Rapport n°42 – Guerre froide

 

Chapitre 3.0

 

Rapport n°42 – Guerre froide

 

Etape 1 : Préparer discrètement les affaires.

Etape 2 : Organiser la diversion.

Etape 3 : Divertir Zombies pendant que nous passons avec le matériel par le vitrail que nous venons de casser.

Etape 4 : Un second appât sort dans la rue attirer rapidement les bouffeurs hors de l’église pour libérer le passage avant de prendre ses jambes à son coup.

Etape 5 : Nous nous retrouvons tous pour prendre un bon café, bien à l’abri.

 

Bon, en théorie le plan n’avait pas l’air mal, mais dans la pratique les choses se sont avérées plus compliquées. Pour commencer, regrouper toutes nos affaires près du vitrail sans faire de bruit était quasi impossible et c’est là qu’est arrivé le premier pépin. Une boite de conserve à rouler jusqu’en bas de l’échafaudage, venant se logé dans le crâne pourrit de l’un des bouffeurs ce qui a commencé à les agiter.

Ensuite je me suis porté volontaire pour faire diversion pendant que mes coéquipiers casseraient la fenêtre et sortiraient de l’église. Pour cela je me suis rendu de l’autre côté de la salle en suivant un passage, monté par les maçons, qui faisait le tour du monument. Une fois en position je me suis lancé et j’ai gueulé pour attirer l’attention des Zombies. Leurs râles ont vite raisonnés dans la bâtisse et ont largement couvert le bruit du verre brisé.

Mes compères se sont pressés à tout sortir, mais l’agitation des Zombars a bientôt fragilisée la structure sur laquelle je me trouvais. A la fenêtre, Enor me faisais signe de les rejoindre et je distinguais, à peine, les cris d’Eli à l’extérieur. La seconde diversion était un échec total. Je n’avais pas d’autre choix que de rejoindre le passage au risque d’attirer les bouffeurs dans notre direction. Je me suis précipité vers l’issue mais l’un des piliers a cédé et j’ai trébuché, retenue par les jambes, je pendais dans le vide, attisant l’appétit de la foule. J’étais littéralement dans la merde, je me voyais déjà la tête arraché par ces saloperies. Je me débâtais pour remonter mais rien n’y faisait, l’un d’eux a finalement réussis à agripper ma manche et tirait tellement fort que je me suis démis l’épaule. C’était fini, je me voyais déjà dévoré et je tentais, sans grande réussite, d’attraper mon pistolet autant pour tuer les Zombies que dans l’optique de me tirer une balle dans le crâne. Mais mon heure n’était pas encore venue. Dans un fracas une des petites portes de l’église s’est ouverte et Eliator a surgit armé d’un fusil d’assaut et a tiré quelques rafales dans le tas. Les Zombies se sont retournés vers lui et n’ont pas tardé à se lancer à sa poursuite. Avant de disparaître à l’extérieur, Eli a hurlé :

_ Vas- y Enor !

Là ce dernier m’a attrapé par la ceinture et m’a hissé sur l’échafaudage branlant. Son poids était de trop et nous avons juste eu le temps de sauter dans l’église, à nouveau vide, avant que la structure ne bascule. Nous avons immédiatement rejoint les autres au point de ralliement et l’adrénaline retombant je me suis rendu compte de la douleur et j’ai compris que mon épaule était complètement déboitée. Caché à l’intérieur d’une boutique dont les rideaux de fer étaient baissés, je retrouvais les frères et Han, ainsi que tout notre matériel mais je réalisais aussi qu’Eli était toujours absent. L’inquiétude est immédiatement montée en moi.

_ Pourquoi vous l’avez laissé faire ?

