Rapport n°6 – Une étrange rencontre

 

Chapitre 1.0

 

Rapport n°6 – Une étrange rencontre

 

Par où vais-je commencer ce sixième journal ? En effet il m’est arrivé un truc auquel je ne m’attendais pas, mais je préfère garder le meilleur pour la fin.

D’abord ce que je redoutais est arrivé, la ville est blindée de zombies et ce même de jour, ce qui rend les sorties de plus en plus compliquées. Sorties qui deviennent très urgentes car mes rations fondent comme neige au soleil et ce n’est pas faute de faire attention car j’ai dû diviser ma consommation de nourriture par deux.

Je crois qu’il va falloir que je trouve un moyen de me nourrir sans avoir à fouiller les logements. Je me suis rendu compte lors de mes petites promenades de santé que les bâtiments étaient infestés de zombies et se battre ou même fuir dans des espaces aussi réduits rend la survie très compliquée.

J’ai donc pensé à faire pousser des légumes, mais n’ayant pas de graines et surtout pas de jardin, il y a un léger problème qui se pose. Le plus simple serait de chasser, les pigeons ne manquent pas dans le coin. Bon le souci c’est que je n’ai absolument aucun équipement pour ça. Le pistolet serait une très mauvaise idée à cause du bruit. Et le deuxième problème c’est que je n’ai absolument jamais chassé. Mais j’ai eu la chance de trouver chez mon vieil ami le retraité zombie un vieux bouquin sur l’art de la chasse ce qui va sans doute m’aider un peu. Enfin faute de mieux cette lecture me passera le temps. Il faut donc que je trouve une façon de chasser silencieusement et efficacement.

Ensuite je vais aborder un second sujet. Celui des coups de feu qui ont retenti il y a peu et qui avaient jusqu’à présent cessé. Mais voici qu’il y a deux jours les tirs ont repris de plus belle, comme si le fait d’avoir attiré tous ces bouffeurs en ville ne suffisait pas. J’ai donc foncé sur le toit de l’immeuble pour tenter de localiser la source du bruit.

Après quelques minutes je les ai enfin aperçus. Ces cons-là se baladaient à deux sur un quad quand, le passager tirant sur tout ce qui bouge en gueulant comme un cowboy. À mon avis il vaut mieux que je les évite, je ne veux pas avoir plus de souci que je n’en ai déjà. Comme si être encerclé de zombies bouffeurs d’humains ne suffisait pas, il faut en plus qu’une bande de malades sanguinaires arpente les rues. Surtout qu’ils ne sont certainement pas que deux.

Bref tout ce bordel ne va certainement pas améliorer les choses. Et à ce moment-là, je ne m’attendais pas à la surprise qui m’arriverait le lendemain.

Comme si un pressentiment m’avait averti que quelque chose allait se passer, je me suis réveillé bien plus tôt que d’habitude ce jour-là. Seulement 11h00 quand j’ai ouvert les yeux. Débarbouillé à la va-vite, vautré sur le canapé à boire le café froid d’une dosette que j’utilisais pour la dixième fois, quelqu’un frappa à la porte, truc carrément improbable vue la situation. Je me suis d’ailleurs demandé pendant quelques secondes si tout cet enfer n’avait pas été un mauvais rêve. Mais ma dague pleine de sang et le pistolet posés sur la table devant moi me ramenèrent vite à la réalité.

En regardant par le judas, je vis…

Eh bien je ne vis rien puisqu’il fait totalement noir dans le couloir. J’ai donc dû ouvrir avec grande prudence. Et là se tenait devant moi un type super louche encapuchonné avec une grande cape. Il me lança en me voyant :

- Salutation brave homme, puis-je entrer ?

Bon le gars n’a pas du tout attendu ma réponse pour entrer. Il a continué en disant à peu de choses près :

- Voila quelques temps que je vous observe et j’ai compris que vous ne représentiez pas une menace pour moi.

En entendant cette phrase j’ai tout de suite été rassuré, je n’étais pas devenu fou, j’étais bien observé.

- Pour ma part je me nomme Eliator, dit le Guetteur des sept Terres du monde ténébreux de Galtor, mais mes amis m’appellent Eliator ou Eli c’est plus simple. Je parcours ce monde en quête d’aventure et de gloire. Comme vous avez pu le constater, le Malin à envahi les rues de cette belle cité ainsi que le reste du monde tel que nous le connaissions. Mais parcourir ces contrées seul devient pesant et dangereux, c’est pourquoi j’ai le privilège de vous annoncer que vous êtes désormais mon nouveau compagnons de route. Où vous irez, j’irai !

Le gars est super étrange comme vous pouvez le deviner, je crois qu’il se prend pour une sorte de guerrier d’univers médiéval fantastique. Bon ça ne me gêne pas vraiment, ça me rappelle les soirées jeux de rôle que j’organisais avec mes potes. Ensuite il s’est incrusté chez moi. J’ai hésité à le foutre dehors mais après mûres réflexions, je me suis dit qu’un peu de compagnie ne me ferait pas de mal. Et puis il pourra sans doute m’aider au quotidien.

Il a voulu directement aller s’installer sur le balcon avec tout son barda. Après avoir monté une sorte de tente en tissu épais, il s’est mis debout sur le rebord du balcon observant les alentours. Et à l’heure où j’écris ces lignes, il est toujours là, immobile.

Malgré sa façon de parler et de s’habiller, ce gars a l’air plutôt sympa. J’espère que dans les jours qui viennent nous allons apprendre à nous apprécier et je prévois déjà quelques petites sorties.

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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