Rapport n°23 – Mode recherche

journal d un geek en territoire zombie 

 

Chapitre 2.0

 

Rapport n°23 – Mode recherche

 

Ça y est! Notre projet a enfin abouti. Quelques jours après notre rencontre avec le second groupe de survivants, nous sommes entrés sur un territoire propice à notre installation. De nombreux cours d’eau, de grands champs offrant une vue bien dégagée sur les environs et beaucoup de bois offrant un joli terrain de chasse, bref l’idéal. Après avoir jeté un rapide coup d’œil au panorama nous nous sommes arrêtés sur les hauteurs pour le déjeuner. De là nous dominions parfaitement les plaines que nous avions parcourus ces derniers jours. Nous pouvions même apercevoir au loin, dans un renfoncement entre deux collines, les quelques bâtiments d’une ville qui réussissaient à percer le brouillard.

Ce repas a été le plus calme que nous n’ayons jamais partagé jusqu’ici. Mais ce n’était pas un calme tendu et oppressant au contraire il était serein et apaisant. Chacun restait silencieux devant la beauté du paysage jusqu’à ce que Chloé dise de sa petite voix :

- Papa j’aime bien cet endroit !

Tout le monde a alors sourit et partagé un regard complice. Puis Erwan a répondu à sa fille:

- C’est vrai que c’est joli ma puce.

- On pourrait rester ici papa ? a enchaîné Mégane.

A ce moment, Erwan nous a regardés en faisant un petit geste de la tête l’air de dire “Vous en pensez quoi ?”. Et il n’a pas fallu longtemps avant que tout le monde adhère avec plaisir à cette idée. Erwan a donc regardé ses filles et leur a demandé :

- Vous seriez contentes que l’on s’installe ici les filles ?

- Ouais P’pa ce serait super ! s’est exclamé Mégane suivi de sa petite sœur qui a sauté en disant :

- Ce s’rait trop géniaaaaaaal ! En la voyant elle m’a tout de suite fait penser à la petite gamine du film “Moi moche et méchant” qui est super heureuse de gagner une peluche.

Suite à cette décision nous avons installé le campement et nous sommes plongés sur la carte pour trouver des lieux qui seraient intéressants de visiter dès le lendemain. Le soir venu l’excitation était à son comble, surtout chez les petites qui débordaient de joie. Seul Han restait paisiblement blotti sur un pan de la cape de son maitre.

Au petit matin le soleil est apparu de derrière les collines et c’est Mégane qui a donné le coup d’envoi en réveillant sa sœur et ses parents avant de s’attaquer au reste de la communauté. Ali était déjà debout et revenait de la chasse avec Han, ils ramenaient deux petits lapins pour le repas dont un se trouvant toujours dans la mâchoire du chien. Visiblement l’idée du dressage était très bonne. Eli s’est ensuite approché de moi, me faisant signe de la suivre. Plus loin, derrière un bosquet, il m’a parlé à voix basse faisant bien attention que personne ne puisse nous entendre. Il m’a expliqué qu’il avait la sensation que nous étions observés depuis quelques jours mais sans plus de certitudes jusqu’à ce matin où une lueur, au loin, l’a attiré. En regardant plus attentivement à la jumelle il lui a semblé apercevoir quelqu’un qui nous observait depuis une colline voisine. Ce n’était, bien évidemment, pas très rassurant mais nous avons préféré ne pas alarmer le groupe tant que nous n’étions pas certains d’être suivi. Une telle nouvelle aurait gâché la bonne humeur du groupe et comme tout le monde le sait, le moral est une arme de guerre. Nous avons uniquement informé Eric et Damien afin qu’ils puissent redoubler de vigilance. Puis nous avons repris le cours de nos vie comme si de rien était.

Après avoir remballé le matériel et nous être équipés pour l’exploration, la communauté s’est séparée en deux groupes afin de couvrir plus de terrain. Le groupe d’origine, comme je nous appel, d’un côté et les militaires avec la petite famille de l’autre. Nous nous sommes donné rendez-vous en fin d’après-midi sur la colline pour que chacun fasse son rapport et qu’une décision soit prise.

