Culture Z Livres Papiers — 02 avril 2016
Roméro, une vision politique des zombies, de Joachim Daniel Dupuis !

Après son excellent essai George A Romero et les Zombies : Autopsie d’un Mort Vivant, Joachim D. Dupuis vient d’écrire un remarquable article sur le site Masse Critique et nous ne résistons pas à vous le transmettre en intégralité !

On a beaucoup écrit sur les zombies comme le prouvent le phénomène des Zombies Walk et le développement outre-Atlantique des Zombies Studies ; Au Canada, le zombie serait le symbole de nos angoisses, le « double » (Coulombe) de nous-mêmes, ou la « copie conforme à l’originale que serait la société » (Vincent Paris), ou désignerait « le fourmillement souterrain du sous-prolétariat » (Antonio Domingue Leiva). Ces perspectives ont en commun d’attribuer un sens social au zombie, car elles n’y voient rien d’autre qu’une figure de nous-mêmes. En France, on donne une portée plus « politique » au zombie. Jean-Baptiste Thoret[1], par exemple, voit dans le zombie une sorte de « métaphore d’une Amérique déliquescente ». Bizarrement ces perspectives se rejoignent car elles cherchent à donner du sens au phénomène du zombie : métaphore ou symbole d’une autre réalité.

 Pourtant, le zombie est moins l’incarnation de l’homme ou de la société qu’une figure qui lui échappe : c’est un plébéien, un ingouvernable. Romero est le premier cinéaste indépendant à ne pas faire du zombie un simple mort-vivant comme les autres, c’est-à-dire un ennemi de la démocratie – tel que le souhaite le cinéma hollywoodien (qui est un instrument idéologique). Avec le zombie, Romero cherche à cartographier le fonctionnement de la démocratie, à en mesurer les faiblesses profondes notamment celles que personne ne veut voir : son pouvoir d’exclusion (vagabond, sans-papier, etc.). La démocratie est duale : elle enserre de ses normes une population qui suit ses valeurs et exclut ceux qui ne les suivent pas.

 Le zombie, dans cette configuration romérienne, devient un personnage qui porte en lui la critique des valeurs démocratiques que perpétue le cinéma hollywoodien au profit d’un cinéma indépendant plus ouvert. Avec la Nuit des morts-vivants, ce sont les dispositifs du cinéma américain classique qui sont mis en échec et qui nécessiteront une remise à neuf – ce sera le rôle joué par le Nouvel Hollywood. L’ironie du sort, c’est que Romero lui-même – en développant sa saga des morts-vivants (rebaptisés zombies) – est aussi celui qui va permettre la récupération de ses « morts-vivants » par le cinéma hollywoodien qui occulte la part « critique » qu’il a cherchée à mettre en œuvre. Aussi, pour commencer, il faut dire avec insistance qu’il y a plusieurs types de zombie. Parler de zombie comme catégorie univoque n’a pas de sens, si on ne tient pas compte des lignées dans lesquelles il s’inscrit et se différencie des autres.

Les régimes de possession zombi(e)s

On peut, au cinéma, distinguer trois sortes de zombies. Deux lignées ont été largement développées par Hollywood, et ce n’est pas un hasard qu’elles aient en commun d’en faire des êtres possédés et des « vivants »atténués[2] : c’est la lignée du zombi, ou N’Zumbe, qui débute dans les années 30, et la lignée des zombies actuels, qu’on voit proliférer aujourd’hui sur les écrans. La troisième, incarnée par les morts-vivants de Romero, vient entre les deux, mais est sans nul doute la plus intéressante.

