Rapport n°19 – A la guerre comme à la guerre

journal d un geek en territoire zombie 

 

Chapitre 2.0

 

Rapport n°19 - A la guerre comme à la guerre

 

Chacun équipé au mieux, nous nous apprêtions à partir à l’assaut de la base militaire, armés de nos habituelles lames, arcs et autres pieds-de-biche pour opérer le plus silencieusement possible mais gardant toujours à portée de main une arme à feu au cas où ça chaufferait un peu trop pour notre cul. En espérant que Han, dans le sac d’Eli, n’aboierait pas trop.

Pénétrer dans la base n’a pas été compliqué. Le grand portail renforcé était entre-ouvert ce qui nous a évité quelques galères. En effet nous appréhendions un peu d’escalader le solide grillage surmonté de barbelés qui entourait la zone. C’était le démontage de tronche assuré.

Devant nous, étaient dressées de grandes tentes kaki suivies de nombreux hangars en tôles ondulées. Tout était à l’abandon. Elles étaient en grande partie complètement mises en pièces. A l’intérieur était aménagé des infirmeries, des bureaux ou encore des dortoirs de fortunes, entièrement mis à sac. Coté morts-vivants nous n’étions pas en reste, ils envahissaient les allées, titubant entre les obstacles. Près du hangar n°1 étaient alignés sur le bitume, rougis par le sang, de nombreux corps en putréfaction recouverts de bâches. Beaucoup d’autres cadavres jonchaient le terrain, dont certains qui se relevaient lentement à notre approche. Mais le plus inquiétant était la masse de zombies qui à petit à petit réussie à nous encercler, bloquant ainsi la seule issue. Ce n’était pas les armes qui manquaient sur le sol, mais nous nous sommes retenus de les utiliser tant que la situation n’était pas désespérée. Heureusement ces tarés ne grimpent pas aux échelles et nous avons aisément réussis à les semer en montant sur le toit d’un des hangars pour redescendre de l’autre côté. Mais nous quittions un groupe pour nous retrouver nez à nez avec une véritable horde. Là, se trouvait une immense piste d’atterrissage goudronnée où étaient posés des dizaines d’hélicoptères de l’armée, encerclés par des centaines de bouffeurs. En les voyant Micka reconnu les hélicos d’évacuation, ceux-là même que j’avais raté il y a plusieurs semaines de cela. Visiblement j’avais eu de la chance car la prétendue zone sûre ne l’avait finalement pas été très longtemps.

Nous commencions à paniquer lorsqu’une petite porte de métal s’est ouverte près de nous laissant passer un militaire qui nous a fait signe de le rejoindre. Nous n’avions pas d’autre choix que de le suivre. Dans le hangar étaient entreposées sur plusieurs étages de nombreuses caisses de matériel. Devant nous, se tenait deux militaires nous menaçant de leurs fusils d’assaut. L’un d’eux nous a demandé :

- Qu’est-ce que vous foutez ici ?

Ce à quoi le second, qui était plus gradé,  répondit :

- Calmez-vous soldat ! Et vous, répondez à sa question.

- On est arrivé par hasard et on s’est dit qu’il y aurait peut-être de quoi survivre ici. On n’est pas dangereux, lui ai-je répondu.

- C’est vrai que vous avez l’air de tout sauf de mecs dangereux, a rétorqué le gradé.

Après leur avoir expliqué notre périple ils se sont d’abord ravisés sur notre dangerosité en prenant connaissance de nos différents affrontements. Puis ils ont baissés leurs armes et nous ont menés au reste du groupe. Assis sur une caisse en bois, il y avait un couple de trentenaire avec deux petites filles, Chloé et Mégane âgées respectivement de cinq et neuf ans, qui jouaient sur le sol avec leurs peluches. Les parents Catherine et Erwan tenaient une boulangerie dans une petite commune à quelques centaines de kilomètres d’ici. Quant aux deux militaires, ils s’appellent Eric et Damien. Eric, le plus gradé, a quarante-cinq ans et Damien vingt-cinq. Ils nous ont expliqué qu’ils étaient les deux seuls militaires survivants à ne pas avoir quitté la base lorsque les zombies en ont pris possession. Nombreux sont les groupes armés qui ont fuis par désespoir.

