Culture Z Films Interviews Vidéos — 08 avril 2014
Première mi-temps de l’interview exclusive de Benjamin Rocher et Tristan Shulman pour Goal of thye Dead!!!!

 Nous avons eu la chance, que dis-je le plaisir et l’honneur de rencontrer l’équipe du film Goal of The Dead!!!!

Une discussion intéressante et enfiévrée avec beaucoup d’infos exclusives et voir même quelques scoops! Pour vous faire partager ça, on vous livre ici ce qui c’est dit, le tout en deux parties car il y en avait à raconter sur la plus belle comédie horrifique française! Tout de suite la première mi-temps avec Benjamin Rocher, co-réal de La Horde et réal du premier film Goal of the Dead et Tristan Shulman, un des scénaristes. On a été gâté puisqu’on a même eu droit à un CD de l’excellente BO!

 July: D’où vous est venu cette idée de mixer du foot et des zombies ?

 Benjamin Rocher : C’était un concept qui date un peu qui était développé par Raphaël Rocher, le producteur et Nicolas Peufaillit, le scénariste. Le truc c’était d’avoir un film de zombie rigolo, une comédie d’horreur très ancré dans l’adn français. Le foot est très ancré dans notre culture, très nationale. L’idée m’a beaucoup séduit, l’idée d’avoir des footballeurs très assistés pour tout, qui ne vivent pas dans le vrai monde. Ils doivent survivre à une attaque de zombies alors qu’ils ne sont même pas adaptés à la vraie vie, c’était une idée de comédie déjà assez forte.

 July : Ce ne sont pas vraiment des zombies dans le film ?

 Benjamin Rocher : On a tordu le coup à la figure du zombie, c’est pas des zombies….c’est des “hypers supporters”, on préfère prendre les enragés et les façonner des manière à ce que ça raconte quelque chose par rapport à notre film et l’univers que l’on dépeint plutôt que de prendre des zombies pour des zombies….

 Là des zombies bouffeurs de chair lents ça n’a pas de sens …Déjà l’origine du virus est une origine footballistique dopping etc…le mode de contamination je te crache dessus, je te vomis dessus, c’est un truc aussi très footballistique, que ce soit les supporters ou même les footballeur, quand ils font de gros efforts tu les voit gerber sur la pelouse ! Ça fait partie de cet univers là. Le fait qu’ils soient rouge et blanc, c’est une peinture de supporters . Ils mangent pas de chair humaine, ils veulent pas bouffer les gens , c’est « Tout péter, tout péter, tout péter !  Hein quoi un ballon ??? »

July : Et vos références en culture Z ?

 Benjamin Rocher :Resident Evil a une place de choix, le jeu bien sur, le 1 même ! Qui a redonné une impulsion au z avant c’était mort , j’adore 28 semaines plus tard…Pour en revenir à mes traumatismes d’enfance, j’ai vu Creepshow à 6 ans !

Tristan Shulman: Je crois que maintenant je préfère les zombies dégueulasses , c’est Evil Dead et Brain Dead .

Benjamin Rocher: Il y a Evil Dead 2 aussi….

July: On ressent une grosse influence Shaun of the Dead ?

 Benjamin Rocher : c’est LA comédie d’horreur

 Tristan Shulman : Shaun Of The Dead est le maître étalon en comédie d’horreur encore plus que comédie zombie. C’est inégalable. C’est le film qui a fait que l’on prend la comédie d’horreur au sérieux. Avant dans la comédie d’horreur il y a Brain Dead , grosse référence géniale…

 Tristan Shulman : C’est la modernité de la comédie d’horreur. C’est le principe d’avoir complètement digérer les codes et de s’en servir pour raconter quelque chose de nouveaux.

 Benjamin Rocher : J’aime beaucoup Severance, avec un autre ton plus incisive, un peu plus trash dans l’horreur. Quand tu te lances dans ces aventures là, qui sont très difficiles à faire, très difficiles à vendre, très difficiles à monter, t’as un milliard de raison de te décourager et on te donne un milliards de raison pour pas le faire. Des films comme Severance ou Shaun of the Dead ça t’aide à te dire c’est possible, on va y arriver.

 July: Et c’est réussi !

 Tristan Shulman : On a peut être été les premiers à faire un truc plus fun et ouvert et qui s’adresse pas forcément aux fans de genre.

