Rapport n°14 – La fin de l’oppression

 

Chapitre 1.0

 

Rapport n°14 – La fin de l’oppression

 

L’attente fût plus longue que prévu. Visiblement les gars de la guilde ne sont pas d’aussi bons pisteurs que ce que nous pensions. Nous avons attendu deux jours supplémentaires, avant qu’ils ne donnent signe de vie. Enfin, un matin, alors que le soleil venait juste de se lever, Eliator a débaroulé dans la pièce où nous étions installés en nous annonçant de sa légendaire éloquence:

-”Préparez vous mes chers compagnons, l’ennemi est proche. Montrons lui ce que célérité veut dire !”

Bon là je n’ai pas trop pigé pourquoi il avait utilisé cette réplique qui n’avait aucun rapport avec le contexte, mais l’effet galvanisant avait quand même fonctionné.

Chacun savait ce qu’il avait à faire. Nous étions armés et bien décidés à en découdre. C’est à ce moment là que Mickaël nous a présenté, tout fièrement, sa trouvaille :

-”Regardez ce que je nous ai fabriqué !”

Il me tendait avec un grand sourire niais, deux boites de conserve reliées entre elles par une ficelle d’environ un mètre. “Il m’a regardé, je l’ai regardé… Il m’a regardé”, j’ai lâché sa merde sur le sol et j’ai vite changé de conversation pour oublier la connerie qu’il venait de nous pondre. Nous sommes ensuite montés sur le toit pour observer les environs. Après quelques minutes d’attente nous avons la bonne surprise d’entendre que nos pièges avaient l’air de jouer leur rôle à merveille. Les cris de douleur et de rage nous laissaient espérer qu’il n’y aurait peut être pas d’affrontement direct et l’explosion que venions de voir nous confortait dans cette idée. Mais mieux valait rester sur nos gardes. L’attente fût longue mais au bout de quelques heures, ces crétins ont finalement compris vers où convergeaient les pièges. Ils n’étaient plus qu’à quelques centaines de mètres de nous. Il était temps, ils n’étaient quand même pas des flèches.

Nous étions tous en place. Eliator s’était bien caché, même nous, nous ne savions pas où il se trouvait. Thérèse et Mika se préparaient à déclencher les derniers pièges à mon signal. Quant à moi, depuis mon perchoir, j’avais une vue bien dégagée sur l’entrée des entrepôts. Peu avant d’arriver, l’un d’entre eux a hurlé suivi d’un coup de feu qui stoppa net tous les cris. Ces mecs sont vraiment des tueurs sanguinaires. Ils se foutent pas mal de la vie de l’un d’entre eux… Ce qui n’était pas rassurant, au final.

Et puis, nous les vîmes enfin. Ils n’étaient plus que six, ce qui était plutôt encourageant. Enfin manière de parler, nous nous apprêtions quand même à les tuer. Un grand chauve, type skin head fût le premier à entrer. Le chef, au vu de son discours :

-”Vous êtes où bande d’enc*****? Si je vous trouve, je vous empaille !”

Sachant qu’il en était bien capable, j’ai à nouveau eu une petite baisse de moral. Il y en a marre de cet ascenseur émotionnel ! Je me suis vite repris à la vue d’Eliator qui commença les hostilités en leur caillassant la tronche au lance-pierre. Ce salopard est super doué car il tire de plusieurs endroits différents sans qu’on ne le voit se déplacer.

L’un des gars sur qui il tirait péta les plombs et arrosa la zone en hurlant avant de se prendre un taquet par le chef pour le calmer. Très énervés, et le visage plein de marques, ils se sont divisés pour nous trouver. Deux sont immédiatement entrés dans le bâtiment pendant que le chef et un de ses sbires faisaient le tour. Les derniers remontaient l’allée. 

Tandis que je faisais signe à Thérèse et Michaël d’allumer les mèches des réservoirs d’essence, je vis Eli entrer à son tour dans le bâtiment. Les mèches se sont consommées plus vite que prévu. Quand l’explosion retentit l’un des deux gars réussi à se planquer alors que son pote éclatait en morceaux. C’était vraiment horrible.

Thérèse et Mika filèrent sur le toit pour repérer les deux qui faisaient le tour. Le gars qui restait dans l’allée était tellement effrayé par ce qu’il venait de se passé et par les cris qui venait de l’intérieur du bâtiment qu’il hurlait comme un demeuré. Visiblement Eliator s’en sortait bien. Je vis un des gars sortir par une porte de service vers lui. Il eu juste le temps de lui crier “Il veut me buter!” qu’Eli apparu derrière lui et l’égorgea (note: ne pas chercher des crosses à Eliator !). Ce qui réveilla son compère qui commença à courrir vers la sortie. Je réussis facilement à le descendre depuis mon perchoir.

