Rapport n°12 – Interrogatoire

 

Chapitre 1.0

 

Rapport n°12 – Interrogatoire

 

Après avoir capturé le gars de la guilde, nous nous sommes abrités sur la terrasse de l’étage d’un restaurant. Une fois notre petit campement installé, nous l’avons enfermé dans un débarras. Il a passé pas mal de temps à pleurer, surtout quand Thérèse a piqué sa crise sur lui. On l’a laissé poiroter pendant plusieurs heures, histoire qu’il s’imagine tout ce qu’on allait pouvoir lui faire. Il était effrayé. Quand je suis venu le voir pour le questionner, il s’est réfugié en boule dans un coin de la pièce en se protégeant la tête avec les bras. Et puis la forte odeur d’urine qui se dégageait de ses fringues confirmait son angoisse. On n’a pas eu à trop le forcer pour qu’il réponde aux questions.

Il s’appelle Michael, il a grandi dans cette ville. Quand ça a mal tourné, il s’est barricadé dans la maison familiale avec ses parents. Là, ils ont subi une attaque de zombies et ses parents se sont fait bouffer. Lui a eu le temps de fuir par la fenêtre pendant qu’il les entendait hurler. Peu de temps après, il est tombé sur une embuscade de la guilde. Il les a suppliés, en pleurant, de ne pas lui faire de mal. Il avoue lui-même qu’il ne se supporte pas d’être aussi lâche. Mais ce jour-là sa lâcheté lui a rendu service car ils ont eu pitié de lui et se sont surtout dit qu’il pourrait leur servir. Depuis, Michael est le souffre-douleur de la guilde, ainsi que leur commis. Il doit nettoyer les “chiottes” ou encore le sang des cadavres.

Il nous supplie de le laisser nous accompagner. Il dit qu’il faut absolument fuir la ville si on ne veut pas se faire descendre par la guilde. Je ne sais pas si on peut lui faire confiance et s’il dit la vérité sur son job au sein de la guilde. Je doute que ces types abandonneraient leur larbin, donc je pense que pour le moment nous allons le garder comme moyen de pression.

Il nous a aussi expliqué que la guilde est composée de pseudo-Rambo qui ne pensent qu’à picoler et trucider du mort-vivant. Ils ont été les premiers sur les lieux quand les autorités ont foutu le camp, ce qui explique le matos qu’ils possèdent. D’après Michael, ils se sont installés dans la caserne de pompiers du centre. Mais il nous a aussi expliqué qu’ils n’étaient plus très nombreux. À force de foncer tête baissée dans le tas, beaucoup se sont fait submerger par le nombre. Visiblement les armes ne font pas tout.

Cette fois-ci nous n’avons pas eu besoin de bâillonner Michael lorsque nous avons repris la route. Il s’est volontiers plié à nos exigences ; je crois qu’il cherche à se faire bien voir.

D’après la carte, nous ne sommes plus qu’à une vingtaine de kilomètres de la sortie de la ville. Vivement qu’on y soit, je ne pense pas que la guilde nous suivra jusque là-bas. Le décor commence à changer. Les bâtiments de la ville laissent place aux grandes routes pleines de voitures abandonnées et aux zones industrielles. Nous marchons donc en terrain découvert et beaucoup moins d’abris s’offrent à nous. Je vous garantis que la tension est beaucoup plus palpable que d’habitude.

La première nuit hors du centre, nous avons choisi de camper dans un petit bois près de la route. Le sommeil s’est fait rare cette nuit-là, avec les tours de garde qu’Eliator et moi devons assurer et la peur qui nous prend au moindre bruit. Eli a d’ailleurs installé un système d’alarme à une cinquantaine de mètres autour du camp en attachant des cordes et de vieilles conserves. Et vers cinq heures du matin, alors que le jour n’était pas encore levé, le système s’est déclenché. Immédiatement nous avons plié le camp sans même être sûrs que c’étaient des zombies. À peine avions-nous fini qu’ils étaient déjà sur nous. Nous n’avons pas eu d’autre choix que de tirer pour faciliter notre fuite. Ça a été compliqué de les garder derrière nous car ils étaient nombreux et arrivaient de partout. Nous avons couru jusqu’à la route, slalomant entre les voitures en croisant des bouffeurs qui se réveillaient à l’intérieur.

Nous avons dû utiliser la moitié de nos munitions de pistolet. Après pas mal de temps, nous avons quitté la route et je pense que nous avons réussi à semer les zombies, du moins pour le moment. Nous avons remonté le camp sans mettre les sardines de la tente pour gagner du temps si on doit partir en urgence. J’ai peur que le calme ne dure pas car nous avons entendu des coups de feu. Je crains qu’il n’y ait pas que les zombies qui aient été attirés par les tirs de la veille.

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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4 Commentaires

  1. J’adore franchement ce que tu fais !
    Continue c’est trop bien :D

    • Merci beaucoup cher ami. Ne rate pas la suite alors ça devrait te plaire.

  2. A chaque post je te trouve meilleur. Cela devient passionnant, moins niais (ne le prends pas mal c’est normal tu débutais!), plus humain, plus oppressant. Tu as apparemment une bonne marge de progression. J’ai hâte de connaître la suite!

  3. Commet oses tu dire que ça fait niais?^^
    Bon sinon merci pour tes compliments je suis content que l’on trouve que je progresse. Je vous livrerais la suite avec joie avec un peu de retard sur le timing prévu mais pas d’inquiétude il va y avoir du sang pour la suite.
    Ne ratez pas ça!

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