Evenements Festivals Mauvais Genre — 13 avril 2012
Festival Mauvais Genre : bilan 2e journée

Vendredi HEAVY GIRLS, un long métrage comédie dramatique traitant notamment de l’amour filial, de la vieillesse, d’amour et d’homosexualité masculine (si je me fie aux infos que j’ai glanées malgré tout ^^’), a été diffusé dans l’après-midi, mais je ne pourrai hélas pas vous en parler davantage car je n’ai pu m’y rendre (au cas où, j’ai un mot signé de mes parents en 3 exemplaires, jaune, bleu et rose, tous dûment tamponnés et validés par une administration à la Brazil :p)…
Par contre je vais m’attarder plus longuement sur LA NUIT INTERDITE avec ses 4 court-métrages et ses deux longs.

KARMA KOMAPOWERJAKE LA CO_MISSION, ROID RAGE et JACK.
THE RAID : REDEMPTION et MORITURIS.

 

 KARMA KOMA

Réalisation : Aurélia Mengin (Macadam Transferts)
Genre : Road trip, thriller mystique
Année de production : 2011
Acteurs : Jackie Berroyer, Philippe Nahon, Aurélia Mengin…
Pays : France

Synopsis
Darwin et Cléo paumés sur une Ile volcanique survivent aux derniers instants d’une romance déjantée et destructrice. Pour échapper à leur dérive ils prennent en stop Vlad et Païpaï, deux gangsters sur le retour qui viennent de louper leur dernier casse.
Une cavale improbable qui bascule nos quatre écorchés dans un univers sulfureux où s’entremêlent fantasmes érotiques et religieux…

Avis
J’ai été surprise par ce court volcanique (tourné sur l’île de la Réunion) car il m’a fait penser à beaucoup de choses : à Killing Zoe, au clip de Nasser Come On par Hawaïfantome et surtout à Dobermann de Jan Kounen. De belles références donc, même si vous n’aurez certainement pas la même opinion que moi. Je pense qu’il faut néanmoins saluer la performance de faire appel à des “gueules” de cinéma ; je pense notamment à une réplique récurrente du court métrage de Nahon “Plus c’est jeune, plus c’est con !”
À noter que Karma Koma n’était pas la vidéo d’Aurélia Mengin qui était prévue, son autre court Krime Esthetik ayant été censuré semble-t-il au dernier moment et donc interdit de diffusion. Damned…

Trailer de Karma Koma

Making-off de Karma Koma
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POWERJAKE LA CO_MISSION

Réalisation, scénario et production : Fred Balmer
Genre : Comédie horrifique, parodie
Date de production : septembre 2011
Durée : 5 min
Acteurs : Jérémy Lorenzato et des zombies…
Pays : France
Budget : 3.000 euros

 

 Synopsis (très court !)
Dans un univers en pleine apocalypse envahi par des zombies, PowerJake a pour mission de retrouver le prototype d’un antivirus et de le ramener. Si l’enjeu est important, l’infortuné agent n’a pris ses précautions pour cette mission et est incroyablement handicapé par… son envie de faire pipi !

Avis
Ne vous laissez pas piéger par l’aspect bouffon du synopsis, ce court-métrage est d’abord très efficace en quelques petites minutes seulement et surtout sous ses airs débonnaires et humoristiques se cache un boulot monstre sur les zombies ! En effet Fred Balmer s’est alloué les services d’Alexis Kinebanyan pour les maquillages (Je vous conseille le visionnage des archives inédites 1er et 2e volet, pour admirer le boulot abattu artistiquement sur ce court-métrage zombie !) . Impressionnant par son budget rikiki mais opérant, ce court a été auto-produit pour un peu plus de trois mille euros et tourné en deux jours seulement.