Il ne restait plus que deux mecs. Plus que ces deux gars et nous pourrions prendre la route sans avoir la menace de la guilde qui pèse sur nos épaules. Je rejoignis Eliator pour entrer dans le bâtiment et les attendre. Je vis apparaître l’un d’entre eux. Le gars était très nerveux. Il tirait au moindre bruit suspect ce qui faillit bien me toucher. Dans une coop parfaite, Eli et moi avons touché le gars d’une balle et d’une lame dans la poitrine. Il ne nous restait plus qu’à rejoindre nos deux compagnons et d’en finir avec le chef. Arrivés sur le toit, nous retrouvâmes Mika étendu au sol, inconscient ; et Thérèse menacée par le chef, pistolet sur la tempe.

-”Je vous félicite, vous avez bien gérés les mecs. Vous avez butés tous ces trous du cul sans trop forcer… mais ça va pas être la même avec moi ! Je vais commencer par vous flinguer, ensuite je me taperai la vieille, je la descendrai à son tour et peut être bien que pour finir je me ferais son cadavre!”

Voilà ce que ce taré nous annonça en riant. Puis il pointa son arme vers moi, et alors qu’il s’apprêtait à presser la gâchette, Mika se redressa subitement, saisit le couteau de chasse qu’arborait notre ennemi et lui planta violemment la lame dans sa nuque, qui  ressortie de l’autre côté, au milieu de son visage. Immobile, le skinhead tomba du rebord de la toiture et s’écrasa quelques mètres plus bas, sur le bitume.

Après ce massacre, nous sommes restés quelques minutes, silencieux entre soulagement et dégoût. Nous venions d’assassiner six personnes mais étions libérés de la guilde. Nous sommes redescendus pour ranger nos affaires. Thérèse se figea subitement en haut des marches, d’une façon très étrange, et tomba dans l’escalier. Arrivée en bas, un craquement sourd nous fit comprendre que sa nuque s’était brisée. Visiblement, elle n’a pas trop souffert… Nous avons fait une petite veillée ce soir là, plus abattus que jamais, avant de brûler son corps. C’était une casse pied fini mais on avait fini par l’apprécier malgré tout. C’est dingue comme le destin est cruel… survivre à des zombies, à des tarés assoiffés de sang pour mourir stupidement, en tombant dans les marches.

Le lendemain nous avons fait le tour des cadavres pour voir ce que l’on pouvait récupérer. Hélas, leur folie avait gaspillée beaucoup de balles, mais il en restait quelques unes. Nous avons pris au passage un fusil d’assaut, deux pistolets et un fusil à lunette que je me suis rapidement approprié.

Après cette récolte juteuse, nous avons repris la route. Mika portait désormais une arme. Après tout il avait fait ses preuves. Depuis nous parcourrons la campagne, descendant ici et là quelques zombies qui sont désormais l’unique menace qui pèse sur nous. Nous profitons donc de ce moment de répit qui ne va sans doute pas durer.

 

Fin de la première partie

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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12 Commentaires

  1. Tu as bien gèré ton cliffhanger, c’était un plaisir de lire le JGTZ et j’espere qu’il y aura encore une suite…
    Merci et bonne continuation!

  2. Pauvre Thérèse …
    Sinon, première partie qui fini plutôt bien pour nos petits compagnons :P
    Vivement la seconde partie !

  3. Salut les p’tits amis, je suis très heureux que ça vous ai plu.

    Je suis actuellement en train de bosser sur la seconde partie, donc si je ne suis pas trop plein (bourré^^) avec les fêtes vous aurez, normalement, droit à un rapport n°15 pour début janvier.

    Je vous tiens au courant de tout ça sur le facebook, si je n’oublie pas de le mettre à jour!

  4. Bravo, j’attend la suite ! C’est sincère et tu t’améliore à chaque passage! Par contre pour thérèse, c’était une crise cardiaque ? Je l’aurais bien vu égorgé par le chef de la guilde ou juste une petite balle dans la tête… ;)

    • Merci beaucoup et bien la suite arrivera bientôt les deux prochains rapports sont déjà écrient donc ça ne saurait tarder. Pour ce qui est de la mort de Thérèse c’est voulu le fait que ce ne soit pas une mort impressionnante c’est pour montrer l’ironie de la vie^^

  5. J’ai beaucoup aimée lire ce journal . Bravo à Jérémy !

  6. Merci beaucoup et ce n’est pas fini j’espère que vous aimerez la suite qui va arriver dans les semaines voir jours qui viennent. Alors surveillez le site.

  7. Vivement la suite!!!

  8. la suite, la suite, oui

  9. On attend patiemment

  10. alors rdv demain!

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