Rapport n°26 – Expédition

journal d un geek en territoire zombie 

 

Chapitre 2.0

 

Rapport n°26 - Expédition

 

Nous avons, comme prévu, organisé une expédition destinée à renflouer les stocks mais une fois n’est pas coutume, les choses ne se sont pas exactement passé comme nous l’espérions.

Il était encore tôt ce matin-là et nous étions prêts à prendre la route, après avoir pris nos affaires et le nombre d’armes nécessaire à une telle sortie. Le groupe, qui avait été décidé la veille, comprenait quatre membres. Tout d’abord les habitués, Eric, Eliator et moi, et enfin Catherine qui avait insistée pour être de la partie pour une fois, elle se sentait inutile à la ferme. Après avoir dit au revoir au reste de la communauté nous sommes montés à bord du Pick-up et avons pris la direction du nord, là où nous comptions bien trouver notre bonheur, espérant être de retour dès le lendemain.

La route a été longue et ennuyeuse, et le gris du ciel n’aiguayait en rien notre journée. De plus nous roulions avec prudence, car le froid ne cessait d’accroitre et avec lui le verglas qui recouvrait la plus part des routes.

Ce n’est qu’en début d’après-midi que nous sommes arrivés à l’entrée d’une commune, relativement grande, enfin proportionnellement à ce que nous avions été habitué dans ce coin paumé. Des premières maisons qui nous ont accueillis à notre entrée dans le village, il ne restait que les charpentes calcinées prêtes à s’effondrer au moindre coup de vent. En allant plus avant, l’habituel spectacle de voitures abandonnées, de débris éparpillés et de portes ouvertes était au rendez-vous. Les habitants avaient bien évidement foutu le camp dans la panique et bon nombre d’entre eux erraient désormais dans les rues sous formes de cadavres en putréfaction. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu affaire à autant de Zombies et les hostilités ont commencées avec un jeune garçon, d’à peine seize ans, un bras arraché et trainant sa jambe droite qui était cassée au niveau du genou. Il essayait de s’approcher d’Eric, qui lui planta une machette entre les deux yeux avant même que le gosse ai eu le temps de dire Ouf, enfin HAAAArrr. Je vous épargne la suite car le combat a duré une bonne heure et il restait encore plusieurs bouffeurs planqués dans les baraques. L’odeur des entrailles qui étaient désormais répandues sur le sol nous a très vite donné la gerbe et nous n’avons pas trainé à quitter le secteur pour commencer les visites.

Pour une fois nous avons préféré rester unis, quitte à couvrir moins de terrain, la population que nous venions d’affronter nous avait rendu plus prudents. Les premiers bâtiments que nous avons visités étaient ceux du centre-bourg si je puis l’appeler ainsi. Tout d’abord la supérette qui avait déjà été vidée de son contenue et l’odeur nauséabonde des aliments périmés rendait l’air irrespirable. A côté se trouvait la boulangerie et la pharmacie. Passons sur la première pour nous intéresser plus en détails à la seconde, en effet, les rayonnages nous ont fait cadeau d’une belle réserve de pansements, bandages, aspirines et autres antidouleurs comme entre autres des cachets pour les soucis gastriques et même des antibiotiques, même si ce n’est pas automatique, cette fois-ci on se forcera.

Les autres commerces n’offraient rien de très utile en matière de survie à part la station essence qui nous a permis de remplir deux jerricanes et nous y avons même trouvé quelques pièces de rechanges qui pourraient s’avérer utiles en cas de panne.

