Rapport n°21 – Bonne surprise… ou pas!

journal d un geek en territoire zombie 

 

Chapitre 2.0

 

Rapport n°21 – Bonne surprise… ou pas!

 

Depuis quelques temps l’envie de retrouver un semblant de normalité se faisait ressentir parmi la communauté, en particulier le besoin de connaitre à nouveau les joies d’un domicile fixe, un cocon douillet où nous nous sentirions en sécurité, et à vrai dire je ne peu pas leur donner tord. Voir du pays c’est sympa mais dans ce monde où le mot normalité n’a plus de sens, les gens ont besoin de se raccrocher à ce qu’ils ont déjà connu. Nous avons donc pris le temps de peser le pour et le contre, et la décision de chercher un lieu sûre où vivre avant de poursuivre la recherche d’autres survivants, a très vite été prise. Bien évidement, trouver un endroit pouvant accueillir de nombreuses personnes et les protéger à la fois des hordes de bouffeurs mais aussi contre d’éventuels groupe armés comme la Guilde, ne va pas être simple, mais c’était notre nouvel objectif et il représentait l’espoir auquel certain d’entre nous avait grand besoin.

Nous sommes donc tous repartis en quête de cet Eldorado, confiants et imaginant de nouvelles perspectives d’avenir. Pour ma part je préfère garder la tête froide et ne pas trop idéaliser ce futur. Rien n’est vraiment certain après cette apocalypse. Mais le rêve à très vite été mis de côté. Le brouillard était épais ce jour-là  et nous roulions au pas pour éviter les carcasses abandonnées ou les zombies errants, lorsqu’au loin est doucement apparue la lumière jaune des phares d’un véhicule.  Nous avons immédiatement stoppés le convoi, et nous sommes mis en position défensif. Nous les attendions de pied ferme. L’engin c’est arrêté à une centaine de mètres de notre position. Nous étions face à face, les observant, anxieux, ignorant leur nombre ainsi que leurs intentions. Un homme est finalement apparu de derrière la carcasse d’un vieux camping car retourné, mais lorsqu’il a vu Damien qui le visait avec la mitrailleuse du PVP, il c’est vite remis à couvert et a déclaré d’une voix apeurée:

- Ne tirez pas s’il vous plaît, nous n’avons rien. Laissez nous passer c’est tout ce que l’on veut. S’il vous plaît, pitié !

Mais jouant les saint Thomas nous attendions de les voir avant de pouvoir les croire. J’ai donc pris la parole et ai proposé à l’homme une entrevue seul à seul et sans arme, à mis chemin entre nos deux groupes. Ce n’est pas sans appréhension que je me suis rendu au lieu de rencontre mais je savais que ma petite équipe me défendrait en cas de pépin. Cinquante mètre plus loin je me retrouvais face à un grand homme aux traits tirés et à l’apparence malade, en temps normal une personne avec une telle carrure m’aurait vraiment foutu les jetons mais là l’homme faisait beaucoup trop peine à voire. Entre deux quintes de toux il continua à me supplier de les laisser partir sans encombre. Il était effrayé et j’ai très vite compris que la survie de son groupe se passait beaucoup moins bien que la notre. J’ai commencé par rassurer l’homme et lui ai ensuite demandé de m’expliqué ce qu’il leur était arrivé. Il m’a alors raconté comment un groupe d’hommes bien armés les avait dépouillés en leur faisant vivre l’enfer, plusieurs morts, hommes femmes et enfants, ainsi que des violes. Après plusieurs jours de captivité le petit groupe restant à finalement puisé dans les dernières forces qu’il lui restait pour échapper à la captivité. Depuis, ces gens survivent tant bien que mal, se protégeant avec des armes de fortune et se nourrissant difficilement de ce qu’ils trouvent. Ils sont tous affamés et malades, ce qui a même eu raison de deux de leurs membres, dont un petit garçon. Une véritable hécatombe. Ils avaient besoin de notre aide c’était évident, j’ai donc proposé qu’ils se joignent à nous mais l’homme a du refuser, chacun d’eux avaient beaucoup perdu ces dernières semaines et ils voulaient retrouver leurs familles, savoir si elles étaient encore en vie. Je comprenais très bien ce qu’ils devaient ressentir et je ne pouvais les en empêcher mais j’ai quand même insisté pour qu’ils restent passer la journée avec nous avant de reprendre la route le lendemain matin. Au moins nous pourrions leur offrir la sécurité et un bon repas.