Les frères étaient gênés. Ael c’est alors levé de la caisse sur laquelle il s’était assis et m’a expliqué :

_ On va dire qu’il ne nous a pas vraiment laissé le choix. Quand tu t’es cassé la gueule il a tenté de les attirer dehors par la grande porte, comme on l’avait prévu, mais les Zombies ne le calculaient même pas et se rapprocher d’eux était beaucoup trop risqué. Et sans nous consulter il a hurlé a Enor de se préparer à te récupérer et il s’est tiré de l’autre côté de l’église. Après tu connais la suite donc pas la peine de gueuler on n’a pas eu le temps de réagir.

Je suis resté un moment silencieux puis j’ai repris :

_ Quel con, il prend tous les risques, il a plutôt intérêt de survivre ! Vous croyez qu’on a une chance de le retrouver si on se lance à sa poursuite ?

Enor ouvrait à peine la bouche pour me répondre quand la voix d’Eli s’est élevée du fond de la pièce :

_ Je crois que ce ne sera pas la peine car Eliator , le guetteur des sept terres a une fois de plus accompli l’impossible.

J’étais vraiment heureux de le savoir sain et sauf. Il en était de même pour le trio mais la surprise de la formulation les avait laissé bouche bée, ils ne connaissaient pas encore le côté guetteur d’Eli.

_ Comment tu as fait pour t’en sortir ?

Lui ai-je demandé sans plus tardé.

_ Bah en fait j’ai juste eu à tourner dans une petite ruelle et ces idiots m’ont perdu de vue.

Une fois la pression retombée Ael s’est proposé de s’occuper de mon épaule. J’ai accepté en lui demander d’y aller doucement mais à peine avais-je fini ma phrase qu’il me plaquait contre un angle de murs et qu’il la remboitait d’un grand coup sec. Je n’ai pas pu retenir un cri mais plus de peur que de mal car je me suis tout de suite senti mieux. Elle continuait à me faire souffrir mais c’était supportable. Hélas pour mes compagnons mon état les a obligé à se charger du surplus que je ne parvenais plus à porter.

C’est donc plus lentement que prévu que nous avons repris la route vers l’extérieur de la ville et sans encombre pour une fois. Nous avons passé les barricades militaires et avons fait une pose pour la soirée, porter autant les fatiguait beaucoup et je peux le comprendre. Nous avons donc passé la nuit sur nos gardes en campant dans un car abandonné à l’entrée de la ville. C’est aux premières lueurs du jour que nous nous sommes remis en chemin, trop pressé de retrouver notre bon vieux Puiniac.

Une fois le plus gros des encombrements de la route passé, nous nous sommes mis en quête d’un véhicule. Nous avons posé nos affaires au centre de notre zone de recherche et sommes partie chacun de notre côté. C’est finalement Eon qui a déniché un camion de convoyeur de fond. Une chance pour nous, le réservoir était encore quasiment plein et les clés étaient sur le contact. Le seul souci était le conducteur qui était attaché et se débattait pour nous mordre. Eon lui a infligé un grand coup de machette dans le crâne puis l’a sorti de la cabine. Nous avons ensuite chargé le matériel dans le fourgon et avons démarré. C’est Eon qui conduisait ses deux frères à ses côtés et Eli, Han et moi étions dans la remorque, les portes arrières ouvertes nous offrant le spectacle de la route déserte qui défilait sous nos roues.

Nous roulions à faible allure et ce n’est qu’en milieu d’après-midi que nous avons vu Puiniac apparaître derrière les collines. Nous avons pris un peu de hauteur afin d’inspecter les environs et de juger, à la jumelle, si le château était toujours sûr. Le village était désert et nous n’avons vu personne déambuler dans l’enceinte fortifiée. De prime abord aucun danger mais l’absence de mouvement ne nous rassurait pas vraiment.

_ Pourvu qu’il ne soit pas trop tard !

J’avais dit à voix haute ce que je préférais garder en pensée.

C’est donc sur le qui-vive que nous avons été plus avant à bord du fourgon qui, nous l’espérions, n’attirerait pas trop l’attention. Enfin il faut être lucide, si jamais le groupe de Millar connais notre position, des hommes doivent être postés en permanence à nous observer.

