Culture Z Mangas Papiers — 10 juin 2013
Resident Evil Marhawa Desire Tome 1, la critique !

resident evil marhawa desire tome 1

Scénariste : Capcom
Dessinateur : Naoki Serizawa
Editeur : Kurokawa
 
Type : Seinen
Genre : Horreur, Action
 
Sortie : 14 Juin 2011
Nombre de pages : 208
Prix : 7,50 euros
 
 
 
 
 
Synopsis
 
Située non loin de Singapour et réputée pour son enseignement d’excellence, l’école Marhawa accueille sur ses bancs la future élite mondiale triée sur le volet. Mais depuis quelques jours, certains de ces élèves semblent atteints d’une « rage » inexplicable et incontrôlable.Doug Wright, professeur éminent en biotechnologies est appelé en urgence par la mystérieuse direction de l’établissement pour venir enquêter dans le plus grand secret sur ces étranges symptômes. Soupçonnant un danger biologique de grande ampleur, il contacte discrètement Chris Redfield, agent du B.S.A.A. luttant contre le bioterrorisme…
 
Avis
 
Resident Evil Marhawa Desire planche couleur
 Resident Evil Marhawa Desire Tome 1,  n’est pas une nouveauté, mais c’est aussi le taf de Zombies World de chroniquer l’existant ! Surtout que la sortie de Resident Evil Marhawa Desire Tome 4 est prévue mi-Septembre 2013 !
 
Quelques faits notables avant de vous présenter mon avis. Nous ne pouvons que saluer le travail de l’éditeur Kurokawa qui a réussi à publier le tome simultanément dans 12 pays différents. Un boulot monstrueux et rare. Pour une fois que nous n’avons pas 10 ans de décalage avec le Japon, et pour cette raison, nous pouvons leur faire un “standing ovation”.
 
Lorsque le gros logo caractéristique de Capcom vous saute au visage sur la couverture de l’ouvrage, l’ouvrage gagne déjà quelques points. Le fan de la franchise RE, aussi gamer, ne peut qu’être rassuré avec un Capcom comme scénariste : le manga sera fidèle à l’univers du jeu. Et quoi de mieux que de vendre notre bon Chris Redfield, en joue en guise de couverture ?
 
La couverture ne fait pas tout, me direz vous ! Et je suis entièrement d’accord ! Je suis quelqu’un de particulièrement difficile concernant les mangas et les BDs. Si je n’accroche pas aux dessins, je ne lis pas. C’est pourquoi je n’ai jamais réussi à me fader les Z tomes de Walking Dead. *Hurlement dans la salle*. Et oui, je sais, le mythe tombe xD !
 
Il suffit de feuilleter les première pages pour tomber sur de magnifiques planches colorisées, comme illustrée ci-contre. Ouah ! C’est clair ! Cela en jette ! La colorisation est propre, macabre à souhait, et le petit papier glacé qui glisse sous le doigt vous séduit fortement ! AHAH ! Mais vous vivez au 21e siècle, et comme tous, vous vous êtes déjà fait berner par messieurs les marketeux et publiciteux, donc vous feuilletez très rapidement le reste du manga. Les dessins sont de qualité, et vous entrapercevez quelques scènes Z à votre goût… Et hop ! Vous quittez déjà la caisse, avec votre précieux butin entre les mains…
 
Séduit par l’ensemble qu’avez vous réellement acheté au juste ?
 
L’édition est très soignée, comme décrit précédemment. Outre la couverture aguicheuse et les superbes planches couleurs, un petit bonus supplémentaire est offert aux fans en fin d’ouvrage qui laisse découvrir une scène de combat entre les infestés et Merah Biji, membre du BSAA avec notamment un gros plan sur ces fesses qu’on ne peut oublier !
 
Concernant le dessin, le coup de crayon de Serizawa est fin, précis, très détaillé avec un gros travail de texturisation, ce qui donne aux scènes un réalisme saisissant. J’ai tout de suite été très séduite esthétiquement par les décors, les personnages, et surtout, nos amis les zombies, dégueu à souhait, couvert de sang et de bave ! Sur une ou deux planches, certaines textures sont hélas trop mises en avant (notament sur le visage de Bindi en fin de tome et sur une paroi murale) ce qui gâche le dessin original. Mais dans l’ensemble les graphismes sont un pur succès !
 
Concernant la dynamique et la fluidité des visuels, c’est autre chose. Effectivement, de nombreux mauvais choix s’accumulent. Ce tome favorise régulièrement des vignettes paysages uniques pour illustrer deux voir trois répliques de dialogue (question / réponse). Cette approche de la mise en page casse le dynamisme de la scène et fige les personnages dans des positions statiques un peu grotesques. Il faut ajouter à cela que plus de 40% des écrits sont des pensées de personnage, ce qui n’appel pas forcément à l’action.
 