Bande-annonce de POWERJAKE
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Making-off de POWERJAKE
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ROID RAGE “The best killer hemorrhoid movie… ever
Page Facebook du court métrage

Réalisation, scénario, production : Ryan Lightbourn
Genre : Comédie parodique, épouvante-horreur
Date de production : 2011
Durée : 14 min
Acteurs : John Russo, Ben Evans, Zach Canfield, John Archer Lundgren, Grayson Lauffenburger et Randi Lee Krasny
Pays : USA
Budget : 2.500 dollars


Synopsis

N’y allons pas par quatre chemins :
Alors que les corps de plusieurs prostituées complètement mutilés font surface dans une petite ville, un indice récurrent (un tube de crème médicale) met deux agents du FBI devant une réponse terrifiante comme ils n’en ont jamais vu auparavant. Sammy Jenkins est un homme simple avec une vie simple, jusqu’à ce qu’une certaine mutation génétique vienne lui faire perdre le contrôle de sa vie. Maintenant traqué par les hommes responsables de sa difformité, ainsi que par le FBI, Sammy doit se battre avec ses “capacités uniques” afin de survivre. Celles-ci consistent en une hémorroïde-tueuse géante qui vit dans son cul.

 

 

 

Avis
Amis de  la poésie, passez votre chemin… Amis badass ? You’re welcome !!!
Pour les fans de Trauma films, de Grindhouse, amoureux de Elmer le remue-méninges de Frank Henenlotter et d’humour scatophile…
Ce court sera distribué en dvd avec Killer Eye : Halloween Haunt, film produit par Full Moon/Charles Band. Le réalisateur aimerait en faire un long métrage  et si possible garnis  d’effets 3D qui tâchent… (pourquoi pas en odorama ? ^^’)

Bande-annonce de ROID RAGE
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JACK (Surprise)

Réalisation :  Kryshan Randel
Scénario : Marilyn Thomas
Genre : Horreur, comédie parodie
Pays : Canada
Durée : 6 min
Acteurs : Trevor Carroll, Anita Reimer, Isabelle Landry, Krystal Vrba, Sydney Stubbs

Synopsis
Un week-end amical se transforme en un horrible cauchemar après la lecture d’un grimoire, quand deux couples et un bébé se retrouvent victimes d’un massacre pervers commis par des citrouilles maléfiques, invoquées pour une vengeance vicieuse.

Avis
Vaste blague cousine de la saga Evil Dead et de son Necronomicon, ce petit film a été réalisé dans le cadre d’un marathon du court métrage en 48 heures. Il s’agit de citrouilles d’Halloween qui en ont marre de se faire vider le 31 octobre. Et quand les citrouilles deviennent des tueurs psychopathes personne ne sera épargné (même le bébé y passe). Bien fun et sanglant.
Diffusé déjà dans le programme officiel du festival Mauvais Genre lors de sa 5e édition en 2011.

Bande-annonce JACK
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THE RAID : REDEMPTION

 Titre original : Serbuan Maut
Réalisation et scénario :
Gareth Evans
Genre : Action, Thriller, Combat
Format et nationalité : Long métrage indonésien et américain
Sortie au cinéma : 20 juin 2012
Durée : 1h41
Casting : Iko Uwais, Joe Taslim, Doni Alamsyah, Yayan Ruhian…
Budget : 1,1 million de dollars

 

 

 

Synopsis
Une équipe d’intervention spéciale de la police indonésienne est envoyée en secret dans le quartier le plus mal famé de Jakarta dans un immeuble qui héberge criminels et hommes de mains, sur lequel règne Tama Riyadi, un impitoyable baron de la drogue qui se terre quelque part à l’intérieur. Ramo, un jeune policier d’élite, compte profiter de l’assaut pour récupérer secrètement son frère Andi, qui est devenu un bras droit du boss mafieux. Mais en chemin, il devra se frotter à Mad Dog, l’autre associé de Tama qui, en plus d’être un véritable expert en arts martiaux, est aussi un psychopathe increvable assoiffé de sang. L’autre souci, c’est que le bâtiment est informé de leur arrivée et il se transforme en souricière étouffante. Piégés, les policiers ne vont avoir comme solution que se battre à chaque étage pour espérer survivre…

