Culture Z Livres Papiers Partenaires — 25 mars 2013
Homeland of the dead, la critique!

  Titre: Homeland of the dead

  Titre original: Tooth and nail

  Éditeur: Panini bokks

  Nb de pages: 332

  Prix: 14 euros

  Sortie VO: 2010

  Sortie VF :2013

 

Synopsis

“Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à n’en point devenir un lui même.” Nietzsche. Aucune citation n’aurait pu mieux illustrer cette histoire et c’est d’ailleurs celle-ci que l’on retrouve au début du livre.

Quand un nouveau fléau liée au virus de la rage infecte des millions de personnes, l’Amérique rappelle ses troupes des quatre coins du monde pour protéger la population et les hôpitaux pris d’assaut. La plupart des malades se transforment en “chiens enragés” et deviennent hyper violents. Cependant ils sont facilement contrôlés….jusqu’à ce qu’ils deviennent trop nombreux…et là c’est le chaos.

Le lieutenant Todd Bowman a maintenu son unité soudée durant les combats et les horreurs de l’Irak. Maintenant, il doit mener ses hommes à travers un New York dévasté jusqu’à un centre de recherche qui détient, peut être, le remède.

Pour réussir cette mission et pour sauver ce qui reste d’humanité, les petits gars du second peloton devront livrer bataille pour leur survie face aux civils qu’ils ont jurés de protéger. Civils qui vont vite s’avérer être une horde sans fin armée uniquement de becs et d’ongles…ha ces New-yorkais!

 

Avis

Le livre est super rythmé et clairement scindé en deux parties.

Dans la première partie, les soldats doivent maîtriser une crise sanitaire sans précédent. Un virus touche la plus grande parie de la population et paralyse la société toute entière. En gros tout le monde a la grippe et c’est le pays qui se casse la gueule, plus personne pour faire tourner les transports, les administrations, la police ou encore les ravitaillements de nourriture et de médicaments…ce qui est un chiant en période de pandémie vous en conviendrez! Mais les malades peuvent guérir et la plus grosse menace vient de l’hystérie collective qui conduit les gens à se comporter comme des animaux. Les soldats sont perdus et on entrevoie alors la psychologie de ces hommes sortis d’une guerre où l’ennemi est clairement défini à celle où l’ennemi est votre voisin de palier, votre copine ou votre sergent.

Puis la deuxième partie vous emporte comme un ras de marée. Le virus mute! Comme d’hab en fait…La maladie jusque là aéroporté (qui se transmet dans l’air hein…pas par des avions!) se transmet alors par morsure. Et c’est bien, parce que des zombies qui s’éternuent au visage c’est moins vendeur quand même! Les soldats se trouvent confrontés à un dilemme cornélien: doit-on tuer des civils qu’on est sensé protéger (et par milliers s’entend) pour mener à bien une mission. En gros tuer ou être tuer pour son taf!

Comme vous vous en doutez c’est bourré d’action mais l’aspect psychologique est très présent. Je me suis retrouvée agrippée à mon livre en pensant que j’avais deux gars à terre et que j’allais perdre toute l’unité War Dogs si je ne déclenchais pas l’opération “Butez moi tout ça!”.

Le style militaire est beaucoup utilisé mais on s’y fait très vite.

Morceau choisi: “-Le bruit vient  de la Trente-huitième ou de la Trente-neuvième rue à vous?

-On pense que c’est de la Trente-neuvième, à vous, fait Ruiz en interrogeant du regard Oeil de faucon, qui hoche la tête.

-War Dogs Deux à toutes les escouades War Dogs deux. Ordre de fragmentation s’ensuit, séparatif. Nous empruntons une route alternative pour atteindre l’objectif, séparatif.”

C’est fluide dans la lecture, accrocheur sans être racoleur. J’ai vraiment adoré ce livre même si ce n’est pas un livre Z à proprement parler puisque ce sont de malades. C’est aussi la force du débat qui anime les personnages. Ils doivent tuer des gens qui ne sont pas morts mais condamnés et dangereux.

