Séries Vidéos — 15 mars 2012
Notre avis : The Walking Dead Saison 2 Épisode 12 [Spoil]

Épisode 12 : Better angels

Avis de Gribbsie, Marc et Sengoten

Gribbsie

Avant-dernier épisode de cette saison. Nous étions tous impatients de voir comment allaient se dénouer les dernières intrigues et évènements.

Certains sont expédiés de façon inégale, prouvant s’il en était encore besoin que cette série a impérativement besoin de cohérence et d’homogénéisation dans son écriture. Les auteurs avaient communiqué qu’ils souhaitaient par la mort d’un des personnages principaux des comics provoquer une prise de conscience et de moralité au groupe de survivants. Un long monologue sous forme d’éloge funèbre nous introduit donc dans cet épisode, dans la grande tradition illustrée par les X-Files dans les années 90 (“Le pré où je suis mort” par exemple). Néanmoins ils n’ont pas trop la possibilité de s’apitoyer longuement sur leur deuil qu’il leur faut parer au plus pressé.

Car le cas Shane est toujours tendu et quelques soient ses intentions, le personnage de Lori ne va pas arranger les choses ! De plus le prisonnier reste un poids dont nos protagonistes doivent s’occuper rapidement, leur survie à tous en dépend.

Il est intéressant de voir l’évolution de Carl, qui d’enfant décrit comme “faible”, va (re)trouver sa place dans le récit général d’origine dans une scène décisive et ambiguë, faisant de lui un adulte sur la voie de son devenir.

L’épisode final de la saison semble se diriger tout droit vers un actioner nerveux sous tension, avec l’arrivée d’une horde inquiétante mais hélas bien prévisible…

Marc

Attention spoiler !!!
Cet épisode 12 m’a inquiété au début, car j’ai cru que nous allions avoir une demi-heure bavarde et larmoyante sur le souvenir de Dale, ses inquiétudes sur l’humanité en danger. Nous avons en effet quelques scènes à sa mémoire, mais le scénario se recentre vite sur Carl. Et, encore une fois, on peut dire que l’enfance est au centre de l’épisode.
Parce que le petit Carl a des remords : il a provoqué le zombie qui a tué Dale, et pour cela il se sent responsable.
Mais autant que les questions et les remords d’un enfant traumatisé (il était aux premières loges lorsque Dale a été achevé), c’est le pistolet qui est au cœur du questionnement. Cet objet symbolique et ambigu (arme destructrice, mais en même temps moyen d’assurer son salut) est central. D’abord volé par Carl, le pistolet fait l’objet d’un tête à tête entre Carl et Shane (le petit cherche un confident craignant les remontrances de son père), l’arme est ensuite donnée à Rick par Shane (elle devient l’objet des reproches), le pistolet est ensuite rendu à l’enfant par son père, qui assure là son salut futur puisque le petit réussira à intervenir à temps, avec le courage et la détermination qui lui ont manqué dans le face à face avec le zombie (faisant ainsi mentir Shane qui disait précédemment que Carl était un gamin faible). Bonjour la relation triangulaire compliquée. C’est normal, quand un petit garçon a deux pères, il en a au moins un de trop.
Il faut donc noter l’importance de l’arme entre les trois hommes, et c’est volontairement que cette fois je mets le petit dans le camp des hommes, car il aura beaucoup appris dans cet épisode douloureux, parce que là se jouait aussi le duel entre les deux mâles frères -ennemis, son père et Shane.
La logique du western a ici refait surface : du face à face (Lori + Shane – elle, faussement sincère ou vraiment manipulatrice ?) – Carl + Shane puis Rick + Shane, jusqu’au duel final. Et là les amis je vous laisse méditer dans la nuit sur le rôle des pistolets dans les rapports entre les deux protagonistes (mise en joue, intimidation, vocifération, provocation, injonction, hésitation… non ce ne sont pas des titres de Stéphanie Meyer…).
Mets-moi en joue si t’es cap. Regarde moi bien dans les yeux. De nous deux il ne doit en rester qu’un. Je prends le clair de lune à témoin. Je hurle à la mort dans la nuit noire.
Mais peut-on vraiment tuer son (ex) meilleur ami avec une arme qui nous questionne tant sans nous donner de vraie réponse ? Une arme qui sert à trouer la tête des rôdeurs ? Ou à achever les amis condamnés ? Et bien non…
Et celui de nous deux qui restera aura… deux pistolets.
Et qu’est-ce qui brille dans le clair de lune ?

Sengoten

C’est devenu une marque de fabrique pour chaque épisode de la saison 2 que de conclure par une scène choc.
 
Après avoir accusé le coup de ces 40 minutes de TWD, je reprends mes esprits, l’avant-dernier est un très bon segment, inégal dans le rythme avec un début excellent, puis des dialogues, une accalmie qui présage de grands bouleversements.
 
En effet, la mort sauvage de Dale a secoué tout le monde et le temps est à la temporisation pour tous les membres du groupe. Que dire de plus sans trop en dévoiler, la série tente par tous les moyens de rejoindre la bd originale, ce qui n’est pas une mauvaise chose, mais cette production s’est éternisée sur la ferme d’Hershel, du coup beaucoup trop d’évènements se sont déroulés dans ce cadre et cela affecte la crédibilité de l’ensemble.
 
Les acteurs sont toujours exemplaires avec un Jon Bernthal (Shane Walsh) au poil dans son rôle de toujours plus instable et incontrôlable, les zombies sont si effrayants et tellement affamés que cela renforce leur présence, qui redevient une menace prioritaire pour le groupe.
 
Plus qu’un avant la fin, snif ! Je regarderai dès la semaine prochaine les 13 d’affilés pour bien replonger pendant près de 9 heures dans cet univers qui me fait tant peur et tant rêver.
 
 
Bande-annonce de l’épisode 12 : Beside the dying fire
Épisode final de la saison !!!
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Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

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