Le zombi vaudou

La première lignée a donné son nom au zombie[3]. Le terme zombi est un terme vaudou. On peut le définir ainsi : « un zombi − homme, femme, enfant − était une personne dont le métabolisme, sous les effets d’un poison végétal, a été ralenti au point d’offrir au regard du médecin légiste toutes les apparences de la mort (…) Malgré ces symptômes de décès, le sujet zombifié conservait l’usage de ses facultés mentales »[4]. Le zombie n’est pas à proprement parler un « mort-vivant », même si on parle de lui comme d’un cadavre dans les histoires populaires qui l’évoquent. Avant tout, c’est un être possédé sous le contrôle d’un sorcier qui lui a jeté un sort. I walked with a zombie (1943) du cinéaste Jacques Tourneur illustre parfaitement ce sens. Comme le rapporte Alfred Métraux, ethnologue, dans son livre, l’article 246 de l’Ancien code pénal qualifie : 1) d’« attentat à la vie d’une personne, l’emploi qui sera fait contre elle de substances qui, sans donner la mort, auront produit un état léthargique plus ou moins prolongé…de quelque manière que ces substances aient été employées et quelles qu’en aient été les suites ;2) et d’assassinat « si par suite de cet état léthargique, la personne a été inhumée » [5] .  Par extension, cette définition appelle aussi une autre caractéristique plus politique : la dépendance. On parle du zombi comme d’une « personne vidée de sa substance, sans volonté », une sorte de somnambule. Le zombi est associé au magnétisme avec Moreau de Saint-Méry.  Par cette idée du magnétisme, on vent signifier que le vaudou renvoie à l’idée d’esclavage d’une personne par une autre, et ce n’est pas un hasard si ce sont les esclaves qui ont apporté le vaudou à Haïti : le vaudou est un moyen pour certains esclaves-sorciers d’inverser l’esclavage qu’ils subissent, ils s’en servent pour résister face aux maîtres, aux colons. Aujourd’hui, on retrouve l’usage du mot zombi à l’endroit des activités liées au travail. C’est un peu comme si le sens religieux (le système de possession du sorcier) et politique (sorcier qui refuse le système de pouvoir du colon) du zombi était édulcoré et déplacé du côté du champ économique et pensé comme un élément problématique de la démocratie (quelle est la bonne dose de travail ?).

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Le zombie actuel

La seconde lignée, que nous rencontrons aujourd’hui dans la plupart des films de zombie (Bio-zombie,Pontypool, Resident EvilZombiland,  etc.), met aujourd’hui en avant l’idée de contamination (virus ou prion). C’est là encore et presque toujours, une expérience scientifique qui tourne mal. C’est le cinéaste Romero – sur lequel on va revenir – qui a influencé le zombie actuel, dans son apparence physique, certains de ses gestes, même si les réalisateurs ont évacué l’essentiel de la portée politique de son œuvre. Le zombie est maintenant un être possédé par un organisme (virus ou prion) et aux apprentis sorciers se sont substitués les scientifiques. Si ces zombies contaminants nous fascinent, c’est peut-être parce que notre démocratie est elle-même « biopolitique », ce qui veut dire qu’elle cherche avant tout à se défendre de ce qui pourrait la contaminer, de ce qui pourrait déchirer la toile, la « membrane » qui la fait vivre. Le zombie correspond, en ce sens, parfaitement à la menace extrême de notre démocratie. Or qu’est-ce que la démocratie ? C’est un système biopolitique de pacification des individus qui en adoptent les principes.  Celui qui s’épanouit dans une démocratie est un « vivant » pacifié : il a un travail, il peut voter, il mange à sa faim, mais surtout il se sent en sécurité – ou, comme le dit Alain Brossat, « anesthésié ». Cela revient pour la démocratie à l’inscrire dans le circuit du « vivantisme »[6], soit une série de normes qui régissent les vivants dans leurs vies, et qui ont pour finalité de lesprotéger contre un ennemi. De fait, nous désirons toujours plus de normes pour nous « faire vivre ». La norme nourrit la norme. « Faire vivre » pour la démocratie, c’est aussi « faire mourir », au sens d’exclure (voire de détruire) ceux qui sont une menace potentielle. Le zombie, comme virus, est ainsi vu comme l’indésirable, comme un agent biologique (bactériologique) pernicieux, une menace pour notre sécurité, notre santé. Le zombie peut nous détruire, il est en ce sens l’ennemi à abattre. Dès lors, il nous fascine parce qu’il est ce que nous ne voulons pas mais qui peut nous détruire. La société imagine des « hordes » de zombies venant la contaminer : en ce sens, les sans-papiers, les migrants, dont les démocraties ne veulent pas, donnent une existence « sociale » et réelle à cette fonctionnalité – programme qui est intégré par les concepteurs de notre démocratie. Le zombie est une menace potentielle, car il est ce qui peut mettre fin à la pacification de nos sociétés.

