Evenements FEFFS FEFFS 2012 Festivals — 04 octobre 2012
FEFFS 2012 : Ouverture et premiers jours

Affiche FEFFS 2012La rentrée a démarré très fort puisque les festivals s’enchaînent, itou pour les Zombie Walks. Nous avons eu la chance de nous rendre à Strasbourg pour participer au Festival Européen du Film Fantastique 2012.

En compagnie de Féelutine, j’ai fait l’ouverture et les premiers jours pour Zombies World, alors que Mel était présente pour les derniers et la clôture il y a une dizaine de jours.
Tombée amoureuse de la ville et surtout de la gentillesse de toutes les personnes rencontrées, je vais néanmoins vous parler du bouquet de films que j’ai pu voir.

 

 

Bilan d’un we de 4 jours en Alsace !

 

S’il faut reconnaître que les zombies étaient (pour une fois) peu représentés dans cette 5e édition, ils n’en étaient pour autant pas absents totalement. Surtout avec une Zombie Walk (dont nous vous parlerons prochainement) d’une ampleur grisante (3.500 participants à priori) et quelques petites choses bien sympathiques. Nous avons beau être passionnés par l’archétype du mort vivant, nous n’en restons pas moins ouvert/es de façon générale au cinéma de genre, surtout Fantastique !

Le post-apo était à l’honneur avec une nuit entièrement dédiée à des péloches cultes et mettait quand même dans une ambiance familière. Et de façon encore plus open mind, vous verrez dans un prochain article qu’un film comme Eddie : The Sleepwalking Cannibal de Boris Rodriguez vous réserve une belle surprise !

Le 1er soir nous nous sommes vues proposées une avant-première du film Robot and Frank quelques jours avant sa sortie.

ROBOT AND FRANK

Réalisation : Jake Schreier
Scénario : Christopher Ford
Genre :
Comédie, Science-Fiction, Drame, Anticipation
Année : 2012
Durée : 1h25
Musique : Francis and the Lights
Production : Galt Niederhoffer, Sam Bisbee
Casting : Frank Langella, Susan Sarandon, James Marsden, Liv Tyler…
Format et nationalité : Long métrage américain

 

Synopsis du FEFFS

Dans un futur proche, Frank, retraité cleptomane à la mémoire déclinante, mène une vide de solitaire grincheux et cynique. Il s’ennuie et n’accepte pas le réconfort que veulent lui apporter son fils, caricature du cadre dynamique et sa fille qui ne vit que pour des actions caricatives aux quatre coins du monde.
Mais un jour son fils lui impose un nouveau colocataire : un robot. Chargé de veiller sur lui et de l’aider dans les tâches quotidiennes, ce dernier devient un complice inattendu et va bouleverser la vie du vieux bougon.

Avis rapide

Film subtil, pour ouvrir le festival c’était tout en douceur et en qualité. Émouvant, habité par l’interprétation charismatique de Langella, cette histoire donne envie de se plonger dans Asimov pour aller plus loin dans l’anticipation. Je regrette néanmoins la prestation d’une Liv Tyler finalement assez dispensable. Mais avec la présence de Susan Sarandon (je ne suis pas objective, j’adore cette actrice, elle pourrait me lire le bottin…), on se satisfait grandement.

Robot and Frank pourrait surprendre un public plus sénior, moins concerné par le sujet de l’Intelligence Artificielle que par celle de la solitude du 3e et 4e âge bien sûr.

Très beau film, à l’ambiance maîtrisée et à l’humour narquois bienvenu !

