Films Vidéos — 15 septembre 2011
Patient Zero financé, son histoire !

 

patient zeroSalut tout le monde ! Ce matin j’ai eu la joie d’être débité (c’est rare que je dise cela) par 7 Vessel Films ! Patient Zero est financé ! YEEHAAA !

Ici le témoignage de Rob Sholty, le réalisateur

rob sholtyNous l’avons fait !!!!!!!!!! Un grand merci à tous !!!!!!!!

Wow. Je n’arrive pas a réaliser le nombre de réponses que j’ai eu ces derniers jours. C’est une folle journée et cela me rappelle comment tout cela a commencé. J’ai eu l’idée de Patient Zero, il y a 3 ou 4 ans. Après avoir réalisé un film de zombies appelé All That Remains of Me avec mes amis Sean Clark, Jeremy Cloe, Anthony Petaros et Brett Walters. Ce fut un tournage long et difficile, mais j’ai vraiment pris du plaisir à le réaliser et j’ai pu faire d’incroyables rencontres.

Après avoir fini ce film, je me suis orienté vers le rôle de directeur de photographies, et assisté au plus de tournages de courts métrages possible. Pendant ce temps j’ai pensé à l’idée de Patient Zero, et comme la plupart de mes idées, elle est venue alors que je conduisais en écoutant de la musique. Je voulais réaliser un film de zombies mais comment le faire sortir de l’ordinaire ? Je savais qu’on avait crée quelque chose d’unique avec All That Remains of Me, et je voulais créer un film qui se détache du genre zombie classique.

Pendant le printemps 2010, je me préparais à la fin de mes études l’été s’approchant à grands pas et je ruminais l’idée de faire un long métrage. Je sentais que j’avais assez d’expérience pour le réaliser et je cherchais la bonne histoire qui serait à la fois un choix personnel mais qui attirerait le public. Ma première réaction a été ‘”Hmmm pourquoi pas l’idée que j’ai eu sur les zombies ?”. J’ai commencé a y réfléchir sérieusement, et je suis vite devenu inquiet en pensant à tous les coûts, le maquillage, l’équipe, le matériel, nourrir l’équipe, le son, la post production, etc. J’ai cru que ma tête allait exploser. Et j’ai vite compris que ce que je voulais réaliser allait couté énormément d’argent.

A peu près à la même époque, j’avais crée des publicités fictives dans le cadre de mes études, et j’étais tombé amoureux de la 35mm. Je voulais donc tourner Patient Zero soit avec une 35mm ou une 16mm.

L’obsession du film avec la 35 mm s”est estompée, réalisant que l’histoire était beaucoup plus importante que l’image. J’étais à l’époque très attristé par la mort de Michel Hugo A.S.C qui m’avait tout appris sur la cinématographie.

J’avais tellement été absorbé par mon job alimentaire (dans le sens : petit job pour gagner sa vie) et tout le stress qui l’accompagne, que je n’étais jamais allé le voir ou lui rendre visite avant sa mort. A ses funérailles, je l’ai vu dans son cercueil et j’ai fondu en larmes. C’était l’homme qui m’avait tout appris, et je n’avais pas pu lui dire au revoir. Je me sentais coupable de ne pas être passé le voir, même si cela au final n’aurait rien changé. Je voulais le rendre fier, et réaliser des films dont il aurait été admiratif. Et je me suis rappelé de ce qu’il m’avait dis et qui avait définitivement changé ma vie, pour toujours.

Nous venions juste de quitter le labo de Los Angeles pour une excursion scolaire, et nous étions entrain de marcher tous les deux. Il m’a stoppé et m’a dit “Rob, tu as vraiment tout ce qu’il faut. Je sais que tu vas le faire !”. Je ne l’oublierais jamais. Il m’a rappelé que le seul moyen de réussir dans la réalisation de films était de devenir un fanatique. Il fallait vivre et respirer les filmes. Ne jamais arrêter d’apprendre, ne jamais arrêter de filmer. Voila pourquoi je voulais juste le rendre fier. Je voulais créer de grands films.

J’ai donc décidé de quitter mon job alimentaire et essayé de me consacrer entièrement à mon début de carrière dans la production de films. Avec l’aide de certains copains,  de ma magnifique petite amie et producteur Andrea Walter, et de tout l’argent que j’avais pu économiser, j’ai lentement commencé a faire différentes choses ici et là. Je ne vais pas mentir mais c’était très difficile. J’étais très nerveux, je manquais de confiance et étais effrayé de sombrer lentement dans le piège de travailler tout le temps et de ne pas pouvoir me focuser sur les aspects plus créatifs. Faire mes propres films a toujours été prioritaire pour moi plus que  l’argent, mais en même temps je devais payer mes factures, mon loyer, ma nourriture, mon électricité et toutes les choses nécessaire à ma survie. Et cela allait être définitivement une lutte pendant un long moment. J’avais un peu d’argent de côté à la banque mais cela couvrait juste mes factures. Je voulais toujours faire Patient Zero, mais il était à des kilomètres de mon quotidien.

