Culture Z Mangas Papiers — 05 janvier 2013
Le Berceau des Esprits Tome 4

Scénario et dessin : Kei Sanbe
Éditeur : Ki-oon
Genre : Horreur, survival action, gore
Date de publication : 23 août 2012
Nombre de pages : 184  (noir & blanc)
Nombre de volumes :
 5 en France (6 au Japon, série terminée)
Prix conseillé : 7,5 euros

 

 

 

Synopsis 4e de couverture

Poursuivie par deux zombies, Makoto est sauvée in extremis par Shunsuke avant de retrouver Yume, Yûya et Hanna, membre du personnel de bord. Grâce aux enregistrements découverts dans une mystérieuse salle de surveillance, ils commencent à avoir une idée un peu plus précise de ce qui se trame sur le navire.

Le petit groupe continue sa progression vers la surface tandis que Kasuga reste seul avec Kana… Mais la victime sera-t-elle vraiment celle qu’on croit ?

Avis

De l’action, du thriller en huis clos (le concept !), un quasi slasher aux meurtres très graphiques et cruels !

Avec ce 4e tome (sans spoiler, cela se poursuit sur le 5e), Kei Sanbe verse son récit dans une histoire plus mature. Le thème lycéen n’est déjà plus qu’un alibi obsolète et la survie arase la condition de chaque individu mieux qu’une lutte des classes communiste !

La dominante est originale puisque la loi du plus fort n’a pas forcément la place la plus importante. En effet ce tome explore davantage le véritable ressort de la série : la ruse, le calcul, la dissimulation, le tout mélangé pour servir des intérêts personnels. Cela en fait une série vraiment passionnante, impliquant davantage le lecteur en lui faisant partager les plans de duperie (monologue de la folie meurtrière), là où le manga Doubt de Yoshiki Tonogai  n’était pas parvenu à me convaincre sur le même sujet.

Si vous aimez les embuscades, les trahisons, le fan service craspec omniprésent (eh oui, quand on meurt, le corps ne se contrôle plus, enjoy !), alors vous allez avoir envie de boucler cette petite série (terminée en 6 tomes, dont le dernier devrait sortir avant l’été 2013).

Le dessin est à chaque tome plus subtil encore, avec une foule de détails qui font que même si on a des difficultés à se retrouver dans ces couloirs de bateau (qui plus est quand il est à l’envers, sic), Sanbe tire son épingle du jeu en faisant en sorte que grâce à des effets simples de scénographie, on ne ressente pas une impression de vide.

La multiplication des personnages, de flashbacks et de scènes séparées pourront perdre les lecteurs peu familiers des mangas. Néanmoins une deuxième lecture suffit à dissiper toute confusion. Les meurtriers sans âme (infectés) passent un peu au second plan, mais ce n’est pas dommageable car d’autres personnages nocifs et toxiques vont se révéler ou se confirmer. On n’y perd pas au change, mais faut tenir le rythme !

 

note8

Auteur

Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

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