Rapport n°7 – Une sortie mouvementée

 

Chapitre 1.0

 

Rapport n°7 – Une sortie mouvementée

 

Depuis l’arrivée d’Eliator à l’appartement, nous multiplions les sorties. Ce gars est plein de ressources. J’ignore pourquoi il est aussi spécial ou ce qu’il faisait avant que ça tourne mal mais ce dont je suis sûr, c’est que le monde actuel lui va à merveille.

Voici donc ce qui s’est passé ces derniers jours.

Pour commencer, dès le lendemain de notre rencontre Eliator m’a proposé de venir avec lui relever ses collets. En effet il a posé un peu partout des pièges pour tenter de capturer des pigeons ou même des rats. Je peux vous garantir qu’avec la pénurie de nourriture que l’on subit, un petit pigeon grillé ça met du baume au cœur.

Bien souvent le soir il me raconte ses aventures et ses histoires de taverne où se croisent Nains, Elfes et Trolls. Il me fait marrer, enfin j’évite de lui montrer, faudrait pas qu’il se tire et puis ça fait marcher l’imagination. Il part ensuite sur le balcon fumer la pipe au clair de lune. Je ne préfère pas savoir ce qu’il fume pour être aussi étrange.

Nous sommes partis au petit matin en quête de nourriture et de munitions. Nous avons réussi tant bien que mal à éviter les zombies en fuyant régulièrement des groupes qui nous surprenaient et tentaient de nous attaquer, nous obligeant bien souvent à abandonner ce que nous avions trouvé pour leur échapper. Mais au bout de quelques heures au coin d’une ruelle, nous sommes tombés sur deux types. Ils étaient à côté d’une moto cross, l’un fouillant une vitrine et l’autre défonçant les zombies qui les encerclaient. Et ce que je pensais s’est avéré vrai, ce sont bel et bien de gros tarés. À peine nous ont-ils vus qu’ils ont commencés à nous tirer dessus. Une balle a d’ailleurs traversé mon sac à dos de part en part, mais heureusement plus de peur que de mal. Nous avons dû courir et nous cacher à plusieurs reprises car ils sont très rapides et se faufilent facilement avec leur moto. Et Eliator a soudain tenté une technique de diversion. Il s’est dissimulé dans la pénombre et a poussé de petits cris d’animaux pour les attirer. Bien sûr nous sommes en ville et les hurlements de loups ne sont pas très courant ici. Mais sa technique a quand même porté ses fruits et là il m’a impressionné. L’un des deux types est arrivé près de lui en se méfiant. Mais il n’a pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Eliator est apparu derrière lui et lui a planté son couteau dans la cuisse et l’a poussé au milieu de la rue.

Le gars est tombé à plat ventre sur le bitume et c’est là que les trucs crades ont commencés. Le gars hurlait de douleur et appelait son pote mais hélas pour lui ce sont trois bouffeurs qui ont débarqué et se sont précipités sur lui. Le pauvre type s’est littéralement fait déchiqueter. Ils ont vraiment la dalle, je crois. Pendant ce temps, avec Eli, on s’était planqués sur le toit d’une aubette de bus en regardant ce spectacle horrible. Quelques minutes plus tard, son pote a débarqué sur la moto et a gueulé ” Ho, les enc**** ! ” en voyant ce qui restait du corps. Je pense que cette insulte s’adressait aussi bien aux zombies qu’à nous. Puis il a mis les gaz en descendant l’un des bouffeurs, ce qui a donné envie aux autres de le suivre, nous laissant la voie libre.

Nous avons attendu quelques minutes avant de quitter notre perchoir. J’ai vomi ! Sans doute le contrecoup de la flippe modèle géant que l’on venait de vivre. Puis nous nous somme approchés du gars. J’ai de nouveau vomi en voyant de plus près ce qu’il en restait : une sorte de bouillie rougeâtre et de lambeaux de chair surmontés d’une tête presque intacte, j’en ai d’ailleurs déduit que les zombies n’aimaient peut-être pas la tête, comme sur les crevettes. Je me suis vite éloigné avant de tourner de l’œil pendant qu’Eliator fouillait le sac du type. Et ce qu’il a trouvé rattrape largement le maigre butin que nous avions dû abandonner dans la journée.

Le gars portait sur lui un pistolet et plusieurs chargeurs, de la corde, des biscuits et une carte de la ville. Autant vous dire que tout ça va nous être très utile.

La nuit a été longue pour rentrer chez nous. D’abord il faut esquiver les zombies et ensuite réussir à ne pas se perdre dans la ville car les lampadaires ne sont plus alimentés et les ruelles éclairées à la lampe-torche sont non seulement flippantes mais se ressemblent toutes.

Mais nous y sommes enfin parvenus alors que le soleil commençait à apparaître à l’horizon.

En résumé, ces gars ne sont pas des rigolos. Ils sont nombreux, équipés d’armes puissantes et possèdent des moyens de se déplacer rapidement et partout.

Les sorties qui ont suivi se sont concentrées autour de notre immeuble pour éviter de nouvelles mauvaises rencontres. Nous allons d’ailleurs faire une deuxième visite de celui-ci afin qu’Eliator voie ce qui pourrait servir et si je n’ai rien oublié. Mais nous avons décidé de partir de la ville dès que nous le pourrons car ça devient beaucoup trop dangereux. Les zombies ont envahi les rues et nul doute que les types qui nous ont attaqués vont se lancer à notre recherche. Donc plus vite nous serons loin d’ici, mieux nous nous porterons.

 

Jérémy

 

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jérémy

Maintenant que c'est l'apocalypse comment je vais faire sans mes consoles de jeux.

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