Culture Z Films Vidéos — 02 mars 2014
Goal of The Dead sur la toile parisienne !

goal of the dead benjamin rocher thierry poiraud

Format : 2 films, première et deuxième mi-temps

Durée : 1 heure 30 minutes par film

Genre : Comédie Horrifique (Zomédie pour les intimes)

Réalisateurs : Benjamin Rocher, Thierry Poiraud

Acteurs : Alban Lenoir, Charlie Bruneau, Tiphaine Daviot, Ahmed Sylla, Alexandre Philip, Vincent Debost, Benoît Moret, Renaud Rutten, Patrick Ligardes et Bruno Salomone

 

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Synopsis – Première Mi-Temps – Réalisation Benjamin Rocher

Pour l’Olympique de Paris, aller disputer un match à Caplongue relevait d’une simple corvée de fin de saison… Personne n’aurait pu prévoir qu’une violente infection allait se propager parmi les supporters, et transformer cette simple formalité en cauchemar. Idriss, l’étoile montante de l’équipe; Lori, star affirmé affrontant son come-back à Caplongue; Coubert, l’entraineur dépassé et Solène, la journaliste introvertie; devront faire face à un engouement inattendu de leurs supporters enragés…

 

Synopsis – Deuxième Mi-Temps – Réalisation Thierry Poiraud

Le stadium et Caplongue sont complètement dévastés par la rage infectieuse des supporters. Nos héros devront faire face aux hordes endiablées tout en réglant leurs comptes, leurs problèmes familiaux ou leurs mésentente qui ne cessent de se bousculer au portillon. Y aura t’il une échappatoire ?

 


Avis de Mel

Je me permet de poster mon avis avant celui de Julie… seulement pour son format : beaucoup plus court que la belle critique qu’elle nous a concocté.

Nous avons vu la première de Goal of the Dead, non sans émotion, puisque Zombies World suit ce projet depuis longtemps. De sa naissance à sa page de crowfunding sur Movie Angels financé de justesse jusqu’à leur appel à figuration, nous avons assisté aux étapes clé de leur pré-production. Et enfin, here we are !

Goal of the Dead, à la base devait se présenter comme une mini-série, idée initiale modifiée, le format ne se révelant pas adéquat pour le développement des personnages et de l’intrigue. Finalement, ce petit bijou horrifique français se présente sous le format peu commun d’un double film, chacun illustrant une “période” ou “mi-temps” d’un match de football. Par avance, que les fans de football me pardonne mes termes amateurs, je ne suis et ne serais JAMAIS une dingue de foot. Notre sport national ne réveille en moi qu’incompréhension pour l’engouement français, colère autour de cette industrie et des supporters extrémistes ou… m’endors tout simplement devant mon poste TV (j’entend déjà les hurlements de certains…). Bref. Pourtant, je me suis bel et bien retrouvée devant un film de footeux zombiesque. Et pas n’importe lequel.

goal of the dead thierry poiraud zombie vestiaire

Même si les deux opus forment un tout indissociable d’une qualité équivalente en terme de réalisation, j’ai personnellement préféré la deuxième période, où l’on sent profondément l’influence qu’à eu Shaun of the Dead sur Thierry Poiraud. Il a parfaitement su recréer ce climat humour / horreur bien dosé de cette référence britannique sans rentrer dans le caricatural. Comme STD, on retrouve en chaque personnage une médiocrité, un manque ou autre défaut qui confère à chacun une spécificité, une histoire, et occasionne de nombreuses situations comiques. Les effets spéciaux m’ont littéralement bluffée. Vraiment. Lorsque l’on a en tête les budgets des films d’horreur français, on ne s’attend pas à une qualité égale ou supérieur à 28 jours plus tard ou à du Romero. Et pourtant si mes amis !  La transformation, quasi immédiate, plutôt d’être en second plan où cachée est présentée en gros plan. Très audacieux, mais très réussi. On ne peut qu’être époustoufler par le résultat ! Un véritable régal. Ajouter à cela des conversations complètement décalées du contexte et quelques clins d’oeils références, et vous détenez la recette magique de Thierry Poiraud. Après y avoir goûté, vous en redemandez !

 

Le premier opus plonge quant à lui le spectateur dans une atmosphère footeuse profonde non sans humour : de l’actualité croustillante de l’équipe Olympique de Paris, jusqu’aux supporters frisant le débile, le tout agrémenté de la profonde rengaine province VS paris, ou en langage courant bouseux VS têtes de veaux. Bref, du sport, de l’amour et de la bière ! Contrairement à La Horde, réalisée également par Benjamin Rocher, les jeux d’acteurs sont parfaitement dosés. Pas de “surjoué” ou de réaction amateur. Bravo à toute l’équipe d’acteur !

