Mangas Papiers — 09 septembre 2012
I AM A HERO tome 3

Scénario et dessins : Kengo Hanazawa
Éditeur : Big Kana (Dargaud)

Genre : Horreur, seinen, survival, fantastique, drame, action
Date de publication : 1er juin 2012
Édition :  Noir & blanc
Nombre de pages :
180
Nombre de volumes :
4 en France, 8 au Japon (depuis 2009)
Statut : Série en cours
Prix conseillé : 7,5 euros

 

 

Synopsis de la série

Hideo Suzuki n’est pas du tout ce qu’on pourrait appeler un héros. Il est assistant de mangaka pour un éditeur érotique et en manque de succès. Il ne mène pas la grande vie, a peur de tout et se méfie de tout le monde, a des hallucinations : il parle avec un ami imaginaire, fait des monologues interminables en s’imaginant des répliques… Sa petite amie, Tetsuko, ne cesse de parler de son ex, un talentueux mangaka très en vue. Bref, cet homme est ce qu’on appelle un LOSER !

Tellement absorbé par sa médiocre vie, il ne remarque pas qu’il se passe des choses suspectes autour de lui, notamment un soir en rentrant de chez Tetsuko… Tokyo va soudainement sombrer dans le chaos et être envahi d’humains qui n’en sont plus vraiment… Hideo va devoir se faire violence et se reprendre en main quand sa vie va basculer.

Pour survivre, il devra devenir un vrai héros !

 

Avis

Nous quittions Hideo alors que celui-ci pensait s’être mis à l’abri en s’engouffrant dans un wagon. Il assiste impuissant au déferlement inévitable de l’étrange infection qui semble frapper la vie à une vitesse foudroyante. Toujours à ses hallucinations (ce garçon a beaucoup d’imagination !), il se rassure un instant en s’imaginant armer et tenir à bout de bras le fusil rangé dans son étui, sur son dos. L’espace d’un instant on pourrait croire que la méthode Coué a fonctionné (ndlr : se répéter quelque chose pour s’en persuader. ” Je vais bien, tout va bien… “) et qu’il a pris suffisamment de confiance pour devenir enfin ce “héros” qu’il voudrait être.

Mais hélas la dure réalité c’est que face à l’horreur, le plus souvent on est… lâche. Et Hideo va être le pire pleutre, bien qu’une passagère lui demande d’intervenir. ” Un infecté boulotte le visage de son voisin et le déchiquette avec ses doigts, je vais l’arrêter en le raisonnant de quelques phrases, mais bien sûr ! “

 

Contre toute attente, notre héros du pauvre va se sortir de cette situation sans une égratignure. La sortie de la gare va se faire au pas de course et sans détails. On fonce ! Et Hideo de se précipiter cette fois-ci… dans un taxi ! Avec un peu de chance on va se faire tous les transports possibles. Vous voulez jouer au Bingo I am a hero avec nous ? Si vous avez toute la ligne, vous gagnez ! Alors, on a… à pied, ok là c’est facile. Ensuite les rails, pas mal. Et le taxi. Je parie sur le vélo pour le tome 4, je vous dirai ça. Le taxi donc ? En commun, bien sûr ! Au volant un conducteur alerte, à la place du mort (sic !) un soldat vraisemblablement américain qui ne parle pas un mot de japonais, à l’arrière un couple d’amants formé d’un homme et de sa compagne qui semble bien mal en point… Là vous verrez, c’est difficile de résister à l’envie de crier Guignol, Guignol ! : ” Mais cours, Forrest !  Loin !! ” Je ne vous en dirai pas plus que ce merveilleux titre de série z (ou de pron seventies, selon vos goûts) que j’invente pour ce passage : “Horreur dans l’habitable”.

Je vous spoile un peu, Hideo s’en sort. Bah oui, c’est que la série fait 8 tomes quand même, on ne va pas le zigouiller tout de suite, si ? Oui car c’est un veinard au final. Il va prendre le maquis, au sens littéral, puisqu’il va finir par se planquer dans les bois, c’moins fréquenté. Retour des hallucinations, monologue nocturne, on l’a perdu ! Aura lieu la rencontre avec la demoiselle qu’on trouve sur la couv’ du tome 2 (logique éditoriale ?!?). Celle-ci n’est pas au courant de l’agitation car… elle est en classe verte ! Promis, je n’invente rien.

Ce tome se termine sur un ” Promenons-nous dans les bois ” où personnellement je n’aimerais pas tomber sur le loup…

 

En bref

Plaisanteries mises à part, Kana nous gratifie à nouveau d’une édition irréprochable, avec sa belle couverture glacée plus sobre ici car moins figurative. I am a hero est un manga de qualité, puisqu’on suit les tribulations d’un loser qui rêve d’envergure mais qui reste un simple humain, quiproquos inclus. Loin des standards badass US (je ne critique pas, j’aime aussi), ce survival au sens strict du terme est toujours sur le fil, prenant le risque de rendre son principal protagoniste antipathique. Il est agréable de voir que le/a lecteur/trice n’est pas pris pour une cruche et qu’Hanazawa ne cherche pas à caresser dans le sens du poil en étant complaisant. Il suffit d’accepter le lâcher-prise et de voir où l’histoire va nous mener.

Et ça marche ! Je ne sais pas pour vous, mais j’ai hâte de mettre le nez dans le tome 4, paru le 24 août 2012.
Affaire à suivre, donc…

 note8

 

Auteur

Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

Articles relatifs

0 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*