Image de prévisualisation YouTube

 

EDDIE : THE SLEEPWALKING CANNIBAL

Réalisation : Boris Rodriguez
Scénario : Alex Epstein
Genre :
Comédie horrifique, Drame,
Année : 2012
Durée : 1h23
Musique : David Burns
Production : Michael A. Dobbin, Ronnie Fridthjof
Casting : Thure Lindhardt, Georgina Reilly, Dylan Smith…
Format et nationalité : Long métrage canadien et danois

 

 

Synopsis du FEFFS

Lars, un jeune artiste danois ayant connu une renommée mondiale, n’a plus rien créé depuis des années. Il devait son inspiration passée à un terrible accident mais, après s’être remis du traumatisme, est devenu un peintre médiocre. Son marchand d’art (joué par un McHattie à l’éternelle expression sardonique !), inquiet, lui trouve un emploi de professeur dans un lycée très fortuné au fin fond du Canada. Lars en vient à s’occuper particulièrement d’un de ses élèves, Eddie, un géant doux mais simple d’esprit, qui échappe au placement en institution grâce à la fortune léguée au lycée par sa tante. Mais Eddie cache un sombre secret, qui s’avère extrêmement destructif pour certains, extrêmement lucratif pour d’autres – tels que Lars, l’école et un marché de l’art complice.

Note

Réalisé pour à peine plus d’un million d’euros, à l’échelle nord-américaine cela fait de lui un petit budget. Néanmoins ambitieux et furieusement drôle, il se trouve avoir sa place dans la famille élargie du zombie. C’est pour ça que nous vous proposerons prochainement une chronique détaillée ainsi qu’une interview que le réalisateur Boris Rodriguez nous a gentiment accordée.

En attendant, je vous laisse découvrir son trailer.

Image de prévisualisation YouTube

 

MANIAC

Réalisation : Franck Khlafoun
Scénario : Alexandre Aja et Grégory Levasseur
Genre :
Thriller, Épouvante, Horreur, Serial Killer
Année : 2012
Durée : 1h30
Production : Thomas Langmann, Alexandre Aja
Casting : Elijah Wood, Nora Arnezeder, Megan Duffy…
Format et nationalité : Long métrage franco-américain

 

 

Synopsis du FEFFS

Dans les rues qu’on croyait tranquilles, un tueur en série en quête de scalps se remet en chasse. Frank est le timide propriétaire d’une boutique de mannequins. Sa vie prend un nouveau tournant quand Anna, une jeune artiste, vient lui demander de l’aide pour sa nouvelles exposition. Alors que leurs liens se font plus forts, Frank commence à développer une véritable obsession pour la jeune fille. Au point de donner libre cours à une pulsion trop longtemps réfrénée – celle qui le pousse à traquer pour tuer.

Avis rapide

Remake du film éponyme de 1980 de William Lustig (le papa de la saga des Maniac Cop !) avec le gabarit d’un Joe Spinell hanté par le souvenir omniprésent d’une mère abusive, attendu au tournant. Car pour ceux qui ont encore dans l’œil l’original immersif, accompagné des maquillages et fx live de Tom Savini qui ne s’épargne aucun effet gore, l’annonce du choix d’Elijah Frodon Wood avait glacé. Comment un petit hobbit freluquet de 60 kg tout mouillé pourrait incarner le tueur psychotique ?

Je faisais partie de ceux qui avaient envie de payer pour voir, d’accorder une chance à cette config. Je romps le suspense : je ne suis vraiment pas emballée par le résultat. Je suis satisfaite que grâce au FEFFS j’ai pu le voir, mais j’ai trouvé le jeu d’acteur d’Elijah Wood peu subtil, sans montée en pression. Une certaine complaisance dans les meurtres bien gores m’a mise mal à l’aise, mais je dirais du coup que ça fait tout l’intérêt du film. S’il dérange, c’est qu’il réussit là où on l’attend. Et il me semble qu’Aja, Levasseur et peut-être Langmann, souhaitent renouer avec un cinéma de genre sans concession, de divertissement popcorn, qui met les pieds dans le plat. Et si on voit ce remake comme une série b (à 6 M€ quand même !), ça peut le faire pour les spectateurs qui peinent à voir des films de + de 20 ans.

Je reverrai le Lustig, mais celui-là je ne pense pas. Je vous laisse néanmoins vous faire votre propre idée.

