Rapport n°13 – Préparation des défenses

 

Chapitre 1.0

 

Rapport n°13 – Préparation des défenses

 

Après avoir entendu les coups de feu durant la nuit, nous avons choisi de mettre un maximum de distance entre nous et la ville. Cette marche, cadencée par les carcasses de voitures abandonnées est longue et pénible. C’est dingue comme c’est fatiguant d’avancer prudemment, de rester attentif au moindre détail et être silencieux pour ne pas affoler les quelques zombies rôdant encore dans les embouteillages. Ce n’est pas simple… surtout pour une bavarde comme Thérèse ! C’est pour toutes ces raisons que nous préférons désormais quitter les grands axes routiers, en faveur de plus petites chemins ou même à travers champs.

Les jours suivants nous avons régulièrement eu droit à des petits signes de la guilde pour bien nous rappeler qu’elle nous traque, sous forme de tirs ou d’explosions. Ce qui ne diminue en rien le stress et la pression que nous subissons. S’ils veulent nous faire crever de trouille, ils sont sur la bonne voie…

Il y a deux nuits de cela, nous avons longuement discuté autour du repas. Cela nous a permis d’en apprendre plus sur Michaël et pour ma part je pense qu’il est franc. Ce gars est peut être un lâche mais je crois qu’il préfèrerait se faire descendre dès maintenant plutôt que de retourner avec ces tarés de “guildeux” et de leur servir à nouveau de lave merde. A la suite de cette discussion Eliator et moi, nous nous sommes concertés pour prendre une décision à son sujet. Eliator a pour l’occasion sorti d’une petite bourse en cuir qu’il portait à la ceinture, un dé à douze faces. Il l’a pris entre le pouce et l’index, l’a levé vers le ciel et a prononcé solennellement: “Le Dé du Destin décidera de son sort!“. Bien sûr c’était risqué; mais je me suis dis “Laisse le faire et si les résultats ne te conviennent pas on verra ça après”. Bizarrement le dé a bien joué son rôle :

            – Michaël peu rester avec nous à condition de toujours garder un oeil sur lui, du moins pour le moment.

            -Il ne pourra pas porter d’arme tant qu’il n’aura pas prouvé que l’on peut lui faire confiance.

            – Et pour finir, (et c’est là que le dé a été crevard pour lui)  il devra partager la tente de Thérèse. Le pauvre, personne ne mérite ça.

 

L’atmosphère au réveil fût beaucoup plus détendue que les jours précédents. Enfin jusqu’à ce qu’Eliator descende de l’arbre qui lui servait de tour de garde. Il nous annonça que les gars de la guilde n’étaient plus très loin, il avait vu leur feu de camp à quelques kilomètres. D’après lui, ils devraient nous avoir rattrapés d’ici environ trois jours.

Désormais deux choix s’offrent à nous : soit nous continuons et profitons des trois derniers jours qui nous reste à vivre, soit nous décidons de leur faire face. D’après les dires de Michaël, ils ne seraient plus qu’une dizaine, peut être douze. Malgré le refus de Thérèse nous avons décidés de les affronter. Il nous reste une journée et demie avant qu’ils débarquent si on reste sur place donc nous avons peu de temps pour préparer l’offensive. Nous sommes en infériorité numérique et nous estimons que notre seule chance est d’en éliminer le plus possible avant l’affrontement direct. Vu notre équipement nous n’avons pas d’autre choix que de les piéger.

Nous nous sommes barricadés dans un entrepôt de marchandises totalement déserté par les zombies (heureusement pour nous). Le bâtiment est entouré de grillage avec une seule entrée : le portail. Comme nous savons qu’ils possèdent des véhicules, je suis parti avec Michaël placer sur les routes tout ce que nous avons pu trouver, susceptible de leur crever les roues. Nous avons aussi tendu des cordes afin de tenter de leur faire le coup de la corde à linge. Pendant ce temps Eliator, aidé de Thérèse, a positionné des pièges pour leur assurer un accueil de qualité lorsqu’ils franchiront l’enceinte des entrepôts. Pour commencer il a bloqué le passage avec des camions puis y a placé des cordelettes de tissu dans les réservoirs. Il a ensuite adapté des piège de chasse de sa connaissance, comme par exemple des armoires métallique prêtent à dévaler les escaliers. 