Nous avons ensuite attaqué la visite des maisons qui n’avaient pas brûlé ou été mise à sac. Celles-ci étaient encore, bien souvent, habitées par leurs anciens occupants en mode assoiffés de sang. Catherine qui n’avait jamais pas vraiment l’habitude de ce genre de sorties mouvementée, s’en est très bien sortie et manie le pied-de-biche à merveille je dois dire. Nous avons réussi à mettre la main sur suffisamment de vêtements d’hiver pour tout le monde, et ce, très rapidement, ce qui nous a permis de nous concentrer sur les autres articles recherchés. Parmi ceux que nous avons pu trouver dans ce village se trouvait :

- Quelques provisions de pattes et de conserves

- Du vin et autres boissons

- Du papier toilette qui n’est pas du tout un luxe croyez-moi

- Une dizaine de munitions de fusil de chasse

- Des chaines pour les véhicules

- Des accessoires de cuisine (casseroles, couverts…)

- Des jeux pour les petites

- De la bouffe pour le chien

- Et enfin d’autres outils de jardin qui seront sans doute très utile quand le beau temps reviendra.

Il était temps que l’on termine notre recherche car la nuit commençait déjà à tomber. C’est donc heureux de nos trouvailles que nous avons rejoint et chargé le pick-up, après plusieurs allées-retour pour y passer la nuit.

Le lendemain matin, aux alentours de huit heures, tout le monde a été réveillé en sursaut par trois zombies qui tambourinaient aux portières. Après leur avoir refait le portrait à coup de hachettes, nous avons pris un petit déjeuner frugal avant de reprendre la route, espérant que nous avions correctement fait le tour du village et que rien n’était passé à l’as.

Là encore il nous a fallu un bon moment afin de parcourir la distance qui nous séparait de la ferme. Tout se passait normalement jusqu’à ce qu’une étrangère scène ne nous interpelle. Au beau milieu du passage, était étendu une dizaine de cadavres de zombies, qui n’étaient pas là à l’allée. Nous nous sommes immédiatement arrêtés pour examiner les corps et comprendre leur présence ici. Il nous fallut moins d’une minute pour comprendre que nous n’étions pas seuls. Les cadavres étaient criblés de balles. Ni une, ni deux, nous sommes remontés dans l’Avalanche et avons foncés en direction de la ferme, oubliant les risques de verglas. Après une telle nouvelle nous n’avions qu’une idée en tête, protéger notre groupe qui était à nouveau menacé par un potentiel groupe armé. La peur et l’adrénaline étaient de retour et prenaient le pas sur tous les “rêves” que nous avions depuis notre arrivée à la ferme.

Nous filions à toute allure sur les routes gelées, dérapant et pilant sur les routes sinueuses de la campagne. Mais en arrivant en vue de notre nouvelle demeure, de la fumée s’échappait par les fenêtres du côté droit de la maison. Des coups de feu retentissaient. Devant la clôture étaient garés deux camionnettes, portières ouvertes, les assaillants s’abritant derrière et mitraillant le bâtiment. A première vue, ils étaient six et quatre autres étaient étendus sur le sol. Ils tiraient au fusil d’assaut et lançaient des cocktails Molotov contre la façade ce qui expliquait l’incendie. Pendant que le feu se répandait dans les pièces, nos amis ripostaient comme ils le pouvaient, retranchés derrière les fenêtres. Et comme si l’attaque ne suffisait pas, des zombies, attirés par la bataille, s’agglutinaient contre les barrières et étaient à deux doigts de la coucher. Nous devions aider nos amis contre cette menace, nous avons donc saisis les armes et avons riposté pendant qu’Eric essayait de rapprocher le pick-up. Nous avons réussis à descendre un type de plus. Arrivé à la porte de derrière, nous avons accourus à l’intérieur, surveillant nos arrières avec prudence. Pendant ce temps un troisième véhicule avait rejoint les précédents et cinq autres personnes en étaient descendues.

En entrant nous sommes tombés des nues en voyant les ravages que l’attaque avait faits. Tout était détruit, mais les dégâts matériels n’étaient rien à côté de ce qui nous attendait. En effet Micka était assis contre un mur, une balle dans la cuisse et la petite Mégane avait été touchée au bras. Mais pire encore, au milieu du salon était étendu Damien, baignant dans son sang, un balle logée dans son crâne. Nous étions effondrés, mais nous n’avions pas le temps de pleurer notre ami pour le moment.

