BD Culture Z Papiers — 04 décembre 2013
L’interview déjantée d’Oliver Peru et Sophian Cholet!!!

 

Une belle horde avait fini par m’encercler près d’un quai d’embarquement. Ma Mustang venait de me lâcher et j’étais prête à accepter mon sort funeste, fumant ma dernière roulée au son des Black Keys.

C’est alors que je vois apparaître, sous mes yeux ébahis, un petit yacht qui vogue sur l’eau droit dans ma direction. Il ne me faut que quelques minutes pour jeter mon barda, mes armes et ma carcasse dans la frêle esquive. Déjà près des hangars, la horde s’approche.

 

Je lance un adieu des plus déchirants à ma bagnole, mon bijou, mon amie. Sur le bateau, je remercie mes deux sauveurs. Un blond et un brun (quelle chance !) dont les visages me rappellent quelque chose.

 

Ils se présentent : Olivier Péru et Sophian Cholet. Deux visionnaires du phénomène zombie et spécialistes de la BD. Je tombe toujours bien, moi !

 

July : Alors, Messieurs, ça fait quoi de savoir qu’on avait raison depuis le début et que ce que l’on avait imaginé est devenu réel ?

Sophian : Content d’avoir eu l’occasion de descendre l’agent immobilier qui a essayé de m’arnaquer lors de l’état des lieux de sortie, un peu déçu d’avoir laissé mes tomes de « Akira » et « Scalped » derrière moi… et rassuré d’avoir pu rejoindre mon pote Olivier qui a déjà envisagé tous les scénarii possibles en cas d’épidémie Z et m’assure de beaux jours pour l’apocalypse !

 

Olivier : Ça redonne du sens à tout… quand le monde meurt, l’essentiel finalement, c’est juste d’essayer de vivre. Mais faut être prêt à encaisser. Plus de kit kat, plus de télé, plus de soirée romantique, juste mal manger, mal dormir, toujours courir, pour vivre un peu plus que les autres.

July: Avant la fin du monde, votre série était la BD française de référence sur le sujet Z. C’était quoi, votre recette ?

 

Sophian : Une vraie passion pour le genre et le fantastique en général, beaucoup de travail, une belle confiance des lecteurs, des libraires et de l’éditeur, et une collaboration idéale avec un scénariste bourré d’idées ! Bon, et les indispensables : des clopes, du café et de la bière. Fraîche, la bière !

 

Olivier : L’amour, c’est ça, la recette. Quand on aime ce qu’on fait, on se donne à fond, ça transpire à travers les pages et les gens le sentent.

 

July : Dans le Tome 1, les premières pages m’ont vraiment tuée. On sentait l’ironie du CreepShow. Vous en aviez mis aussi dans le tome 3 ? Dommage que j’ai pas pu le lire avant que mes voisins mangent mon chez-moi, snifff.

 

Olivier : L’ironie est une des mamelles de la série, par les situations ou les personnages et oui je crois qu’il y en a une bonne dose dans le T3. On y a développé une grande scène dans un centre commercial mais nos personnages étaient réticents à y aller car ils avaient tous vu les films de zombies se déroulant en pareils endroits. Et ça finissait jamais bien.

Sophian : C’est sur ces premières pages qu’Olivier m’a convaincu de travailler ensemble sur « Zombies » et plus de 3 ans après la sortie du premier tome, on me parle encore régulièrement de cette introduction ! Le tome 3 est plus sombre que les précédents, mais Olivier ne manquait jamais une occasion d’y placer une bonne réplique.

 

July : Vous avez avancé des hypothèses intéressantes, très peu vues avant. Les immunisés par exemple, tués avant la transformation, retardant l’issue qu’aurait pu constitué un vaccin. Ça vous est venu comment ?

 

Sophian : Comme la plupart des bonnes idées, sous la douche ou sur le trône, j’imagine ? Olivier ?

 

Olivier : En réfléchissant, mes petits amis ! Quand on travaille sur un univers plein de zombies, on sait que tout a déjà été vu et revu et il faut se creuser la tête pour suivre des pistes qui emmènent l’histoire un peu plus loin. Je ne sais pas quand-ou-comment l’idée des immunisés et les autres innovations me sont venues, mais quand j’écrivais nos Zombies, il me paraissait nécessaire de ne jamais m’arrêter sur les idées évidentes, celles que tout le monde a. Je cogitais toujours en me demandant comment faire du neuf avec du vieux et apporter un petit truc en plus.

 

July : Bon c’est vache de les avoir laissés avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ils vont se transformer mais ils ne savent pas quand. Vous êtes un peu cruel avec vos personnages ?

 

Sophian : On aime vraiment nos personnages, mais on aime encore plus avoir peur pour eux. Et puis, c’est chouette d’avoir de petites bombes à retardement au milieu des survivants, non ? En parlant de ça, ces taches de sang sur ta manche droite, c’est pas une morsure, hein ?