 Benjamin Rocher : Et puis ça prend un peu plus par la main. Et je m’en suis rendu compte après mais plein de gens ont dit que c’était une bonne idée de commencer par la comédie normale et puis à faire glisser le truc petit à petit de façon à dire juste « hey vient installe toi à ma table, on va boire des coups! tranquille! » et puis PAF coup dans la tête…. mais une fois que t’as bu l’apéro et que tu es bien installé…. On est des hypers geeks , on est notre premier publique et le cynisme c’est complètement incompatible avec notre façon de voir le cinéma et notre façon d’avoir envie de le faire.

 July : Parlez- nous un peu des FX. Notamment de la scène de transformation en gros plan et de l’extrême ralenti de la deuxième mi-temps.

 Benjamin Rocher : C’est une création en bonne intelligence entre les maquillages d’Atelier 69 (qui ont beaucoup d’expérience dans le domaine),  et BUF Compagnie (Matrix, Life of pi, Thor, Enter the void, Avatar, etc.)

Le plan du goal qui se relève est tourné deux fois: une sans maquillage, et une avec. On mix les deux prises et on ouvre les plaies numériquement. Et pour Les extrêmes ralentis du film de Thierry, tout a été sculpté. L’impact, la balle qui sort, les effusions de sang, la tête qui explose sont toutes des sculptures. Ce sont de vrais œuvres d’art que l’équipe de Olivier Afonso ont fabriqués. Elles sont magnifiques (bientôt visibles dans les bonus du DVD ). Thierry a filmé les acteurs tournant autour avec une caméra au (léger) ralenti. Les rushs sont justes mortels. Au numérique, ils ont rajouté 2 ou 3 trucs (sang en suspenssion) et ont animé le tout…. Goal s’inscrit dans une « logique de productions » qui était un peu la même sur La Horde: « On n’a pas peur de montrer » « on donne au spectateur ce qu’il attend, même si on en a pas forcement les moyens» (rire). Après on fait au mieux avec l’argent qu’on a .

July: Qui a eu l’idée des transitions pendant le match qui font très Olive et Tom?

Benjamin Rocher : Ça vient d’un monteur, Olivier Galiano, qui est un mec génial et très fort et qui fait parti de la Team Empreintes Digitales, qui a pleins d’idées sur tout, qui est étalonneur, truquiste, l’idée vient de lui. C’était assez brillant, on avait pas assez de matière pour raconter le match de foot et il fallait qu’on se demerde pour raconter ça en gardant nos perso au centre de l’action. Et il a eu cette super idée de faire un truc à la dessin animé japonais ou à la Speed Racer (Wachowski en 2008).

July : Quelles sont les idées abandonnées en cours de tournage?

 Benjamin Rocher : L’expérience faisant, il y a moins de choses qui sont prévues que l’on tourne pas. On sait à l’avance que ça ne sera pas possible dans les conditions. J’ai un regret en terme d’effets spéciaux ( on a pas eu le temps de la tourner). C’est un maquillage magnifique de jambes de footballeurs zombie et le perso d’Alban ou Ahmed devait taper dans les jambes et elles faisaient pfghn (bruit de jambes qui s’envolent) ça aurait été hyper magnifique !

 Quartz: Que reste-t-il de la première mouture du scénario ?

 Tristan Shulman : De la première version pas grand chose, on l’avait écrit fin 2009. A l’époque des quatre premiers scénaristes, on étaient no limit, on en savait pas que le films allait se monter il y avait deux fois plus de persos , le triple de décors. Normalement le groupe qui survit dans le stade devait survivre dans un parcours accrobranches poursuivi par des enfants zombies. Il y avait un perso qui mourrait à chaque étape. Plus on a avancé dans la réalité de la prod, plus on a enlevé des persos et du décor. Et jusqu’au bout on a enlevé des choses…

 Benjamin Rocher: Les minimes zombies c’est un de mes regrets….Les deux gamins qui sont dans le premier et qui sont insultants , c’était même âges genre 6/8 ans qui couraient comme des gremlins et Idriss disait « ho putain les minimes c’est les pires ! » et ils passaient leur temps à cracher aussi pour projeter leur virus

 Tristan Shulman : Il y avait beaucoup de conneries…

 Benjamin Rocher : C’était super…

 Tristan Shulman : Si un jour il y a une suite on a du stock…

 July: C’est toi, Tristan, qui a écrit les dialogues ?

