Rapport n°15 – De nouveaux objectifs

journal d un geek en territoire zombie


Chapitre 2.0

 

Rapport n°15 – De nouveaux objectifs

 

C’est vraiment agréable de pouvoir écrire sur un vrai bureau, mais je ferais mieux de commencer par le début.

Cela faisait maintenant quelques jours que nous battions la campagne sans réel but. La mort soudaine de Thérèse et la violence de l’affrontement avec la guilde nous avaient bouleversés aussi bien sur le plan physique qu’émotionnel. Le choc nous avait fait comprendre que nous ne serions plus jamais les innocents petits êtres humains que nous étions dans le passé.

Les journées étaient calmes, nous ne parlions plus énormément et passions beaucoup de temps dans nos pensées. Et puis un soir, autour d’un de nos maigres repas, j’ai craqué. Je ne pouvais plus continuer à me morfondre indéfiniment. Nous devions remonter la pente, trouver un but à cette nouvelle vie. Je me suis alors levé et j’ai dû dire, à quelque chose près :

- Bon écoutez les gars, je sais, ce qui s’est passé nous a tous énormément affecté, mais nous devons réagir !

En sortant cette phrase les larmes aux yeux, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au bon gros moments cucul qu’il y a dans les films, puis j’ai continué :

- Il faut qu’on se remue le cul, qu’on trouve une raison de survivre. Si on est encore en vie c’est pour quelque chose. Je suis un des types les plus inutiles de notre époque et le destin a bien voulu me garder, donc soit il y a une bonne raison à cela, soit c’est un gros creuvard qui veut jouer avec nous.

On n’est pas les seuls survivants de cette apocalypse et je suis sûr que parmi les gens qu’il reste, il n’y a pas que des malades sanguinaires. Il reste forcément des pauvres pékins aussi pommés que nous qui se posent les mêmes questions. Alors je vous laisse le choix soit on poursuit notre route en espérant trouver des personnes comme nous et pourquoi pas reconstruire un semblant de vie, soit on attend que les zombies ou la faim aient raison de nous.

En finissant cette phrase un frisson me parcourut le corps. J’avais peur de m’être un peu enflammé mais finalement Eli et Micka me firent comprendre que non en disant d’une même voix :

- T’as raison il faut qu’on se bouge !

Dès lors la mélancolie des jours passés disparue au profit d’un enthousiasme et d’une motivation que nous n’avions encore jamais connus. Le lendemain nous reprîmes la route, chargés de notre matériel et d’un nouvel espoir. La campagne s’étendait devant nous et nous permit d’éviter les routes en passant par les champs et les bois, réduisant ainsi le nombre de morts-vivants sur notre chemin. Réduisant seulement car ils n’étaient pas totalement absents. Les proies humaines se faisant rares je suppose qu’ils se nourrissent d’animaux. Heureusement le virus ne touche que les humains au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte par vous-même. Il faut quand même faire en sorte de ne pas trop s’éloigner des zones d’habitations afin de trouver de la nourriture et d’éventuels survivants.

Un soir nous sommes arrivés en vue d’un petit domaine, mais l’heure avancée nous obligea à attendre le lendemain pour nous y rendre. Cela nous a permis de le surveiller depuis la colline où nous étions installés, afin de voir s’il y avait quelques signes de vie. Nous avons très brièvement pu apercevoir une lumière passer par les interstices des planches recouvrant les fenêtres de ce qui semblait être un corps de ferme. Le reste de la nuit a été calme et agréable. Lorsqu’enfin nous sommes sortis du coltard à une heure tardive du jour, car Micka s’était endormi pendant son tour de garde (je ne vais pas le blâmer avec les nuits à la con que nous passons) c’était pour se rendre compte que la ferme était encerclée par un groupe de zombies. Nous commencions à peine à chercher une solution qu’un homme en pleure, hurlant tout ce qu’il pouvait est sorti par derrière et s’est mis à courir à travers champs, en boitant, poursuivit par les bouffeurs attirés par le bruit. Hélas nous ne pouvions qu’assister, impuissants, au massacre. Il avait tout juste atteint la clôture d’un champ cinq cent mètres plus loin qu’il était submergé et déchiqueté. Puis le calme revint et les zombies se dispersèrent.