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Double régime cinématographique

Ces deux lignées de zombies, à y regarder de près, ne sont pas, malgré des similitudes, historiquement superposables (même si elles se rejoignent sur le plan ontologique, celui mis en place par la technologie de pouvoir qu’est le cinéma). Tout d’abord, elles n’apparaissent pas en même temps sur les écrans : les années 30/40 pour les N’zumbe, et les années 90 pour les zombies actuels.  Ensuite, ontologiquement, ces lignées sont liées à des sociétés différentes – l’une est coloniale (société haïtienne soumise par les Français), l’autre « proprement » démocratique. Toutes deux sont refusées par le pouvoir en place qui les voit comme une menace pour son exercice.

Prenons la première lignée. Le prêtre vaudou est au cinéma un maître doté d’un regard hypnotique qui lui permet de contrôler les zombies pour asseoir son pouvoir. Il est ainsi une menace pour les Colons. Le plus souvent noir, il est parfois un maître vaudou blanc qui zombifie les femmes blanches (cf. White zombie, de Victor Halperin). Pourtant le zombie, dans sa manière d’agir, de se conduire, prend certains traits du vampire (son caractère magnétique). La seconde lignée, incarnée par le zombie du cinéma actuel prend, quant à lui, les traits d’un être monstrueux, renforcés par les montages jump-cut et staccato : lui aussi ressemble au vampire par certains traits (contamination, morsures). Le zombie est donc une figure qui reçoit du vampire, la figure mort-vivante la plus terrifiante du cinéma et de la littérature, des traits qui vont aider à normaliser le spectateur. Le besoin de créer le zombie à l’image du vampire, même si ce dernier ne lui donne pas tous ses caractères, s’explique par le fait que le zombie doit pouvoir figurer l’ennemi : un ennemi politique. En effet, le cinéma est à comprendre moins comme une industrie que comme une « technologie de pouvoir », terme qui vient de Michel Foucault et qui désigne la mise en œuvre au sein d’une architecture spécifique (la salle de cinéma) de dispositifs qui ont pour but de conduire le spectateur à « vivre » le film d’une certaine façon : ces dispositifs formés par un certain type de montage, un travail sur la narration, un certain jeu sur les appareils (caméra, relief), un travail sur les personnages, vont, à force d’être utilisés dans les films, produire des attentes, des conditionnements, des conduites. Il ne s’agit pas ici de parler de ce qui se passe au niveau du sens du film, mais de parler des effetsd’une certaine configuration de procédures filmiques au niveau des conduites du spectateur lui-même. Le générique de film, par exemple, va jouer un rôle considérable dans la normalisation du film à partir des années 50.

