BD Papiers — 03 septembre 2012
Je tuerai encore Billy the Kid

Scénario :  Roberto Recchioni
Dessin :
Ricardo Burchielli, Cristiano Cucina et Werther Dell’Edera.

Éditions : Clair de Lune
Genre : Zombies, horreur et western
Date de sortie : 6 novembre 2008
Nombre de tomes : One shot
Nombre de pages : 198
Prix conseillé : 12 €

Synopsis

Connaissez vous la célèbre histoire de Billy the Kid et du shérif Garrett ? Robert Recchioni écrit la suite, une suite où Billy se réveille parmi les morts et crée une armée de mort-vivants pour se venger de son ami, le traître Garrett. Comment vont se dérouler ses retrouvailles entre le shérif et son ami trahi ? Que va-t-il se passer ? Garrett va t-il le tuer une seconde fois pour défaire le sortilège ? Robert Recchioni répond à toutes ces questions. Au centre du récit les deux anciens amis et l’incontournable problème de trahison. Il n’est pas forcément facile de tuer une seconde fois Le Kid quand on a des remords face à son meurtre. La trahison pourra t-elle être pardonnée ?

Si vous aimez les combats, les décors western, les tromperies, les complots et les morts-vivants cette histoire est pour vous.

Avis

Un récit  en un tome bien ficelé, avec des surprises et du suspense. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Le récit est au  format comics. Même si quelques rebondissements seront attendus par le lecteur car ils paraissent gros comme un manoir, il y a aussi des subtilités et des évènements inattendus.

Les personnages principaux (Billy the Kid et le shérif Garrett) sont fouillés et possèdent des caractères profonds et intéressants. La scénariste a pris son temps pour mettre de la profondeur dans ses personnages, il ne s’agit pas d’un zombie assoiffé de sang et d’un shérif désireux de rétablir la justice. La relation entre les deux est plus compliquée que ça. Le Kid n’est pas un zombie comme les autres, il a une force mentale extraordinaire car il parle et réussit à contrôler son instinct de mort-vivant. Il n’en reste pas moins violent et brutal car il est capable de diriger une armée dangereuse qui menace tout le pays. Le scénariste a conservé la part héroïque de ce personnage qui a marqué l’univers du western spaghetti. De la même façon, on découvre un shérif manipulé qui n’est pas libre de ses actes et qui regrette la mort de son ami. Les problèmes de ces deux hommes sont les femmes. Eh oui, les femmes sont indispensables (le compliment fera plaisir à la gent féminine). Mais le combat des femmes est trivial. Je viole ta femme, je mords la tienne, je couche avec la tienne, je n’aime pas la mienne. C’est beau l’amitié quand on partage tout.

Après avoir parlé de l’amitié, parlons de l’univers western et des cow-boys. Les amateurs de films ou de bande-dessinée western seront comblés. Les décors de ranch et de désert sont présents en permanence, l’ambiance des bars où l’on boit et se dispute est au rendez-vous, ainsi que les mauvais garçons charismatiques aux yeux qui vous transpercent. La rivalité entre les cow-boys et les indiens est présente mais ici c’est plutôt entre les cow-boys et les zombies. L’équipe qui a travaillé sur ce récit a réussi à conserver les éléments qui font que l’on aime les westerns. Il y aura des duels, des revolvers, des femmes en jupes qui font du french cancan, un piano-bar, des chevaux, des déserts, des grands déserts et des villages perdus où l’on complote. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Pouvoir concilier Western et Zombie, quel plaisir !

Pour ceux qui ne sont pas friands de western et qui pensent qu’Il était une fois dans l’ouest est un film pour les vieux nostalgiques car c’est trop long, ca manque d’action, de voitures et de villes avec des buildings,  ne vous inquiétez pas, il y a des hordes de zombies qui grossissent, grossissent et massacrent des centaines, des milliers de personnes en n’épargnant ni les femmes, ni les enfants. C’est aussi pour vous une bonne manière de faire connaissance avec cet univers qui reste un classique.

Le dessin est en noir en blanc à la manière des comics (cf. Walking Dead).  Même si au premier abord, le dessin semble un peu abrupte et parfois peu détaillé, surtout dans les décors, il n’en reste pas moins efficace. Il insiste sur l’attitude des personnages, leur regard, ce qui est prédominant pour faire un bon western. Rapidement, on oublie l’imprécision des décors pour se plonger la tête la première dans l’histoire. Les nombreuses cases où l’on ne voit que le regard rappelle les nombreux films de western et qu’est-ce-que c’est agréable ! Il y a une volonté de reproduire l’ambiance des westerns spaghetti et c’est réussi. Il faut donc passer les apriori graphiques pour découvrir une œuvre originale qui sort des sentiers battus et des autres récits zombiesques.

En bref

Un récit très agréable et intéressant qui se distingue par son originalité et sa volonté de donner une ambiance western très réussie. L’intrigue est bien ficelée, même si on réussit parfois à déjouer le suspense. Les 200 pages de ce récit unique réussiront à nous surprendre au moins une fois. À tous les amateurs de cow-boys, ce récit est fait pour vous et à tous les autres, ayez la curiosité de découvrir ce récit plein de zombies qui a de nombreuses qualités pour vous séduire. Les zombies sont partout et c’est une bonne chose !

 

note8

Auteur

sherane

Chroniqueuse bande-dessinée, comics, manga, livre ... et plus généralement tout ce qui se dévore.

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3 Commentaires

  1. A lire absolument. Lorsqu’on est fan de zombie on kiffe, mais si en plus on est fan de western spaghettis alors là….

  2. A mon avis (si humble soit il) il y a plus de références au western américain qu’au western spaghettis pour tout un tas de raisons. Mais peu importe, si c’est proche de grands western, ca me botte !
    Bon aperçu en tout cas, ca donne envie !

  3. Je suis fan des deux styles, donc je prendrais volontiers cette bande dessiné ! Le style graphique ma l’air excellent, quand est-il du scénario Baron Mundus ?

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