Image de prévisualisation YouTube

 

ELFIE HOPKINS

Réalisation : Ryan Andrews
Scénario : Ryan Andrews et Riyad Barmania
Genre :
Thriller, Polar, Épouvante, Drame
Année : 2011
Durée : 1h31
Musique : Jordan Andrews
Production : Michael Wiggs, Jonathan Sothcott
Casting : Jaime Winstone, Rupert Evans, Ray Winstone, Aneurin Barnard…
Format et nationalité : Long métrage britannique

 

Synopsis du FEFFS

Elfie Hopkins, punkette hippie, est flegmatique mais rêve de devenir détective. Déçue par la vie et frustrée par la disparition de sa mère, tuée par une balle “perdue” de chasseur, elle déteste sa nouvelle belle-mère et son père qui est devenu une chiffe molle. Elfie cherche du réconfort et de l’inspiration auprès des détectives old school du Faucon Maltais et de Chinatown, avec son meilleur ami légèrement geek, Dylan. Ils enquêtent auprès des villageois, cherchant des crimes non-existants à résoudre. Leur banale existence va être bouleversée par l’arrivée de nouveaux voisins, les Gammons. Branchés, sophistiqués et fascinants voyageurs à travers le monde, ils organisent sur mensure des vacances exotiques pour les villageois. Mais après avoir été éblouie, Elfie sent rapidement que quelque chose ne tourne pas rond quand un des enfants laisse échapper un indice sur leur passé. Les Gammons s’avèrent avoir des goûts culinaires un peu particuliers.

Avis rapide

De toute évidence film à petit budget, Elfie Hopkins n’est pas dénué de charme. D’abord grâce à son actrice principale (ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une sulky face aussi terrible !) qui campe un personnage mélancolique et non-conventionnel haut en couleurs, mais aussi à des seconds rôles comme celui du meilleur ami simili-Harry Potter joué par Aneurin Barnard et surtout à Gammon père, Rupert Evans (l’agent Myers de Hellboy). Ce dernier en bobo gourou joue la carte d’une ambiguïté glaciale et polie qui grâce à des ruptures de ton aurait dû fonctionner.

Eh oui car c’est le cœur du problème : pour reprendre le commentaire d’un spectateur qui s’adressait au réalisateur présent après la séance : ” Ça ne me l’a pas fait. ” D’ailleurs j’en profite pour signaler ma surprise d’entendre Ryan Andrews flinguer son film en sous-entendant que le scénario n’était pas à la hauteur et qu’il ne s’était intéressé qu’au look du film (il vient du graphisme/design). Dommage vraiment, car on sentait un potentiel sympa dans ce film de détectives du pauvre qui pourrait séduire aussi bien le fan puriste du résident de Baker Street que le/a geek/ette qui se souvient des déclinaisons du genre (de Twin Peaks à Marshall & Simon, etc).

Mais une fin bâclée, sans suspense ni tension, un poil grandguignol (ça m’a fait penser au gros nanar de Mike Mendez, Serial Killers – 1996, ce n’est pas un compliment…), à se demander ce qui s’est passé. Décidément pour moi un gros raté. Mais j’aurais plaisir à retrouver les deux acteurs principaux dans d’autres films. Le trailer ne vous le dira pas, mais Elfie Hopkins est encore un film qui ne se prive pas d’humour.

Image de prévisualisation YouTube

 

DOOMSDAY BOOK

Réalisation et scénario : Kim Jee-woon et Yim Pil-sung
Genre : Anthologie de science-fiction en 3 volets
Année : 2012
Durée : 2h
Musique : Mowg
Production : Kim Jung-hwa
Casting : Song Sae-byeak, Ryoo Seung-bum, Kim Kang-woo…
Format et nationalité : Long métrage sud-coréen

Synopsis du FEFFS

Cette anthologie en trois segments propose différentes visions de l’apocalypse. Dans A Brave New World réalisé par Yim Pil-sung, c’est une contamination alimentaire qui se développe dans Seoul, rendant les infectés aussi voraces que des zombies, alors que les médias tentent d’étouffer les causes réelles de l’épidémie.
Avec The Heavenly Creature, Kim Jee-woon propose une réflexion plus philosophique. Dans un monastère bouddhiste, les moines sont persuadés que leur robot de compagnie a atteint l’illumination et est une incarnation de Buddha. La corporation ayant fabriqué l’androïde envoie alors un ingénieur pour vérifier si la machine est défectueuse. Les philosophies antagonistes des moines et des cartésiens vont s’opposer pour décider du sort du robot.
Enfin, dans Happy Birthday, également réalisé par Yim Pil-sung, c’est l’approche imminente d’une météorite qui menace la Terre. Deux ans auparavant, la jeune Min-seo a commandé une boule de billard sur un site internet. Enfermés dans un abri souterrain, Min-seo et sa famille commencent à comprendre que les deux évènements sont liés, en attendant la fin du monde.

