Culture Z Livres Papiers — 16 mars 2013
Les proies d’Amélie Sarn, la critique !

  Titre: Les proies

  Auteur: Amélie Sarn

  Éditeur: Milan Collection Macadam

  Prix: 12,90 euros

  Nb de pages: 329

 Date de parution: Août 2012

Synopsis

Il y a Margot, une lycéenne comme les autres, qui se fait larguer : son mec la quitte pour sa meilleure amie! Il y a Roger Gallard, armurier de son état: il voulait devenir pâtissier, mais armurier de père en fils dans sa famille, alors il est armurier. Il y a Enzo, un gamin d’une dizaine d’années: il adore les livres, mais sa mère lui interdit de fréquenter la bibliothèque: “C’est pas pour les gens comme nous”, dit-elle. Margot, Roger, Enzo et tous ceux qui les entourent vivent tranquillement à Bordeaux. Jusqu’au jour où…le chaos frappe la ville de plein fouet. De nombreux Bordelais tombent subitement raides morts. ils renaissent quelques minutes plus tard sous la forme de zombies, des êtres mi-hommes mi-monstres, qui sèment la terreur. C’est la panique, le autorités sont débordées. Margot, Roger, Enzo et quelques autres vont s’unir pour lui faire face. Confrontés à une situation exceptionnelle, menacés de mort à chaque coin de rue, ils vont devoir réagir, lutter, survivre tout simplement. Et c’est leur humanité qui leur permettra de triompher de la bestialité….

 

Notes sur l’auteur

Née en 1970, Amélie Sarn passe, toute petite, la majorité de son temps perchée en haut d’un arbre à dévorer des livres et à rêver au jour où elle sera elle-même écrivain. Tout en suivant des études d’anglais et d’espagnol, elle s’essaye à différents métiers : animatrice de camps de vacances, traductrice technique, auxiliaire de vie auprès de personnes handicapées et journaliste. Aujourd’hui, en Bretagne où elle vit, Amélie ne grimpe plus aux arbres, mais ses passions de la lecture et de l’écriture ne l’ont jamais quittée. Pour ses enfants qu’elle adore et également les autres, elle a publié de nombreux livres pour la jeunesse, dont «Coupable d’être innocent» et «Une Vie de rêve pour Lola» (Ed. Rageot), «Le Pirate couve la grippe», «Un Fantôme très rigolo», «La Nuit de la chauve-souris» et «Le Bûcher aux sorcières» (Ed. Milan). Pour le même éditeur et sous le pseudo de Méli-Marlo, elle a notamment co-écrit avec M.Cantin «Le Cirque Patatrac» et «Un petit Garçon trop pressé». On lui doit par ailleurs l’adaptation du fameux dessin animé de Sylvain Chomet «Les Triplettes de Belleville». Parmi ses nombreux ouvrages pour enfants, on citera aussi «Jules et l’Île bleue» et «Le Secret du fétiche» (Ed. Flammarion / Père Castor), «L’Aviateur» (Ed. Didier) et «L’Empereur qui refusait l’amour» (Ed. Albin-Michel). Outre une participation régulière à des journaux pour enfants («Dlire», «Astrapi», «Toboggan»…), Amélie Sarn a publié en 2002 son premier roman pour adultes «Elle ne pleure pas, elle chante» (Ed. Albin-Michel). Elle s’essaie maintenant au métier de scénariste de BD en co-signant avec Éric Corbeyran, la série «Nanami» dessinée par Magali Lacombe et éditée par Dargaud.

 

Avis

Il ne faut pas se tromper de cible, Les proies n’est pas un roman pour aficionados de culture Z pure et dure. C’est un roman jeunesse, type Twilight mais français. Si vous êtes habitués aux livres tels que Feed, Midnight Movie ou Le retour des morts, vous risquez d’être décontenancés voir pire.

Les personnages sont ultra clichés, entre Lucas le pseudo beau gosse qui ne pense qu’à draguer même quand sa famille est disséminée et qu’il se fait attaquer par sa mère-zombie, Pauline la super copine qui choppe le mec de sa meilleure amie, Enzo le pauvre gamin passionné de livres que sa mère interdit de lire, le père de Margot ancien journaliste devenu hypocondriaque (c’est dommage dans un livre d’épidémie!) jusqu’à Ava, la Paris Hilton bordelaise, fille du richissime homme d’affaire qui déclenche la contamination et qui ne vient même pas sauver sa propre fille… Ben oui c’est un salaud quoi ! Bref, rien de surprenant ici.

Les dialogues sont peu vraisemblables, voir très énervants. Attention morceau choisi :

“-Non, mais j’en ai marre moi! hurle Ava en tapant du pied. Je comprends rien à rien et en plus, tout le monde me parle super mal!….

-C’est vrai, dit Lucas, j’ai remarqué que vous étiez pas sympas avec Ava.”

 

Ce que l’on comprend aisément par là Ava mérite des quiches dans sa tête à tour de bras. Elle ira même jusqu’à sacrifier Lucas pour du vernis à ongles! Je pense pas trop m’avancer pour dire qu’aucun ados de 16 ans ne parlent comme ça!

Mais mon passage “préféré” reste que ces charmants bambins (les adultes sont absents ou à la ramasse) se défendent avec quoi? Je vous le donne dans le mille! Du désodorisant pour toilettes ! Ben oui c’est connu, les zombies puent et aiment pas ce qui sent bon! Alors c’est parti pour la foire au Chanel N°5!! Peut être un sujet à creuser pour notre catégorie Survie.

Ici peu de massacre, pas de moments où vous serez agrippés à votre bouquin et il ne vous fera pas réfléchir sur la condition humaine…sauf à la possibilité d’éradiquer totalement les ados de la planète ou tout du moins ceux qui ressemblent aux personnages du livre.

Pour finir sur une note optimiste, Les proies est un livre à recommander aux ados qui veulent mettre un pied dans le monde sans pitié des dévoreurs de chair fraîche ou une bonne idée cadeau pour votre sœur, nièce, cousine ou autre âgée de moins de 15 ans…sauf si elle regarde déjà des Roméro et là vous risquez de passer pour “un gros naze!”.

note4

Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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4 Commentaires

  1. Merci pour l’avis. Vous venez de m’éviter une perte d’argent et de temps :-)

    • Nous somme deux alors :D
      (je crois que sur ta photo ta une moustache…ou une levre qui se tire, ta essayé la glue ?)

      • C’est bien une lèvre qui se barre en sucette malgré mes origines portugaises.

  2. Moi, j’ai trouvé ce livre trés bien et non pas débile comme dis dans l’article. Je l’ai lu en une journée tellement j’etais plongée dedans.

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