Culture Z Mangas Papiers — 19 juin 2013
I am a hero Tome 6 la critique !

Auteur : Kengo Hanazawa

Date de parution : 6 décembre 2012

Genre : zombie

Édition : Kana

Nombre de pages : 224 pages

Nombre de tomes : 7 (série en cours)

Prix conseillé : 7,45€

 

 

Synopsis :

Hideo, Hiromi et M. Aruki  ont réussi à s’enfuir du mont Fuji. Ils se dirigent à présent vers le centre commercial de Gotemba, qui semble être un refuge pour les survivants. Ils ont un vaste chemin à parcourir, par chance ils ont réussi à trouver une voiture en état de marche. Leur route va être longue et semée d’embûches. Vont-ils réussir à atteindre Gotemba ? Que va-t-il advenir d’Hiromi griffée par un bébé zombie ? Vont-ils trouver une lueur d’espoir dans ce monde apocalyptique ? Toutes les réponses sont peut être dans ce tome.

 

Avis :

C’est déjà le sixième opus et on en redemande. On ferme le livre en se disant vivement la suite.  Rien que pour cette envie de se jeter voracement sur le septième, c’est un livre réussi. La série a eu beaucoup de mal au début, le premier manga était plutôt moyen. L’ambiance loufoque et le héros banal n’avaient pas séduit, cependant nous ne regrettons pas d’avoir laissé une chance à I am a hero qui se révèle être au final une excellente série comme nous le prouve encore ce numéro.

Ce tome ouvre un nouveau cycle, nous quittons le mont Fuji et surtout le héros va rencontrer de nouveaux personnages. Ses objectifs changent, il n’est plus le personnage apeuré du début. Il prend ses responsabilités et a conscience de ses points forts. En effet, son fusil va jouer un rôle capital, dans un pays où les armes sont rares, il va pouvoir s’affirmer et prendre confiance en lui. Cependant même s’il devient une entité importante, il ne garde pas moins son humanité et ses valeurs. Son avantage certain ne fait pas de lui un être vil, manipulateur et supérieur. La nouvelle hiérarchie qui se met en place, n’est pas une relation entre des dominants et des dominés comme on peut le voir dans Walking Dead ou dans Marvel Zombies. Kengo Hanazawa a choisi un angle plus subtil. En effet même si l’arme à feu confère au héros un certain confort, ce n’est pas le seul centre d’intérêt. Tout n’est pas orienté sur les combats (hommes versus zombies). D’ailleurs Hideo tue très peu de zombies, ce qui montre que l’axe principal n’est pas l’extermination massive et les effusions de sang dans tous les sens. Ce point de vue est très intéressant car il se démarque des autres histoires zombiesques. Au fil des ouvrages, l’auteur réussit à s’éloigner des adages classiques liés au genre Z. Le tout est bien amené, c’est la clef de la réussite de ce manga.

Les personnages sont aussi très importants. Évidemment l’évolution du héros est intéressante, car il n’est plus la poule mouillée du début, on retrouve toujours des comportements similaires, comme par exemple le fait qu’il utilise très rarement son fusil. Si Hideo est le héros, il n’est pas le seul personnage important. En effet, il ne faut pas oublier de parler d’Hiromi qui a aussi une place primordiale. Son cas reste très étrange, car bien que contaminée, elle ne réagit pas comme les autres infectés. Elle n’attaque pas son entourage et réussit même à articuler quelques mots. Un grand mystère plane sur son état.  Que va-t-elle devenir ? Pourquoi est-elle différente ? Est-ce que le virus peut se soigner ? Est-elle véritablement un zombie ou connaît-elle un état d’entre deux ? De nombreuses interrogations permettent de rendre la jeune fille intrigante, attachante mais laissent aussi planer un espoir de guérison . Est-ce un vrai espoir ou une illusion ? L’auteur se joue t-il de notre naïveté ? Tous ses éléments créent une ambiance réussie et dynamique, pour notre plus grand bonheur. Le nouvel état de la jeune fille, fait évoluer la relation entre Hideo et Hiromi. Le garçon devient son protecteur, il prend soin d’elle.

Si la narration est excellente, la mise en scène l’est tout autant. Toutes les planches sont travaillées avec soin et intelligence. Nous pouvons citer au début de l’ouvrage le réveil d’Hiromi, qui est très détaillée graphiquement. Il y a de nombreux jeux d’ombres, ainsi qu’un travail sur le gros plan qui permet d’entretenir le suspens. Les planches ne sont pas dessinées de manière classique, puisqu’il y a beaucoup de doubles pages, mais aussi des encastrements dans des planches beaucoup plus grandes. Cette manière de superposer les images est ingénieuse car elle permet de montrer la réaction d’un personnage sur une scène beaucoup plus large. La minutie, la précision et la mise en scène sont les maîtres mots de ce manga de très bonne facture.

En bonus, nous avons un topo sur le prix manga Taishô, décerné au Japon et pour lequel I am a hero fut primé 3 années de suite et eut successivement la 4ème, la 3ème et la 8ème place. Ce petit documentaire montre que cette série a beaucoup de succès au Japon, mais cela permet aussi de découvrir les mangas préférés des japonais, et pourquoi pas découvrir vous aussi de nouvelles pépites non Z.

 

 

En Bref : Une série qui ne fait que gagner en qualité. Toujours d’aussi bonne qualité, elle nous prouve par le biais de cet opus qu’elle est capable de se renouveler et promet encore des rebondissements palpitants. A recommander à tout le monde. Les amateurs de Z mais aussi tous les autres. Cela peut être une bonne manière de découvrir nos amis les zombies.

 

note9

Auteur

sherane

Chroniqueuse bande-dessinée, comics, manga, livre ... et plus généralement tout ce qui se dévore.

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1 Commentaire

  1. Pas mal merci :)

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