Dans l’ensemble, malgré quelques effets visuels parfois gênants ou “too much” (enchaînement d’effets trop rapides, zooms, etc), j’ai été séduite par la qualité des images et enchantée par les séquences football. Filmer quelques portions d’un match de foot, de façon artistique et réaliste, n’est pas chose aisée, surtout quand les acteurs n’ont pas grandi avec un ballon de foot dans les mains et n’ont pas de doublure ! Un défi pas facile, pourtant bien surmonté !

goal of the dead alban lenoir sam lorit

Les quelques points négatifs possibles à déterrer seraient principalement quelques longueurs par ci par là, bien vite oubliées une fois le “The End” affiché, et un “résumé de l’épisode précédent” au début de la deuxième période, qui, bien que traité intelligemment reste trop long et casse la dynamique de l’histoire.

Goal of the Dead est très certainement LA référence en terme de comédie horrifique française en terme de réalisation, d’effets spéciaux, de gore et d’humour. Un excellent film popcorn, faisant hommage à Joe Dante et Sam Raimi Made in France… et cela les amis…. c’est EXCEPTIONNEL !

Alors amoureux du bis, grindhouse et humour horrifique, foncez au cinéma Les 3 Luxembourg ! Le film (volet 1 et 2) sera projeté le Jeudi 6 Mars, le Jeudi 13 Mars et le Jeudi 20 Mars, et les places peuvent être réservées via la Fnac au tarif unique de 15 euros (qui inclus la boisson). N’hésitez plus !

 

note8

 

Avis de July 

“Du sang, de la chique et du molard!”

Voilà qui pourrait assez bien résumer ce double film complètement Badass comme on les aime. 

Goal of the Dead, hommage assumé au grindhouse des années 70, est un dytique comme on n’en n’a jamais vu dans le cinéma français. La séance débute par deux fausses bandes annonces vraiment gores, cradingues juste ce qu’il faut pour se mettre dans l’ambiance. Le ton est décontracté, le film respecte la vocation première du cinéma : divertir. Du foot, de la bière, des potes, des zombies, la vie en somme !

Là où le film fait très fort, c’est cette capacité à être toujours sur la brèche entre le rire et l’horreur sans jamais perdre pied dans l’un ou l’autre. J’ai ri autant que j’ai sursauté. On retrouve beaucoup de Shaun of The Dead, un des seuls films à avoir réussi cet exercice très compliqué sans se vautrer, notamment dans l’écriture.  On retrouve un peu les mêmes temps, le looser magnifique qui doit affronter ses démons, la révélation de son courage et de son empathie pour les autres, la confrontation avec les monstres, la fin totalement absurde mais qui passe comme une lettre à la poste et le gros clin d’œil final inséré dans le générique. On retrouve aussi des références à Dead Set, 28 jours plus tard, j’en passe et des meilleurs.

goal of the dead thierry poiraud stade caplongue

 La photo est très belle dans les deux films et les réalisateurs, ainsi que toute leur équipe quand même, ont réussi à sublimer une campagne assez morose pour en tirer des plans magnifiques. Mais aussi des FX à couper le souffle. Ça faisait très longtemps qu’un effet au ciné ne m’avait pas faire pousser un « wahou » enthousiaste et franchement les ralentis sont énormes, les maquillages super bien faits et les transformations en gros plan surprenantes. Big Up à l’équipe de FX !!!!!

La BO est super bien foutu, elle soutient le film sans jamais prendre le dessus sur l’image, soulignant l’action, la servant sans être envahissante.

Dans la première mi-temps, on rencontre les personnages et on s’invite dans le décor de Caplongue, petit bled qui a tout d’un village du nord mais qui se trouve en fait près de Rodez dans le sud. A l’occasion d’un match de 1ere division, Sam Lorit, le magnifique Alban Lenoir, rentre au bercail et va devoir régler quelques comptes avec ses anciens potes. 

La première moitié est fort bien tournée, on reconnaît la patte de Benjamin Rocher à qui on devait, avec Yannick Dahan, l’autre Film Z français de référence  « La Horde ». Des effets de transitions assez surprenants et vraiment jolis, le découpage des scènes est un peu rapide parfois mais cela amène un côté tendu qui n’est pas pour me déplaire. Si on veut être un peu tatillon, on peut lui reprocher une utilisation parfois un peu intensive des gros plans, surtout dans la première demi-heure.

On a le droit à des moments totalement jouissifs comme l’écriture de l’hymne Caplonguais par des supporters bien portés sur la binche, détestant l’Olympique de Paris, à qui j’avais envie de crier « Caplonguais va niqué ta mère au fond au fond au fond du cimetière !!!! » Mais je n’en n’ai rien fait….

La réalisation de la deuxième partie change dès le générique, images pleines de nostalgie qui tranchent avec le reste du film bien trash. De la baston, la match final entre infectés et survivants (superbe), des meurtres en veux-tu en voilà, de quoi réjouir les aficionados de films de genre.