Tristan Shulman :  On a été beaucoup de scénaristes, après on l’a fait lire une fois, les comédiens arrivent se le mettent en bouche, ils apportent leur truc. C’est des mecs qui ont pleins d’idées ! Le fait d’avoir eu autant de lectures, d’avoir des acteurs aussi impliqués qui ont envie de s’amuser, ça a beaucoup apporté.

 Benjamin Rocher: C’est avec l’expérience aussi. Quand t’as pris des murs avec des directions d’acteurs qui n’ont pas été concluantes, tu réalises qu’il faut que puisses remettre ton matériau en question. Il faut que tu choisisses l’acteur en fonction des ton personnage, tu ne peux pas le tordre. Alban quand on l’a vu aux essais, c’était notre personnage. Il était pas forcément écrit comme ça à la base mais comme il l’a fait, on s’est dit « il amène Sam Laurit dans cette direction, putain c’est mortel ! » Tu fais des lectures, y’a des trucs qui marchent d’autres pas, des trucs qui proposent qui sont mieux, il n’y a pas de place pour l’ego d’un auteur.

Tristan Shulman : C’est vrai aussi que l’inspiration qu’on avait sur le film était pas basé uniquement sur du cinéma de genre, on aime Claude Ziddi, Patrice Leconte, le films de Moky…Y’a un côté terroir avec des dialogues à la con un peu vulgaire.

 July : Est-ce que ça vous a ouvert d’autres portes pour la suite ? Vous avez déjà des idées ?

 Benjamin Rocher: C’est trop tôt encore. On a pleins d’idées, d’envies (que l’on avait déjà avant) mais c’est long et compliqué. On a envie de renouer avec le cinéma populaire des Zidi et autres qui m’ont fait rêver et qui continue de me faire plaisir.

 July : Ça sort un peu du genre alors ?

 Benjamin Rocher: Ça reste très codifié mais c’est plus de l’horreur. En tout cas pas QUE de l’horreur….

Tristan Shulman : On a envie de faire des films « punks » mais si on veut avoir une carrière pérenne, on ne peut pas faire que ça. Le rêve serait de faire un film populaire pour tout public et un film punk juste derrière.

Benjamin Rocher:Mon rêve serait de faire une remake d’Association de Malfaiteurs (de Zidi sorti en 1986).

 July Pour parler un peu des acteurs…La gente féminine vous remercie pour la scène de nu d’Alban !

Tristan Shulman : C’est vrai qu’il a beaucoup apporté aux dialogues mais le gros de son taf, c’est qu’il mangeait des protéines (rires).

Benjamin Rocher: C’est hyper agréable d’avoir un comédien qui bosse à mort, qui s’investit à fond. Son régime alimentaire me faisait souffrir, je culpabilisais mais dans la séquence où il est à poil c’est payant !

Tristan Shulman :  Il n’y a pas de seins dans le film, pour une fois c’est les filles qui ont leur moment gratos !

PS: Je tiens à préciser que durant cette interview, Benjamin Rocher m’a promis les rushs de la scène de nu en question…..Je dis ça , je dis rien!

 Et pour vous faire encore un peu plus plaisir, voici la bande annonce!

Image de prévisualisation YouTube

 

Retrouvez Goal of the Dead en tournée française! Voici les dates et lieux de l’événement:

A Angoulême, le 17 Avril au MEGA CGR

A Lyon, le 21 Avril au Festival Hallucinations Collectives 7eme Édition.

 A Nice, le 25 Avril au Pathé.

 A Dijon, le 29 Avril au Cinéma Desvoges

A Avignon, le 2 Mai au Capitole Studios

A Strasbourg, le 6 Mai au Cinéma STAR

A L’Isle Adam, le 13 Mai au Cinéma le Conti.

A Bordeaux, le 23 Mai au Mégarama

A Avignon, le vendredi 2 Mai à la Soirée Deviant Zone.

 A Nantes, le mercredi 28 Mai à L’Absurde Séance (qui offre d’excellents programmes!)

 A Audincourt, le vendredi 30 Mai pour Le Bloody Week-end (que l’on aime particulièrement! ) et qui en est à sa 5eme édition. Bravo!

Et vous pouvez suivre le phénomène sur Facebook!!!!

 

 

Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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