 Avis
 Pas particulièrement ouverte au cinéma d’action (mais tout de même très fan de John McLane ^^), j’ai regardé ce film avec curiosité. En effet pour ce que j’en sais, ils semblent réunir des critiques positives autant des professionnels que du public. Œuvre d’un réalisateur écossais parti tenter sa chance en Indonésie, son montage mais surtout ses cascadeurs sans limites lui confèrent une base solide (les ko de l’histoire ne seraient pas feints ^^’, le Silat – prononcez silek, l’art martial indonésien pratiqué sous forme de combat rythmique avec des armes, des bâtons ou à mains nues semblant pouvoir être bien violent). Le scénario n’est pas très compliqué et on pourrait voir le film comme un immense jeu vidéo avec les étages en guise de niveaux et les malfrats comme des boss. Du point de vue de ma petite culture du genre, j’ai pensé au John Woo période Hong Kong pour l’hyper violence graphique. Hollywood est déjà en train de produire un inévitable remake… (tant qu’ils ne refont pas Double Dragon…) Gareth Evans de son côté prévoit une suite, Berandal.

Moments de bravoure : un combat sur deux niveaux dans le noir le plus total, les criminels ne voyant les policiers qu’au moment où ceux-ci commettront une erreur : celle de tirer et ainsi d’éclairer la cage d’escalier, déclenchant ainsi une fusillade mémorable. Une autre scène : le protagoniste principal (Iko Uwai) caché dans une cloison essuyant sa joue, coupée par la machette d’un adversaire qui souhaitait s’assurer que personne ne se planquait dans un recoin.

Bande-annonce
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MORITURIS

Réalisation : Raffaele Picchio
Scénario :  Gianluigi Perrone
Histoire :
Tiziano Martella, Raffaele Picchio
Genre :
Horreur, Slasher, Thriller
Format et nationalité : Long métrage italien
Année de production : 2011
Durée : 1h23
Casting : Valentina d’Andrea, Andra de Bruyn, Désirée Giorgetti, Francesco Malcom, Giuseppe Nitti, Simone Ripanti

 

 

 

Synopsis
Un groupe de 3 hommes accompagnés de 2 touristes roumaines qu’ils ont rencontrées dans une discothèque peu de temps auparavant part à une supposée rave party dans un bois isolé. Perdus, ils arrivent dans une clairière où figure à plusieurs endroits une étrange inscription antique en latin mentionnant des gladiateurs… HIC SUNT LEONES.

 

 

 

 


Avis
Présenté par son réalisateur, présent au festival, on peut dire que ce film n’est pas ce à quoi les spectateurs semblaient s’attendre.
Il se déroule en deux temps : passée une intro comportant un sous-entendu pédophile et un massacre hors-champ, tout d’abord une partie ambiguë, bavarde, ambiante qui va virer au rape-thriller. Sadique, frontal (il y a un public pour ce genre de cinéma, mais je n’en fais pas partie ^^’), une scène dérangeante a fait sortir quelques spectateurs. Le réalisateur et ses comparses voulaient choquer et provoquer (une réaction, j’imagine, pour relever un peu l’encéphalo du cinéma italien décrit comme plat, voire merdique, par Raffaele Picchio), c’est réussi, en se permettant même je trouve, une référence à Orange Mécanique. La seconde partie est moins originale, versant dans un slasher lent limite survival, avec des gladiateurs revenants/zombies, tueurs lents mais déterminés, au souffle rauque (des morts qui respirent ?!?).
Implacables, ils massacrent sans distinction victimes et bourreaux. Et pan ! pour la morale habituelle des Rape & Revenge…
À réserver à un public averti.

Bande-annonce
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Auteur

Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

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