 

July : Non t’inquiète. C’est pas mon sang…

 

Olivier : C’est l’histoire qui est dure. La cruauté, l’indifférence et l’absurdité de la mort sont les maîtresses de ce nouveau monde. L’enjeu pour les personnages n’est pas de lui survivre, mais de lui survivre « un peu » plus longtemps.

 

July : Et les enfants… c’est un élément important ou ça sert juste à titiller la corde sensible ?

Olivier : Les enfants sont pour nous les héros du récit. Ils s’adaptent plus vite et sont un véhicule de simplicité et de pureté qu’il nous paraissait important de montrer. Et puis, un monde sans enfants, c’est un monde sans avenir. Sans espoir.

 

Sophian : Non, c’est vraiment important : ils sont tout ce qui reste d’un possible avenir pour les survivants. Ils amènent aussi un peu de légèreté à une situation fondamentalement désespérante et constituent un véritable enjeu pour la suite de la série. Euh, tu veux bien relever cette manche ? Je voudrais vérifier un truc…

 

July: Quand j’ai lu le 1, j’étais comme en apnée. Tant par l’histoire que par les cadrages, les dessins et la colo. Le cliffangher laisse sur le cul et les larmes aux yeux. Une volonté optimiste de montrer que l’être humain peut résister à tout même à l’annihilation du dernier espoir ? (Ho merde, j’ai mal à la tête… trop de mots avec trop de syllabes).

Olivier : C’est vrai que notre histoire vibrait d’une note un peu plus optimiste que ce que j’ai pu lire ou voir ailleurs où toutes les situations virent très vite à la Mad Max ou à la Texas Chainsaw. Mais cet optimisme mesuré est à l’image de la série, crédible et profondément ancré en nos personnages. Ensuite, dans un univers où tout le monde est armé, il faut être très poli et craindre les dérapages comme les accidents. Les drames deviennent ordinaires et c’est peut-être ça, la vraie horreur des histoires de zombies.

Sophian : On voulait vraiment se détacher de la vision pessimiste que proposent la plupart des œuvres du genre, notamment « Walking Dead ». Au-delà de conférer une identité propre à notre série, il s’agissait aussi de considérer cette épidémie sous un angle plus réaliste : en pleine fin du monde, qui s’embarrasserait de compagnons dangereux ou simplement asociaux ? Plusieurs mois après le début de la contagion, il nous semblait raisonnable de penser que les survivants s’étaient déjà débarrassés de tous ceux qui pouvaient entraver leurs projets de reconstruction sociétale. C’est donc sur un simple accident que s’achève le tome 1, une erreur terrible, mais humaine.

 

July: Et c’est quoi cette idée des hautes fréquences ? Vous avez testé ?

Sophian : Je me suis déjà coupé avec une de mes pages alors tu sais, moi, le bricolage…

 

Olivier : J’ai pensé aux répulsifs sonores anti-zombies il y a des années en apprenant que certains villes utilisaient des hautes fréquences pour chasser les jeunes de certains coins de rues. Étant donné que les cerveaux jeunes perçoivent des sons inaudibles pour les vieux, pourquoi ne pas adapter l’idée aux morts ?

 

July: Quels sont vos passages préférés dans les différents tomes ? Ceux que vous avez le plus aimé faire et ce que vous préférez lire ?

 

Sophian: L’introduction du premier tome reste un de mes passages préférés et, même si mon dessin a évolué depuis, je ne regrette rien de la mise en scène de cette séquence. J’ai vraiment aimé dessiner la séquence du tome 2 où Sam et Théo fouillent les hôpitaux et le camp militaire abandonné, ainsi que les plans de hordes de zombies. Le flashback qui revient sur la nuit d’enfer qu’ont vécue Justin et Lily sur le Mississipi était un sacré challenge également ! Je me suis régalé aussi à designer les rednecks du tome 3 et les répliques de Clay sont parmi mes préférées de la trilogie.

 

Olivier : Comme Sophian, l’intro du T1 reste une scène référence de la série pour moi. J’adore aussi les moments d’émotion et de complicité entre Sam, Josh et Stacy. Sophian a su les dessiner avec justesse et précision pour les rendre touchants. Et j’ai une tendresse particulière pour le final bouleversant du T3.

July: Les histoires de zombie finissent mal en général. Pour vos personnages en tout cas, ça semble mal se mettre à la fin du 2. Une lueur d’espoir ou c’est mort ?

Sophian : Olivier s’est amusé à trouver, pour chaque tome de la série, une citation tirée de l’œuvre dont on emprunte le titre pour notre album. « L’espoir est une vertu d’esclave. » est celle du tome 3… Bonne lecture !