La dernière scène, dont je ne peux évidemment rien vous dire, est juste magnifique et montre une volonté de faire du grand cinéma même sans les moyens hollywoodiens.

goal of the dead thierry poiraud olympique de paris

Les acteurs jouent bien, très bien même. Chacun est à l’aise, le texte fuse naturellement. C’est assez rare de voir des acteurs français joués sans avoir l’impression de les entendre réciter un texte. Là ils sont bien servi par des dialogues qui ressemblent à du sur mesure.

Commençons par le personnage principal, Sam Lorit. Le looser magnifique, qui a eu sa chance et s’est perdu dans les affres des femmes et de l’argent facile qui coure après une gloire qui ne veut plus de lui ! Au début j’avais de la peine pour le perso puis au fur et à mesure on se rend compte que ce bel homme est quand même un peu un enfoiré. Mais un bon début de fin du monde ferait faire amande honorable à beaucoup de gens. J’ai retrouvé un peu le personnage de MEAN MACHINE. Alban Lenoir est très juste, comme à son habitude quand on lui offre un rôle à sa mesure. Il est touchant, drôle et ……tout nu ! Rien que pour ça le film méritait d’être tourné ! Blague à part, je le préfère dans ces rôles de durs à cuire au cœur tendre comme dans Hero Corp de Simon Astier, il a d’ailleurs participer à la création et à l’écriture de la saison 1 ou dans Jusqu’au cou, un court métrage de Morgan S. Dalibert inclus dans Chroniques de survirants que je vous recommande très chaudement. J’aimerais aussi le voir dans un rôle de méchant, de vrai barge….ça lui irait assez bien ! Reste à souligner que loin de vouloir tirer la couverture à lui tout seul, il arrive à mettre en lumière les autres acteurs, pas de luttes d’égos ici mais un vrai boulot d’équipe !

Charlie Bruneau, alias Solène, la journaliste footballistique pas très à l’aise derrière ces grosses lunettes qui cherche le scoop avant de découvrir que dans la vie, y’a mieux ! C’est un beau personnage féminin qui refuse les carcans que lui impose sa condition de femme dans un monde d’homme. Non elle a besoin de personne pour survivre et oui pourtant c’est une femme ! Elle a des dialogues qui la serve à merveille.  On espère la voir plus souvent, le film de genre lui va bien !

Ahmed Sylla, qui trouve bien sa place dans un film, lui qui est plus habitué à la scène puisque vous avec pu déjà le voir dans ONDAR show où il est juste hilarant.  Son numéro de petit con du foot est parfait. Son personnage explose dans la deuxième mi-temps et son duo avec Benoît Moret fonctionne super bien.

Benoit Moret justement, où le Sam Rockwell français (venant de moi c’est un putain de compliment), ce mec est juste magnifique. D’un second rôle, il a une vraie présence à l’écran et un potentiel comique digne d’un Édouard Baer.  Sans oublier Alexandre Pitt, avec son air de pas y toucher, qui défonce tout au nunchaku et Vincent Debost avec qui il forme un duo comique qui monte en puissance tout au long du film. Ces deux personnages mériteraient  de faire un autre film qui pourrait d’appeler Troisième Mi-Temps !

En fait tous les personnages sont énormes, il me faudrait des heures pour vous relater tout ça….

goal of the dead benjamin rocher stade caplongue

Tiphaine Daviot, qui m’a réconcilié avec les ados, Renaud Rutten, Bruno Salomone, Patrick Ligardes (magnifique), Xavier Laurent, Sébastien Vandenberg (flippant )  et tous les autres sont énormes, il me faudrait une encyclopédie pour vous dire à quel point les acteurs sont talentueux….

Bref un film qui m’a mis KO, m’a enthousiasmé comme seule La Horde avait pu le faire dans le même genre, c’est-à-dire français.

Il nous faut absolument plus de films comme ça dans le paysage audiovisuels français, on en a besoin je dirais même ! On ne peut pas continuer à sortir que des films de flics, des drames sociaux ou des comédies débiles.

 A vous, les mecs qui ont la tune pour faire du cinéma, n’hésitez plus, offrez à votre public du divertissement de qualité, avec des risques ! Vous en serez récompenser au centuple, la preuve pour la première la salle était pleine, les places se sont arrachées comme des petits pains. 

NB : En exclusivité, la chanson “KILL WEDNESDAY” de Jan Dark, présente dans Goal of the Dead Première mi-temps. Que l’aventure Goal of the Dead commence ! Allez, on la met en mode repeat ! http://jandark.bandcamp.com/track/kill-wednesday

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Bande Annonce

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Allez, et juste pour vous… en exclu… une ou deux photos de l’avant première et des acteurs ! 

goal of the dead avant premiere 27 fevrier 2014

goal of the dead avant premiere 27 fevrier 2014

goal of the dead avant premiere 27 fevrier 2014

 

 

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.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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