Nous avons continué à tirer, avec plus d’ardeur que jamais, pendant que nous nous efforcions de sauver un maximum d’affaire des flammes. La ferme était condamnée et il fallait l’abandonner. Une fois l’Avalanche chargée, nous avons roulé jusqu’à la grange, récupérer le reste des armes ainsi que le PVP qui y était garé.

Plusieurs d’entre nous repoussaient les zombies qui avaient fait une percée et se précipitaient en nombre sur nous. Nous résistions tant bien que mal, protégeant les portes de la grange, mais dans la panique il a été impossible d’éviter ce qui devait arriver. Erwan a été mordu au mollet par un bouffeur qui était à terre. A ce moment, les autres sont sortis les bras chargés et nous sommes montés à toute vitesse dans nos engins, partant sur le chemin et calmant, comme on le pouvait, Erwan qui souffrait le martyr. Les petites et Catherine étaient en pleurs. Dès que nous sommes réapparus de derrière la ferme quelques un des attaquants nous ont pris à parti tandis que les autres réglaient le compte des zombies qui s’en prenait à eux. Catherine, furieuse, est alors montée à la mitrailleuse du PVP et a allumé leurs véhicules, faisant exploser l’un d’entre eux. Les autres, submergés, ont préféré prendre la fuite.

C’était fini, le combat était fini, notre nouvelle vie était finie. Nous avons roulez des heures durant, sans nous arrêter, nous assurant que nous n’étions pas suivis. Quand un semblant de calme est enfin revenu au sein de la communauté, la nuit pointait le bout de son nez. Nous nous sommes donc posé pour mettre les choses à plat, reprenant au passage nos vieilles habitudes de camping. Soignant comme nous le pouvions nos blessés. Retiré la balle de la cuisse de Micka n’a pas été une mince affaire, pour lui comme pour nous. Heureusement Mégane n’avait qu’une égratignure et un simple bandage a suffi. Nos amis nous ont ensuite expliqué ce qui c’était passé, et visiblement tout est allé très vite.

La journée commençait normalement, chacun s’occupait de ses taches. Les petites jouaient avec leur père, Nina et Mickaël faisaient un tour de surveillance. Sarah était partie se promener seule comme à son habitude et lorsqu’elle est enfin revenue, Damien l’a rejoint pour lui faire son petit numéro de charme. Et soudain, ils ont entendu un bruit de moteur sur le chemin de terre. Ils ont immédiatement pensé que nous étions de retour de notre expédition, mais un second véhicule est ensuite arrivé. Ils ont observé la ferme pendant une bonne demi-heure avant de lancer les hostilités. Les membres de notre groupe ont riposté aussi vite qu’ils ont pu mais c’est là que Sarah dégaina son arme et tira de sang froid dans la tête de notre pauvre ami. Puis elle est passée par la fenêtre, hurlant comme une hystérique, rejoignant ce qui était visiblement son propre groupe. Puis un instant plus tard nous sommes arrivés et les avons aidé du mieux que nous le pouvions.

Ce retournement de situations est vraiment insensé, c’est à n’y rien comprendre. Qu’avons-nous fait pour mériter un tel acharnement. Et Erwan qui à été mordu ! C’est la première victime d’une attaque Zombie au sein de notre groupe. Comment allons-nous gérer ça ?

Tout le monde est démoralisé en particulier Catherine et ses filles qui sont inconsolables de ce qui arrive à Erwan, et je les comprends. Une nuit blanche s’annonce avec tout ce qui s’est passé et avec les cris de douleur du pauvre blessé.

 

 

Jérémy

 

Ma page Facebook

Auteur

jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

Articles relatifs

2 Commentaires

  1. J’en étais sûr que c’était une méchante !!
    Pauvre Erwan :/

  2. C’est genial , les chapitres arrivent pile poils quand je les souhaitent :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*