Rapport n°38 – Branle-bas de combat

 

Chapitre 3.0

 

Rapport n°38 – Branle-bas de combat!

 

Suite à la confirmation de la présence du groupe de Sarah et plus précisément celui de Millar le groupe était en effervescence. Que devons-nous faire face à cette menace ? Sommes-nous capable de surmonter une éventuelle attaque ? Autant de questions auxquelles nous avons cherché des réponses. Cette assemblée a été la plus longue de toute la jeune histoire de notre communauté. Les débats ont été intenses et les points de vues très variés. Certains se sont demandé si nous ne ferions pas mieux de partir et de reconstruire un camp loin d’ici, d’autres que nous devrions aller à l’assaut de nos ennemis. Bien entendu cette dernière proposition était à exclure. En effet reprendre la route pour nous sortir définitivement de la zone de chasse du groupe de Millar aurait été des plus logiques mais nous avions lutté pour nous approprier Puiniac. Ce château est notre maison et nous y sommes en sécurité, probablement plus que n’importe où, il a donc été décidé que nous de déserterions pas notre chez nous.

Dans ce cas comment devons-nous agir ? Pour le savoir nous avons mis à plat tous les atouts et les lacunes de notre situation à Puiniac. D’abord nous avons énuméré les points de défense que le château ainsi que le village nous offraient. Bien évidement il est inutile de préciser que les hautes murailles nous protègent des attaques mais la porte inexistante est une sérieuse brèche dans la fortification et le van ne la comble que très sommairement. La construction d’une vraie porte va donc être entreprise grâce à l’aide d’Emeri qui nous a indiqué une entreprise de métallerie non loin du village, nous y trouverons certainement de quoi faire notre bonheur, en espérant passer inaperçu.

L’un des autres avantages de notre position est la protection que propose le village en lui-même. Ces rares ruelles et ses nombreuses bâtisses en fond un dédale qui ralentira à coup sûr nos ennemis. De plus nous surplombons les toits depuis le château et nous pouvons facilement surveiller les alentours. Bien sûr nous ne pouvons pas compter uniquement sur Puiniac pour nous protéger de tous les maux et de ce côté-là nous ne sommes vraiment pas avantagés. En effet les maigres réserves de nourritures que nous stockons poseraient un énorme problème si le groupe de Millar nous trouvait et nous assiégeait.

Notre dépôt d’armes, lui aussi, nous ferait vite défaut. Les quelques munitions, qu’il nous reste, ne viendraient certainement pas à bout de la totalité de nos adversaires et les quelques armes que nous avons fabriquées ne seraient guères efficaces contre des humains.

Toutes ces lacunes mises bout à bout causeraient à coup sûr notre perte c’est pourquoi il faut absolument y remédier. Nous avons donc décidé d’agir sur tous les fronts. Pendant qu’un groupe tentera de construire une grande porte digne de ce nom, un autre sera chargé de continuer l’exploration des quelques maisons restantes dans le village. Les quelques ressources qu’ils y découvriront nous seront grandement utile. Cela permettra aussi la mise en place d’avant-postes avancés aux points culminant de Puiniac. Ainsi, en cas d’intrusion, nous serons immédiatement avertis et pourrons prendre nos précautions. Il faudra donc sécuriser au mieux le village pour que les guetteurs puissent se relayer sans aucun souci.

Côté nourriture les chasseurs devront redoubler d’effort pour que nous puissions faire sécher de plus grosses quantités de viande. Pour le moment le potager ne produit pas de légumes bien entendu, c’est pourquoi la cueillette aussi devra être plus productive, et tout le monde devra mettre la main à la patte y compris les enfants, même si c’est risqué, mais dans notre situation nous y sommes contraints et puis certains comme George sont tout à fait apte à plusieurs taches d’adulte grâce aux enseignements d’Eli.

Pendant que tout ce petit monde s’affèrera à la tâche un petit groupe sera envoyé dans la ville la plus proche qui se trouve quand même à une cinquantaine de kilomètres. En l’occurrence il s’agira d’Eli et moi, comme au bon vieux temps. Nous serons à pied tant que nous ne serons pas en zone sûre puis nous tacherons de trouver un véhicule pour gagner du temps. Une fois que nous serons en approche nous l’abandonnerons pour gagner en discrétion, il ne faut pas oublier que les villes sont aux zombies maintenant. Nous irons à l’essentiel et visiterons les points principaux comme les hôpitaux, les centres commerciaux ou les commissariats.

Cette sortie sera très risquée, nous le savons mais ce qu’elle pourra nous rapporter n’a pas de prix. Hélas durant notre absence nous ne pourrons pas communiquer avec le camp, les Talkiewalkies n’ont pas une portée suffisante pour nous le permettre et ils leurs seront très utile pour les avant-postes.

Notre départ étant prévu deux jours plus tard, nous avons profité du temps qui nous était à partie pour nous entraîner, nettoyer nos armes, affûter nos lames, préparer nos sacs et définir notre périple pour essayer de limiter les risques. Ce n’est bien sûr pas sans inquiétude que nous entreprenons cette sortie mais nous sommes toute fois excités de retrouver cette vie d’aventure que nous avons connue pendant plusieurs mois. Je sais, c’est idiot. Et puis retrouver une ville nous changera de la campagne profonde qui nous accueille.

Nous ne serons pas tout à fait seul dans notre voyage car Eliator ne pouvait pas entreprendre une telle expédition sans son fidèle compagnon, Han qui nous accompagnera et s’avèrera utile pour notre sécurité. En effet Eli lui a enseigné l’art de la chasse mais aussi de la défense. Il est doué pour déchiqueter les zombies et comme le virus ne prend pas sur les animaux le risque de la contamination est écarté. Lui aussi aura son propre matériel puisqu’Eliator lui a bricolé une sorte de gilet où sont rangé quelques ustensiles de premier soin, une petite lame ou quelques biscuits. Un kit de secours en quelque sorte.

La menace d’une attaque de Puiniac à causer un véritable branle-bas de combat au sein de notre communauté. Nous sommes parfaitement décidés à nous défendre et chacun a la motivation suffisante pour rendre cela possible. Cette motivation est à un point tel que nous n’avions jamais vu autant de monde aux séances d’entrainements. Bien entendu la peur est palpable mais nous faisons de notre mieux mieux pour la cacher, il est inutile d’effrayer les enfants plus que ce qu’ils ne le sont déjà.

Une chose est certaine : nous allons devoir nous montrer extrêmement discrets tant que nous ne serons pas prêts à protéger notre groupe. Oh et puis qui sait, peut-être ne nous trouveront ils pas. 

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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6 Commentaires

  1. Merci bien, j’ai accroché… j’ai commencé hier après-midi et ai terminé les deux derniers rapports ce matin. Bon, et maintenant, je fais quoi, moi, je fais quoi? Attendre la suite? Attendre?!;-p
    *marmonne dans sa barbe* bon, okay, j’attend…^^

    • Et bien oui il va falloir patienter quelques semaines. Je ferais de mon mieux pour que ça ne tarde pas trop. En tout cas je suis très heureux de te compter parmis mes lecteurs.

  2. bonjour!! j’ais vraiment aimer ton histoire on se sent vraiment à la place des personnage!!!

    encore encore encore!! :) j’attend la suite avec impatience!!

    et encore félicitation pour ton projet!! :D :D

    • Merci beaucoup à toi. Je fais de mon mieux pour que le prochain rapport débarque d’ici quelques jours.

  3. Un nouvel épisode… de transition mais qui fat plaisir quand même !

    Continue comme ça Jérémy ;)

  4. ouin ouin la suiiittte please Jeremy

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