Culture Z Livres Papiers — 29 avril 2014
Manhattan Carnage d’Orcus Morrigan parution mai 2014

Synopsis

Où étiez-vous le matin du 11 septembre 2001, quand le premier Boeing a embrassé la Tour Nord du World Trade Center ? Moi, je me souviens très bien. J’étais dans la Tour. Même que j’y suis mort.

Jusqu’à ce qu’on me ressuscite, quelques jours plus tard, pour une drôle de mission punitive. J’en connais certains en haut lieu qui ont du mouron à se faire…

Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte : les zombies existent, nous sommes parmi vous, nous avons soif de vengeance.

Et vu le nombre de salopards sur Terre, on a du pain sur la planche.

It’s slaughter time !

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Orcus Morrigan est né dans les années 70 dans la banlieue de New York si l’on fouille dans les registres d’état civil.
Mais si l’on s’en réfère à la première partie de sa biographie, Orcus Morrigan renaît le 17 septembre 2001, quelques jours après être mort dans un célèbre attentat.
Orcus Morrigan est un écrivain sanguinaire, gore, pervers, non dénoué d’humour (noir de préférence), et surtout avec un talent d’écriture indéniable.
Personne ne sait qui se cache derrière ce pseudonyme. Les manuscrits parviennent des États-Unis à l’ancienne, via courrier postal, sous forme de feuilles directement sorties d’une Underwood. Souillées la plupart du temps, il ne vaut mieux pas connaître l’origine de ces taches…
Traduit de l’américain par le romancier Maxime Gillio, refusé par un nombre incalculable de maisons d’éditions avant de finir à l’Atelier Mosésu. Pour lecteurs très avertis…

Orcus Morrigan c’est votre nouvelle série underground,  c’est surtout une série unique en son genre, puis le héros, qui est en même temps le romancier est un zombie…Oui, vous avez bien lu, un zombie, mais qu’est-ce exactement qu’un zombie d’ailleurs?

Un zombie est une personne ayant perdu toute forme d’humanité, ne réfléchissant pas, violent envers les êtres humains et dont le mal est terriblement contagieux. Un zombie est un mort-vivant.
FAUX
On nous ment depuis des années, rien à vois avec la culture haïtienne, un zombie c’est quelque chose de beaucoup plus terrifiant…
Découvrez Orcus MORRIGAN et comprenez tout!
Vous saurez enfin la vérité, à vos risques et périls.

Interview réalisée par Sébastien Mousse le 28 mars 2014 :

S. Mousse : Orcus Morrigan, dans le courrier accompagnant le manuscrit que vous m’avez envoyé il y a quelques mois, vous assurez noir sur blanc que vous êtes un véritable zombie. Or, le zombie est une créature légendaire issue du culte vaudou. Orcus Morrigan, qui êtes-vous réellement ?

O. Morrigan : Que voulez-vous que je vous dise d’autre que la réalité ? Celle-ci est parfois difficile à accepter et se heurte à notre société rationaliste et cartésienne. Le fait est que je SUIS bel et bien un zombie. Du temps où j’étais vivant, j’étais agent de sécurité dans la Tour Nord du World Trade Center. Malheureusement, un certain 11 septembre au matin, ma vie a pris fin en même temps que celles de quelques milliers d’Américains, dans les événements que vous savez. Ça n’est que six jours plus tard que j’ai été ramené à la vie. Enfin, quand je dis « à la vie », c’est un bien grand mot. Je suis toujours mort, mais vivant en même temps. Un mort-vivant, quoi ! C’est pourquoi j’ai eu envie de raconter mon expérience dans ce livre, Manhattan Carnage, afin d’expliquer le pourquoi de mon retour parmi les mortels et quel est désormais mon but sur Terre. J’en profite également pour flinguer quelques idées reçues solidement ancrées sur les zombies.

SM : Justement, si j’en crois mes connaissances sur les zombies, ceux-ci sont dénués de toute pensée, et encore moins d’intelligence, représentés la plupart du temps comme des êtres sales et hideux qui se traînent en grognant et bouffant de la tripe chaude comme des sagouins. Cela n’a pas l’air vraiment de vous correspondre ?

OM : C’est le moins qu’on puisse dire ! Même si – je préfère être franc tout de suite –, je « bouffe de la tripe chaude » comme tout zombie qui se respecte. Mais comme je vous l’expliquais, ce livre est également pour moi l’occasion de rétablir quelques vérités sur ceux de mon espèce. Je ne peux pas trop en dire, de peur de dévoiler le contenu de mon roman, mais il faut en effet savoir qu’il existe deux catégories de zombies. D’abord, ceux que vous caractérisez comme « bouffeurs de tripes » et décérébrés. Ceux-là sont les plus nombreux, et l’honnêteté me pousse à reconnaître que le portrait que vous en faites est assez fidèle. Mais ce que le grand public ne sait pas – et pour cause – c’est qu’il existe une deuxième « caste » de zombies, beaucoup plus discrets et dangereux. Ce sont les chefs, des zombies qui ont gardé leur intelligence et leur malveillance. Ceux à qui Celui qui nous a ramenés d’entre les morts confie ses missions les plus sanglantes. À l’avenir, méfiez-vous si vous croisez un zombie : s’il traîne la patte et grogne en tendant les bras, vous avez une petite chance de vous en tirer. En revanche, s’il vous observe attentivement avec un mince sourire aux lèvres et une lueur de convoitise dans ses yeux laiteux, inutile d’espérer, vous êtes déjà mort, même si vous ne le savez pas encore.

