Les Zombies venus d’ailleurs…

Attention : Je ne suis pas l’auteur de cet article. L’auteur de cette article est Lestat. Il l’a rédigé le 02/01/2005 sur ce lien Krinein. Il est dans son état original et n’a pas été modifié. Je voulais vous faire profiter de ses articles qui sont vraiment exceptionnels et très enrichissants!

BiozombieL’Amérique, l’Italie, la France, l’Allemagne, l’Espagne. Nous avons vu là les principaux pays exportateurs de Morts Vivants. Ce dossier n’a pas la vocation d’être exhaustif, mais pour bien finir le tour d’horizon, il fait encore citer quelques contrées.


Commençons par le continent asiatique. L’Asie est un cas un peu particulier, sans doutes parce que le Mort Vivant, sorti du Jiang Shi chinois (une sorte de fantôme-vampire-zombie), est là bas un pur produit né de l’influence occidental. Les Orientaux ont en effet une vision de la mort qui leur sont propres. Pour eux, ce phénomène fait partie du cycle de la vie, ils ne la craignent pas car elle fait partie du quotidien. En témoigne les petits autels qui ornent chaque maison, où l’on vient se recueillir pour vénérer la mémoire des défunts. Dans ce contexte, représenter la Mort qui marche tout en cherchant à la tuer physiquement est incohérent et ceci fait qu’en Asie en général, le Zombie n’existe pratiquement pas, à la différence des fantômes qui aujourd’hui font la gloire du cinéma d’horreur. Autant dire que les quelques réalisateurs s’étant lancés dans le film de Morts Vivants l’on fait généralement dans la bonne humeur et le Grand Guignol. A Hong Kong, on ouvre le bal en 1981 avec un Kung Fu Zombie, où un petit truand tente de se venger d’un rival en utilisant une armée de Morts Vivants. Hong Kong toujours, en 1991 nous pouvons compter sur Curse of Zombie, qui s’intéresse cette fois à la sorcellerie et à l’amour maudit. Retour aux sources inattendu pour un film qui ne restera pourtant pas dans les mémoires. 1998 redresse la barre avec Bio Zombie, film assez fun dont je ne peux que vous inviter à lire la critique de Vincent L. Souvent influencés par Romero, les films de Zombies asiatiques n’en mêlent pas moins les tendance occidentales avec leurs propres codes, leurs cultures, leurs humours, nous donnant des produits aussi jouissifs que le japonais Versus l’Ultime Guerrier. Véritable foire d’empoigne décomplexée et très gore, Versus aura fait son petit effet lors de sa sortie en 1999. Entre deux scènes de castagne, trois lignes de scénario nous font suivre les tribulations d’un prisonnier évadé et d’une bande de mafieux dans une forêt magique où s’éveillent des Morts Vivants tout bleus. Un prétexte qui en vaut un autre pour du bourrinage et du plaisir à l’état pur, tant l’ensemble est nerveux et bien enlevé.

Autre continent autres moeurs, l’Australie nous aura également livré quelques joyeusetés. En 1999 le monde verra ainsi débarquer un Zombie Brigade dont on ne sait pas grand chose. 2002 est l’année de la récidive pour les frères Spierig. Déjà responsables d’une charmante trilogie comprenant un Attack of the Undead, un Rampage of the Undead et un Massacre of the Undead, ils remettent ainsi le couvert avec un…Undead ! On ne change pas une équipe qui gagne. Bon il faut dire ce qui est, Undead est un produit furieusement con qui se raccroche aux branches par son quota de gore et de débilité profonde.

Au Mexique, on fera plus fin, en s’intéressant au Vaudou ou en s’éparpillant dans une tradition plus gothique. Là bas, les Morts Vivants sont une histoire qui date grosso modo de la fin des années 50, avec des films comme El Monstruo Resucitado (53) puis des années 60 avec The Curse of Doll People précédemment cité, Munecos Infernales (60) ou la Muerte Vivente (68). Restons dans le coin avec l’Argentine, qui nous aura livré le très saignant Plaga Zombie en 1997 et sa suite, Plaga Zombie : Zona Mutante, deux films gores assez fauchées mais assez fendards.

Au Canada, ça ne rigole plus, car nous pouvons compter sur Bob Clark. Bob Clark qui en 1974 s’attaque à un plaidoyer contre la Guerre du Vietnam avec son émouvant Le Mort Vivant (Deathdream). Film très noir et desespéré, Le Mort Vivant nous narre le retour d’un soldat dans sa famille, à la grande stupéfaction de celle-ci : fiston a pourtant été déclaré mort au front… Sans doute avec Simetierre et Moi Zombie, Chronique d’une douleur, l’un des films les plus tristes et pessimistes sur le sujet. Mais l’oeuvre de Bob Clark ne s’arrête pas là : en 1973, notre homme avait déjà sorti Children Shouldn’t Play With Dead Things, alias Zreaks, plus traditionnel.

Plus près de chez nous, la Belgique montre qu’elle n’est pas la dernière pour la déconne avec Rabid Grannies, alias les Mémés Cannibales (!!), tandis que l’Angleterre nous propose la parodie/hommage Shaun of the Dead. L’Angleterre qui de part la Hammer (un seul film, l’Invasion des Morts Vivants en 66) aura également laissé sa marque dans le genre, dans le registre traditionnel du Vaudou, sans oublier 28 Jours plus Tard de Danny Boyle qui paye son tribut aux classiques du genre tout en s’intéressant à un virus néfaste.

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.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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