Visiblement ce petit groupe n’avait pour le moment aucun plan pour se tirer de cet enfer. Il faut dire que Damien n’était pas très dégourdi et ne devait pas vraiment aider Eric. C’est un brave gars, bourrin, qui a le sens du devoir mais qui pense plus avec ses muscles qu’avec sa tête. Nous leur avons ensuite décris notre projet qui les a très vite conquis.

Mais comment fuir la base sain et sauf ? C’est alors qu’Eric nous a parlé des camions d’interventions blindés qui étaient garés près des tentes. Avec un tel véhicule il allait nous être très facile de foncer dans le tas. Jusque-là une telle intervention était trop risquée mais maintenant que nous étions là, cela devenait envisageable. Nina est restée à l’intérieur avec Catherine et les petites en les occupant avec le chien, pendant qu’Eric et Damien sont sortis chercher l’engin et qu’avec Micka, Eli et Erwan nous avons ouvert le portail et sécurisé le secteur. L’opération s’est très bien passée bizarrement, il y a bien évidement beaucoup de cadavre à tambouriner à la porte mais ils ne pourront jamais entrer.

Illustration © mat (cliquez sur l’image pour voir en plus grand)

Une fois le véhicule à l’intérieur nous avons fait au mieux pour emporter le maximum de matériel avec nous. Chacun à son équipement minimum sur lui, le reste des sacs et des affaires est entassé dans le fond de la bagnole ou sanglé sur la carrosserie. Nous allons être très serrés, c’est certain, mais c’est mieux que rien. Le plein est fait et nous avons un jerricane d’avance.

Eric conduira et Eli et moi serons à côté. Damien sera à la mitrailleuse sur le toit et les autres s’assiéront à l’arrière. Parmi les affaires que nous emportons, il y a une caisse remplie de différentes armes et munitions, elles nous seront sans doute très utiles pour la suite des événements.

J’espère que nous trouverons rapidement une autre solution car voyager comme ça ne va vraiment pas être très agréable. Enfin à la guerre comme à la guerre. C’est marrant mais ce genre de véhicule avait l’air beaucoup plus cool dans les jeux vidéo.

 

 

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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11 Commentaires

  1. Encore un superbe épisode. Merci Jeremy

  2. C’est moi ou il est un peu plus court que les autre ?

    ça doit venir de moi je suis tellement absorber par tes récits que je les trouve de plus en plus court.

    Vivement la suite !

    • Je pense plutôt que ça vient de moi ^^, non il est un peu plus court que les précédents rapports mais rassures toi les prochain ne le seront pas.

  3. Enfinnnnn *o*
    Vivement la suite maintenant :x

  4. première fois pour moi que je te lis et vraiment c’est…. absorbant, passionnant et très bien écrit :D

    • Merci beaucoup ça me fait très plaisir d’accrocher de nouveaux lecteurs, j’espère que tu auras plaisir à continuer.

  5. J’adore ! On est absorber par l’histoire, j’ai l’impression d’être avec eux dans leurs déplacements ! Impatiente de lire la suite :D

  6. Je suis vraiment très touché par cos encouragements, ça me motive à faire de mon mieux pour que la suite vous plaise.
    Encore une fois merci à vous.

  7. Je suis tellement absorbé par l’histoire que j’en ait oublié de cligner des yeux. Jeremy je te dis un grand merci pour cette aventure qui nous passionne , nous fait peur , et le plus important , qui renforce notre “adoration” pour les zombie en manque de balles dans la tete. Encore une fois , Merci !

  8. D’habitude je déteste lire ! Mais là ! Je suis TOTALEMENT absorbé par l’histoire ! J’arrive même a m’imaginer les personnages, la scène etc…
    Bravo !

    • Je suis vraiment très content que mes textes fassent aprecier la lecture. Merci à toi!

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