Culture Z Films Vidéos — 24 mars 2013
Resident Evil 3 : Extinction, la critique !

resident evil 3 extinction

Origine : Etats Unis

Réalisateur : Russell Mulcahy

Date de sortie : 3 octobre 2007

Durée : 1 heure et 30 minutes

Casting : Milla Jovovich, Oded Fehr, Ali Later…

  • Genre : Action, Science Fiction, Horreur, Post Apocalyptique

 

 

Synopsis

Le virus expérimental mis au point par la toute-puissante Umbrella Corporation a détruit l’humanité, transformant la population du monde en zombies avides de chair humaine. Fuyant les villes, Carlos, L.J., Claire, K-Mart, Nurse Betty et quelques survivants ont pris la route dans un convoi armé, espérant retrouver d’autres humains non infectés et gagner l’Alaska, leur dernier espoir d’une terre préservée. Ils sont accompagnés dans l’ombre par Alice, une jeune femme sur laquelle Umbrella a mené autrefois de terribles expériences biogéniques qui, en modifiant son ADN, lui ont apporté des capacités surhumaines. Depuis le laboratoire d’Umbrella, le Dr. Isaacs les surveille. Il est prêt à tout pour retrouver celle qui représente l’accomplissement ultime des recherches de la firme, la seule personne qui rende possible la mise au point d’un remède : Alice. S’ils veulent avoir une chance, les survivants doivent échapper à la fois aux morts-vivants qui infestent le pays et à Umbrella Corporation. Pour Alice et ses compagnons d’infortune, le combat ne fait que commencer…

 

Resident Evil 3 : Extinction… ça m’a éteint !

Ce bouillon cinématographique signé Paul W.S Anderson (qui l’écrit et non le réalise) réunit tous les meilleurs genres : post-apo, zombie, western, SF, action, horreur, … enfin bref un bon mélange des genres à la sauce zombie qui, à première vue, ne semble être qu’un gros WTF généralisé, respectant même pas la trame du jeux vidéo originel pour la plus grande déception des puristes… Pourtant, en grattant la couche externe du ”survival-horror-post-apo-zombie-westerno-techno-fantastiquo-synthétique”, on trouve une petite pépite qui se détache des autres films de la licence et nous révèle quelques références chères à Anderson… mais bon , pour la trouver il faut soit se mettre à fond dans le décorticage des images ou au contraire se mettre en mode off et y repenser plus tard, parce que ça reste du grand n’importe quoi !

 Resident Evil Extinction resident evil 3

 

Une suite conforme qui part en live

Au niveau de l’histoire, on a des éléments récurrents dans la saga (robe rouge, mur laser, complexe souterrain, …) mais également de petites nouveautés : certes Umbrella est toujours l’ennemi N°1 d’Alice, mais c’est sous les traits du Dr. Isaacs que la grosse vilaine corporation va embêter l’héroïne et ses amis… En plus d’un nouveau boss final, on assiste tout de même au pire WTF de la série (à mon sens) : un escadron de corbeaux zombies anthropophages capables de se muer en une arme surpuissante pour surpasser par leur nombre les humains en détruisant tout sur leur passage (même des pare brises) à coup de bec méga pointus, de serres über acérées et de charges ultra puissantes. Non, on peut pas se permettre de lésiner sur les superlatifs, c’est l’arme ultime.

C’était sans compter sur Alice qui a le droit elle aussi a une petite mise à jour qui va lui permettre de faire un barbecue géant… vous jugerez par vous même. Encore s’il n’y avait que ça… eh ben non. Si on veut s’amuser, on peut aussi remarquer un container ”magique” à fond infini,  d’où sort un bataillon de zombies… un petite cinquantaine seulement. Pour l’histoire, je laisse à votre appréciation toute une panoplie d’aiguillages scénaristiques plus improbables les uns que les autres…

A noter : plus on avance dans le film, plus ça part en sucette. Mauvais pour le système nerveux…

A propos des personnages on retrouve des habitués (je me tairais sur leurs noms) mais également des petits nouveaux : le Dr. Isaacs dont j’ai déjà parlé, Claire (la chef de convoi), …

Par contre on pourra aussi relever certains éléments qui ne collent pas : depuis quand un virus Z (euh T pardon) peut-il assécher les océans ?… A la limite on peut l’admettre, cette thématique de l’assèchement reste plausible dans une histoire impossible… mais le problème c’est qu’en plus de ne pas être amenée par les films précédents, elle n’est pas suivie dans les films suivants… on est un peu perdus quand on voit les suites : bah alors, Terre-désert ou pas ?? Et bah on sait pas et on saura peut-être jamais…

 

resident evil extinction corbeaux

A l’écran …

Visuellement c’est différent. On a effectivement des trucs habituels pas toujours très fins, comme les images de synthèse bleues, les vues orbitales et les plans en mode ”caméra de surveillance”, ou encore les ralentis des acrobaties aériennes d’Alice ; mais la composition de l’image est plus qu’intéressante.

