Consoles / PC Jeux Jeux-Vidéos — 24 avril 2012
Resident Evil Archives sur Wii, le test !

Plateforme : Wii    
Éditeur / Développeur : Capcom

Type : Survival-horror
Multijoueurs : Non

Sortie France : 26 juin 2009 (25 décembre 2008 au Japon)
Version : Textes en français, voix en anglais
Classification : Jeu déconseillé aux – de 16 ans

Synopsis

Les services de Raccoon City ont perdu tout contact avec l’équipe Bravo des S.T.A.R.S, partie enquêter sur d’horribles meurtres récemment commis dans les montagnes de l’Arklay. L’équipe Alpha est donc à son tour envoyée sur les lieux pour lever le voile sur la disparition de l’équipe Bravo. Malheureusement, les agents spéciaux vont vite s’apercevoir que cette mission pourrait bien être leur dernière…

Leur dernière ? Ou pas et heureusement ! Vous l’avez compris, en guise de présentation et pour mon premier test nous revenons sur un monument de la culture Zombie, le jeu qui a popularisé le genre sur support vidéoludique : Resident Evil, premier du nom ! Alors videz vos poches, préparez vos rangers, chiquez de l’herbe verte, on file en 1996 ! (Comment ça on ne retourne qu’en 2009 ?)

Et oui, afin de trouver le juste équilibre et de contenter les vieux/vieilles brisquard/es qui ont usé la lentille de leur Playstation jusqu’à la corde en arpentant le manoir de la banlieue de Racoon ainsi que les petit/es novices qui ne jurent que par le mode zombie de Call of Duty Black Ops, nous allons aujourd’hui tester pour vous le reboot du premier opus de la série. Initialement sorti sur Game Cube, cette version remasterisée s’est vue portée en juin 2009 sur la Nintendo Wii. Capcom, passé maître dans l’art du recyclage, s’est-il encore une fois contenté d’une adaptation paresseuse ?

 

Un peu d’histoire

Une des nouveautés : le planté de couteau

Rappel des faits : « Papa, Resident Evil c’est quoi ? » Et oui, le jeu original date déjà d’il y a 16 ans… À cette époque, seul le bouche à oreille et quelques magazines spécialisés suffisaient à créer l’engouement. Pourtant, rien ne pouvait préparer le jeune joueur que nous étions au choc que fut le soft. Vous contrôlez Jill Valentine ou Chris Redfield, les deux futurs icônes de la série. Incarner Chris revient à jouer avec une difficulté supplémentaire. En effet bien que le bellâtre soit plus résistant, il se voit amputé de deux emplacements de son inventaire et commencera l’aventure avec un simple poignard. La belle Jill quant à elle, malgré sa frêle carrure compensera largement ce handicap en n’oubliant pas son Beretta sur la banquette arrière de sa voiture (sérieusement, Chris…), mais aussi (et surtout !) la jeune militaire sera aidée par un mystérieux coéquipier, Barry, qui la sauvera de certaines embûches et donnera à Jill un précieux crochet rossignol.

Quel que soit votre choix, l’aventure sera corsée et mettra vos nerfs à rude épreuve. Le jeu prend le parti d’une mise en scène cinématographique. Caméras statiques aux angles alambiqués, tout est fait pour vous surprendre. Bien souvent, vous ne voyez pas ce qui vous attend au détour d’un couloir et votre ouïe sera votre plus grande alliée. Vous déplacez votre avatar en vue à la troisième personne, d’une manière assez lente d’ailleurs. Beaucoup de moments calmes, peu d’actions mais extrêmement bien mises en scènes, des affrontements éprouvants contre des boss… pour la première fois dans un jeu, vous allez fuir certains montres plutôt que de les combattre (rappelez-vous les hunters !). Coté scénario, c’est assez classique et c’est là son seul défaut. Il reste néanmoins riche en rebondissements. Le jeu met en avant des personnages intéressants et mystérieux, bien plus fouillés que le militaire lambda des séries B de l’époque, à l’image de ce cher et étrange Albert Wesker… C’est ainsi que vous parcourrez le manoir à la recherche d’un moyen de vous enfuir et peu à peu, le lieu révèlera de terribles secrets…

 

Critique

Venons-en à cette version Wii. Sortie en 2009, (nous ferons abstraction de la version Game Cube pour plus de simplicité) Capcom décide de remettre au gout du jour l’un des piliers du jeu vidéo. Le résultat est-il à la hauteur ?

Chris affronte l’horreur version 2009 et 1996 : Avouez que le lifting rend bien, non ?

C’est assez rare pour le souligner : Capcom a fait du très bon travail ! En effet, le lifting graphique est du plus bel effet. Les animations manquent certes d’un peu de fluidité, mais on pourra les excuser car elles respectent le jeu original. Les éclairages sont dynamiques et certains temps de chargement ont disparu. Demeurent encore les chargements prenant la forme d’une porte qui s’ouvre (nous ne nous en plaindrons pas, cela intensifie le suspense et correspond à l’identité visuelle du jeu). Mis à part cette remise au goût du jour, s’agit-il d’un simple portage ? Pas vraiment !

Je vois déjà venir les anciens me dire : « Aucun intérêt ! Je l’ai fini en long, en large et en travers, en moins de 4 heures sur la version japonaise en n’utilisant que le couteau. »
Halte là malheureux, tu te fourvoies ! Si quelques lieux ont été ajoutés, la transformation du jeu ne s’arrête pas là, c’est surtout la complète réorganisation des énigmes qui en ravive l’intérêt. Vous vous souvenez de cette chambre pleine à craquer d’herbes vertes et de chargeurs de parabellums? Et bien elle sera remplacée par des zombies ! Tout est fait pour déboussoler les joueurs de l’époque. Clefs déplacées, énigmes supplémentaires…

Jill a l’avantage d’être aidée par le mystérieux Barry

 

Pour ce second round, les personnages ont gagné en rapidité et visent maintenant automatiquement. Jill et Chris acquièrent au passage quelques capacités bien utiles, comme le fait de se débarrasser d’un zombie qui vous mord à coups de couteau dans le crâne ou d’une grenade dans la bouche. Pour les joueurs méticuleux, nos héros pourront même brûler les cadavres afin de limiter leurs résurrections et cela ne sera pas de trop. Zombies plus hargneux, plus rapides, nouvelles créatures et surtout beaucoup moins de munitions ! Cette nouvelle mouture n’est en rien plus facile.

 

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 En bref 

Graphiquement magnifique, encore en 2012, cette refonte nous replonge dans ce qu’était le survival horror avant qu’il ne sombre dans l’action frénétique. Les bruitages et les jeux de lumières font toujours frissonner ceux qui joueront le soir, volets et téléphone portable éteints. À moins de 30 euros, c’est une bonne occasion pour les plus anciens de redécouvrir l’âge d’or du survival et aux plus jeunes de s’atteler à ce monument qui a changé à jamais le visage du zombie sur pc et console.

 

note8

 

Auteur

Baltorg

Chroniqueur Jeux vidéo

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2 Commentaires

  1. +1 :arrow:

  2. Excellent article Baltrog ! Un plaisir à lire et à redécouvrir ce jeu ;) Merci !

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