Rapport n°3 – Relation de voisinage

 

Chapitre 1.0

 

Rapport n°3 – Relation de voisinage

 

Comme prévu je me suis occupé de mes zombies de voisins et j’ai visité le reste de l’étage, mais avant tout j’ai d’abord préféré éliminer le bouffeur qui squattait l’escalier. Je ne voulais pas avoir de mauvaises surprises pendant que je serai en pleine action. Pour cela j’ai récupéré une petite barre d’acier qui traînait dans mon cellier, puis je m’en suis servis pour ouvrir les portes de la cage d’ascenseur.

Ensuite je me suis armé de ma dague et d’un balais, j’ai ouvert la porte de l’escalier et l’ai attiré en faisant du bruit. Je me suis planqué chez moi en surveillant son arrivée par le judas. J’ai quand même dû attendre quelques minutes avant qu’il ne se pointe et j’ai compris pourquoi en voyant qu’il avait une cheville complètement cassée .

Quand est venu le moment d’agir, j’ai ouvert la porte et me suis jeté sur elle, le balais en avant (je dis elle, car en me retrouvant face à ce zombie je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’une de mes voisines du dessus) et je l’ai poussée dans l’ascenseur. Elle a fait une chute d’environ 15 mètres et au vu des craquements d’os qui ont résonné dans la cage, elle a dû méchamment morfler mais pas suffisamment pour la flinguer puisqu’elle continuait à pousser des râles. Ils sont coriaces ces cons-là. Mais bon avec la hauteur, je doute fortement qu’elle parvienne à remonter.

 

Une fois ce petit détail réglé je me suis intéressé à l’élimination de mes gentils voisins.

J’étais fin prêt et j’avais mis ma peur de coté. J’ai commencé par jeter un petit coup d’œil par la fenêtre pour voir où ils se trouvaient dans l’appartement. Elle était dans le salon et lui près de la porte d’entrée. Je ne devais pas perdre de temps, j’ai donc décidé d’agir immédiatement.

J’ai ouvert la porte qui était par chance déverrouillée. Papy était là, il lui manquait quelques doigts et il avait le bas du ventre ouvert. Il s’est tout de suite dirigé vers moi et sans perdre de temps je lui ai latté la tronche à coups de dague jusqu’à ce qu’il soit à terre, puis je lui ai transpercé le crâne. Je suis content d’ailleurs, car ma dague est, comme je l’espérais, assez pointue. Elle est entrée comme dans du beurre.

La petite mémé avait entendu le combat car elle pointait déjà le bout de sont nez, ou du moins ce qu’il en restait. À part ce léger détail, elle était plutôt en bon état, enfin pas pire qu’avant. Il faut dire aussi que même vivante, elle était déjà moisie sur pattes. Elle n’a pas trainée à arriver vers moi, j’ai donc vite saisi mon épée et tel un batteur, j’ai frappé la “balle”. Bon j’ai pas fait un Home Run mais je lui ai quand même pété la nuque car elle gardait la tète penchée, avec les os qui sortaient du cou. Malgré son torticolis, cette saloperie a réussi à me chopper le bras. Mais comme son cou était dégagé, j’ai tapé jusqu’à ce que le poids de la tête déchire le peu de peau qui la tenait encore et une fois au sol je lui ai transpercée le crâne avec la dague.

C’est désormais comme ça que l’on traite les problèmes de voisinage dans ce monde de fou, plus besoin d’appeler Julien Courbet. J’ai ensuite traîné les cadavres jusqu’au vide-ordures pour éviter de dégueuler à chaque fois que je me baladerais dans l’appartement.

Après le combat, j’ai vite retiré mes fringues pleines de sang. Elles me dégoûtaient et je me suis rendu compte qu’elles me gênaient plus qu’autre chose. Ce n’était pas une si bonne idée que ça finalement, la prochaine fois que je tente une sortie je m’habillerai plus léger.

Cette étape terminée, je me suis lancé à l’assaut de l’étage. La fouille complète m’a pris deux bonnes journées mais elles en valaient le coup.

Au niveau de la bouffe j’ai trouvé une dizaine de bouteilles d’eau. D’ailleurs en parlant d’eau, j’ai installé quelques récipients sur mon balcon pour récupérer l’eau de pluie. J’ai aussi récupéré des pâtes, du riz, des céréales, quelques biscuits et surtout 5 ou 6 boites de conserves que je vais en plus pouvoir faire cuire grâce à un réchaud de camping qui se trouvait  chez mes amis retraités. Mes fesses ont elles aussi eu droit à leur moment de réconfort car j’ai trouvé une vingtaine de rouleaux de PQ.

Pour ce qui est de la lumière, la récolte n’a pas été géniale. Sans doute les gens ont-ils pris tout ce qu’ils avaient pour fuir, mais j’ai quand même pu glaner ici et là quelque bougies ainsi qu’une petite lampe à dynamo, ça m’en fera une seconde. J’ai aussi trouvé des piles qui me dépanneront bien pour les différents appareils que je possède, ainsi que pour mon appareil photo. Et enfin pour la partie armement, j’ai seulement trouvé chez les petits vieux un couteau de chasse avec son étui. Le papy devait être chasseur car il avait des habits de camouflage, mais hélas rien à ma taille et surtout aucun fusil.

Bon, après ce passage je continue sur les sujets chiants avec mon problème d’ordures que j’ai réglé. Tout d’abord, grâce à la fouille, j’ai refait le plein de sacs poubelle et l’appartement le plus éloigné du mien me sert de local.

Et pour finir ce troisième rapport, je vous parlerai d’étranges coups de feux qui ont résonné la nuit dernière. Ils venaient de loin mais cela veut dire que je ne suis pas le seul survivant de cette apocalypse. Et de plus, ces survivants sont mieux équipés que moi, mais est-ce que ce sont de braves gens qui galèrent pour leur survie comme moi ou bien un groupe armé comme il y en avait au début de l’épidémie, qui pillait et semait la terreur ?

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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2 Commentaires

  1. Très sympa à lire, merci.
    Une petite faute à corriger.
    Les coups de feux ne raisonnent pas avec leur cerveau, mais résonnent ( /ʁe.zɔ.ne/ intransitif 1er groupe).

    • Merci de me l’avoir signalée. Je l’avais corrigée une première fois, mais ai dû l’oublier au moment de la publication.

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