Le décor déjà est juste génial, le cadre post-apo désertique j’adore… ça me rappelle deux trois trucs dont je parlerais plus tard. On est en plein western moderne où les bandidos sont remplacés par les zombies… J’aime les western, j’aime les zombies : mix parfait !

Au niveau de la dominante, ici c’est jaune-ocre-marron… dans les autres films on tourne plutôt autour du gris-bleu-noir, et assez fréquemment on a le droit à une bonne touche d’un blanc éclatant qui fera pâlir (aucun jeu de mot) toutes les marques de lessive et de javel… Encore une fois, le film s’écarte des autres de la licence. Cependant en parlant de cette thématique coloré, la fin du film rejoint ce qu’on peut trouver dans les autres opus de la saga… en même temps j’aurais mal vu un complexe souterrain aux murs jaunes, surtout chez Umbrella…

Avec ces bons points on peut excuser le réalisateur (Russel Mulcahy) trop de plans débullés (de travers quoi), des approches pas forcément artistiques et d’autres petits écarts.


Parfois c’est bien

Comme je l’ai dit auparavant, malgré cette apparence (véridique) de WTF généralisé, Resident Evil 3 cache des bonnes choses.

L’aspect visuel, dont j’ai précédemment traité le sujet, mais également les références : Mad Max 2, The Postman, … quand on voit ça on se dit ”ah, mais oui”. D’ailleurs quand on y repense, on se dit que Fallout New Vegas (sorti en 2009-2010) n’est pas loin de ce film.

Pourquoi le petit Paul (qui à imaginé le film mais qui ne l’a pas réaliser, je répète) aurait ajouté dans l’univers de sa saga des éléments qu’il ne suit même plus après ? Quel intérêt de faire un film de zombies dans le désert ?

Sans déc’, le croisement entre le facteur Costner et le cowboy en cuir noir Gibson, dans le corps de Milla, armée de kukri et prête à user de super pouvoirs pour toujours buter plus de vilains umbrelliens et de gourmands zombies, ça en jette, quoi qu’on en dise.

Il y a même des véhicules customisés en ”zombieproof cars”… vive les jantes brise-rotules et le chasse-zombies !

Vous pourrez également assister à la plus cool des morts de la licence, si ce n’est du cinéma… quelques indices pour que vous puissiez la repérer aisément : camion, boom, briquet. A vous de jouer !

 postman mad max montage

 

Tout ça pour dire…

Franchement… c’est peut-être délirant mais on sait à quoi s’attendre quand on lance le film… ça vient de la tête de Paul W.S Anderson ! Et puis, zut, c’est pas du grand cinéma mais en plus d’être agréable visuellement ça a le mérite de nous éclater pendant une heure et demi, si on arrive un tant soi peu à se lâcher et à pas faire cas des écarts du film.

Aller, je suis gentil : 5/10,  6 parce qu’on voit la petite Tour Eiffel de Las Vegas (moi, chauvin?).

 

note6

 

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Auteur

Molotov_Redstar

Fan de cinéma et des bonnes lames, souvent calé au Winchester devant une bonne bière, des cacahuètes et des zombies.

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3 Commentaires

  1. Sincèrement, je l’ai regardé une fois… ça ma suffit pour m’écoeurer. D’habitude je pars sur le concept de “histoire alternative”, une façons de me dire que c’est un autre points de vue. Sauf que la pilule n’est pas passé, outre le fait que je ne suis pas un grand fan des films des Resident Evil. je n’ai pas vraiment admirer le scénario, ni les personnages nullement attachant.
    L’histoire n’est pas déroutante, mais désertique (sans jeux de mots), les zombies ont prient de la Red Bull ou des chaussures corrigeant leurs pieds. Bref…
    Plein d’incohérence que je ne peux apprécier. (A part les effets Spéciaux !)

  2. Non mais je suis d’accord avec tout ça je te rassure ^^
    Je relativise un peu et la pilule passe, justement! Faut pas faire cas de tout ça… en plus c’est de Paul W.S Anderson hein, c’est le mec qui a détruit en un film l’univers d’Alien de Scott et de Predator de McTiernan ^^” Donc fallait se douter que les Resident Evil auraient ce goût là (que nous confirme sa réinvention des Trois Mousquetaires, n’est-ce pas?) …

    • Il y a cependant “massacre” et massacre. Là c’est simplement un massacre pour le fric, je veux bien que chacun tir son points de vue, mais là… Au final, j’ai l’impression que le tournage c’est faite entre deux inspiration nasal de farine.

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