Mort et Vif Papiers Projets — 24 mai 2013
Mort et Vif – Tome I – Chapitre 10

mort et vif

Page Facebook

Toutes les publications Mort et Vif

 

 

 

Non, ils sont toujours aussi stupides. Sur le trajet qui me ramène aux appartements du capitaine, j’ai pu vérifier que les quatre affreux pris au piège des débris étaient bien éclatés. Seul l’un d’entre eux avait survécu mais il était bloqué sous les décombres, le finir n’en avait été que plus simple. Plus que quatre…

Je rentre à la maison. Oui, je conçois qu’il soit surprenant d’appeler cet endroit une maison mais n’est-ce pas le nom que l’on donne à l’endroit où l’on se rend après une dure journée de travail ? N’ai-je pas mérité une bonne nuit de repos ?

Ma combinaison retirée, je me suis avachi sur le fauteuil du bureau. Silencieuse, telle est l’ambiance ici. Avant, on entendait les ouvriers travailler jour et nuit, se relayant sur les plateformes d’intervention, sécurisant les zones et entretenant la structure. Ce son ambiant ne cessait jamais si bien qu’il rendait presque fou. Et voilà qu’il me manque. Le silence est difficile à supporter. Et je ne parle pas de n’importe quel silence, ce qu’il me manque le plus, c’est le bruit d’une voix, c’est de parler avec quelqu’un. Je sens que je perds pied, je sens que je perds la motivation, l’envie de me battre. J’ai besoin de me relancer, de trouver un nouveau challenge.

Encore une fois, la méthodologie de l’ingénieur devrait m’aider. Qu’est ce qu’on a ? Eradiquer le risque grâce à la combinaison et aux armes. Qu’est ce qu’il me reste à faire ? A priori, quatre personnes sont encore sur la plate-forme. Humains ou mort-vifs ? Qu’importe, il me faut les retrouver. Ensuite, que ferai-je ? Quitter les lieux, prévenir les autorités. Il faut que les gens sachent ce qu’il s’est passé ici. Il faut que je sache ce qu’il se passe sur le continent. Comment s’y prendre ? Une fois la zone nettoyée, je retournerai dans la salle des communications et je contacterai les secours. C’est décidé, demain à la première heure, je me rends sur place.

En attendant, je tombe lentement. Je ne me suis rarement senti aussi vidé. Mes forces m’ont abandonné, je me sens mou et impuissant. On appelle ceci la fatigue il me semble. Je sens que je vais bien dormir.

Auteur

Michael Chevalier

Articles relatifs

2 Commentaires

  1. Trop court :(

  2. Trop court comme dit fallonne :( (Je les lu après avoir lu le 11 (FAIL!)) :) sinon bonne article et bravo Mick :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*