Rapport n°41 – Campement abandonné

 

Chapitre 3.0

 

Rapport n°41 – Campement abandonné

 

Compter trois personnes de plus dans nos rangs était l’une des meilleurs choses qui pouvait nous arriver, même si d’autres conditions auraient été préférables. Le fait est que, que ce soit par vengeance ou par simple bonté d’âme, les frères étaient bien décidés à nous prêter main forte.

Après la fusillade nous avons donc redoublé d’effort, guidé par les frères, pour préparer au mieux nos défenses. Nous sommes donc retournés au QG de nos amis pour y récupérer leurs affaires puis avons pris la direction de l’église pour faire de même avec les nôtres. Nous avancions donc chargés comme des mules et marchions prudemment, attentif au moindre bruit pour ne pas reproduire l’évènement de la veille. Eli et Ael ouvrant la marche et Eon la fermant, j’en ai profité pour entamer la conversation avec Enor afin d’en savoir un peu plus sur leur expérience de survivants :

_ Vous n’avez pas vu de choses trop horribles pendant votre périple ?

_ Tu n’imagines même pas à quel point la contamination a changé les gens. On a vu la violence s’accroître en même temps que la montée de l’épidémie. Des réactions parfois démesurées pour des choses banales. Par exemple nous sommes resté quelques jours dans une petite ville régit par la loi martiale, le gouvernement était toujours opérationnel à ce moment-là. Bref on rentrait à notre baraquement peu de temps avant le couvre-feu quand on est tombé sur deux femmes avec leurs enfants qui se disputaient pour un morceau de pain. Rien d’extraordinaire jusque-là mais la dispute a empiré et elles ont sont venues aux mains. L’une d’elle a réussi à prendre le dessus les enfants hurlaient après leurs mères, nous allions intervenir mais les militaires sont arrivés. Le temps qu’ils les séparent celle qui dominait avait lacérer le visage de la seconde, elle s’en était retourné les ongles. La pauvre femme au sol hurlait de douleur, la chair à vif, les enfants étaient en pleurs et ne reconnaissaient plus leur mère. C’est là qu’on a compris à quel point il allait être dure de rester les mêmes qu’avant la contamination.

J’étais choqué mais pas étonné par ce qu’Enor venait de me raconter :

_ La vache ! Nous aussi on a vu des trucs de dingues sur notre chemin mais je n’ai jamais assisté à ce genre de chose.

Nous sommes restés méditatifs pendant quelques minutes avant que je ne reprenne :

_ Et après la chute du gouvernement et celle des militaires vous avez vécu d’autres choses dans ce style ?

_ Bah comme vous, on est tombé sur des tarés. On a croisé d’autres communautés qui s’en sortaient plus ou moins bien. La survie n’est facile pour personne mais certain essai de se faciliter la vie en profitant des autres, enfin ça a toujours été. Nous étions tombés sur un groupe qui s’était installé dans un centre commercial. Ils avaient du mérite parce que prendre possession d’un magasin est plutôt compliqué, enfin je suppose que je ne t’apprends rien.

Le fait est qu’ils étaient là. Ils nous ont accueillis les bras ouverts et pour les remercier nous sommes partis quelques jours pour leur trouver un peu de gibier. Quand nous sommes revenus ils étaient passé d’une quinzaine de survivants à seulement quatre. Pendant notre absence un petit groupe de militaire était arrivé et avait tout saccagé sur son passage. Ces types qui étaient censés protéger la population avaient pillé, violé et tué des innocents, même des enfants. Pas vraiment morale tout ça, hein ?

_ Pas vraiment non, les gens sont devenus fou et c’est pas facile de croiser le chemin de gens dignes de confiance. Je m’estime heureux qu’Eliator  soit la première personne que je rencontre dans ce monde de malade, il m’a sorti de la purée plus d’une fois et je serais sans doute mort sans lui. Et puis petit à petit notre groupe s’est agrandit, pas toujours avec des gens fiables, la preuve en est avec cette fêlée de Sarah.

Enor m’a regardé avec un petit rictus m’a alors dit :

_ En tout cas on s’occupe des fêlés qui nous pose problème pour l’instant.

J’avais une dernière question à lui poser :

_ On se demandait  pourquoi la ville est quasiment vidée des zombies, t’es au courant de quelque chose ?