Le village était désert, hors mis les quelques habituels Zombies qui rôdent dans les parages. Nous sommes finalement arrivés aux barricades où nous n’avons pas trouvé l’accueil que nous attendions. Depuis l’intérieur du fourgon nous ne savions pas à quoi nous en tenir. Nous ne distinguions pas suffisamment bien les voix, qui sommaient les frères de descendre, pour reconnaître quelqu’un qui nous serait familier. Des cris raisonnaient et nous commencions à nous demander si nous n’étions pas tombés dans une embuscade. Eli et moi avons saisis nos armes, prêt à ouvrir le feu et avons attendu dans le convoi jusqu’à ce qu’Eric et Bastian n’apparaissent armé de fusils.

La surprise et le soulagement pouvaient se lire sur leurs visages.

_ Pas de panique, ce sont les gars ! a crié Eric pour rassurer le reste du groupe.

Ils nous ont tendu la main pour nous aider à sortir et, en apparaissant devant le groupe, je me suis exclamé :

_ C’est comme ça qu’on accueille le père noël ?

Tout le monde s’est mis à rire et après avoir fait de brèves présentations du trio, les barricades ont été dégagées et nous avons garé le fourgon devant la grande porte. Porte très bien réussie à mon grand étonnement, lorsque nous sommes parti pour la ville je n’imaginais pas un tel résultat à notre retour.

Nous avons ensuite surpris tout le monde en déchargeant tout le matériel que nous avions pu récupérer. Pas autant que nous l’espérions, sans doute, mais le butin était tout de même important, surtout avec l’apport des frères. Les quelques fusils et pistolets dénichés nous permettrons d’améliorer considérablement la sécurité de chacun. Tout le stock a été étalé dans la grand salle du château pour pouvoir être trié et dispatché dans les différentes activités que nous avions organisé à Puiniac. Une nouveauté m’a surpris en entrant dans la salle. Des sacs à dos en nombres, équipé du minimum vital, étaient appuyés contre le mur afin de servir de kit de survie en cas d’évacuation, une très bonne initiative de la part des membres.

Nous sentions qu’une certaine tension régnait sur le château. A peine étions nous arrivé que les gardes repartaient aux différents postes avancés du village en longeant les murs pour ne pas être vue. Cette tension nous a été expliquée le soir même. Nous terminions d’installer les frères et de leur expliquer le fonctionnement du camp quand Micka nous a signalé que le repas était servi.

Tous installé autour de la table, nous avons commencé à leur narrer notre épopée dans les moindres détails. Lorsque j’ai abordé le sujet de Sarah étrangement personne n’a paru étonné puis les membres du groupe ont à leur tour raconté ce qui s’était passé en notre absence. Et le verdict est tombé, Millar connaît notre position. Ils nous ont alors parlé de la désagréable visite qu’ils ont reçue. Sarah, encore elle, est venue, accompagnée d’un groupe armé. Elle a pu constater des défenses que nous possédions et ne s’est pas sentit de tenter quoi que ce soit. Seule des menaces ont été émises. Elle réclame nos stocks de vivre et d’arme en échange de nos vies, un discours habituel dans sa bouche. Elle nous laisse une semaine pour réfléchir et en cas de refus nous devons nous attendre à des représailles. Nous ne sommes donc plus seul, nous en sommes certain et nous sommes, ainsi, sûr d’être surveillé, une chance que le fourgon n’est pas été attaqué à notre retour. Notre survie va s’avérer encore plus tendu dans ce climat oppressant. Une véritable guerre froide s’annonce. 

 

Jérémy

 

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Auteur

jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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4 Commentaires

  1. encore un bon petit épisode!!! à quand l’attaque du chateau?? :D :D :D

    • Hola hola chaque chose en son temps ^^

  2. oui, très bon comme épisode. et bien, ya du suspense là . on à même failli avoir un mort. encore bravo. comme d’hab’ un vrai régal.

  3. trés bon episode !
    Hate de la suite !

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