 

Olivier : Je pourrais aussi vous citer un dicton irlandais : « L’espoir, c’est ce qui meurt en dernier ». Même si au bout du chemin d’inévitables tragédies guettent nos persos, ils peuvent toujours avancer. Croire à des jours meilleurs mais rester lucide et savoir que la mort moissonne à tout va, c’est l’équation de la série.

 

July: La dernière case du 2 avec Sam sur le toit… une tuerie. Il risque de mourir de faim ou autre. Il allait revenir dans le 3 ?

Sophian : Ah ben oui, on allait pas laisser notre Sam fumer ses dernières clopes sur le toit d’une épicerie jusqu’à ce que mort s’en suive ! Quant à la case en elle-même, j’ai trouvé l’idée tellement cool que j’en ai presque oublié qu’Olivier me faisait boucler le marathon de ce tome 2 sur une case pleine de centaines de zombies… jusqu’à ce qu’il me dise « Hé, ce serait chouette de reculer encore davantage la caméra sur cette case ! ». Il y a des limites à ne pas franchir après une nuit blanche de boulot.

 

Olivier : Sam est notre monsieur-tout-le-monde de l’aventure. Il n’est pas charismatique, n’était pas prêt à survivre et encore moins taillé pour l’usage des armes à feu mais l’apocalypse l’a transformé peu à peu et révélé. Il ne se laissera pas mourir sur ce toit.

 

July: Le tome 1 me paraissait très philosophique, le deux très bavard et le trois serait…

 

Sophian: … très dense ! (Qui a dit « très en retard » ?)

Olivier : La musique du tome 3, c’est le mouvement. Nos héros n’y baissent pas les bras, ils se battent et bougent pour vivre. Il y a toujours notre touche prolixe et philosophique mais elle est au service de l’histoire.

 

July: Vous avez dit une fois ” La France n’est pas un pays sexy “, un autre pays que vous auriez pu choisir hormis les States ? (L’Irlande, c’est pas mal, moi je dis ça je dis rien…)

Olivier : Diverses îles ou régions dépeuplées du monde auraient pu devenir de super décors pour un récit de zombies mais notre amour du genre nous a naturellement amenés à raconter une histoire américaine. En revanche, avec le second cycle et les one-shots, on a ensuite travaillé à une échelle plus vaste et on a exploré plusieurs pays dont la France.

 

Sophian : Mais si, la France est un pays sexy ! C’est juste que Hollywood a fait des States le décor universel des récits, ça parle à tout le monde ; on a donc naturellement établi notre histoire là-bas… dans un premier temps, tout du moins, puisqu’on a fait un tour en France le temps d’un album des « Néchronologies »… Et puis, les États-Unis offrent une grande variété de paysages, une population très diverse et un accès aux armes quasi-illimité.

 

July: L’ensemble de la BD est très au-dessus de ce qui se fait dans le genre. C’est une osmose d’équipe ou vous êtes juste des tueurs chacun dans votre domaine ?

 

Olivier : C’est vrai que Sophian était super bon et que notre symbiose fonctionnait à la perfection. On se donnait à fond l’un et l’autre pour offrir un grand spectacle à nos lecteurs. Raconter des histoires généreuses, profondes et divertissantes, on avait toujours ça en tête en travaillant.

 

Sophian : Hahaha ! Ben, merci beaucoup… Disons que Jean-Luc Istin, notre directeur de collection chez Soleil, a eu l’excellente intuition de nous marier et que notre couple fonctionnait drôlement bien, chacun étant à l’écoute de l’autre tout en sachant quel est son domaine de compétence. Mais si tu t’imagines que ces viles flatteries nous amèneront à partager nos vivres, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au coude, très chère July !

July: Super cool les mecs ! Heureusement que j’ai ce qu’il faut dans mon sac…Bonjour l’ambiance ! Bon et sinon c’était un boulot prenant, vous aviez le temps pour d’autres projets ?

 

Sophian : Je devais démarrer un one-shot avec les scénaristes Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray que j’aurais mené de front avec le quatrième tome de « Zombies », mais ce projet parallèle avait pris de l’ampleur et était devenu une série, ce qui s’était révélé absolument incompatible avec le travail que réclamait « Zombies ». Après en avoir discuté ensemble, nous avions admis qu’il n’était pas raisonnable, pour ce projet et pour « Zombies », que je poursuive dessus. Je m’étais donc retiré et me consacrait à temps plein à nos « Zombies ». Bon, j’ai toujours un carnet sous la main pour y dessiner quelques idées mais entre deux attaques de morts-vivants, je manque de temps pour développer quoi que ce soit. Olivier, en revanche, multipliait les infidélités à l’époque, hahaha !