Après cet entretien nos deux groupes se sont rejoints pour s’installer dans une clairière près du lieu de rencontre. Nous avons commencé à monter le camp pendant que timidement le petit groupe affamé s’approchait doucement de nous. Leur communauté était composée de deux hommes, une femme et deux enfants. Ils ont très vite compris que nous ne représentions pas une menace et  les enfants on très vite montrés leur joie de rencontrer des « gentils » comme ils le disaient. Nous avons beaucoup discuté ce soir là, chacun voulait connaitre le parcours des autres. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’en matière de survie tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Puis au moment du couché tout le monde est partit retrouver les siens me laissant ainsi la voie libre pour soumettre quelques idées au reste du groupe. Les négociations ont donc commencées :

- On peut pas les laisser comme ça, faut qu’on leur file un coup de main, ai-je commencé.

- OK mais tu proposes quoi, hein ? T’as bien vu qu’ils refusent de venir avec nous, m’a rétorqué Eric.

- Ils ont des gosses, la question ne se pose même pas faut les sortir de cette merde, a continué Catherine.

- Ouai mais ça fait pas avancer le débat ça, tu proposes quoi ? a enchainé Eric.

Puis tout le monde est resté silencieux jusqu’à ce que Mickaël repris la parole :

- On pourrait leur donner un peu de bouffe, ne serait-ce que pour quelques jours. Après tout on en a largement assez.

- Et puis des armes, a poursuivie Nina faisant sourire Micka, content de voir que la belle le soutenait.

 -Donc si je comprends bien on les renforce en nous affaiblissant ? dit Damien qui n’avait pas totalement tord.

S’en suivi un brouhaha d’accords et de désaccords mais une fois de plus le héro de tous est intervenue, le grand Eliator et le Dé du destin ont tranchés (oui tout le monde avaient finis par se faire aux excentricités d’Eli). Nous les aiderions donc, mais modérément, et tout le monde a réussi à se mettre d’accord sur ce point.

Le lendemain alors qu’ils s’apprêtaient à reprendre la route, nous leurs avons offert un fusil et un pistolet ainsi que quelques munitions. Pour ne pas qu’ils ne gaspillent ces denrées rare sur de simples zombies errant nous leur avons aussi donné une hachette et un pied-de-biche (nous avions dévalisé le rayon bricolage ils ne nous feront donc pas défaut) et pour finir un peu de nourriture. Emus, ils nous ont remerciés de notre générosité et leur avons indiqué la direction que nous prenions au cas où ils voudraient faire demi-tours. Puis après de rapides adieux, ils sont remontés dans leur camionnette et nous les avons regardés s’éloigner ne sachant pas si nous les reverrons un jour. Nous avons ensuite fait de même ignorant totalement le terrible drame que nous allions vivre.

Une journée et demi avait passée depuis notre départ quand soudain, en début d’après midi, d’étranges maux de ventre ont saisis le groupe. Très vite, nous avons été obligés de nous arrêter  tellement la douleur était intense. Mais en voyant mon état et celui des autres empirer et les symptômes se préciser j’ai très vite compris ce qu’il nous arrivait. Ces cons là nous avaient refilés la gastro. Nous étions préparés à beaucoup de chose mais pas au fléau qu’est cette saloperie. Heureusement Eric et Damien n’étaient pas contaminés. En bon soldats ils avaient préférés se contenter de simple geste d’adieux contrairement aux embrassades et accolades que nous avions échangés. Ils ont ainsi pus assurer notre sécurité pendant que nous étions planqués derrière tout les buissons du coin.

Cela fait maintenant deux jours que nous sommes coincés ici. Nous recouvrons petit à petit nos forces grâce aux médicaments que nous avions récupérés. Je pense que nous pourrons repartir demain, rester ici plus longtemps est trop risqué, les zombies sont de plus en plus présent. Il ne manquerait plus que quelqu’un se face mordre.

Bon je terminerai ici car je crois que je fais une rechute.

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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6 Commentaires

  1. Je m’attendais tous sauf à ça comme chute :p

    • Oui en effet par contre je sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise surprise. J’ai voulu tester un petit trait d’humour pipicaca je sais pas si ça passe.

  2. Sympa franchement la rechute, on s’y attend pas, et mine de rien, ça serai con de ce faire bouffer par un zombie quand t’es en train de te “vider” x)

  3. C’est logique en même temps tu vas pas montrer que les trucs épiques, les héros ont eux aussi besoin d’aller aux toilettes, je trouve justement que ça rend ton texte plus réaliste !

  4. J’ai adoré, l’idée de cette chute est geniale :)

    • Bon je suis rassuré^^

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