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La normalisation généralisée que le cinéma américain met en place entre 1910 et 1970 passe par un certain façonnage, une certaine fabrique de l’ennemi de la démocratie. Le « zombi », dans les années 30, est récupéré par le cinéma états-unien non pas parce qu’il met en scène d’abord un « monstre » mais parce qu’il est une figure que l’on peut rencontrer comme ennemi dans les colonies : le colon peut voir dans le zombie une sorte d’ennemi qui peut s’opposer à lui, à l’exercice de son pouvoir, à sa conquête de quelques plantations – comme le montre bien le film White Zombie (1932) -, puisqu’il est contrôlé par un sorcier. A travers cette figure du zombi s’exprime aussi la peur du Noir qui peut agir sur le Blanc et limiter sa suprématie. Mais déjà dans certains films des années 20 comme par exemple Metropolis de Fritz Lang -, elle apparaissait sous les traits d’un ouvrier exploité par le capitalisme : on y voit des hordes d’ouvriers marchant au pas, en rythme et sans volonté, vidés de leurs âmes. Cet usage est une extension du sens créole du mot zombi qui est justifiée dans la mesure où on retrouve la possession par un « vampire » (métaphore [7] qu’utilisait Marx pour définir le Capital) et l’état d’esclave de ceux qui sont « zombifiés ». Les hordes d’ouvriers sont d’ailleurs dans Metropolis déshumanisés. C’est une façon de montrer que les effets du capitalisme sont une menace pour la société démocratique : le héros du film de Fritz Lang est un libérateur, une sorte de Moïse. Un peu plus tard, le zombi devient l’incarnation de la dérive économique qui déshumanise dans la mesure où le krach boursier de 1929 enlève les espoirs (démocratiques) aux hommes et aux femmes et limite leurs aspirations : certain(e)s, en se marginalisant, ne sont plus des vivants. On a une appropriation de la figure du zombi dans le cadre de la société américaine sur un plan économique (vu dans ses dérives). En ce sens, le zombi est plus une figure de la marginalisation, de l’exploitation qui menace tout vivant, comme le montre le film de Chaplin : Les Temps Modernes (1936). Le cinéma des années 1950/1960 porte le zombi au statut d’arme contre la démocratie, notamment lorsque le zombi sera assimilé à un monstre pouvant être contrôlé par l’arme atomique (Le Tueur au cerveau atomique,E.L.Cahn,1955) ou par une intelligence extraterrestre (Enemy from Space de Val Guest, en 1957  et Plan 9 from Outer Space d’Ed Wood, en 1959). Le zombie, aujourd’hui, est l’incarnation de ce qui peut attaquer les individus sur le plan biologique : il menace notre société démocratique qui est une société dont le modèle politique est tissé par le savoir médical et le pouvoir des normes (ce que Foucault nomme le biopouvoir).

Au long de son histoire, le cinéma hollywoodien s’appuie donc sur le zombie parce que c’est une figure plastique, malléable, qui peut aussi bien articuler l’un ou l’autre pôle de sa définition : le cinéma tantôt le tirera du côté de la classe des morts-vivants (comme le veut la croyance populaire et dans laquelle le vampire est une figure centrale) tantôt le tirera du côté de la servitude (jouet du pouvoir économique, politique, etc.). Mais ce qui fait que c’est une valeur sûre du cinéma, c’est qu’au fil du temps, le zombie a toujours incarné ce qui peut menacer la démocratie américaine de l’intérieur comme de l’extérieur (sur un plan politique, social, économique).  A leur manière, chacune des deux lignées de zombie exprime une menace pour la Nation américaine mais aussi un élément qui la renforce (la Nation unie contre un ennemi commun). Le cinéma nous apprend donc à travers l’exemple des zombies comment nous devons nous conduire : le spectateur a l’idée qu’il doit appartenir à une Nation, en la défendant contre des ennemis. Il dessine, en tous cas, avec le zombie les limites mobiles d’un cadre acceptable de la démocratie, ou plutôt de son modèle actuel. Cependant, c’est avec Romero que l’on peut peut-être le mieux comprendre l’articulation de cet opérateur-zombi dans le cinéma et dans sa participation à la fabrique de ce que nous devons être en démocratie.