J’ai commencé un autre projet de Anton Chekov appelé The Bet (Le Pari) et commencé a adapté l’histoire à l’écran. J’ai eu beaucoup de discussions avec l’acteur principal Michael Vara et nous étions tous les deux très excités par le projet. Le temps a passé et Michael et moi sommes devenus des amis proches, et nous nous appellions régulièrement, il me racontait sa lutte à LA et moi comment je m’en sortait à Las Vegas. Nous avions plein d’idées qu’on partageait, on parlait de production de films, d’évènements mondiaux, et plein d’autres trucs. Nous avons aussi parlé de Patient Zero et je pensais encore que ce type de film était hors de notre portée. Mon meilleur ami et mon colocataire du moment Anthony Petaros ont finalement entrepris un déménagement en dehors de Las Vegas, et mon autre pote Brian Scanlan a bougé à Hawaï. J’ai eu l’impression de perdre ma famille, et il a été très difficile de les voir tous partir. Je n’aurais pas réussi à m’en sortir à ce moment là si ma petite amie Andrea m’avait pas poussé et motivé a continuer mes projets de films.

Je suis donc revenu sur Patient Zero. C’était comme s’il m’appelait, sans cesse, par mon prénom. J’étais entrain de conduire en direction de l’entreprise pour laquelle je travaillais, et j’ai pris un détour, m’écartant du chemin habituel. Un flic s’est mis juste derrière moi, et inquiet j’ai vérifié ma vitesse, mais tout était ok. Mais le flic était toujours à mes basques. Mon estomac a commencé à  se nouer, je me demandais ce que ce policier faisait derrière moi. Il me fait arrêter sur le côté et j’essaye désespérément de comprendre ce qui ne va pas. Je m’arrête sur une petite place entourée de petits magasins et le policier sort de la voiture. Il me demande de sortir de mon véhicule et de mettre mes mains derrière le dos. J’ai commencé à flipper. Je n’avais jamais été arrêté avant et je n’avais aucune idée de ce que j’avais fait.

Apparemment il avait un mandat d’arrêt contre moi pour un excès de vitesse qui datait de plus de deux ans. A l’époque j’avais envoyé tous les documents nécessaire mais  ils n’avaient pas tout reçu. Je n’avais reçu aucun coup de fils, aucune lettre, ni email pour m’avertir. Rien. A ce moment là, j’ai été très frustré et énervé.

J’ai plaidé ma cause à l’officier et à son visage, on voyait clairement qu’il ne voulait pas m’arrêter mais il était obligé. Je lui ai demandé de passer un coup de fils pour prévenir mon équipe que je ne pourrais pas filmer aujourd’hui, et ils ont été très compréhensifs. J’attendais que le gros van blanc m’embarque, et je suis entré pour la première fois de ma vie dans cette prison mobile. Nous avons roulé pendant plusieurs heures autour de la ville et plusieurs autres personnes se sont fait arrêter : un couple de dealer, un clochard et un voleur à l’étalage, puis nous sommes rentrés au centre de détention. Durant tout ce processus je me moquais de moi même. Ils ont pris un mugshot (photographie d’identité policière), ont pris mes empruntes et m’ont jetés dans une cellule avec 40 autres types. J’ai attendu 16 heures la dedans, et cela m’a laissé beaucoup de temps pour penser. J’étais énervé, car on se les gelait la dedans, et tout le monde était soit bourré soit endormi. J’ai donc commencé dans ma tête a rassembler les différents morceaux de Patient Zero, pour m’occuper. J’ai regardé le film dans ma tête, encore et encore, essayant de visualiser comment les scènes pouvaient s’imbriquer, s’assembler. J’essayais de ne faire plus qu’un avec l’histoire.

J’ai pensé a beaucoup d’histoires actuelles dans le monde, et j’essayais de savoir ce que je voulais dire sur la société actuelle dans laquelle je vivais. J’ai pensé a tous mes amis, qui sont allés au collège et n’ont pas pu trouver de travail, à la corruption de notre système politique, la cupidité des entreprises, et plein d’autres faits qui me rendaient malade. En tant que créateur de film, j’avais besoin de dire quelque chose sur notre système et Patient Zero pouvait être un moyen d’exprimer mes idées. Assis là, dans le froid, j’ai pensé à tous ces enfants et personnes dans le monde qui souffraient plus que moi, et mon incarcération est devenu soudain une partie de plaisir comparé à ce que certaines personnes vivaient. J’ai toujours pensé qu’il n’était pas normal que cela se passe ainsi. Nous avons tant de richesses sur terre… mais seulement quelques personnes en profitent.