Après quelques heures d’attente on s’est décidé à approcher du domaine. Quelques bouffeurs trainaient dans les allées mais rien de trop compliqué à éviter. A peine arrivé sur le pas de la porte qu’une petite fenêtre de l’étage s’ouvrait. Là une vieille femme aux traits tirés et à l’air sévère est apparue et nous a dit :

- Nous vous ouvrons dans une minute !

Le bruit de grincement d’un meuble sur le parquet a résonné à l’intérieur suivi du verrou et enfin de la porte qui s’est ouverte. Là est apparu un grand homme bien battit, d’une quarantaine d’année qui nous a invité à entrer. Dans le couloir nous attendaient trois autres personnes. L’homme n’a pas tardé à faire les présentations. Il se nommait Daniel, près de lui se tenait son épouse Nadia, une belle femme, grande et blonde venant, d’après son accent, des pays de l’est. Suivi d’Idelga, la mère de Nadia, et accessoirement la vielle femme qui était apparue à la fenêtre. Et enfin Edmond son père, un vieil homme à l’air bougon pour ne pas dire con. J’ai ensuite fais de même pour notre petite équipe puis j’ai présenté nos condoléances pour l’homme qui était sorti de la maison. Là un mélange de tristesse et de gêne est apparu sur leurs visages et Nadia a dit :

- Ha, heuuu… oui c’était, Denis mon oncle.

Puis Daniel a enchainé:

- Dans sa folie il s’est sacrifié pour éloigner ces monstres d’ici.

Puis Nadia et sa mère ont fondu en sanglots, du moins ce qui s’en approchait le plus.

Ils nous ont ensuite débarrassés de nos affaires et de nos armes puis nous ont invités à rester pour la nuit ce que l’on a accepté avec plaisir. La soirée a été agréable, nous avons diné puis sommes montés nous coucher. En montant l’escalier menant aux chambres, un étrange bruit venant du sous-sol nous a interpellé, mais Daniel nous a rassurés immédiatement en nous expliquant que les souris avaient envahies la cave. Je me suis dis :

- Détends-toi ! Tout ce bordel dehors t’as rendu parano.

 

Voilà donc comment c’est déroulée cette charmante rencontre. Nous dormons chacun dans une pièce différente et comme je le disais c’est vraiment agréable de pouvoir écrire sur un vrai bureau.

 

Jérémy

 

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Merci à Mat pour l’illustration.

 

Auteur

jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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7 Commentaires

  1. Sa me parait tellement cours à chaque fois. Vivement le prochain !!!

    • J’étais impatient de publier les nouveaux textes et je suis content que ça plaise il faudra attendre la semaine prochaine pour connaitre la suite ^^

      • Non mais 1 par semaine c’est très bien. Bon je dirais pas non s’il y en avais plus, mais on apprécie plus, et puis sa nous laisse le temps d’imaginer ce qui va bien pouvoir se passer, est ce que c’est bien des souris à la cave ou des choses bien plus effrayantes ? ah ah la suite dans 1 semaine !

        • Va falloir être patient ^^

  2. Enfiiiin !!
    Il me tardait que ça sorte !!
    Vivement la suite continue c’est géniaaaal !!

  3. Ca fait plaisir de retrouver ton journal, ça faisait un ptit moment que j’attendais la suite !!!

    Continue comme ça !!!

    PS : Une petite illustration des protagonistes un de ces 4 ???

  4. Merci beaucoup.

    Pour l’illustration représentant les persos je ne sais vraiment pas car je n’ai pas d’illustrateur attitré ^^ mais si ça intéresse quelqu’un qui est doué pour ça proposez.

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