Autre élément troublant, les ellipses. Les ellipses ne sont absolument pas gérer subtilement. Elles s’imposent généralement lors de scènes importantes du tome, ce qui brise définitivement le rythme de celles-ci. Elles sont lourdes et nous gavent en “voix off” d’énormément d’informations. Je pense notamment à la découverte de la première étudiante infestée du virus T, où un gros “umbrella” & “racoon city” nous est imposé au détriment du présent. Au final, la scène est gâchée, avec en prime, des réactions incohérentes, notamment de Ricky. Brefs les ellipses cassent le rythme  et ne sont pas disséminées pertinemment.

L’intrigue démarre très rapidement, ce qui permet d’insuffler un bon rythme dès le départ à l’ouvrage. Nous sommes dans un contexte calme, puisque nous suivons l’enquête de Ricky et de son oncle dans une prestigieuse école située dans le trou du cul du monde. Donc, si vous vous attendez à un remake de Starship Trooper version Resident Evil, vous risquez fort d’être déçus. Cependant, les quelques attaques Z, mêlées à des scènes parallèles à l’intrigue de la BSAA, dosent suffisamment le premier tome en hémoblogine et en combats. Notez au passage, et ce n’est pas un détail : une simplicité et une pauvreté scénaristique, quelques peu “too much” et clichée (une école isolée du monde, un jeune homme au milieu de superbes jeunes filles, une mytérieuse femme à capuche, etc). En espérant que l’intrigue se complexifie et s’intellectualise un chouilla au fils des tomes.

Les incohérences, parlons en ! Deux qui m’ont profondément choquée ! D’abord, le comportement anormal de Ricky et du professeur Wright lors de la découverte du premier infesté. Entre le premier qui va chercher tranquillement, en sifflotant, seul, la source du virus T dans l’école et qui ne “tilte” sur l’horreur de la scène qu’il a vécu que trois pages plus tard… et le professeur, qui plutôt que de protéger son neveu, en l’ordonnant de se barricader (ou de partir ?!) l’envoi seul farfouiller dans les recoins de l’école… un peu de bon sens !

Mais ce n’est pas fini ! Autre passage ! Ricky se retrouve seul dans la chambre, vignette horizontale qui laisse découvrir toute la chambre, vide. Vignette d’après, Alisa, à califourchon (la coquine) sur notre bon vieux héro, qui fini par mordre notre pauvre adolescent en pleine puberté. Et oui, pas de bol Ricky, Alisa a été infecté ! Son oncle s’en rend compte, et lui indique sans plus d’émotion que cela, qu’il ne passera pas la nuit. Un petit bandage, et hop au dodo ! Ricky n’est ni attaché, ni surveillé par son oncle, qui pionce à côté de lui ! Ce n’est que le lendemain matin que.. surprise ! Ricky n’est pas malade !!! Non mais… sérieusement !!! Doug Wright a travaillé avec la section spéciale et il n’emploie aucune règle de base en matière de sécurité et de contamination ?! N’importe quel sain d’esprit ne peut pas adhérer à la scène sérieusement…

Bref, parfois la pillule à du mal à passer…

Pour finir, le principal gros point noir, selon moi de cette série, outre les incohérences comportementales et scénaristiques,  est… la nullité des dialogues, qui ne contribuent absolument pas à l’enrichissement de l’oeuvre… mais bien au contraire ! La plupart n’ont aucun intérêt et d’autres sont à la limite du ridicule.

En conclusion, malgré une édition soignée, des dessins sublimes, le reste est largement à améliorer ! Les dialogues pauvres, les incohérences et les ellipses mal gérées entâchent réellement la qualité artistique de l’oeuvre. Dommage. En espérant que le deuxième tome (que je m’enquille juste après), améliore ses différents points noirs.
 
note5
 
 

 

 
 

Auteur

Admin

.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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7 Commentaires

  1. Merci pour cette article :D Un livre en plus à lire :p

  2. de même merci pour cet article complet. Pour dire plus, la on sais à peu à quoi s’attendre.

  3. Après les jeux vidéos, les figurines, les films, voici les BD. La saga Resident Evil est très lucrative !

    • Merci danny boyle !

      • Arf, un commentaire qui glisse dans la mauvaise section…
        Bon personnellement j ai pas du tout aimé ce manga qui compile TOUT ce qu on reproche à la série videoludique…
        Reste un dessin au top.

  4. Comment ça jamais lu les Walking Dead ? Oo
    C’est possible un truc pareil?

    En tous cas merci pour l’article ;-)

  5. Pingback: Resident Evil Marhawa Desire Tome 2, la critique !

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