 

Avis rapide

Ce n’est jamais très évident d’appréhender un triptyque. Ici pourtant deux tendances se dégagent : en effet, s’il est indéniable que The Heavenly Creature est le segment de Kim Jee-woon mis en avant jusque sur l’affiche du film, on le comprend en découvrant la beauté formelle et l’élégance de cette partie. L’illumination bouddhiste a une connotation pour les occidentaux quasi-magique, la liturgie de cette religion étant assez floue pour la plupart d’entre nous. Le skin du robot saint n’est pas sans rappeler la Björk du clip de Chris Cunningham All is full of love. Volonté ou hasard ? Je n’ai hélas pas la réponse.
Le travail de Yim Pil-sung se fait davantage remarquer par son humour. Camp, exagéré, A Brave New World sera prochainement l’occasion d’une étude plus approfondie (enfin j’essaierai qu’elle le soit !) de par sa thématique infectés/zombies. Avec Happy Birthday on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un hommage parodique aux blockbusters US estivaux. Moins anticipation que les deux autres, il finit par une note positive qui dans un genre apocalyptique n’est souvent pas de trop, car si rare…

Le trailer mêle allégrement les trois histoires, mais vous pourrez au moins appréhender la qualité d’image.

 Image de prévisualisation YouTube

 

THE PACT

Réalisation et scénario : Nicholas McCarthy
Genre : Horror, Fantastique, Thriller, Épouvante, Mystère
Année : 2012
Durée : 1h29
Musique : Ronen Landa
Production : Ross M. Dinerstein, Jamie Carmichael
Casting : Caity Lotz, Haley Hudson, Casper Van Dien…
Format et nationalité : Long métrage américain

Synopsis du FEFFS

Nicole et Annie se sont éloignées de leur mère suite à une enfance malheureuse. Lorsque celle-ci meurt, Nicole retourne dans leur maison d’enfance située dans une banlieue quelconque de Los Angeles afin de préparer l’enterrement. Quand Annie arrive, sa sœur Nicole a disparu. Il en sera de même pour d’autres personnes pénétrant cette maison emplie de secrets et de souvenirs réprimés. Annie fait de violents cauchemars et s’enfuit après l’attaque d’un être invisible. Puis Steevie, une médium fragile, révélera à Annie que cette force tente de la mettre en garde au moyen de messages qu’il lui faudra décrypter. Annie commence alors à enquêter sur les secrets de sa mère.

Avis rapide

La mode du film à twist tordu semblait se calmer mais parfois certains ersatz émergent. Dans sa première partie, ce film, court métrage étiré sur un long format, installe une ambiance digne d’une hantise en château, alors que les scènes sont pratiquement toutes en huis clos dans un modeste pavillon de banlieue. Décrit comme un film de la vieille école pour son recours à des effets spéciaux live et sans CGI, la tension repose entièrement sur les épaules de son actrice principale qui comme j’ai coutume de le dire, ” fait le boulot “.

Hélas pour elle, la suite de l’histoire se prend les pieds dans les bobines puisque des incohérences scénaristiques/réalistes commencent à pointer le bout de leur nez. Invraisemblances, exagérations, on dirait que McCarthy est un peu pris de court. Plein de bonnes idées, de personnages servis par des acteurs remarquables, le film aurait mérité de s’attarder davantage sur eux, de creuser leur personnalité.