Les zombies plébéiens de George Romero

Les deux lignées que nous venons d’étudier ne sont pas sur le même plan que les zombies de Romero, créés en 1968 dans le film La Nuit des morts-vivants, et qui, comme son titre l’indique clairement, sont des morts-vivants[8]. Romero fait son film en indépendant et en dehors des circuits hollywoodiens. Les zombies de Romero ne se veulent ni des descendants d’esclaves ni les ascendants des zombies actuels. Ils viennent tout droit d’un média parallèle, la bande-dessinée, et des Comics des années 1950. Dans ces derniers, on voit des morts se lever suite à des radiations (parfois en lien, il est vrai, avec le vaudou). Pourtant les morts-vivants, c’est-à-dire les morts qui se lèvent de leur tombe existent depuis longtemps : le mot est un terme « générique » rassemblant un nombre important de figures (vampire, momie, etc.). Mais les zombies de Romero n’entrent pas dans cet « ensemble » : ils en sont plutôt l’expression générique elle-même.

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Le zombie romérien n’existe que par la variation perpétuelle des postures morts-vivantes (il est tantôt un vampire, un fantôme, etc.). D’une part, parce que ces morts reviennent d’une façon naturelle et non religieuse (ce n’est que très rarement une malédiction). Romero reprend clairement cette lignée naturaliste des morts-vivants, mais il en fait autre chose. D’autre part, les morts qui se lèvent sont un disaster, une catastrophe. Cette catastrophe, cela veut dire que les « zombies incarnent le changement »[9], modifient par leur présence l’ordre établi. Le désastre c’est qu’avec la fin de la mort, les vivants se voient obligés désormais de bouger leurs conduites, de sortir de leur vie normalisée par la démocratie, avec ses « utopies » (consumérisme, finance, gouvernance technocratique, destruction de la planète). Le zombie romérien, c’est donc ce qui va venir brouiller nos conduites, nous conduire à nous émanciper de la démocratie (accolée au dispositif du biopouvoir)[10]. Mais, le zombie ne peut être « ce qui nous porte au changement » que si lui-même n’est pas un simple mort-vivant, car cela le placerait dans la logique cinématographique proposée par la « technologie de pouvoir » du cinéma hollywoodien depuis ses origines. En effet, si le zombie romérien se fixait dans les traits d’un mort-vivant hollywoodien, et en particulier du vampire (pièce centrale du dispositif de normalisation du cinéma – dans le genre fantastique), alors il perdrait automatiquement sa capacité d’être insaisissable. En tant que doublure d’un vampire, il serait une pièce du dispositif mort-vivant. Ce qui fait tout l’intérêt du zombie romérien, c’est qu’il peut se détacher de cette norme du mort-vivant (ses traits majeurs liés à la possession notamment), qu’il n’a pas d’identité (une essence) mais des postures qui sont celles de tous les morts-vivants à la fois, si bien qu’en n’exprimant aucun trait essentiel, le zombie n’en a pas : il est ce qui crée du « jeu » dans le dispositif mort-vivant et le fait éclater. A son propos, pour être rigoureux, on doit parler de devenir-zombie, selon une expression qui aurait peut-être plu à Gilles Deleuze.

Pour la suite de l’article dont la lecture est absolument à terminer, rendez-vous sur le site Masse critique, intéressant site qui démarre et a besoin de tout notre soutien ! 

De plus, excellente nouvelle, Joachim nous promet deux nouveaux essais : l’un sur The Walking Dead, que j’attends personnellement avec beaucoup d’impatience, l’autre sur les zombies de Jean-Pierre Andrevon, que j’attends avec encore plus d’impatience ! Joachim, on compte sans faute sur vous pour nous tenir informés de l’avancée de ces intéressants projets !

Source : Joachim D. Dupuis, Masse critique

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Auteur

Mary

Mère de 2 enfants, passionnée de survie, experte en techniques de combat de spray et en maniement de seringue, se dresse contre la bêtise, l'égocentrisme, et... les zombies, parce que, sans déconner, July a raison, ça va nous tomber dessus !

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