Rapport n°18 – La vie est belle

journal d un geek en territoire zombie 

 

Chapitre 2.0

 

Rapport n°18 – La vie est belle

 

Malgré l’ambiance lugubre et glaciale de l’église nous avons réussis à passer une très bonne nuit. Nous étions en sécurité et il fallait en profiter. Au petit matin les rayons du soleil traversant les vitraux sont venus délicatement nous tirer de notre sommeil. Après avoir fait nos bagages et pris un petit déjeuner frugal, nous avons quitté le monument sans destination précise mais avec toujours ce même but : trouver des survivants.

Nous avons marché pendant trois jours avant de tomber à nouveau sur un semblant de civilisation. Perdue parmi les champs et les bois se tenait une charmante petite ferme et quelque granges et hangars où étaient garés des tracteurs. Visiblement les habitants avaient désertés les lieux depuis un bon moment et vu le bordel à l’intérieur, la ferme avait déjà été visitée. Les meubles étaient vidés, les tiroirs retournés, autant dire qu’il ne restait plus grand chose à récupérer. Il n’était que midi quand nous y sommes arrivés, mais nous avons choisis de rester pour la nuit.

Nina s’est exercée à l’arc en tirant sur une botte de paille pendant que Mickaël l’encourageait, assis sur une vieille souche. De notre coté, avec Eli, nous avons laissés les tourtereaux batifoler et sommes partis à la recherche de ce que les pilleurs auraient pu oublier mais autant dire qu’ils avaient bien fait leur boulot. J’allais m’attaquer à une vieille armoire renversée, quand un claquement près de la fenêtre nous a fait sursauter. Une poule venait d’entrer dans la pièce. Eliator m’a regardé et j’ai tout de suite compris qu’il pensait la même chose que moi. Nous étions les Coyotes et la poule était BipBip, et pour une fois, l’oiseau allait prendre cher. Là, a commencée une longue et folklorique chasse à travers la maison qui s’est soldée par la mort de la bête. On lui avait tellement foutu les jetons à lui courir après que la poule avait fait une crise cardiaque.

Après ça Nina et Micka se sont farcis les tâches ingrates pour préparer la bestiole pendant qu’Eli et moi profitions du repos du guerrier en faisant le tour de la ferme. C’était très calme, la journée était belle et rien de venait perturber le silence de la campagne jusqu’à ce qu’Eliator entende des petits aboiements venant de derrière la grange. Nous avons donc été voir et sommes tristement tombés sur une portée de chiots Bergers Allemands abandonnés par leur mère. Ils étaient tous morts de faim sauf un, assis près des autres qui nous regardait d’un air curieux. Eli s’est approché de l’animal, qui n’était absolument pas effrayé, celui-ci est venu timidement se frotter contre ses jambes.

- T’es un dur à cuir toi, lui a-t-il lancé en le prenant dans ses bras.

Puis il m’a regardé et m’a demandé en me tendant l’animal :

- Je peux le garder ?

Bon vous vous doutez bien que je n’ai pas pu résister à cette pauvre petite bête qui aurait sans doute fait le buzz sur le net en temps normal. Et j’ai très vite trouvé un nom qui a immédiatement plus à Eli surtout vu la référence cinématographique. De retour à la ferme avec Han, nous avons préparés notre repas. Toute l’attention était bien évidement sur le chien et en particulier celle de Nina et Eli qui étaient comme des gosses. Quand à Micka, il a fallu que je lui explique la provenance du prénom Han.

- Pourquoi un nom de fille ? M’a-t-il demandé. Ce à quoi j’ai répondu :

- C’est pas un nom de fille ça s’écrit H. A. N, c’est en référence à Han Solo, tu vas pas me dire que tu n’as jamais vu Star Wars !

Après lui avoir résumé la saga et remédié partiellement à son ignorance nous avons rejoint le reste du groupe qui jouaient toujours avec le chiot. Eliator projette déjà de le dresser pour la chasse, ce qui peut en effet s’avérer utile. Le lendemain nous avons dit au revoir à la ferme après avoir trouvé une laisse et un sac pour le chien. Tout le monde avait le sourire et en marchant dans l’herbe le visage chauffé par le soleil je me suis dit :

- La vie est belle !

Mais j’allais vite déchanter. Deux jours plus tard, nous sommes arrivés à l’entrée d’une zone industrielle complètement abandonnée, par les vivants du moins. Les parkings étaient vides et les usines à l’arrêt. Au loin, l’une d’elles avait totalement brulée et la fumée émanait encore de l’ossature métallique. Nous avons préférés contourner ce secteur qui ne nous réservait rien de bon. Mais un kilomètre plus loin, nous nous sommes retrouvés devant un spectacle à la fois excitant et désolant. Devant nous se dressaient les barricades gardant l’entrée d’une base militaire tout aussi abandonnée que la zone industrielle mais renfermant certainement du matériel susceptible de nous être utile.

Nous avons établi un petit campement sur le toit d’une entreprise et avons surveillés cette base pendant deux bons jours afin de déterminer les risques encourus et la marche à suivre. Les zombies sont très nombreux à l’intérieur et la visite risque d’être mouvementée mais le jeu en vaut la chandelle.

 

Demain sera le grand jour, il nous faudra donc nous armer de courage pour affronter tout ce petit monde, en espérant que nous n’y allons pas pour rien.

 

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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6 Commentaires

  1. Je pensais que tu nous avais oublié Jerem ! J’ai actualiser le site toute les 5 / 10 min depuis 8h pour ce magnifique rapport :)

    Vivement la suite, je pense qu’elle va être énorme x)

  2. Merci !!!! Me tarde la suiiiite !!

  3. Vivement la suite !J’adore !

  4. Pas de panique les amis je reste fidele au poste, content que ça vous ai plus.

  5. ptit dedi de ta par a walkind dead pour la base militaire avec plein de zombie

    • Non pas forcement, les bases militaires sont dans plein d’histoires de zombie ce qui est logique puisqu’en cas d’apolcalypse zombie les militaires seraient partout donc c’est normal que ça ressemble ^^.
      EN tout cas merci à toi pour tes commentaires.

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