Le moins qu’on puisse dire c’est que cette reconnaissance a été pour nous une véritable promenade de santé. Nous avons suivi les chemins de campagne traversant champs et bois. Peu de zombies ont croisés notre route et les quelques téméraires on servie de cibles mouvantes à Nina. Nous sommes passés devant uniquement deux lieux anciennement habités, c’est là qu’on se rend compte qu’on est venu se fourrer dans le trou du cul du monde. En plus ces lieux étaient totalement inintéressants, une vieille ferme qui tombait en ruine et qui avait déjà été désertée bien avant l’épidémie. Et une petite maison avec un jardinet entouré de haies, on y a d’ailleurs trouvé quelques conserves ainsi qu’un vieux zombie barbu avec la mâchoire qui pendouillait. Il était coincé dans un cagibi son élimination a donc été une pure partie de plaisir si je puis dire.

A l’approche du soir nous avons rejoint les autres sur la colline, espérant qu’ils aient de meilleures nouvelles que nous.

Au bout d’une heure d’attente nous avons entendu le ronronnement du PVP qui remontait le chemin de terre menant au sommet. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont fait face à quelques ennuis sur la route. Le pare-brise de l’engin était recouvert de sang et il restait même une main coincée par les essuies glace. Eric nous a alors raconté qu’ils ont dû remonter en vitesse dans le PVP après être tombé sur un groupe de Bouffeurs qu’ils ont décimés à coups de pare-chocs. Mais pour compenser ce petit contre temps ils ont eu la chance de trouver une belle ferme, clôturée et assez grande pour tous nous accueillir. Ils n’ont pas pénétrés à l’intérieur mais la maison à l’air en très bon état. Les lieux sont bien sûr abandonnés, personnes n’a réagis aux appels du groupe. Il faudra simplement prendre garde à de possibles zombies se baladant dans la baraque.

Le soir, autour du feu, nous étions tous à faire des plans sur la comète, particulièrement Catherine et Erwan qui se voyaient très bien élever leurs filles là-bas. Qui s’occuperait de quoi ? Comment nous installerons-nous ? Autant de questions qui prouvaient l’intérêt de chacun pour cette nouvelle péripétie de notre aventure.

Soudain quelqu’un derrière nous se racla la gorge. Dans un mouvement de panique nous avons attrapé nos armes en nous retournant. Devant nous se tenait une très belle femme en treillis bleu marine, un pistolet à la ceinture et un sac sur le dos. En voyant notre réaction elle a immédiatement levé les mains et nous a rassurés :

- Du calme, je ne suis pas dangereuse !

- Qui êtes-vous et qu’est-ce que vous nous voulez ? lui a demandé Eric qui m’enlevait les mots de la bouche.

- Je m’appelle Sarah, je vous suit depuis plusieurs jours. Quand j’ai compris que vous n’étiez pas mauvais je me suis dit que je pourrai peut être me joindre à vous.

En entendant ça Eli m’a lancé un petit clin d’œil, il n’était pas fou. Elle nous a ensuite raconté son histoire, comment elle a survécu toute seule jusqu’à maintenant. Elle a 24 ans et elle était gendarme. Quand elle a senti le vent tourné elle s’est enfuie avec son mari qu’elle a dû abandonner après une attaque de Zombie. Visiblement elle en a chié. Nous avons accepté qu’elle nous rejoigne à la grande joie de Damien qui restait bouche bé devant les charmes de la belle. Après cette surprise nous avons mis en place les habituelles mesures de sécurité puis sommes partis rêver à ce qui nous attendait le lendemain.

Et nous y voilà, nous nous apprêtons à partir pour la ferme et ce qui va désormais être notre chez nous. Nous avons hâte d’y être, surtout les petites qui commence vraiment à devenir intenables. Je vais en prendre une pour taper sur l’autre.

 

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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3 Commentaires

  1. Les épisodes viennent de plus en plus vite j’ai l’impression , c’est génial , merci beaucoup :)

  2. J’espère que ça va pas mal finir :/
    Sinon très bien comme d’hab :3

  3. Mouhahahah vous verez bien ce sera une surprise!

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