SM : Vous êtes édité à l’Atelier Mosésu, traduit par mon ami Maxime Gillio, ici présent. Pourquoi avoir choisi une toute petite maison d’édition française ? Vous vivez pourtant à Manhattan (ou quelque part en dessous), aux États-Unis, pourquoi ne pas vous faire éditer là-bas ?

OM : Sébastien, vous qui avez lu le manuscrit, vous savez pourquoi je ne serai jamais édité dans mon pays d’origine ! Tout d’abord, bon nombre de mes anciens concitoyens sont d’un puritanisme échevelé et verraient d’un mauvais œil que l’on signe un contrat d’édition avec un représentant du Diable.

Mais surtout, à travers l’histoire qui est la mienne, je mets tout de même en scène des personnes publiques de premier plan – mortes ou encore vivantes –, dans les postures les plus humiliantes qui soient. Je ne respecte aucune personnalité, quelle qu’elle soit, et certaines icônes de mon pays en prennent pour leur grade. Mais le pire, c’est que je revisite l’Histoire à la lueur de MA vérité ! J’explique quelles sont les conséquences inconnues du grand public des attentats du 11-Septembre, ce qu’on cherche à tout prix à vous cacher. Ce que je sais sur ce qui se passe vraiment en ce moment, personne là-bas n’est prêt à l’entendre. Cela remettrait en question aussi bien ce qui s’est passé dans les Tours que l’origine même du monde et du christianisme. J’espère d’ailleurs que votre maison d’édition bénéficie d’un service juridique compétent, car vous pouvez vous attendre à de sérieux soucis.

SM : Pour votre première séance de dédicaces en France, vous serez au « Bloody Week-End » organisé par Loïc Bugnon, les 28/29 mai et 1er juin à Audincourt, pourquoi ce choix ?

OM : Ce salon confirme la notoriété méritée qu’il commence à avoir par-delà les frontières. Ses organisateurs reçoivent des courts-métrages et des invités du monde entier, y compris de mon pays. Il a donc une portée internationale. De plus, quand vous regardez les reportages photo des précédentes éditions, vous vous rendez compte que les visiteurs sont de vrais mordus, des fêlés de l’hémoglobine complètement barrés qui arrivent déguisés en Mike Myers, en Jason ou en Freddy Krueger ! Comment ne m’y sentirais-je pas à mon aise ? Je passerai totalement inaperçu parmi ces illuminés. Sauf que moi, je n’aurai pas besoin de maquillage, ce sont vraiment mes chairs putréfiées que j’arborai ostensiblement.

Y avait-il endroit plus symbolique en France pour lancer mon Manhattan Carnage ? Bien sûr que non ! Vous m’imaginez, avec mes dents moisies et ma peau en lambeaux, aller signer au Salon de Paris à côté d’un présentateur TV à la mode ? Soyons sérieux. Je suis – sans jeu de mots – un auteur undergound, il me fallait un événement qui me corresponde. Le Bloody Week-End est le salon parfait pour cela.

SM : Le zombie est à la mode en ce moment, vous n’avez pas comme l’impression de vouloir surfer sur la vague Walking Dead ?

OM : Soyons honnêtes, j’aurais tort de ne pas profiter de l’engouement autour de ceux de mon espèce. Pour être mort-vivant, on n’en est pas moins intéressé… Mais si j’ai attendu plus de dix ans avant de me mettre en avant (je suis décédé en 2001, je le rappelle), ce n’est pas que par opportunisme financier. C’est aussi, comme je vous l’ai dit un peu plus haut, afin de rétablir un certain nombre de vérités sur ma race. Oui, le zombie occupe le devant de la scène, mais c’est aussi une formidable opportunité pour moi de passer un message et de faire connaître mes vérités.

Cela dit, n’allez pas croire que j’aie écrit un Manifeste du Zombie ou un quelconque traité ésotérique du mort-vivant ! Manhattan Carnage, c’est avant tout de l’entertainment survitaminé. Pas une page sans son lot d’hémoglobine ! Un rythme oppressant, pas une minute de temps mort ! Mais c’est aussi, en filigrane, l’occasion d’apprendre un certain nombre de choses sur les zombies. Saviez-vous, par exemple, que nous avons toujours une activité sexuelle ? Non, bien sûr, vous l’ignoriez. Que de planter un couteau dans le crâne d’un zombie pour le tuer ne sert strictement à rien ? Non plus, je suppose… Eh bien grâce à Manhattan Carnage, ce sera l’occasion de l’apprendre, entre autres choses.

Et quand vous aurez refermé ce livre, vous serez sûrs de deux choses : que nous existons bel et bien, et que vous avez intérêt à faire votre examen de conscience. Et si ce dernier n’est pas très reluisant, vous pouvez tout de suite échanger le petit verrou de votre porte d’entrée contre un mécanisme de coffre-fort, car il y a de fortes chances que moi ou l’un de mes collègues venions prochainement vous rendre visite pour vos faire expier vos crimes…

Pour précommander l’ouvrage c’est ici

Auteur

Mary

Mère de 2 enfants, passionnée de survie, experte en techniques de combat de spray et en maniement de seringue, se dresse contre la bêtise, l'égocentrisme, et... les zombies, parce que, sans déconner, July a raison, ça va nous tomber dessus !

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