Evenements FEFFS FEFFS 2012 Festivals — 04 octobre 2012
Safety not guaranteed, la critique !

safety not guaranteed colin trevorrowVu dans le cadre du FEFFS 2012

Réalisation : Colin Trevorrow
Scénario : Derek Connolly

Format et nationalité : Long métrage américain
Genre : Comédie, Fantastique
Durée : 1 heure et 26 minutes
Année de production : 2012

 

 

 

Synopsis

Trois employés de Seattle magazine doivent retrouver l’auteur d’une étrange annonce qui cherche un compagnon pour un voyage dans le temps. Voici son annonce : ” Recherche quelqu’un pour remonter le temps avec moi. Ce n’est pas une blague. Vous serez payé après notre retour. Apportez vos propres armes. Sécurité non garantie. Je l’ai déjà fait une fois. “

 

Critique

Basé sur un fait réel, le film aborde la thématique du “voyage dans le temps”, qui depuis toujours suscite l’intérêt de tous. Qui n’a jamais rêvé de modifier son passé, en DeLorean volante ou autre machine rocambolesque ? Safety not guaranteed nous fait suivre l’histoire de trois journalistes, très caricaturaux : Jeff, celui qui est étiqueté au rang de branleur kéké, Darius la jeune stagiaire sérieuse et engagée et l’ indien, stagiaire bis, mais surtout geek, timide et vierge ! Le film commence sur de l’humour américain ras la pâquerette, basé sur des vannes et grossièretés diverses lancées entre protagonistes. Type d’humour qui jusqu’à présent suscite beaucoup moins d’euphorie chez les Français que chez les Américains.

Arrive alors Kenneth, auteur de l’annonce, qui transpire la naïveté voire frise la débilité. C’est par son biais que naît un décalage humoristique entre son obsession et sa paranoïa et le regard amusé et détaché de Darius. Ce décalage permet au réalisateur de mener une parodie systématique des scènes classiques de films d’action et d’espionnage. Kenneth, un mec commun plutôt simplet, persuadé de la grandeur de sa mission, met à l’épreuve ses talents Rambo-iesques  et 007-iesques. En ressort, des situations grotesques qui provoquent parfois le sourire.

Le scénario est brouillon, prévisible et tombe dans des clichés déjà maintes fois mâchés et digérés. Quelques exemples : la collaboration Kenneth/Darius se transforme en une improbable histoire d’amour. Les histoires en parallèle de Jeff le kéké et l’indien puceau n’ont aucun intérêt et sont totalement décorrelées de l’intrigue principale. Elles donnent seulement au film un pseudo “American Pie effect” raté. Ajoutons à cela plusieurs scènes incongrues, à la limite de l’incohérence, qui ne font qu’épaissir le bouillon scénaristique ambiant (le coup de l’oreille gauche et les men in black alias le FBI).

Une fin sans grand intérêt, qui justifie seulement l’estampille “fantastique” puisque l’on voit la fameuse machine à remonter le temps. Émotionnellement, ce film peut s’assimiler à l’électrocardiogramme d’un cadavre. Le spectateur sort de la salle sceptique et non convaincu. Faites goûter une soupe insipide et demandez au testeur ce qu’il en pense : il reconnaîtra par moment le goût de certains ingrédients, mais au final, il ne retiendra aucune saveur et oubliera bien vite la recette… car il faut l’avouer, il existe beaucoup mieux !

 

note5

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.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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