 

Olivier : Mon amour de l’écriture m’a toujours poussé vers de nouveaux horizons mais Sophian sait qu’il y a de la place pour tout le monde dans mon cœur. En conséquence, je travaillais sur d’autres bd, je faisais un peu de télé et de ciné et j’écrivais quelques romans. Mon dernier Martyrs intéressait même le petit écran mais des zombies ont bouffé mon producteur…

 

July: Des petites infos pour le trois ? Je dirai rien à personne… de toute façon y’a plus internet.

 

Sophian : Plus d’internet… YouPorn et ZombiesWorld (Yeah la classe!) me manquent, quand même. Quant au tome 3, disons qu’Olivier n’avait pas hésité à donner une direction vraiment inattendue au récit… inattendue et impitoyable !

 

Olivier : Dans ce tome 3, on avait travaillé sur la confrontation entre plusieurs groupes d’humains et évidemment, les choses se sont mal passées pour plusieurs de nos persos. Trop de cartouches et de peur d’un côté comme de l’autre ont fait des ravages. Mais la fin de ce T3 ouvrait une porte sur l’espoir et une idée inédite.

July: Des rumeurs sur un spinoff avaient circulé ? Vous aviez commencé à bosser ? Bon y’a plus d’édition mais j’ai des crayons dans mon sac…

Sophian: Depuis qu’un scénariste maladroit m’a explosé la main droite au fusil à pompe, je me remets difficilement au dessin de la main gauche, mais rien de présentable pour le moment… Tes crayons resteront dans ton sac ! Les (oui, « les » !) spin-offs étaient en chantier depuis plusieurs mois déjà. Olivier était à l’écriture et assurait la cohérence entre la série principale et les récits des « Néchronologies ». De mon côté, je suivais les albums de près et prenais un vrai plaisir à découvrir les pages de Nicolas Pétrimaux et Arnaud Boudoiron, qui bossent désormais dans leur bunker respectif Dieu-sait-où.

 

Olivier : On avait entamé un second cycle se déroulant des années après le premier pour imaginer un vrai univers post-apo et plusieurs one-shots qui nous permettaient d’explorer divers endroits du monde dont la France. C’était top et ça aurait pû aider des milliers de gens à survivre, hélas le virus a tout emporté avant la sortie des bouquins. Dommage…

 

July : Les cadrages sont énormes. On sent une grande influence cinématographiques. Vos réalisateurs préférés ?

Sophian : Ouaip, je regardais presque plus de films que je ne lis de BD ! Mes réalisateurs préférés… Paul Verhoeven, David Cronenberg, Stanley Kubrick, les frères Coen, Nicholas Winding Refn, Hayao Miyazaki, John Carpenter, John McTiernan, Takeshi Kitano, Wes Anderson, Quentin Tarantino…

 

Olivier : Moi j’avais beaucoup tendresse pour notre mythologique Romero et une grande admiration pour des gars comme Paul Verhoeven, Zach Snyder, Peter Berg, Spielberg ou Terrence Malik.

 

July: Votre arme de prédilection en ces temps agités ? Moi j’ai un faible pour le sabre… ou la hache !

 

Sophian: Le katana, s’il est bien aiguisé… et si on sait le manier, parce que c’est un coup à se trancher tout ce qui dépasse ! La machette, même si ça nécessite d’être relativement proche de son adversaire… Bon, un cerveau réactif, c’est vraiment l’essentiel à mon avis. Du coup, je connais un paquet de gens qui sont condamnés.

Olivier : Le pistolet équipé d’un silencieux reste mon joujou favori mais ça devient dur de se ravitailler en munitions et je ne me ballade jamais sans un ou deux piolets dans le sac à dos. Ça fracasse les crânes à tous les coups.

 

July: Bon les gars, laissez-moi là, s’il vous plaît. Je supporte pas la mer. Mais en tout cas un grand merci pour la balade.

Sophian : Tiens, on te laisse un émetteur radio au cas où tu changerais d’avis et le tome 3 pour que tu t’emmerdes pas trop sur ton île ! Merci et à la prochaine, miss !

Olivier : Bon vent et si t’as un flingue, garde toujours une cartouche dedans pour toi, au cas où…

 

Un immense merci à Olivier Peru et Sophian Cholet pour leur gentillesse et leurs bons mots!

 

 

 

 

 

Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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7 Commentaires

  1. miam miam !! depuis le temps que je l’attends celui-là !!!
    Va falloir que je sorte de ma tanière pour aller l’acheter

  2. Génial cet interview ! J’adore … Il y a quelques temps j’avais rencontré Sophian, un Mec très sympa.
    Je viens de finir la lecture de ce Tome 3 et il est a la hauteur des précédent.
    Je suis autant Fan de zombies que de Walking Dead

  3. Une interview à la hauteur de la série.
    Merci July pour cette belle interview décalée, et aux deux auteurs pour nous avoir fait passer une si belle fin du monde.

  4. Merci pour cette superbe interview !

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