D’autres idées sont séduisantes et assez habilement amenées comme le fait de pouvoir tuer les “enragés” de manière classique, pas besoin de viser la tête! Ça pourrait égaliser les chances  mais en fait non. Quand les soldats font le calcul, ils se rendent vite à l’évidence…ils n’auront pas assez de balles. La supériorité par le nombre est bien traitée, je ne l’ai pas souvent ressentie de façon aussi violente dans un livre.

On peut aussi voir l’ouvrage comme une critique de l’armée américaine. Elle est représentée comme dirigée par des fous et constitués de héros ordinaires. Un exemple assez édifiant arrive dès le début de l’histoire quand les soldats réclament des armes non létales et que les pouvoirs ne peuvent leur en fournir. Ben ouai aux States, il est plus facile d’avoir un Desert Eagle qu’un tazer!

Je m’attendais, en lisant la quatrième de couverture, à trouver un genre de pamphlet islamophobe assez puant et il n ‘en n’est rien. Les soldats parle souvent avec déférence de la population irakienne et arrive même à comprendre la démarche d’un kamikaze.

Ce qui m’a le plus profondément marqué, c’est la façon dont on s’attache aux personnages pourtant nombreux et pas toujours très sympas.

Je vous citerais pour finir l’avis de John McKinney auteur de Dead City et Apocalypse of the dead, parce que je suis tout à fait d’accord avec lui et parce que j’ai pas trouvé mieux à dire pour la fin…

“La différence entre une bonne histoire de zombie et une GRANDE histoire de zombie revient à un point de vue unique…Les meilleures histoires offrent un point de vue unique sur l’apocalypse zombie comme celle du lieutenant Todd Bowman et des hommes du peloton…Homeland est unique en son genre car il montre la dynamique de la guerre en petites unités. C’est une réussite spectaculaire.”

 

note9

 

Notes sur l’auteur

 

Consultant en marketing et rédacteur technique, il viet à Calgary au Canada. Il a écrit quatre romans (Paranoia, The great planet robbery, The thin withe line et Homeland of the dead), quatre œuvres non fictionnelles et des centaines d’articles pur des magazines, des livres et des sites web.

http://www.infectedwar.com/

Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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11 Commentaires

  1. Intéressant, Tel les Orphans en fait, je prend ^^ Merci pour la Critique Ma’mselle

  2. De rien! ça fait toujours plaisir de tomber sur une perle comme ça et de la partager:)

  3. Oui je l’ai lu , il est génial , la ptite larme a la fin meme ^^

  4. Ouai c’est Apocalypse now des zombies;)

  5. J’étais tenter par ce livre mais après cette critique je pense me le prendre :D

  6. Un grand merci;) j’espère que vous ne serez pas déçu!

  7. L’auteur nous livre une multitude de détails sur le corps militaire, mais j’ai trouvé que ses personnages manquaient de description. Du coup j’ai eu peu de mal à suivre le cours de l’évolution de chacun bien distinctement. Avec leur noms d’amerloque qui se ressemble tous, je ne savais plus trop qui est qui. Sinon le scénario est passionnant et ultra-réaliste.

  8. C’est clair que ce livre est une petite “perle sanguinolente” , dans la veine militaire de “Chronique de l’Armageddon” le récit est ultra précis et réaliste. Je rejoins cependant l’avis de Marcus sur le fait que la multitude de personnages tend un peu à nous perdre (parfois). La partie sociologique et morale à laquelle sont confrontés nos soldats est très intéressante (effectivement ils peuvent avoir des états d’âme en période d’apocalypse…) mais n’alourdi absolument pas l’histoire. Bref, un 9/10 largement mérité, merci pour le conseil ;)

  9. Il y auras un 2 ? …

  10. IL y a un 2 qui s’intitule Infection :)

  11. Infection en 2 tomes , je précise et qui n’a rien à voir avec Homeland of the dead, mis à part les infectés.

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