La fin capillotractée ne colle pas, laisse des questions techniques sans réponses et je ne parle pas de mystère, non non. Toujours le problème de cohérence. Quel dommage ! On se satisfera en ne retenant qu’une première partie qui doit beaucoup à la beauté et au charisme de Caity Lotz (vue dans la série avec des morceaux de zombies Death Valley)…

Image de prévisualisation YouTube

 

WHEN THE LIGHTS WENT OUT

Réalisation et scénario : Pat Holden
Genre : Fantastique, Épouvante
Année : 2012
Durée : 1h26
Musique : Marc Canham
Production : Deepak Nayar, Bil Bungay
Casting : Kate Ashfield, Steve Waddington, Tasha Connor…
Format et nationalité : Long métrage britannique

Synopsis du FEFFS

Les Maynard emménagent dans la maison de leur rêve mais celle-ci est habitée par une “présence”. Leur fille Sally est la première à la ressentir et en fait part à ses parents. Ils ne la prennent pas au sérieux, surtout sa mère, plus obsédée par la décoration que par les avertissements de sa fille. Rapidement, la maison devient un cauchemar pour toute la famille mais la mère intransigeante refuse de déménager. Ils font appel à un médium, en vain. Finalement dans une courte scène hilarante, la seule où le spectateur oublie le climat angoissant, le prêtre du coin fait l’objet d’un chantage afin de lui faire pratiquer un exorcisme.

Avis rapide

Estampillé “inspiré de faits réels”, vous pensez bien que la première chose que j’ai faite en sortant de la séance a été de vérifier ça. Il semblerait que dans les années 60/70, certains aient cru à l’histoire du Moine Noir de Pontrefact. Poltergeist considéré par les spécialistes du genre comme le plus violent d’Europe, il aurait été animé par le fantôme d’un religieux mal intentionné envers les jeunes filles…

Immersion totale dans les années 70. On sent bien les sous-pulls en acrylique qui grattent, les papiers peints qui font saigner des yeux, etc, je vous épargne la liste. Film de poltergeists honnête, il est le pendant anglais du film de Tobe Hooper/Steven Spielberg : arnaques, exorcisme foireux, maintien malgré tout d’un quotidien… le tout dans une maison mitoyenne en brique. On est loin de la maison charismatique d’Amityville et pourtant ça marche. Et arriver à faire croire aux fantômes dans ce genre de demeure très populaire est à mettre au crédit de Holden. Si celui-ci est le neveu du véritable couple Maynard, il ne tente néanmoins pas d’exposer totalement en pleine lumière son histoire. Ainsi à aucun moment il ne propose réellement “la théorie de la vilaine petite fille”, lui préférant un cynisme réaliste réservé aux parents.

La fin m’a un peu déçue. Le retour aux CGI est souvent un parti pris foireux si ceux-ci ne sont pas à la hauteur. Et ça grève fortement les mérites de ce film.
À noter que le trailer ci-dessous a l’avantage de ne pas nous spoiler. Et dans ce genre fantastique, c’est suffisamment rare pour être apprécié non ?

Image de prévisualisation YouTube

 

MALEVIL

Réalisation : Christian de Chalonge
Scénario : Christian de Chalonge et Pierre Dumayet, adaptation libre du roman éponyme de Robert Merle
Genre :
SF, Post-apocalyptique, Survival
Année : 1981
Durée : 2h00
Musique : Gabriel Yared
Production : Claude Nedjar
Casting : Michel Serrault, Jean-Louis Trintignant, Jacques Villeret, Jacques Dutronc…
Format et nationalité : Long métrage français

Synopsis du FEFFS

Après une explosion nucléaire, les survivants du village de Malevil apprennent à s’organiser et à vivre ensemble. Ils finissent par découvrir l’existence d’autres rescapés dans un village voisin, mais ces derniers survivent sous les ordres du “Directeur”…

Tristement méconnu, toujours inédit en dvd en France, ce film librement inspiré par le roman éponyme de Robert Merle (qui l’a désavoué et a demandé à ce qu’on retire son nom du générique, estimant qu’on avait trahi l’esprit de son livre) et jouissant d’un casting plus qu’honorable, demeure l’un des rares films français du genre “post-apo”. Il était d’ailleurs diffusé dans le cadre d’une rétrospective thématique.

