généralement le sève laiteuse, rouge, jaune, collante ou amère est à éviter ! Le reste, s’apprendra avec l’expérience… et oui la théorie possèdent des limites !

Petite indication très utile. Une fois que vous avez trouvé la plante grimpante de vos rêves, comment récolter efficacement de l’eau ? Le réflexe de débutant, consiste à couper seulement l’extrémité basse de la plante… ERREUR !!!

Allez, je suis sympa, voici la marche à suivre, en image !

eau liane vegetale survie

1) Il faut tout d’abord entailler profondément la liane le plus haut possible. Pas le choix, vous devrez escalader quelques mètres ! Attention, il ne faut pas la couper, mais seulement l’entailler !

2) Redescendez de votre perchoir (mouhaha, je pense qu’en étape un on doit se sentir seul au monde) et trancher complètement cette fois ci la liane le plus bas possible.

3) L’eau / La sève s’écoulera. Attention il peut y avoir parfois un très bon débit donc poser à proximité un récipient ou votre bouche si vous n’avez rien pour ne pas perdre trop de quantité. Attention cependant à ce que votre bouche ne touche pas la liane. Certaines provoquent des allergies ou irritations !

4) Quand le liquide s’arrête de couler répéter les étapes 2 et 3 quelques centimètres plus haut (10 centimètres au minimum). Coupez la liane et buvez ! Reproduisez ce geste jusqu’à l’entaille si vous en avez la possibilité !

 

Bananiers, plantain, bambous et figuiers

eau survie bambouGrosse source de liquide, puisqu’un seul de ces arbres peut vous fournir en eau pendant plusieurs jours. Il suffit de couper le tronc et de creuser une cavité à l’intérieur. Celle-ci se remplira d’eau progressivement. N’oublier pas de couvrir votre source pour éviter que les insectes n’y viennent y déposer leurs oeufs. Vous pouvez également simplement tenter de percer le tronc, notamment celui du figuier, et ne restera plus qu’à vous servir !

Les bambous, notamment les vieux de couleur légèrement jaune contiennent souvent beaucoup d’eau. En les agitant, si ceux-ci contiennent du liquide, vous entendrez son clapotis. Vous avez la possibilité de percer le tronc, section après section, ou carrément d’emporter avec vous plusieurs sections en réserve.

 

 

Les racines

survie eau racineCertaines racines, après les avoir déterrées et écorcées, peuvent vous donnez du précieux jus en les sucant et en les machant. Certaines petites brindilles visibles en surface peuvent cacher des bulbes de la taille d’un ballon de foot. Le gros bémol est qu’il faut connaître les différentes espèces et que vous l’ayez vu de vos yeux vus, sur le terrain avec des guides locaux. Sinon pour les amateurs c’est une perte de temps et d’énergie, je vous conseille donc de vous rabattre sur des sources d’eau plus classiques.

Néanmoins quelques informations en vrac, que j’ai pu trouvé par ci par là :

Le baobab, le filao et le niaouli conservent de l’eau sous leurs écorces. Les racines de baobab, de kurrajong, de l’acacia, une fois coupées peuvent être stockée en petite lanière à la verticale dans un récipient pour que l’humidité s’en écoule lentement. Mieux vaut ne rien mettre dans la bouche plutôt que de s’intoxiquer. Pour illustrer mes propos, en France, il y a environ 12000 espèces de plantes et environs 1200 comestibles. Cela fait 90% de non-comestibles. Donc imaginez pour les racines…

 

Les palmiers

eau survie tropical palmier cocotierLes palmiers, cocotiers, etc proposent du liquide sucré délicieux ! Il suffit de recourber une palme en fleur et d’en couper l’extrémité. En coupant tous les jours un nouveau bout, il est possible de récolter presque un litre d’eau au quotidien.