Avec Patient Zero, je voulais montrer la force que pouvait avoir certaines personnes pour gagner de l’argent, et comment cela les use lentement, les transformant en de pathétique zombies de la société. J’ai parlé de notre monde à certains de mes amis, et certains y ont porté attention, mais sont retournés à leurs vies quotidiennes, car d’une certaine façon cela ne les affecte pas vraiment. Nous nous déplaçons lentement dans nos hordes d’automobiles, pour aller travailler, avançant mètre après mètre dans les embouteillages. Personne ne s’arrête de temps en temps, pour observer.

Le soleil se lève et après m’être roulé en boule sur le ciment froid pour conserver un peu de chaleur, je suis finalement libéré. Je marche le long d’un tunel pour regagner la rue, et regarde Las Vegas. Je n’ai jamais été aussi heureux. Cela a été une expérience complètement folle et je me suis empressé de retourner à mon appartement et de me glisser dans le lit pour rejoindre ma copine.

Plus tard dans la journée j’ai décidé de faire Patient Zero. Je savais que si je décidais de commencer ce projet, je devais m’y consacrer à 100%. Tous les autres projets que je voulais faire, devraient être mis de coté. Patient Zero serait ma seule et unique priorité.

Quand vous êtes film maker, vous avez énormément d’idée, à chaque moment de la journée et s’engager sur seulement un projet pendant une longue période est très angoissant. Mais quand vous avez trouvé le bon projet et la bonne histoire, tout semble bon et normal. Je suis sortis dans un bar où se trouvait mes potes et j’ai appelé Michael Vara, pour jouer le premier rôle. Il était totalement surpris de ma décision. Il s’est moqué de moi concernant ma petite virée en prison et nous avons décidé ensemble de ce que nous allions faire de Patient Zero. J’ai parlé à ma petite amie Andrea et elle a accueillie l’idée à bras ouverts. Elle savait de j’avais toujours voulu le faire et nous nous sommes attelés au trailer du film.
Et aujourd’hui, un mois et demi plus tard, nous avons atteins notre objectif de 30 000$ et je suis si fier de l’investissement de chacun ! Ma petite amie et productrice Andrea Walter a mis tant volonté et tant de travail dans ce film, et je n’envisageais pas de le réaliser sans elle. Elle a été là pour moi à chaque fois, et m’a aidé et soutenu durant tout le processus. Sans elle, il n’y aurait pas de trailer, pas de projet Kickstarter, pas d’évènements, rien. Elle a fait un job fantastique et je suis heureux et fier de l’avoir à mes côtés chaque jour de ma vie. Je ‘aime ! :)

Je dois également remercier Daniel Jaidar qui m’a aidé pour la production du film, et qui est aussi l’auteur du film. J’ai toujours pensé que Dan était un grand écrivant et très excité à l’idée de l’avoir dans l’équipe du film. Il m’a énormément aidé quand nous travaillions ensemble car nous voulions tous les deux le meilleur, et qu’il n’y avait pas de problème d’ego qui pouvait y nuire.

Des remerciements à Corey Perez qui a fait passer le mot à Los Angeles et nous a permis d’avoir un public de plus en plus large. Egalement a Chanston Bender, Michael Brown, Jessica Farkas, Michael Tylo, Erich Rosales, Oxi Ros, John Lauritzen, Brice Gielgens, Kit Kendall, Clayton Moore, Kynan Dias, Nicole Unger, Michel Hugo A.S.C et vous tous !!!

Il était impossible de créer ce film sans votre aide à tous. Vous avez tous su porter un intérêt à notre projet et je tiens à vous donner, pour chacun d’entre vous, mes plus sincères remerciements. Vous nous avez aidé à réaliser nos rêves. Nous voulons réaliser la meilleure histoire possible, et nous serons très heureux de partager cette aventure avec vous. Ce n’est pas mon film, ou celui de mon équipe. C’est notre film à tous. Chaque personne qui nous a aidé fait maintenant partie de cette superbe journée et aventure.

Dans cette dernière ligne droite, merci d’avoir lu mon histoire et de partager avec moi cette aventure. Je vais vous tenir au courant régulièrement de l’avancée du film et encore une fois

MERCI!!!!!!!!

Rob Sholty

Auteur

Admin

.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

Articles relatifs

3 Commentaires

  1. Une excellente nouvelle :smile:

  2. Thank you for the article!!! <3

    • Hi Andrea !
      Thank you very much for this comment !

      We have supported your project during all the kickstarter period and we will continue to promote Patient Zero in France ! We are really happy to know that Patient Zero is funded. Rob really deserves it (and you and all the team of course). You have done an amazing job on this trailer, and it is very rare to see a zombie project with as much quality, originality and emotion. One word for all the team : Congratulations ! :idea: :idea:

      Do you still live in Las Vegas ? I will be there in December during one week. So if you are available one hour in the evening, I will be happy to drink some beer with you and Rob !

      My email : postmaster@zombiesworld.com

      Good luck, and see you soon !

      A long and successfull life to Patient Zero !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*