Pendant qu’ils nous chercherons, je serai perché sur des piles de marchandises avec le fusil prêt à tirer et Eliator se la jouera Assassin’s Creed en tentant de les éliminer dans le feutré avec des lames. Je dois dire que ça lui va bien avec sa cape. Michaël et Thérèse seront sur le toit pour nous accueillir et fuir si ça tourne mal après avoir balancé un maximum de trucs en travers de la gueule des types de la guilde. Voilà nous sommes prêts à les recevoir… enfin je l’espère. Pourvu qu’ils se soient pris une bonne murge la veille, histoire de ne pas viser droit.

La nuit va être longue, nous allons être à l’affût du moindre bruit de moteur indiquant leur arrivée. Au moins cette nuit nous sommes à l’abri des zombies.

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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11 Commentaires

  1. C’est toujours aussi bien et je lis toujours avec autant de plaisir ces chroniques d’un geek.
    Un petit feedback sur une question que je me pose : “Pourquoi la guilde, en pleine fin du monde, utilise-t-elle son énergie à pourchasser nos braves survivants?”
    Ils n’ont rien de mieux à faire? Ils trouvent que prendre la route c’est sympa?
    Il va falloir nous expliquer ça parce que ça me turlupine…

  2. Je pense que c’est en partie parce qu’ils ont tué 2 de leurs membres !
    Sinon, encore une fois j’ai adoré comme tu me l’avais dit, continue ainsi c’est vraiment super !

  3. Merci pour vos encouragements les amis.
    Pour ce qui est de la guilde il ne faut pas oublier que ce sont des dégénérés sanguinaire donc ils poursuivent nos amis survivant plus pas plaisir et surtout par vangeance car en effet leur potes sont morts à cause d’eux.
    Et puis en plein air post apocaliptique ils n’ont pas grand chose d’interessant à faire donc un peu d’occupation est sans doute la bienvenue.

  4. Je me suis fait les 11 premiers d’un coup, et maintenant que j’ai rattrapé mon retard, je trépigne d’avoir la suite. C’est bien. Tu ne t’encombres pas de détails futiles ni de mots complexes. On a l’impression d’être directement dans la tête du héros et j’aime bien.
    Continue comme ça !

  5. Ouai c’est ce que je voulais, que le lecteur se sente proche du personnage.

    Et je tiens vraiment à vous remerciez pour vos encouragement je ne pensais pas que mes récits rencontreraient un tel succès.

    Merci à vous tous!

  6. Après m’être enfilé les 13 d’un coup, j’ai directement accroché, et je suis impatient de lire la suite. Tu prévois de contacter un éditeur? Parce que franchement ça en vaudrait peut-être le.coup…
    Merci pour ce bon moment

    • Et bien écoute merci beaucoup. Pour ce qui est de l’éditeur à vrai dire ce serait génial mais je ne pense pas qu’un éditeur voudrais bien de moi^^ Je suis loin d’être assez doué à mon avis, du moins pour le moment et puis il n’y a pas encore suffisamment de contenu donc peut être quand il y aura plus de texte, mais c’est sûr que ce serait vraiment classe.

      Pour la suite le Rapport n°14 arrive demain (mercredi 19) et ce sera le dernier de la première partie.

  7. Il me tarde !
    Je vais jeter un coup d’oeil toutes les heures demain X)

  8. J’adore. J’avais pris un peu de retard que je rattrape ce soir et ne me lasse pas de tes textes. Je retourne me plonger dans la survie du geek :)

  9. Une super histoire que je ne me lasse pas de lire.

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