Le lait de coco contient beaoup d’eau. Attention cependant, celui des noix de coco bien mûres peut être un puissant laxatif et au final vous risqueriez de perdre plus d’eau que d’en gagner. L’eau de noix de coco est une boisson qui a le même niveau d’équilibre électrolytique que celui que nous avons dans le sang (source : FAO – l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture). C’est en quelque sorte le liquide de la vie !

Point culture : durant la guerre du Pacifique de 1941-1945, les deux camps en conflit utilisaient régulièrement de l’eau de coco extraite directement de la coque pour faire des transfusions de plasma d’urgence aux soldats blessés.

L’arbre du voyageur, de la famille du bananier peut contenir jusqu’à deux litres d’eau à la base de l’éventail de palmes.

 

Les cactus

Si vous êtes dans le désert, les cactus peuvent être une grande source d’eau, mais de la même façon, il faut un peu s’y connaitre !

Pour ma part, ayant un peu voyagé et à une époque cultivé mes petits cactus et mes plantes grasses, (cela m’est toujours resté, puisqu’à chaque passage à Jardiland &co je ne peux m’empêcher d’en acheter un !) voici les conseils que je peux vous donner :

Ne tester pas tout et n’importe quoi et rabattez vous sur trois espèces, très facilement reconnaissables : Le cactus tonneau appelé Echinocactus Grusonii, l’Opuntia et ses fameux fruits de barbarie et l’agave.

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1) L’Opuntia, les spatules comme les fruits sont chargés de liquide que vous pourrez facilement récupérer en les machants. Notez aussi au passage que les fruits appelé fruits de barbarie comme les spatules sont comestibles et qu’on peut manger la chair crue. J’en ai personnellement mangé. Les fruits sont blindés de pépins mais très raraichissant et la chair cuite est très bonne !

2) L’Echinocactus Grusonii principalement présent en Amérique possède une peau très épaisse. Il suffit de trancher la partie supérieure, de récupérer des bouts de chair et de les sucer, ou d’écraser la chair à l’intérieur et d’en extirper le jus.

3) L’Agave. Il y a énormément d’espèce d’agaves. Deux sont majoritaires et présentes en Amérique, appelées Agava Tequilana et l’autre, à justre titre Agava Americana. Lors de mon voyage au Mexique j’ai été impressionnée par la quantité d’eau que pouvait donner cette plante. Il suffit de couper la hampe florale ou l’excroissance centrale (une feuille beaucoup plus épaisse et large que les autres, qui pousse à la verticale) pour que le liquide coule à flot, riche en fructose et en glucose, très amer. Mais je vous assure, cela se boit plutôt bien, surtout quand on a pas le choix !

eau survie cactus cereus giganteusDernière petite information, le cactus nommé Cereus Gigantus facilement identifiable,(à gauche) est également très répandu en Amérique. Il peut atteindre plus de 5 mètres de haut et contient énormément de sève. Elle est TOXIQUE. Mais si vous n’avez pas d’autre choix, il peut vous sauver la vie ! Pour cela, récupérez le liquide toxique et utiliser un des mécanismes de distillation / purification proposée dans la section plus bas. Ce qui rendra la sève inoffensive et comestible !

 

 

 

Pour aller plus loin…

 

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Formation Survie (avec Fred)

banniere stage de survie

Auteur

Admin

.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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5 Commentaires

  1. A l’eau quoi ! tu veux survivre et tu gaspilles !

  2. Trop énorme comme boulot! L’eau n’a plus de secret pour nous quels que soit l’endroit où on se trouve!
    Ce qui est géniale c’est qu’en court de lecture, on se dit “Et si jamais il se passe ça?” et hop la réponse arrive quelques lignes plus bas;)
    Encore bravo!!!

  3. Merci pour ton retour July,

    Personnellement en rédigeant ce dossier eau et survie, j’ai appris énormément de choses (biologie, médical, etc). En espérant transmettre ce savoir à beaucoup de lecteurs ! :)

  4. Pingback: Détecter la présence d’eau : secrets d’observation. | HOW2 Survie

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