_ Evidemment ! Demande au vieux sage. Ouais, ils ont tenté de faire ça dans plusieurs villes à ce que je sais. En fait, quand les autorités ont vu que ça commençait à puer du cul, elles ont décidé d’attirer les morts dans des grands lieux fermés et y ont mis le feu. Une sorte de solutions de désespoir mais ça n’a pas vraiment été concluant.

Je comprenais mieux les bâtiments en ruine que nous avions croisé.

*Note perso : éviter les gymnases.

Nous arrivions bientôt à l’église quand Ael nous a sifflés d’approcher. Un entrepôt désaffecté se trouvait devant nous. Un campement y avait été installé puis abandonné dans l’état, nous allions probablement y trouver des choses intéressantes. C’est donc munis de nos lampes et de nos armes que nous avons commencé la fouille. L’atmosphère poussiéreuse nous irritait la gorge et l’obscurité nous obligeait à avancer à tâtons. Ici des lits de camps en rang d’oignons, là un poste d’infirmerie. Très peu de matériel restant dans ce dernier, les traces de sang au sol et les bandages rougis que nous trouvions dispersé un peu partout nous faisaient comprendre qu’ils avaient subis une attaque très importante. Nous retournions les cantines disposées au pied des lits pour tenter d’y dénicher le moindre objet utile qui aurait été oublié mais sans grande réussite.

Eli venait de charger une paire de ciseaux de chirurgien ainsi qu’une petite boite métallique sur le dos de Han quand ce dernier à commencé à montrer les crocs et à grogner. Eliator s’est immédiatement redressé comprenant ce que ce cela signifiait. Il s’apprêtait à avertir les frères quand Eon a ouvert une porte menant à une pièce annexe. Il s’est immobilisé, nous a fait signe de faire silence et a commencé à refermer la porte mais l’instinct de Han l’a poussé à aboyer. Eon a tourné les talons et a hurlé :

_ Tirez-vous !

Une horde de bouffeurs nous a alors emboité le pas et nous nous sommes lancé dans une longue course poursuite, cette fois-ci personne ne nous porterait secours. Nous courions comme des dératés, slalomant entre les voitures de la rue principale, en direction de l’église. Nous lutions pour ne pas trébucher sur les obstacles nous barrant la route. Nous commencions sérieusement à fatiguer contrairement aux zombies, et nous sommes arrivé in extremis à l’église. Par chance nous avons réussis à rapidement ouvrir les lourdes portes en bois et fer forgé. Désormais, notre seule chance d’échapper aux zombies qui s’amassaient déjà et frappaient violemment contre la seule issue, était de s’abriter en haut de l’échafaudage. Nous luttions, tant bien que mal, pour empêcher les portes de s’ouvrir, espérant qu’elles tiendraient le coup. Pendant qu’Eon, Enor et moi bloquions l’accès, Eli et Ael s’occupaient de monter nos sacs et Han. Nous entendions le bois craquer et il n’a pas fallu longtemps, après que le dernier d’entre nous ai atteint le haut de l’échafaudage pour que le verrou cède et que la horde s’engouffre dans l’église.

 

Des dizaines de zombies attendent donc à nos pieds mais jusque-là, nous sommes suffisamment silencieux pour qu’il ne nous ai pas encore repéré. Hors mis une secousse de temps à autre dû à un infecté qui percute l’un des pieds, notre abri tiens bon. Les solutions de replis sont maigres, la seule issue est bloquée par une bande d’assoiffés de sang qui nous submergerait en une fraction de seconde. La seule possibilité que nous voyons est très risquée mais inévitable. D’ici nous avons accès aux vitraux qui donne sur une petite avancée à l’arrière de l’église, il faudrait réussir à faire diversion pendant que nous cassons la vitre, balançons toutes nos affaires à l’extérieur et enfin mettions les voiles de ce qui nous servait de refuge. Plus facile à dire qu’à faire donc. Peut être qu’une autre idée viendra nous frapper d’ici le petit matin. La nuit porte conseil.

 

 

Jérémy

 

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Auteur

jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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2 Commentaires

  1. un épisode plus calme, avec plus de dialogue, c’est toujours autant sympathique. ça permet de se reposé après les émotions fortes de l’épisode précédent. bravo, continue comme ça.

  2. J’aime bien !
    Tu as du talent , continue !

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