Avis rapide

Étant amateure de post-apo (années 70 surtout) en films et en bd, quand j’ai su que ce film français que je n’avais jamais vu (quoique diffusé pour la dernière fois à l’automne 2009 sur une chaîne de la TNT) pour la simple et bonne raison que comme d’autres de façon incompréhensible, il n’est pas trouvable en dvd et en est encore resté à la VHS, j’ai voulu le voir. Je n’avais pas plus lu le roman de Merle, mais me l’imaginait un peu comme un Barjavel. Film de décombres naturaliste, de labeur et d’espoir, son côté un peu rustique lui confère un aspect réaliste, quoique daté. À ce titre, la scène de survie initiale pour les chanceux qui se trouvaient dans la cave du château au moment de ce qui ressemble à une explosion thermique est particulièrement éprouvante et poignante. La direction d’acteurs mise sur un silence incroyable qui nous épargne le sur-joué. Et c’est une pièce de maître !

La fin est plutôt décalée mais elle ne m’empêche pas de persister et signer : si la France a su produire ce genre de bobines il y a trente ans, pourquoi ne réitère-t-elle pas ?


COURTS MÉTRAGES MADE IN FRANCE

La BifleLA BIFLE

France • 2012 • 25 min • Comédie et arts martiaux
Réalisation : Jean-Baptiste Saurel

Le vidéoclub de Francis doit son succès aux films de Ti-Kong, star de Kung-Fu et briseur de nuques. Sonia, son employée dont il est fou amoureux, rêve d’obtenir un rôle dans le prochain film avec Ti-Kong.
 
Je me permettrai juste de vous préciser qu’une bifle est une gifle qui n’est pas administrée par la main mais par une autre partie de l’anatomie, strictement masculine.

Image de prévisualisation YouTube

 
EmergenceÉMERGENCE #1

France • 2012 • 7 min • Fantastique, thriller
Réalisation : Grégory Rodriguez

Dans une zone portuaire, Jack passe en trombe au volant d’une voiture volée. Il a rendez-vous avec son oncle pour lui livrer le véhicule mais devra aussi lui expliquer que la mission a mal tourné.

Nous serons certainement amené/es à vous en reparler sur Zombies World car vous vous doutez bien que…

Image de prévisualisation YouTube

 
The Island KeeperTHE ISLAND KEEPER

France • 2012 • 5 min • Fantastique
Réalisation : Aude Cabannes, Julien Malot, Charlotte Pipet

Un homme tente de s’échapper d’une prison située au beau milieu d’une île, mais sa fuite ne sera pas sans difficultés lorsqu’il rencontrera le plus étrange des gardiens…

Une Mention Spéciale du FEFFS pour ce court métrage Fantastique Français  

Image de prévisualisation YouTube

La ville est CalmeLA VILLE EST CALME

France • 2012 • 23 min • SF, Anticipation
Réalisation : Alexandre Labarussiat

Marcher dans l’obscurité de la ville, ressentir son atmosphère, traverser des rues désertes et silencieuses. Au cours de ces années de promenades, Wolfgang n’a rencontré que Martha, une vieille dame qu’il passe saluer chaque soir.

Inspiré de L’Arriéré, de l’écrivain Ray Bradbury, avec l’autorisation du défunt.

 
La Vitesse du PasséLA VITESSE DU PASSÉ

France • 2011 • 12 min • Fable fantastique
Réalisation : Dominique Rocher

Margot et Joseph partent s’installer loin de la ville dans une vieille maison à rénover. Un jour, la terre se met à trembler, Joseph chute depuis le toit et reste figé dans l’espace et le temps.
 
Belle photo et acteurs que j’apprécie (Alban Lenoir et Mélanie Thierry), un sujet taillé pour le court.

Image de prévisualisation YouTube

Le VivierLE VIVIER

France • 2011 • 18 min • Fantastique
Réalisation : Sylvia Guillet

Mathilde se calfeutre dans sa maison afin de protéger André, son mari qui souffre d’une étrange maladie. Elle veillera sur lui jusqu’au bout.

Prix du Jury du meilleur court métrage Fantastique Français 

 

 

Auteur

Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

Articles relatifs

1 Commentaire

  1. trop de la chance d’avoir eu des badges!!
    j’en fais la collection :D

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*